Guides d’achat photo 2018 : les meilleurs appareils photo hybrides et leurs objectifs

Mise à jour le 5 décembre 2018

Ces dernières années, les hybrides sont sûrement les appareils qui ont le plus progressé : ils disposent aujourd’hui de nombreux atouts tels que leur petit gabarit, une qualité d’image en nette progression ainsi qu’un parc optique qui se développe. Dans ce guide, nous avons sélectionné pour vous les meilleurs hybrides du moment ainsi que les objectifs qui vont avec.

Pourquoi acheter un appareil photo hybride ?

Un appareil photo hybride est un compact à grand capteur (1 pouce, 4/3, APS-C ou Full Frame), sans miroir pour viser et à objectifs interchangeables.

C’est en fait un mélange de compact et de reflex et c’est tout son intérêt. L’intérêt premier d’un hybride est sa compacité par rapport à un reflex souvent lourd et imposant. Toutefois, certains modèles (essentiellement haut de gamme) ne gagnent pas toujours en légèreté selon l’objectif avec lesquels ils sont couplés. Si cet aspect vous intéresse, il est donc important de le vérifier. Il est cependant (en général) plus gros qu’un compact pour permettre une meilleure préhension et surtout proposer une qualité d’image équivalente aux boîtiers reflex grâce au grand capteur.

Le parc optique des hybrides est en fort développement, et même s’il est encore un peu moins fourni que celui des reflex, on commence à trouver des focales intéressantes, avec notamment des focales fixes pancakes lumineuses, légères et discrètes. Certaines marques partagent même leur monture, comme Olympus et Panasonic pour le micro 4/3 avec des optiques très compactes ou encore Panasonic, Leica et Sigma via la « L-MOUNT ALLIANCE », dévoilée à la photokina 2018 pour le format 24 x 36 mm. Enfin, moyennant des adaptateurs, vous pouvez monter quasiment tous les objectifs destinés aux reflex sur ces hybrides.

Avec leur double système AF, qui cumule la corrélation de phase (rapide et utile pour les sujets mobiles) à la détection par contraste (précis mais souvent lent), certains boîtiers hybrides disposent d’un autofocus très réactif, parfois-même plus efficace que celui des reflex chez les boîtiers hybrides professionnels.

Le viseur électronique (EVF) des hybrides est également en nette progression, avec des améliorations en terme de grossissement (taille perçue dans le viseur) et en dynamique. Même si ce viseur n’est pas comparable pour nombre de photographes à une visée optique, le fait de pouvoir profiter d’un aperçu de l’image finale (telle qu’elle sera enregistrée) permet de photographier de manière sereine, surtout dans des conditions de basse lumière où les viseurs électroniques s’avèrent très lumineux comparativement au système optique.

Des viseurs hybrides sont également en développement couplant visée optique et mode électronique chez Fujifilm et Canon par exemple. A cause de leurs contraintes techniques, ils sont encore peu exploités mais pourraient véritablement faire pencher la balance dans les années futures.

Le mode vidéo implanté sur les hybrides a également beaucoup progressé ces dernières années, grâce à l’absence de miroir. De plus en plus d’appareils hybrides  intègrent un mode d’enregistrement vidéo 4K/UHD, voire 4K Ciné pour séduire également la cible des vidéastes et faire de l’hybride un boitier deux en un. Couplé à une stabilisation du capteur et à celles de certains objectifs, c’est aujourd’hui un véritable argument marketing.

Inexistants il y a 6 ans, les appareils hybrides ont connu un véritable boom, notamment ces dernières années. L’un d’eux répond-il pour autant à la bonne formule ? Nous y répondons dans ce guide d’achat dédié aux hybrides.


L’entrée de gamme pour mettre un premier pied dans la photo

Le Sony A5100

Sony A5100

Sony est un acteur majeur sur le marché des hybrides, avec une gamme qui remporte les premières places depuis longtemps. Auparavant estampillés Nex, les hybrides Sony s’appellent désormais Alpha, tout comme le reste de la gamme photo de la marque. Le Sony A5100 a remplacé le A5000. Hybride d’entrée de gamme à tout juste 450€, le Sony A5100 est un excellent appareil plein de compromis mais pour un prix riquiqui. Le capteur CMOS APS-C de 24,3 Mpx ainsi que le processeur Bionz X utilisé par l’A7/7R lui permettent d’obtenir des images d’excellente qualité, pleines de détails, compensant un certain manque de réactivité à l’usage. L’écran est orientable à 180° et tactile, avec une meilleure résolution que l’A5000. Il reprend l’autofocus hybride ultra réactif du Sony A6000 et la couverture AF de 90% de la surface de l’image. Le kit est fourni pour un prix accessible mais les plus exigeants changeront rapidement l’objectif 16-50mm, assez médiocre. Au final le bon rapport qualité/prix du Sony A5100 devrait en convaincre plus d’un. Jusqu’à peu, nous vous conseillions l’Alpha 5000, plus ancien, mais il est désormais assez difficile à trouver.

Le Lumix GX800 de Panasonic, le plus compact

Lumix GX800

Comme les précédents Lumix GM1 et GF7 qui ont fait partie de ce guide d’achat, le remplaçant GX800 est un hybride riquiqui disposant d’une bonne qualité d’image pour débuter et avec plusieurs évolutions intéressantes telles que l’arrivée de la vidéo 4K/UHD et de modes photo 4K grâce à un nouveau processeur.

Le GX800 reprend le gabarit et l’apparence de ses prédécesseurs GM1 et GF7. Toujours équipé d’un capteur micro 4/3 de 16 Mpx, il propose une prise en main simple et intuitive, assurée par un mode tactile, un menu clair et un écran orientable à 180°. Le GX800 intègre un nouveau processeur, lui conférant une qualité d’image toujours honorable et un autofocus réactif. Il apporte surtout le mode photo 4K qui fait grimper la rafale à 30 i/s générant des images d’une définition de 8 Mpx pour capturer le bon moment. Il dispose également d’un mode d’enregistrement vidéo 4K/UHD jusqu’à 30p avec un débit de 100 Mbps aidé par des fonctions annexes tel que le Focus Peaking pour faciliter la mise au point manuelle.

Conclusion, ce Lumix GX800 est une belle amélioration du GF7. Il est aujourd’hui le meilleur hybride d’entrée de gamme chez Panasonic pour quelqu’un qui souhaite débuter en photo. Il est également le plus petit et le plus polyvalent grâce au nouveau processeur et profite d’un excellent rapport qualité prix, puisque l’on peut trouver le GX800 à partir de 439€ avec un objectif 12-32mm.

L’Olympus OM-D E-M10 Mark II

EM10MarkII

Après le très bon OM-D E-M10, Olympus a proposé une version Mark II de son appareil photo hybride d’entrée de gamme. Avec l’E-M10 Mark II, Olympus garde une équipe qui gagne : un boîtier hybride doté d’une belle carrosserie avec un capteur CMOS 4/3 de 16Mpx couplé au processeur Truepic VII de l’E-M1 qui a déjà fait ses preuves. Par rapport à l’E-M10, ce nouvel appareil emprunte quelques nouveautés à son grand frère l’E-M5 Mark II : stabilisation 5 axes (au lieu de 3 axes) pour une meilleure stabilité de l’image notamment lorsque vous êtes sur de longues focales et autofocus fast-AF pour une réactivité encore meilleure.

Il embarque également un viseur plus défini de 2 360 000 points qui utilise la technologie OLED pour un meilleur confort de visée. Au niveau ergonomique, le bouton APSM passe du côté des molettes de réglages et un bouton ON/OFF plus simple le remplace, couplé à l’ouverture du flash. Trois boutons Fn permettent de personnaliser les réglages rapides. Sans surprise, la qualité de l’image est très bonne, et en Jpeg, Olympus réussit à gérer d’une main de maître la montée en ISO, au prix d’un lissage parfois assez brutal. Heureusement, en RAW, l’appareil est capable de fournir des photos à 6400 ISO qui restent propres, malgré un peu de grain qui pourra être réduit en post-production. Son écran arrière tactile peut basculer et la mise au point peut se faire en touchant une zone de l’écran au doigt.

Depuis l’année dernière le prix du kit a sensiblement baissé et on le trouve à un prix doux à partir de 575 € en kit avec un 14-42 mm, c’est pourquoi nous le recommandons encore.

En août 2017, Olympus a annoncé la nouvelle version de l’E-M10 Mark III. Parmi les améliorations, on note la vidéo 4K, un nouveau processeur TruePic VIII dépoussièrant un peu le boîtier, et une nouvelle organisation des menus et des modes de prise de vue. L’E-M10 est la porte d’entrée vers les hybrides Olympus et les menus à rallonge n’intéressent pas les clients actuels à la recherche de la simplicité et d’outils ludiques. Proposé à partir de 679 € en kit avec le 14-42 mm , l’E-M10 Mark III est une petite évolution en douceur à considérer si vous souhaitez une expérience d’utilisation plus simple et intuitive pour 100 € de plus que la version précédente.

Le X-T100 de Fujifilm

Fuji X-T100

Jusqu’à l’année dernière, si vous cherchiez un hybride d’entrée de gamme chez Fujifilm nous vous conseillions l’excellent X-M1, un hybride compact qui ne paye pas de mine mais cache bien son jeu. Il datait de 2013 mais était toujours pertinent pour nous, grâce à son capteur, le fameux CMOS X-Trans 16 Mpx de FujifilmLe X-A3, trop proche en terme de prix du Fuji X-T10 ne convenait pas à cette sélection. Désormais, le X-A5, puis le X-T100 ont fait leur entrée au catalogue. Très similaires, nous n’avons pas hésité longtemps pour choisir le X-T100 car ce dernier propose un viseur (contrairement au X-A5) et un capteur APS-C à un excellent rapport qualité/prix, et c’est bien trop rare sur ce secteur.

Le X-T100, dont vous pouvez lire le test, est donc un appareil photo particulièrement compact qui propose un large panel d’options, dont un viseur OLED, le Bluetooth, un écran tactile et orientable et l’enregistrement vidéo 4K/UHD. Véritable compagnon de voyage, il fait cependant l’impasse sur la technologie X-trans et intègre un capteur CMOS APS-C standard d’une définition de 24,2 millions de pixels, mais s’adaptera à tous ceux qui souhaitent faire évoluer leur pratique photographique en franchissant le pas vers un appareil photo hybride déjà complet via une prise en main aisée et grâce à l’intégration d’un viseur électronique agréable.

Si l’objectif vendu en kit XC 15-45mm manque un peu de piqué et de précision à notre goût, nous avons été plus satisfaits avec une optique à focale fixe. L’intégration de filtres de simulations de films, marque de fabrique de Fujifilm ajoute un plus à cet hybride rétro et stylé. 

Malgré quelques lacunes en réactivité, le Fujifilm X-T100 est un bel objet à emmener partout avec soi, un véritable compagnon de voyage pour les images du quotidien, sans chichis, mais surtout à l’excellent rapport qualité/prix en regard de ce que propose la concurrence. Le Fujifilm X-T100 est disponible nu à partir de 548 € et en kit avec le 15-45 mm à partir de 659 €.


Les hybrides moyen de gamme pour une meilleure qualité et prise en main

Le Sony A6000

notre guide d’achat sur les hybrides. Il dispose d’un capteur APS-C de 24 Mpx à autofocus hybride, gage de réactivité et d’une couverture AF étendue (90% de la surface de l’image). Ce boîtier dispose d’une très bonne prise en main avec une poignée confortable et permet de partager ses photos ou de contrôler l’appareil via le Wifi.

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Depuis maintenant quelques années, le Sony A6000 est dans ce guide d’achat hybride. Remplaçant des valeureux Nex 6 et Nex 7, sa principale nouveauté était un capteur APS-C de 24 Mpx à autofocus hybride qui lui permet d’obtenir à la fois une très bonne qualité d’image, mais surtout une couverture autofocus sur 90% de la surface de l’image, ainsi qu’un excellent suivi autofocus des sujets en mouvement. A ce niveau là, le Sony A6000 est excellent et sa prise en main héritée des Nex est toujours très bonne, avec un viseur électronique OLED correct (malgré seulement 1,44Mpx). Il dispose également désormais du Wifi. Malheureusement, s’il brille en fonctionnement, cet hybride reste lent à l’allumage, surtout avec son optique de kit (16-50mm f/3.5-5.6) qui est rétractable et doit donc être déployée avant de pouvoir déclencher. Bien que compacte, cette optique ne permet pas de tirer parti du capteur à 24 Mpx. Nous pensons qu’avec l’A6000, Sony a réussi à proposer un hybride de qualité, très réactif et à un prix doux. A choisir, prenez le boîtier en kit avec le 16-50mm (à partir de 474 euros contre 419 euros nu) et montez dessus une optique lumineuse comme un 35mm f/1.8.

Après l’A6000, Sony a également sorti les A6300 et A6500. Si d’apparence ils sont très proches du A6000, leurs caractéristiques et positionnement tarifaire les placent plutôt dans les hybrides haut de gamme, présentés plus bas dans ce guide.

Le Fuji X-T20

Après l’excellent X-T10, que nous continuons à vous recommander, Fujifilm a sorti le X-T20, son nouveau boîtier expert compact et léger. Il reprend le même capteur CMOS X-Trans III 24 Mpx du X-T2, le fer de lance de Fuji. Couplé à un processeur performant X Pro (qui équipe également le X-Pro2 et X100F), il permet d’obtenir une qualité d’image exemplaire, sans bruit jusqu’à 6400 ISO et permet d’aller jusqu’à 12800 ISO en natif. Ce qui améliore grandement les performances de cet hybride est le nouveau système autofocus hybride du X-T2, avec 91 zones AF (et jusqu’à 325 points AF). Les performances de mise au point et suivi du sujet sont donc identiques sur les deux boîtiers.

Fujifilm X-T20 : le petit hybride qui a tout d’un grand

Sur cet appareil, le zoom 18-55mm f/2.8-4 se comporte bien et nous vous le conseillons. Le Fuji X-T20 est disponible à partir de 779 euros nu et à moins de 1000 € en kit avec le 15-45 mm.

Le Lumix GX80 de Panasonic

Lumix GX80

Lumix GX80

Le Lumix GX80 a tout pour plaire : un hybride grand public compact avec une excellente qualité d’image. Il embarque un capteur micro 4/3 de 16 Mpx sans filtre passe-bas qui délivre des images de qualité jusqu’à 3200 ISO. Nouveauté : Panasonic ajoute sur ce boîtier une double stabilisation (5 axes sur le capteur et 2 axes avec les optiques stabilisées) qui fait des merveilles en photo et en vidéo. Le GX80 intègre également des fonctions intéressantes comme le Post Focus et la Photo 4K, innovations apportées par Panasonic.

En plus de cela, n’oublions pas que cet appareil dispose de toute la gamme optique micro 4/3 de Panasonic et Olympus, la plus complète du marché hybride.

Au final, ce boîtier est équilibré, très séduisant et accessible lorsque l’on découvre son prix. Le Lumix GX80 est vendu en kit à partir de 549€ avec un 14-42 mm.


L’hybride haut de gamme, tueur de reflex ?

Mettre plus de 1200€ dans un appareil hybride nous a longtemps refroidi : bien que plus compact, il ne pouvait nullement lutter contre les reflex sur tous les autres aspects de la photo (qualité d’image, grand viseur, autofocus, sensibilité…). Aujourd’hui les choses ont évolué dans le bon sens et certains appareils jouent à armes égales, voire se débrouillent mieux que les reflex. Voici notre sélection d’hybrides haut de gamme qui pourraient vous faire réfléchir à deux fois avant de vous équiper d’un reflex numérique semi-professionnel ou même professionnel.

La famille des hybrides full frame Alpha 7 de Sony

En sortant les A7/A7R/A7S, Sony a parié gros : intégrer un capteur plein format dans un boîtier très fin et à très faible tirage mécanique (distance entre la bague d’objectif et le capteur). Le résultat donne une famille de boîtiers hybrides compacts, joliment construits en alliage de magnésium, avec un poids tournant entre 400 et 480g selon le modèle et qui sont venus chambouler les acteurs en place (voir notre guide sur les reflex full frame).

Aujourd’hui, Sony propose 3 boîtiers de la famille Alpha 7 : A7III/A7RIII et A7SII, dont nous attendons encore la version Mark III.

SonyA7lineup

La gamme Sony A7 Mark II

Le Sony A7III est la troisième itération de la série, sorti 3 ans après l’A7 II et l’hybride 24×36 le plus abordable du marché (et nous l’avons d’ailleurs testé). Bien que le 7II était un très bon boitier, Sony a revu sa copie et corrigé la plupart des défauts soulevés sur la version précédente, en reprenant certaines fonctionnalités des excellents A7R III et A9. Un nouveau capteur plein format rétroéclairé (BSI) CMOS Exmor R de 24 Mpx fait son apparition, couplé au processeur Bionz X de l’A9 qui lui confère d’excellents résultats en termes de réactivité et une rafale qui grimpe jusqu’à 10 i/s avec obturateur mécanique et suivi AF/AE en continu. En parallèle, le Sony A7 III reprend la stabilisation 5 axes mais celle-ci lui permet de gagner jusqu’à 5 stops selon Sony, contre 4,5 stops pour l’A7 II.

Sony revoit également la copie en modifiant quelques détails ergonomiques qui font la différence : viseur plus confortable, écran tactile, grip plus profond, joystick se rapprochant ainsi sensiblement de la prise en main de l’A7R III.

Toutes ces évolutions permettent à l’A7 III de fournir des images avec une dynamique exceptionnelle, rehaussée grâce à l’arrivée du nouveau capteur. La qualité des optiques est également à souligner, permettant ainsi d’exploiter les pleines capacités du capteur, ce qui n’est pas toujours le cas sur ce type d’appareil. Egalement à l’aise en vidéo grâce à la 4K UHD (3840×2160) à 30p sur l’ensemble du capteur, une stabilisation 5 axes efficace et des options poussées tels que le Focus Peaking, l’A7 III est un véritable couteau suisse, particulièrement polyvalent, puisque performant à tous les niveaux et complet. Compact et léger, il ne lui manque plus que l’autonomie pour convaincre les baroudeurs de l’extrême.

Malgré l’arrivée de Canon, Nikon le marché de l’hybride plein format, qui manquent encore de légitimité sur ce segment, le Sony A7 III est une copie réussie, rassurante, comme une machine capable de réussir toutes les tâches qu’on lui donne, sans rechigner, mais qui peut manquer de charme et de saveur.

Le Sony A7 III est disponible nu à 2289€ chez Digit-Photo, Amazon ou Miss Numérique. Avec le Tamron 28-75mm f/2.8, cela fait un kit aux environs de 3000€.

La troisième déclinaison du Sony A7, le Sony A7RIII, est un Sony A7III boosté en mégapixels. Doté d’un capteur CMOS BSI de 42,4 Mpx, ce boîtier impressionne. Il reprend les caractéristiques de son prédécesseur avec l’ajout d’un nouveau système d’intégration à grande échelle frontale (LSI) qui permet de doubler la vitesse de lecture du capteur et du dernier processeur BIONZ X – présent dans le Sony A9 – pour un traitement plus rapide que sur l’A7R II, optimisant ainsi la réactivité de l’hybride, son mode rafale et son fonctionnement global. La définition de l’écran et du viseur a également été revue à la hausse, la stabilisation sur 5 axes est plus efficace et le mode vidéo 4K plus professionnel.

En concurrence directe avec le reflex Nikon D850 grâce à sa définition élevée, l’hybride plein format est prêt pour affronter de nombreuses situations photographiques et vidéos sans broncher.

L’A7R III est disponible à partir de 3299 €, c’est encore cher, mais en deçà du Nikon D850, plus lourd et plus imposant. De quoi y réfléchir à deux fois.

Enfin, le plus sensible des Sony A7 est l’A7SII, le roi des nuits. Cet hybride est résolument tourné vers la vidéo et le cinéma avec la possibilité d’enregistrer en 4K (Ultra HD de 3840 x 2160 pixels à 30 fps). Par rapport à l’A7S, il peut désormais enregistrer en 4K sans passer par un enregistreur externe onéreux et bénéficie des améliorations Mark II : ergonomie revue et stabilisation du capteur sur 5 axes. Contrairement aux autres A7, il ne dispose QUE d’un capteur full frame de 12 Mpx qui lui permet de monter très haut dans les sensibilités sans perdre en qualité d’image. Les vidéastes et noctambules apprécieront de pouvoir monter sans peine à 12800 ISO et ainsi voir dans la nuit. Le Sony A7S II est disponible nu à partir de 2689 euros.

Pour la vidéo, une alternative intéressante et moins chère est le Lumix GH5 qui est disponible à partir de 1575 euros ou encore le GH4, mais plus difficilement trouvable ou d’occasion à présent. Espérons que Sony réaligne un peu son prix, mais n’oublions pas que nous sommes ici en présence d’un capteur full frame doté de grands photosites, un peu similaire à ce que Nikon propose avec son D5, et cela a un prix.

A noter qu’avec ces nouveautés, le Sony A7 voit son prix chuter, un bon moyen de s’équiper en plein format avec un boîtier compact.

Sony A9, le missile

Le Sony A9, annoncé en grande pompe en avril 2017 lors des Sony World Photography Awards, bouleverse la donne chez le constructeur. Ce boîtier hybride, qui s’attaque aux reflex professionnels Nikon D5 et Canon EOS-1DX Mark II, propose des performances de haut vol et taillées pour le sport. Il est doté d’un capteur BSI CMOS plein format de 24,2 Mpx stabilisé sur 5 axes et d’une mémoire DRAM intégré qui lui permet des prouesses en termes de rapidité. Parmi les caractéristiques techniques, rafale continue de 20 i/s sans voile noir, 1/8000s max en obturateur mécanique et jusqu’à 1/32 000s en obturateur électronique, viseur lumineux et confortable (Quad-VGA OLED Tru-Finder de 3,68 millions de points) et une sensibilité jusqu’à 51 200 ISO en natif et 204 800 ISO.

Pour en savoir plus, retrouvez notre prise en main. Ce boîtier, bien que cher a déjà baissé par rapport à l’année précédente et passe de 5300€ nu à 4200 € environ aujourd’hui. Une petite révolution dans le monde de la photo professionnelle, comme les A7 en leur temps.

Le Fuji X-T3

Lire notre test du Fuji X-T3

Après le succès du X-T2, un boîtier hybride compact, tropicalisé et agréable à prendre en main, celui du Fuji X-T2 amélioré grâce à un nouveau capteur X-Trans III APS-C de 24,3 Mpx, autofocus, l’arrivée de la 4K et d’un double logements pour cartes SD UHS-II, c’est aujourd’hui le X-T3 qui nous séduit en proposant lui aussi de nombreuses évolutions. L’arrivée du nouveau capteur X-Trans BSI CMOS 4 de 26,1 Mpx, couplé au nouveau X-Processor 4, marque un pas pour l’hybride expert, qui propose une belle qualité d’image notamment grâce à des fichiers JPG incroyablement souples pour la retouche et bien gérés par le processeur, mais aussi via la bonne dynamique du capteur et une bonne gestion de la sensibilité jusqu’à 6400 ISO.

Le nouveau système autofocus largement optimisé grâce au nouveau capteur X-Trans 4 CMOS permet également au X-T3 d’être vif et précis. A tel point, qu’il s’adresse désormais aisément aux photographes sportifs en quête d’un appareil facilement transportable, qui assure de belles rafales et accroche correctement le sujet.

Toujours tropicalisé, équipé de commandes manuelles, d’une poignée creusée, le X-T3 est en tout cas un très bon complément à un reflex pour les professionnels en quête d’un boitier plus compact, avec une qualité d’image digne de ce nom et une réactivité globale convaincante, grâce à des performances améliorées sur tous les domaines ou presque. 

Comme pour le X-T2, le seul regret que nous pouvons avoir reste l’absence de stabilisation du capteur et l’autonomie limitée. Pensez à emporter plusieurs batteries.

Le X-T3 fait même de l’ombre au X-H1 annoncé en début d’année, qui se distingue avant tout par son capteur stabilisé 5 axes et se destine plutôt aux vidéastes. Mais même à ce niveau là, le X-T3 reprend l’essentiel du mode vidéo du X-H1 qui comprend un mode d’enregistrement au format 4K DCI à 60p pour une définition Ciné 4096 x 2160 px 4:2:0 à 10 bits, ainsi que différentes options de compression.

Au final, ce Fuji X-T3 est un excellent boîtier compact, résistant, polyvalent, équipé d’un capteur relativement grand (APS-C) pour s‘assurer une belle qualité d’image qui conviendra aussi bien aux baroudeurs, qu’aux photographes sportifs, aux vidéastes et aux professionnels en quête d’un boitier plus léger. Il est disponible nu à partir de 1499€ et en kit avec un 18-55mm à partir de 1899 euros.

Si cela dépasse votre budget, sachez que le Fuji X-T2 devient plus abordable suite à ce renouvellement de gamme.

Dans la même veine, le X-Pro2, au look plus typé reportage, offre presque les mêmes caractéristiques, moins la 4K et avec un autofocus un peu moins performant. On le trouve également à partir de 1575€.

L’Olympus OM-D E-M1 Mark II

E-M1

Présenté à la photokina 2016,  l’OM-D E-M1 Mark II fait toujours partie de notre guide d’achat. Taillé pour la vitesse, son processeur TruePic VIII lui permet d’obtenir des vitesses folles dont une rafale (en mode silencieux, donc avec obturateur électronique) à 18 i/s en AF-C et à 60 i/s en AF-S. C’est tout simplement impressionnant et bien supérieur à tous les reflex disponibles sur le marché, y compris par rapport à un cador comme le Nikon D5. Il profite aussi d’un mode ProCapture qui permet d’enregistrer avant le déclenchement, afin de ne manquer aucun moment décisif. En complément, la stabilisation 5 axes est améliorée par rapport au M1 et exemplaire lorsqu’elle est couplée avec des objectifs stabilisés. Son mode vidéo 4K à 30 p sans crop est également un atout avec une telle stabilisation.

Conçu pour résister aux éclaboussures, à la poussière et au gel, l’OM-D E-M1 Mark II est un boitier costaud et résistant que l’on peut emmener peu importe les conditions météorologiques. Nous recommandons toutefois de l’équiper de son grip additionnel pour optimiser l’autonomie, mais il conviendra parfaitement aux photographes sportifs en quête de réactivité à toute épreuve.

Bien qu’il dispose d’un capteur au format micro 4/3, moins grand que ses confrères, il est disponible nu à partir de 1699€ ou en kit 12-40mm à 2399€. C’est encore un peu encore cher face au Fujifilm X-T3 à capteur APS-C et plus récent, mais le panel d’objectifs, disponible chez Olympus et Panasonic s’avère plus large.

Les Lumix GX9 et G9 de Panasonic

Après les GX7 et GX8, Panasonic regroupe le meilleur de ses prédécesseurs dans un seul et même boitier, le GX9, qui reprend l’essentiel des performances du GX8, mais le gabarit compact du GX80. Il conserve ainsi le capteur BSI CMOS 4/3″ de 20,3 Mpx du GX8, couplé au processeur Venus Engine optimisé que l’on retrouve sur le G9 et GH5. Malgré son petit gabarit, le GX9 conserve le viseur orientable du GX8 qui gagne en définition, tout comme l’écran tactile et orientable intégré. Grace à la technologie DFD, à son nouveau processeur, la stabilisation 5 axes et un nouvel algorithme il offre un autofocus vif et précis, ainsi qu’une belle qualité d’image. Nous conseillons toutefois de l’équiper d’une belle optique, autre que celle généralement fournie en kit, afin de profiter pleinement des capacités du capteur. Nous l’apprécions pour son gabarit compact sur ce domaine. En plus, comme souvent chez Panasonic, le point fort de ce GX9 est son excellent rapport qualité prix puisque l’hybride est disponible à partir de 709 € nu et 798 € en kit avec le 12-32 mm et 999 € avec le 14-140 mm pour couvrir une plage focale plus large.

Le G9, plus imposant, est lui aussi équipé du capteur Capteur CMOS 4/3″ 20 Mpx stabilisé sur 5 axes, mais pousse les réglages encore plus loin : viseur Oled de 3 680 000 points, rafale jusqu’à 60 i/s, vidéo 4K/UHD en 60p, autonomie élevée, double emplacement pour carte mémoire. Bon à tous les niveaux, l’hybride est aussi doué en photo qu’en vidéo, même si les GH5 et GH5s sont les spécialistes de l’enregistrement. Il propose une prise en main plus proche des reflex, manuelle avec une poignée creuse pour une bonne préhension de l’appareil. Tropicalisé et endurant il offre donc un large panel de possibilités et a largement de quoi séduire les professionnels de l’image qui souhaitent seconder leur reflex par un hybride plus léger. Son prix plus élevé témoigne de son niveau supérieur, car on retrouve le G9 à partir de 1500 € nu et à partir de 1799 € en kit


Quelles optiques pour un hybride ?

Notre guide des optiques indispensables se focalise sur les reflex, un marché mature et très complet (et parfois complexe) concernant les objectifs.

Pour les hybrides, la cible plus grand public pourrait préférer n’avoir qu’une seule optique, mais il ne faut pas oublier que le choix de l’objectif est un critère crucial selon vos usages, d’autant plus si vous voulez tirer parti de votre capteur. C’est pour cette raison que nous avons ajouté une section dédiée aux optiques à ce guide.

Sur les appareils les plus compacts, il est particulièrement intéressant de choisir une optique de type pancake,compacte et lumineuse, qui vous permettra d’avoir un boîtier équilibré et discret.

Pour les modèles haut de gamme dotés de capteurs exigeants, il est préférable de choisir des optiques à la hauteur pour exploiter pleinement l’appareil. Ainsi certaines optiques de kit sont accessibles et tout à fait polyvalente, mais limiteront votre appareil.

N’oubliez pas également que les focales fixes sont un très bon choix. Malgré le fait qu’elles soient plus chères en monture pour appareils hybrides, elles permettent d’obtenir des images de très bonne qualité, et notamment une ouverture plus importante. Il manque encore cependant un peu de miniaturisation pour obtenir un objectif plus petit (proportionnellement au boîtier), mais on se heurte malheureusement aux limites de l’optique.

Les optiques Sony

Chez Sony, les appareils hybrides utilisent les optiques à monture E (APS-C uniquement) et à monture FE (APS-C et Full Frame, compatibles avec les Sony Alpha 7).

En monture E, pour la gamme Sony A5000 et A6000, nous vous recommandons quelques optiques intéressantes.

De gauche à droite, les objectifs Sony E : 16mm f/2.8, 50mm f/1.8 et 16-70mm f/4

De gauche à droite, les objectifs Sony E : 16mm f/2.8, 50mm f/1.8 et 16-70mm f/4

En focale fixe, Les objectifs pancake 16mm et 20mm f/2.8, ultra compacts, seront parfaits pour la photo de rue, car peu encombrant et plutôt grand angle. Si vous souhaitez un objectif lumineux, les 35mm et 50mm f/1.8 (voir notre article sur quelle focale fixe choisir entre 35mm et 50mm) seront les objectifs à choisir. Enfin, pour un zoom transstandard, le 16-70mm f/4 OSS est une référence, mais coûte tout de même 900 euros. Si vous ne voulez qu’une seule optique à grande amplitude, le zoom de voyage Sony 18-200mm f/3.5-5.6 est stabilisé et disponible à partir de 799 euros.

Le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA et le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA

Le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA et le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA

En monture FE, le choix s’est largement étendue depuis la sortie de l’A9 et l’A7R III. Nous recommandons toujours les deux excellentes focales fixes : le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA et le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA. Les deux focales fixes proposent une qualité d’image supérieure pour deux usages un peu différents :

  • le 35mm, ouvrant à f/2,8, est une perle en photo urbaine. Très compact, il permet d’avoir un appareil facile à transporter et à glisser dans un petit sac. La qualité d’image est un gros cran au-dessus du zoom du kit, sans égaler pour autant le 55mm.
  • le 55mm, ouvrant lui à f/1,8, paraît de prime abord bien cher et un peu volumineux. Pourtant il se montre incroyable ! En couple avec l’A7, on obtient des images d’une grande précision, avec un piqué hors norme. La douceur des images obtenues, notamment en portrait, nous a beaucoup plus. Les amateurs de bokeh ont là un outil idéal.

La version FE 50mm f/1.8, plus abordable, permet de s’équiper d’une focale fixe lumineuse sans trop dépenser. Elle est proposée à 221€, soit plus de 3 fois moins chère que le 55mm de Zeiss.

Sony FE 24-70 mm F2.8 GM

En zoom il y’a également plus de choix. Sony renouvelle sa gamme avec des objectifs plus lumineux, comme l’incontournable FE 24-70 mm F2.8 GM ou encore le FE 16-35mm F2.8 GM. D’autres zooms standard comme le FE 24–105 mm F4 G OSS permettent de couvrir une plage focale plus large et surtout à un tarif plus accessible, comptez 1349€.

Si vous êtes à la recherche d’un télézoom, Sony a récemment dévoilé la version 2 de son téléobjectif 70-200 mm FE à ouverture f/2,8 et propose même un téléobjectif FE 400mm f/2.8 G Masterfocale fétiche des photographes de sport, de news et d’animalier. D’autres zooms standards sont arrivés tels que les Ces objectifs sont coûteuses, mais permettent de tirer pleinement de la qualité de la gamme A7.

Sony a également sorti de nouvelles optiques à focales fixes f/1.4 pour sa gamme G Master qui comprend aujourd’hui 8 objectifs dont les FE 85 mm F1.4 GM et FE 100mm F2.8 STF GM OSS adaptés pour le portrait ou encore le récent FE 24mm F1.4 GM pour le reportage et le paysage. Des optiques exceptionnelles, mais le ticket d’entrée est encore très élevé : par exemple, plus de 1900€ pour un 85mm f/1.4.

Objectifs Zeiss Batis pour monture FE Sony

Objectifs Zeiss Batis pour monture FE Sony

Zeiss propose également trois focales fixes « de luxe » avec sa gamme Batis : 18mm f/2.8, 25mm f/2 et 85mm f/1.8. Ces objectifs disposent d’une construction étanche et robuste en métal, d’une excellente résolution et d’un écran OLED permettant de connaître la distance de mise au point et la profondeur de champ de manière précise. Nous ne les avons pas encore testé mais leur prix les réserve aux photographes portraitistes ou d’architectures qui recherchent le meilleur.

A la recherche d’un objectif unique couvrant une longue plage focale ? Le Sony FE 24-240mm f/3.5-6.3 SEL OSS est l’objectif du voyageur. D’une bonne construction, équipé d’une stabilisation optique, cet objectif de 780g permet de pallier toutes les situations. Son tarif, inférieur à 1000€, est dans la moyenne pour ce genre de prestation.

Tamron 28-75 mm f/2,8 Di III RXD FE

Mais si nous ne devions recommander qu’un téléobjectif pour monture Sony FE, ce serait chez Tamron qu’il faudrait aller voir, avec le 28-75 mm f/2,8 Di III RXD en monture FE qui se positionne comme un zoom standard et lumineux, à un prix agressif sous les 900 €.

Bien entendu, vous pouvez également utiliser d’autres optiques moyennant une bague d’adaptation LA-EA.

Les optiques Fujifilm

Chez Fuji, la gamme principale est la gamme X, car tous les appareils hormis les GFX 50s et GFX50r, les appareils moyen format hybrides du fabricant, sont au format APS-C. Vous avez le choix entre les objectifs haut de gamme XF (la mention R signifie qu’ils possèdent également une bague de diaphragme pour régler l’ouverture et la mention WR signifie qu’ils sont tropicalisés) et les objectifs XC d’entrée de gamme, plus compacts et destinés aux amateurs, principalement sur un boîtier comme le X-M1.

ZoomsFuji

De gauche à droite : Zoom de kit XF 18-55mm f/2.8-4 R LM OIS, 10-24mm f/4 R OIS et 18-135mm f/3.5-5.6 R LM OIS WR

Par chance, l’objectif de kit XF 18-55mm f/2.8-4 R LM OIS est un très bon zoom trans-standard silencieux, performant et stabilisé. Seul, il est disponible à partir de 649 euros.

Le 10-24mm f/4 R OIS (lire notre test) est un zoom grand angle imposant, mais léger et très performant malgré une distorsion à 10mm. Pour un zoom polyvalent, vous pouvez regarder le 18-135mm f/3.5-5.6 R LM OIS WR qui est tropicalisé.

Fuji-Fixes

De gauche à droite, le XF 23mm f/1.4 R, le 35mm f/1.4 XF R et le 56mm f/1.2 XF R

Enfin, nous vous conseillons trois focales fixes de qualité : le XF 23mm f/1.4 R (qui constitue pour beaucoup d’utilisateurs Fuji la focale de base), le 35mm f/1.4 XF R et le magnifique objectif à portrait 56mm f/1.2 XF R.

Fuji XF 23mm et 35mm dans la série f/2 R WR

Fuji XF 23mm et 35mm dans la série f/2 R WR

Si vous pouvez vous contenter d’une ouverture maximale de f/2, la gamme de focales fixes f/2 WR de Fujifilm est excellente sur tous les points : silencieuse, tropicalisée et compacte. On retrouve le 23mm f/2 R WR (lire notre test), le 35mm f/2 R WRle 50mm f/2 R WR, le 90mm f/2 R LM WR et le 200mm f/2 R LM OIS WR.

Depuis la sortie du X-H1, deux optiques cinéma ont également été développées, les MKX50-135mmT2.9 et MKX18-55mmT2.9.

Les optiques micro 4/3 Olympus et Panasonic

Olympus et Panasonic se partagent la monture micro-4/3. Les objectifs d’une marque seront donc compatibles avec les boîtiers de l’autre, et vice-versa. Une chose importante à noter, ce que pour le micro-4/3, le coefficient multiplicateur par rapport au 24×36 est de 2x. Un 25mm micro-4/3 équivaut donc à un 50mm en 24×36.

Avec l »arrivée de la nouvelle monture L pour le format 24 x 36 mm chez Panasonic, nous nous interrogeons sur l’avenir du format Micro 4/3, mais il est encore trop tôt pour le voir disparaître soudainement.

Chacune des marques possède un objectif pancake compact et lumineux. Chez Olympus, il s’agit du 17mm f/2.8 pancake, désormais difficilement trouvable ou vendu d’occasion. Chez Panasonic, c’est le Lumix 14mm II f/2.5 Asph qui est disponible à partir de 359 euros.

f2.8-Olympus

Les zooms ED 40-150mm f/28 EZ Pro et ED 12-40mm f/2.8 Pro

Olympus dispose de 2 zooms de qualité professionnelle et très lumineux : le 40-150mm f/2.8 ED Pro qui assure un équivalent 80-300mm en 24×36 avec une très bonne qualité d’image, et le 12-40mm f/2.8 ED Pro qui dispose d’une construction tout métal, d’une mise au point rapide et silencieuse ainsi que de très bonnes qualités optiques. Ces deux objectifs sont cependant onéreux, et si vous recherchez un zoom d’entrée de gamme, le ED 14-150mm f/4-5.6, en dépit d’être lumineux, est bien moins cher (à partir de 555 euros).

Chez Panasonic, la gamme d’objectifs micro-4/3 est très étendue, avec de très bonnes focales fixes haut de gamme conçues par Leica, comme l’impressionnant Nocticron 42,5mm f/1.2.

Panasonic

De gauche à droite : Leica DG Summilux 25mm f/1.4, Lumix X 12-35mm f/2.8 Power OIS et 14-140mm f/3.5-5.6 Asph Power OIS

A la recherche d’une focale fixe équivalent 50mm, nous vous recommandons le Leica DG Summilux 25mm f/1.4 disponible à partir de 599 euros.

Si vous n’avez pas besoin d’une optique aussi lumineuse, le Lumix G 25 mm f/1,7 ASPH est la focale fixe à posséder ! Equivalent du 50mm en 24×36, cet objectif est lumineux, léger (il ne pèse que 50g) et surtout pas cher, car on le trouve à partir de 167 €. C’est simple, c’est le 25mm le moins cher pour la monture Micro 4/3. 

Pour un zoom transstandard, le Lumix X 12-35mm f/2.8 Power OIS (stabilisation optique) permettra d’obtenir un équivalent 24-70mm lumineux. Pour le photographe baroudeur, le 14-140mm f/3.5-5.6 Asph Power OIS permettra d’être paré pour toutes les situations.

Les optiques Sigma, Samyang, Laowa, Tamron

Sigma, Samyang, Laowa et Tamron sont également de bonnes alternatives, souvent plus abordables. Aujourd’hui, la plupart des optiques conçues par ces fabricants, s’adressent à la monture Sony E et FE, Micro 4/3, Fujifilm X ou à la monture EF-M de Canon, même si en réalité la majorité des optiques est dédiée aux hybrides Sony. L’arrivée des hybrides plein format chez Canon, Nikon et Panasonic laisse à penser que le développement devrait s’étendre à ces montures dans un futur plus ou moins proche. Panasonic est déjà plus ou moins assuré de cela, via la L-Mount Alliance qui la lie à Leica et à Sigma.

Objectifs Sigma en monture Sony E

Sigma a adapté de nombreux objectifs à focales fixes et zooms de son excellente gamme ART en monture Sony E et FE, très réputée dans le milieu du reflex. Le tarif reste particulièrement élevé, mais s’adresse avant tout au milieu professionnel en quête d’un boitier plus léger, qui ne souhaite pas pour autant délaisser la qualité optique. Vous pouvez lire notre test de l’ultra grand-angle Sigma 14 mm f/1.8 DG HSM Art en monture Sony E.

Chez Tamron, nous avons beaucoup apprécié le 28-75 mm f/2,8 Di III RXD en monture FE qui se positionne comme un zoom standard et lumineux à un prix agressif.

Laowa 9mm f/2.8 Zero-D en monture Fuji X

Laowa propose également plusieurs objectifs compatibles avec les hybrides en monture Sony E, FE, Fujifilm X ou encore Canon EF-M. Attention toutefois, car la compatibilité dépend de l’objectif. L’ultra grand-angle Laowa 9mm f/2.8 Zero-D que nous avons testé est compatible uniquement avec les hybrides APS-C en monture Sony E, Fujifilm X et Canon EF-M par exemple.

Samyang compte actuellement 13 optiques compatibles avec les appareils photo hybrides en monture Sony E, FE, Fujifilm X, et Micro 4/3 selon l’objectif. Nous avions testé le Pancake AF 24mm f/2.8 FE dont nous apprécions la compacité et la légèreté de cette focale fixe vendue 299€, une alternative solide et bon marché aux autres objectifs 24 mm pour monture Sony FE.


Notre guide d’achat sur les hybrides se termine. Pour rappel, ces guides ne se veulent pas exhaustifs et certains bons appareils ou objectifs risquent de ne pas y figurer. C’est à la fois un choix éditorial mais aussi l’impossibilité de tous les connaître.

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