Guides d’achat photo 2017 : les meilleurs appareils hybrides et leurs objectifs

Mise à jour le 13 décembre 2017

Ces dernières années, les hybrides sont sûrement les appareils qui ont le plus progressé : ils disposent aujourd’hui de nombreux atouts tels que leur petit gabarit, une qualité d’image en nette progression ainsi qu’un parc optique qui se développe. Dans ce guide, nous avons sélectionné pour vous les meilleurs hybrides du moment ainsi que les objectifs qui vont avec.

Pourquoi acheter un appareil photo hybride ?

Un appareil photo hybride est un compact à grand capteur (1 pouce, 4/3, APS-C ou Full Frame), sans miroir pour viser et à objectifs interchangeables.

C’est en fait un mélange de compact et de reflex et c’est tout son intérêt. Cet appareil est plus compact qu’un reflex, car il ne dispose pas de miroir. Il est cependant (en général) plus gros qu’un compact pour permettre une meilleure préhension et surtout proposer une qualité d’image équivalente aux boîtiers reflex grâce au grand capteur.

Le parc optique des hybrides est en plein développement, et même s’il est encore un peu moins fourni que celui des reflex, on commence à trouver des focales intéressantes, avec notamment des focales fixes pancakes lumineuses, légères et discrètes. Certaines marques partagent même leur monture, comme Olympus et Panasonic pour le micro 4/3 avec des optiques très compactes. Enfin, moyennant des adaptateurs, vous pouvez monter quasiment tous les objectifs destinés aux reflex sur ces hybrides.

Avec leur double système AF, qui cumule la corrélation de phase (rapide et utile pour les sujets mobiles) à la détection par contraste (précis mais souvent lent), certains boîtiers hybrides disposent d’un autofocus très réactif, parfois-même plus efficace que celui des reflex chez les boîtiers hybrides professionnels.

Le viseur électronique (EVF) des hybrides est également en nette progression, avec des améliorations en terme de grossissement (taille perçue dans le viseur) et en dynamique. Même si ce viseur n’est pas comparable pour nombre de photographes à une visée optique, le fait de pouvoir profiter d’un aperçu de l’image finale (telle qu’elle sera enregistrée) permet de photographier de manière sereine, surtout dans des conditions de basse lumière où les viseurs électroniques s’avèrent très lumineux comparativement au système optique.

Inexistants il y a 6 ans, les appareils hybrides ont connu un véritable boom, notamment ces dernières années. L’un d’eux répond-il pour autant à la bonne formule ? Nous y répondons dans ce guide d’achat dédié aux hybrides.


L’entrée de gamme pour mettre un premier pied dans la photo

Le Sony A5000

Sony A5000

Sony est un acteur majeur sur le marché des hybrides, avec une gamme qui truste les premières places depuis longtemps. Auparavant estampillés Nex, les hybrides Sony s’appellent désormais Alpha, tout comme le reste de la gamme photo de la marque. Le Sony A5000 a remplacé le Nex-3N. Hybride d’entrée de gamme à tout juste 380€, le Sony A5000 est un excellent appareil plein de compromis mais pour un prix riquiqui. Le capteur CMOS APS-C de 20 Mpx ainsi que le processeur Bionz X utilisé par l’A7/7R lui permettent d’obtenir des images d’excellente qualité, pleines de détails, compensant un certain manque de réactivité à l’usage. L’écran est orientable à 180° mais de faible définition. Le kit est fourni pour un prix presque dérisoire mais les plus exigeants changeront rapidement l’objectif 16-50mm, assez médiocre. Au final le prix imbattable du Sony A5000 devrait en convaincre plus d’un, mais il faut connaître les avantages et les limites de l’appareil avant l’achat.

Pourquoi ne pas vous conseiller l’Alpha 5100, plus récent ? Tout simplement parce que son prix bien supérieur ramené aux quelques évolutions ne valent pas le coup. Autant alors se tourner vers l’Alpha 6000 que nous présentons plus loin dans ce guide.

Le Lumix GF7 de Panasonic

Lumix GF7

Lumix GF7

Après vous avoir longtemps proposé le Lumix GM1, l’hybride riquiqui de Panasonic disposant d’une bonne qualité d’image (voir notre test), c’est un autre boîtier Lumix qui vient le remplacer dans notre guide des meilleurs hybrides d’entrée de gamme : le Lumix GF7.

Ce boîtier reprend la majorité des caractéristiques du GM1 et même son apparence, avec cependant un peu plus d’embonpoint. Orienté grand public, ce modèle micro 4/3 de 16 Mpx est moderne (écran tactile, wifi…) et très réactif, avec une qualité d’image sans surprise. Il ne dispose cependant pas de viseur électronique. Le seul vrai point faible à nos yeux est son autonomie limitée. Même si vous voulez faire de la vidéo, il se débrouille plutôt bien (jusqu’en Full HD).

Conclusion, ce Lumix GF7 est une belle amélioration du GF6. En reprenant aussi le flambeau du GM1, il est aujourd’hui le meilleur hybride d’entrée de gamme chez Panasonic pour quelqu’un qui souhaite débuter en photo. On peut trouver le GF7 à partir de 375€ avec un objectif 12-32mm.

Le X-M1 de Fujifilm, de plus en plus difficile à trouver

Fujifilm X-M1

Jusqu’à l’année dernière, si vous cherchiez un hybride d’entrée de gamme chez Fujifilm nous vous conseillions l’excellent X-M1, un hybride compact qui ne paye pas de mine mais cache bien son jeu. Il datait de 2013 mais était toujours pertinent pour nous, grâce à son capteur, le fameux CMOS X-Trans 16 Mpx de Fujifilm. Ce dernier est remarquable et permet d’obtenir une qualité d’image digne d’un reflex professionnel à haute sensibilité : 3200 ISO sans bruit, vous pouvez encore monter tranquillement jusqu’à 12800 ISO où la limite se fait sentir. Pour cette gamme d’appareil, c’est une performance plus qu’honorable, sachant que la qualité d’image en conditions réelles est également impressionnante.

Malheureusement, Fujifilm a du se rendre compte de cette erreur de positionnement par rapport au X-A2 et n’a toujours pas proposé de successeur à ce boîtier. Pire, difficile d’en trouver désormais à un prix correct.

Pour cette raison, hormis le X-M1, nous ne recommandons plus d’hybride d’entrée de gamme chez Fujifilm car le nouveau X-A3 n’a pas (encore) fait ses preuves et est très proche en terme de prix du Fuji X-T10, boîtier que nous vous recommandons dans les hybrides moyen de gamme, même avec la sortie du X-T20, son successeur.


Les hybrides moyen de gamme pour une meilleure qualité et prise en main

Le Sony A6000

Sony A6000

Sony a remplacé ses valeureux Nex 6 et Nex 7 par un seul et unique hybride, le Sony A6000. Sa principale nouveauté est un capteur APS-C de 24 Mpx à autofocus hybride qui lui permet d’obtenir à la fois une très bonne qualité d’image, mais surtout une couverture autofocus sur 90% de la surface de l’image, ainsi qu’un excellent suivi autofocus des sujets en mouvement. A ce niveau là, le Sony A6000 est excellent et sa prise en main héritée des Nex est toujours très bonne, avec un viseur électronique OLED correct (malgré seulement 1,44Mpx). Il dispose également désormais du Wifi. Malheureusement, s’il brille en fonctionnement, cet hybride reste lent à l’allumage, surtout avec son optique de kit (16-50mm f/3.5-5.6) qui est rétractable et doit donc être déployée avant de pouvoir déclencher. Bien que compacte, cette optique ne permet pas de tirer parti du capteur à 24 Mpx. Nous pensons qu’avec l’A6000, Sony a réussi à proposer un hybride de qualité, très réactif et à un prix doux. A choisir, prenez le boîtier en kit avec le 16-50mm (à partir de 579 euros contre 449 euros nu) et montez dessus une optique lumineuse comme un 35mm f/1.8.

Après l’A6000, Sony a également sorti les A6300 et A6500. Si d’apparence ils sont très proches du A6000, leurs caractéristiques et positionnement tarifaire les placent plutôt dans les hybrides haut de gamme, présentés plus bas dans ce guide.

L’Olympus OM-D E-M10 Mark II

EM10MarkII

Après le très bon OM-D E-M10, Olympus propose une version Mark II de son appareil photo hybride d’entrée de gamme. Avec l’E-M10 Mark II, Olympus garde une équipe qui gagne : un boîtier hybride doté d’une belle carrosserie avec un capteur CMOS 4/3 de 16Mpx couplé au processeur Truepic VII de l’E-M1 qui a déjà fait ses preuves. Par rapport à l’E-M10, ce nouvel appareil emprunte quelques nouveautés à son grand frère l’E-M5 Mark II : stabilisation 5 axes (au lieu de 3 axes) pour une meilleure stabilité de l’image notamment lorsque vous êtes sur de longues focales et autofocus fast-AF pour une réactivité encore meilleure.

Il embarque également un viseur plus défini de 2 360 000 points qui utilise la technologie OLED pour un meilleur confort de visée. Au niveau ergonomique, le bouton APSM passe du côté des molettes de réglages et un bouton ON/OFF plus simple le remplace, couplé à l’ouverture du flash. Trois boutons Fn permettent de personnaliser les réglages rapides. Sans surprise, la qualité de l’image est très bonne, et en Jpeg, Olympus réussit à gérer d’une main de maître la montée en ISO, au prix d’un lissage parfois assez brutal. Heureusement, en RAW, l’appareil est capable de fournir des photos à 6400 ISO qui restent propres, malgré un peu de grain qui pourra être réduit en post-production. Son écran arrière tactile peut basculer et la mise au point peut se faire en touchant une zone de l’écran au doigt.

Bonne nouvelle : par rapport à la précédente génération, le prix du boîtier reste doux. On le trouve ainsi à partir de 549€ nu et à partir de 699€ en kit avec un 14-42mm.

En août 2017, Olympus a annoncé la nouvelle version de l’E-M10 Mark III. Parmi les améliorations, on note la vidéo 4K, un nouveau processeur TruePic VIII dépoussièrant un peu le boîtier, et une nouvelle organisation des menus et des modes de prise de vue. L’E-M10 est la porte d’entrée vers les hybrides Olympus et les menus à rallonge n’intéressent pas les clients actuels à la recherche de la simplicité et d’outils ludiques. Proposé à partir de 639€ boîtier nu, l’E-M10 Mark III est une petite évolution en douceur à considérer si vous souhaitez une expérience d’utilisation plus simple et intuitive.

Le Fuji X-T20

Après l’excellent X-T10, que nous continuons à vous recommander, Fujifilm a sorti le X-T20, son nouveau boîtier expert compact et léger. Il reprend le même capteur CMOS X-Trans III 24 Mpx du X-T2, le fer de lance de Fuji. Couplé à un processeur performant X Pro (qui équipe également le X-Pro2 et X100F), il permet d’obtenir une qualité d’image exemplaire, sans bruit jusqu’à 6400 ISO et permet d’aller jusqu’à 12800 ISO en natif. Ce qui améliore grandement les performances de cet hybride est le nouveau système autofocus hybride du X-T2, avec 91 zones AF (et jusqu’à 325 points AF). Les performances de mise au point et suivi du sujet sont donc identiques sur les deux boîtiers.

Fujifilm X-T20 : le petit hybride qui a tout d’un grand

Sur cet appareil, le zoom 18-55mm f/2.8-4 se comporte bien et nous vous le conseillons. Le Fuji X-T20 en kit est disponible à partir de 1149 euros nu.

Le Lumix GX80 de Panasonic

Lumix GX80

Lumix GX80

Jusqu’au 31 décembre 2017, profitez de 100€ remboursés sur le Lumix GX80.

Le Lumix GX80 a tout pour plaire : un hybride grand public compact avec une excellente qualité d’image. Il embarque un capteur micro 4/3 de 16 Mpx sans filtre passe-bas qui délivre des images de qualité jusqu’à 3200 ISO. Nouveauté : Panasonic ajoute sur ce boîtier une double stabilisation (5 axes sur le capteur et 2 axes avec les optiques stabilisées) qui fait des merveilles en photo et en vidéo. Le GX80 intègre également des fonctions intéressantes comme le Post Focus et la Photo 4K, innovations apportées par Panasonic.

En plus de cela, n’oublions pas que cet appareil dispose de toute la gamme optique micro 4/3 de Panasonic et Olympus, la plus complète du marché hybride.

Au final, ce boîtier est équilibré, très séduisant et accessible lorsque l’on découvre son prix. Le Lumix GX80 est vendu nu à partir de 569€ et en kit 14-140mm à 866€.


L’hybride haut de gamme, tueur de reflex ?

Mettre plus de 1200€ dans un appareil hybride nous a longtemps refroidi : bien que plus compact, il ne pouvait nullement lutter contre les reflex sur tous les autres aspects de la photo (qualité d’image, grand viseur, autofocus, sensibilité…). Aujourd’hui les choses ont évolué dans le bon sens et certains appareils jouent à armes égales voire et se débrouillent mieux que les reflex. Voici notre sélection d’hybrides haut de gamme qui pourraient vous faire réfléchir à deux fois avant de vous équiper d’un reflex numérique semi-professionnel ou même professionnel.

La famille des hybrides full frame Alpha 7 de Sony

En sortant les A7/A7R/A7S, Sony a parié gros : intégrer un capteur plein format dans un boîtier très fin et à très faible tirage mécanique (distance entre la bague d’objectif et le capteur). Le résultat donne une famille de boîtiers hybrides compacts, joliment construits en alliage de magnésium, avec un poids tournant entre 400 et 480g selon le modèle et qui sont venus chambouler les acteurs en place (voir notre guide sur les reflex full frame).

Aujourd’hui, Sony propose 3 boîtiers de la famille Alpha 7 : A7II/A7RII et A7SII.

SonyA7lineup

La gamme Sony A7 Mark II

Jusqu’au 31 janvier 2018, profitez de 300€ remboursés sur les boîtiers Sony A7.

Le Sony A7II est l’hybride 24×36 le plus abordable sur le marché (et nous l’avons d’ailleurs testé). Doté d’un capteur de 24 Mpx et d’un AF hybride, il est réactif sans être une bête de course, mais propose surtout une qualité d’image époustouflante pour un si petit boîtier. Ici, son capteur proche de celui du Nikon D600/D610 s’exprime à merveille, avec une dynamique exceptionnelle, à condition cependant de lui mettre une optique digne de ce nom pour exploiter le capteur au maximum. Et Sony travaille dur pour étoffer sa gamme optique, avec notamment un excellent 24-70mm f/4. Nous vous le conseillons ainsi que les focales fixes FE de chez Sony. Le boîtier monte aussi très bien en sensibilité, et à 6400 ISO le bruit est doux et diffus, un léger ajustement dans Lightroom vous permettant d’exploiter votre photo. Par rapport à la première génération, le boîtier dispose d’un grip plus profond, d’une stabilisation du capteur sur 5 axes et d’une réactivité améliorée grâce à un nouveau processeur. Malgré cela, de manière générale, et surtout dans des conditions de lumière difficile, l’autofocus de l’appareil a parfois du mal à accrocher sa cible. Bien sûr, à ce niveau de prix, le viseur EVF est pour nous le point faible, mais il est malgré tout d’une qualité suffisante pour exploiter ce boîtier sans rechigner. Enfin, son autonomie est très limitée (environ 340 vues) et l’absence de chargeur est une mesquinerie de la part de la Sony. Le Sony A7II est disponible à partir de 1500 euros nu.

La deuxième déclinaison du Sony A7, le Sony A7RII, est un Sony A7II boosté en mégapixels. Doté d’un capteur CMOS BSI de 42 Mpx, ce boîtier impressionne. Il reprend les caractéristiques de son précédecesseur avec l’ajout d’un AF hybride, la stabilisation sur 5 axes, la vidéo 4k sans oublier une résolution plus élevée, de 36 Mpx à 42 Mpx. Ce boîtier est d’ailleurs doté d’un filtre passe-bas, et son immense capteur le réserve à une population très spécialisée. Quant à son prix, on trouve le Sony A7RII nu à partir de 2999 euros, ce qui est encore très cher, surtout par rapport à la première version disponible aux alentours de 1510€. Comme pour l’A7II, nous vous conseillons de choisir un objectif de qualité pour exploiter son capteur au maximum.

Enfin, le plus sensible des Sony A7 est l’A7SII, le roi des nuits. Cet hybride est résolument tourné vers la vidéo et le cinémaavec la possibilitéd’enregistrer en 4K (Ultra HD de 3840 x 2160 pixels à 30 fps). Par rapport à l’A7S, il peut désormais enregistrer en 4K sans passer par un enregistreur externe onéreux et bénéficie des améliorations Mark II : ergonomie revue et stabilisation du capteur sur 5 axes. Contrairement aux autres A7, il ne dispose QUE d’un capteur full frame de 12 Mpx qui lui permet de monter très haut dans les sensibilités sans perdre en qualité d’image. Les vidéastes et noctambules apprécieront de pouvoir monter sans peine à 12800 ISO et ainsi voir dans la nuit. Le Sony A7S est disponible nu à partir de 2999 euros.

Pour la vidéo, une alternative intéressante et moins chère est le Lumix GH4 qui est disponible à partir de 938 euros. Espérons que Sony réaligne un peu son prix, mais n’oublions pas que nous sommes ici en présente d’un capteur full frame doté de grands photosites, un peu similaire à ce que Nikon propose avec son D5, et cela a un prix.

A noter qu’avec ces nouveautés, le Sony A7 voit son prix chuter, un bon moyen de s’équiper en plein format avec un boîtier compact.

Sony A9, le missile

Le Sony A9, annoncé en grande pompe en avril 2017 lors des Sony World Photography Awards, bouleverse la donne chez le constructeur. Ce boîtier hybride, qui s’attaque aux reflex professionnels Nikon D5 et Canon EOS-1DX Mark II, propose des performances de haut vol et taillées pour le sport. Il est doté d’un capteur BSI CMOS plein format de 24,2 Mpx stabilisé sur 5 axes et d’une mémoire DRAM intégré qui lui permet des prouesses en termes de rapidité. Parmi les caractéristiques techniques, rafale continue de 20 i/s sans voile noir, 1/8000s max en obturateur mécanique et jusqu’à 1/32 000s en obturateur électronique, viseur lumineux et confortable (Quad-VGA OLED Tru-Finder de 3,68 millions de points) et une sensibilité jusqu’à 51 200 ISO en natif et 204 800 ISO.

Pour en savoir plus, retrouvez notre première prise en main. Ce boîtier, bien que cher (5300€ nu), va sûrement révolutionner le monde de la photo professionnelle, comme les A7 en leur temps.

Le Fuji X-T2

Fuji X-T2

Fuji X-T2

Jusqu’au 12 janvier 2018, profitez de 100€ remboursés sur le Fuji X-T2.

Après le succès du X-T1, un boîtier hybride compact, tropicalisé et agréable à prendre en main, Fujifilm a sorti cette année le Fuji X-T2. Il reprend tous les bons points du X-T1 en améliorant la copie. Nouveau capteur X-Trans III APS-C de 24,3 Mpx, autofocus amélioré, vidéo 4K et doubles logements cartes SD UHS-II font partie des nouveautés. La prise en main a été améliorée, avec une poignée revue et creusée et quelques grammes de plus sur la balance (507g boîtier nu). Le boîtier reste tropicalisé. Si vous aimez les commandes manuelles, vous serez servi avec la sensibilité, la vitesse d’obturation et la correction d’exposition, directement accessibles via des roues crantées sur le dessus de l’appareil. A noter que l’ouverture est réglable sur les objectifs XF R via une bague de diaphragme.

La plus grosse amélioration reste sa vitesse et sa vélocité par rapport au X-T1 : autofocus vraiment réactif et rafale véloce jusqu’à 14i/s avec le grip qui vient booster le boîtier. La qualité d’image est toujours superlative avec une bonne montée en ISO jusqu’à 6400 ISO, voire 12800 ISO si vous n’êtes pas trop regardant sur le lissage des détails les plus fins. Désormais, le X-T2 s’adresse parfaitement aux photojournalistes, photographes de sport et d’action, tout en séduisant également les photographes plus posés par son look de petit reflex. Le seul regret que nous pouvons avoir reste l’absence de stabilisation du capteur et l’autonomie limitée. Pensez à emporter plusieurs batteries (compatibles avec le X-T1).

Au final, ce Fuji X-T2 est un excellent boîtier polyvalent et bien équilibré qui sait désormais rivaliser et surposer sans hésitation de nombreux boîtiers reflex. Il est disponible nu à partir de 1619€ et en kit avec un 18-55mm à partir de 1899 euros.

Si cela dépasse votre budget, sachez que le Fuji X-T1 n’a jamais été aussi abordable suite à ce renouvellement de gamme.

Jusqu’au 12 janvier 2018, profitez de 200€ remboursés sur le Fuji X-Pro2.

Dans la même veine, le X-Pro2, au look plus typé reportage, offre presque les mêmes caractéristiques, moins la 4K et avec un autofocus un peu moins performant. On le trouve également à partir de 1649€.

L’Olympus OM-D E-M1 Mark II

E-M1

Jusqu’au 15 janvier 2018, profitez de 100€ remboursés sur des objectifs Olympus.

Olympus a récemment annoncé l’OM-D E-M1 Mark II. Plus performant en AF, rafale et qualité d’image, il est disponible depuis décembre 2016 et il pourrait en intéresser certains, si le prix boîtier nu de 1999€ ou en kit 12-40mm à 2599€ n’est pas un problème.

Chez Olympus, l’OM-D E-M1, son prédécesseur, ressemble aux anciens argentiques de la gamme OM. Tropicalisé et très bien construit, ce boîtier respire la solidité et dispose d’un grip profond pour une prise en main confortable. De nombreux boutons permettent de personnaliser les réglages, et d’ailleurs ce boîtier n’est pas avare d’options, avec la gestion de flashs sans fil, un intervallomètre, une fonction Live Bulb pour voir se dessiner devant soi l’image en pose longue, ou bien encore un outil d’étalonnage de l’AF des objectifs qui semble tout droit sorti d’un reflex professionnel. Ce boîtier est reconnu pour sa stabilisation efficace du capteur sur 5 axes, dont Sony semble s’être inspiré pour son prochain A7 II. Couplée à un viseur de 2 360 000 pixels d’un grossissement de 1,48x, cette stabilisation rogne cependant sur l’autonomie de l’appareil (350 images en moyenne) et il peut être intéressant d’acheter le grip qui permet une meilleure préhension et double l’autonomie (pour 200€ de plus). L’écran est tactile en plus d’être orientable. Au niveau performance, l’AF hybride permet à l’appareil d’être réactif, et il atteint facilement les 10 i/s en rafale. Le capteur du E-M1, comme l’Olympus EM-10, est un capteur 4/3 de 16 Mpx et dépourvu de filtre passe bas pour plus de détails. La montée en ISO est relativement bonne, jusqu’à 6400 ISO, mais la réduction de bruit a tendance à lisser l’image. L’Olympus OM-D E-M1 est au final un très bel objet qui ne fait pas l’impasse sur la qualité d’image. Il est disponible nu à partir de 979 euros ou en kit avec l’objectif pro 12-40mm f/2.8 à partir de 1709 euros.

Le Lumix GX8 de Panasonic

Lumix-GX8

Après le GX7, Panasonic a sorti le GX8, un hybride haut de gamme bien décidé à se positionner sur ce marché avec des atouts forts. Le boîtier prend de l’embonpoint (plus épais et plus de lourd de 20%) par rapport au GX7 et perd son flash intégré. Il garde cependant son viseur à bascule apprécié des photographes de rue et gagne une tropicalisation pour être encore plus proche de l’action. Le boîtier dispose également d’un écran pivotant tactile. A l’intérieur, le boîtier dispose d’un nouveau capteur CMOS 4/3 de 20,3 Mpx couplé à une stabilisation 6 axes (4 axes pour le capteur et 2 axes pour l’optique si stabilisée) et à un AF issu du GH4. Le résultat donne un boîtier très réactif et produisant des images d’une très bonne qualité, même à 3200 ISO. Sans oublier que cet appareil permet de filmer en 4K avec un très bon rendu des couleurs et la possibilité d’utiliser les modes semi-manuels en filmant.

Découvrir notre test du Lumix GX8

En conclusion, le Lumix GX8 est le compact hybride idéal des balades ou reportages photo/vidéo et pourra résister à l’eau et à la poussière lors de vos voyages. Il est disponible nu à partir de 849€ et en kit avec un 12-60mm à partir de 1049€.

Mise à jour novembre 2017 : le Panasonic Lumix G9 est en route, découvrez notre première prise en main en Norvège.


Quelles optiques pour un hybride ?

Notre guide des optiques indispensables se focalise sur les reflex, un marché mature et très complet (et parfois complexe) concernant les objectifs.

Pour les hybrides, la cible plus grand public pourrait préférer n’avoir qu’une seule optique, mais il ne faut pas oublier que le choix de l’objectif est un critère crucial selon vos usages, d’autant plus si vous voulez tirer parti de votre capteur. C’est pour cette raison que nous avons ajouté une section dédiée aux optiques à ce guide.

Sur les appareils les plus compacts, il est particulièrement intéressant de choisir une optique de type pancake,compacte et lumineuse, qui vous permettra d’avoir un boîtier équilibré et discret.

Pour les modèles haut de gamme dotés de capteurs exigeants, il est préférable de choisir des optiques à la hauteur pour exploiter pleinement l’appareil. Ainsi certaines optiques de kit sont accessibles et tout à fait polyvalente, mais limiteront votre appareil.

N’oubliez pas également que les focales fixes sont un très bon choix. Malgré le fait qu’elles soient plus chères en monture pour appareils hybrides, elles permettent d’obtenir des images de très bonne qualité, et notamment une ouverture plus importante. Il manque encore cependant un peu de miniaturisation pour obtenir un objectif plus petit (proportionnellement au boîtier), mais on se hurte malheureusement aux limites de l’optique.

Les optiques Sony

Chez Sony, les appareils hybrides utilisent les optiques à monture E (APS-C uniquement) et à monture FE (APS-C et Full Frame, compatibles avec les Sony Alpha 7).

En monture E, pour la gamme Sony A5000 et A6000, nous vous recommandons quelques optiques intéressantes.

Jusqu’au 31 janvier 2018, profitez de jusqu’à 1000€ remboursés sur des objectifs Sony.

De gauche à droite, les objectifs Sony E : 16mm f/2.8, 50mm f/1.8 et 16-70mm f/4

De gauche à droite, les objectifs Sony E : 16mm f/2.8, 50mm f/1.8 et 16-70mm f/4

En focale fixe, Les objectifs pancake 16mm et 20mm f/2.8, ultra compacts, seront parfaits pour la photo de rue, car peu encombrant et plutôt grand angle. Si vous souhaitez un objectif lumineux, les 35mm et 50mm f/1.8 (voir notre article sur quelle focale fixe choisir entre 35mm et 50mm) seront les objectifs à choisir. Enfin, pour un zoom transstandard, le 16-70mm f/4 OSS est une référence, mais coûte tout de même 900 euros. Si vous ne voulez qu’une seule optique à grande amplitude, le zoom de voyage Sony 18-200mm f/3.5-5.6est stabilisé et disponible à partir de 839 euros.

Le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA et le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA

Le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA et le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA

En monture FE, le choix est limité chez Sony, et deux focales fixes sont excellentes : le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA et le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA. Les deux focales fixes proposent une qualité d’image supérieure pour deux usages un peu différents :

  • le 35mm, ouvrant à f/2,8, est une perle en photo urbaine. Très compact, il permet d’avoir un appareil facile à transporter et à glisser dans un petit sac. La qualité d’image est un gros cran au-dessus du zoom du kit, sans égaler pour autant le 55mm.
  • le 55mm, ouvrant lui à f/1,8, paraît de prime abord bien cher et un peu volumineux. Pourtant il se montre incroyable ! En couple avec l’A7, on obtient des images d’une grande précision, avec un piqué hors norme. La douceur des images obtenues, notamment en portrait, nous a beaucoup plus. Les amateurs de bokeh ont là un outil idéal.

En zoom pour la gamme Sony A7, deux objectifs offrent un excellent piqué et de très bonnes performances : les FE 16-35mm f/4 et FE 24-70mm f/4 OSS. Si vous êtes à la recherche d’un télézoom, il faudra regarder du côté du Sony FE 70-200mm f/4 G OSS. Ces trois optiques sont coûteuses, mais permettent de tirer pleinement de la qualité de la gamme A7.

Depuis 2016, Sony a également sorti des optiques focales fixes f/1.4 avec sa gamme G Master. Des optiques exceptionnelles, mais le ticket d’entrée est encore très élevé : par exemple, plus de 1900€ pour un 85mm f/1.4.

Objectifs Zeiss Batis pour monture FE Sony

Objectifs Zeiss Batis pour monture FE Sony

Zeiss propose également trois focales fixes « de luxe » avec sa gamme Batis : 18mm f/2.8, 25mm f/2 et 85mm f/1.8. Ces objectifs disposent d’une construction étanche et robuste en métal, d’une excellente résolution et d’un écran OLED permettant de connaître la distance de mise au point et la profondeur de champ de manière précise. Nous ne les avons pas encore testé mais leur prix les réserve aux photographes portraitistes ou d’architectures qui recherchent le meilleur.

A la recherche d’un objectif unique couvrant une longue plage focale ? Le Sony FE 24-240mm f/3.5-6.3 SEL OSS est l’objectif du voyageur. D’une bonne construction, équipé d’une stabilisation optique, cet objectif de 780g permet de pallier toutes les situations. Son tarif, inférieur à 1000€, est dans la moyenne pour ce genre de prestation.

Bien entendu, vous pouvez également utiliser d’autres optiques moyennant une bague d’adaptation LA-EA.

Les optiques Fujifilm

Chez Fuji, il n’y a qu’une gamme d’objectifs, la gamme X, car tous les appareils sont au format APS-C. Ensuite, vous avez le choix entre les objectifs haut de gamme XF (la mention R signifie qu’ils possèdent également une bague de diaphragme pour régler l’ouverture) et les objectifs XC d’entrée de gamme, plus compacts et destinés aux amateurs, principalement sur un boîtier comme le X-M1.

Jusqu’au 12 janvier 2018, profitez de 100€ remboursés sur des objectifs Fujiflm.

ZoomsFuji

De gauche à droite : Zoom de kit XF 18-55mm f/2.8-4 R LM OIS, 10-24mm f/4 R OIS et 18-135mm f/3.5-5.6 R LM OIS WR

Par chance, l’objectif de kit XF 18-55mm f/2.8-4 R LM OIS est un très bon zoom trans-standard silencieux, performant et stabilisé. Seul, il est disponible à partir de 679 euros.

Le 10-24mm f/4 R OIS est un zoom grand angle imposant, mais léger et très performant malgré une distorsion à 10mm. Pour un zoom polyvalent, vous pouvez regarder le 18-135mm f/3.5-5.6 R LM OIS WR qui est tropicalisé.

Fuji-Fixes

De gauche à droite, le XF 23mm f/1.4 R, le 35mm f/1.4 XF R et le 56mm f/1.2 XF R

Enfin, nous vous conseillons trois focales fixes de qualité : le XF 23mm f/1.4 R (qui constitue pour beaucoup d’utilisateurs Fuji la focale de base), le 35mm f/1.4 XF R et le magnifique objectif à portrait 56mm f/1.2 XF R.

Fuji XF 23mm et 35mm dans la série f/2 R WR

Fuji XF 23mm et 35mm dans la série f/2 R WR

Si vous pouvez vous contenter d’une ouverture maximale de f/2, la nouvelle gamme de focales fixes f/2 WR de Fujifilm est excellente sur tous les points : silencieuse, tropicalisée et compacte. On retrouve le 23mm f/2 R WR (lire notre test) et le 35mm f/2 R WR.

Les optiques micro 4/3 Olympus et Panasonic

Olympus et Panasonic se partagent la monture micro-4/3. Les objectifs d’une marque seront donc compatibles avec les boîtiers de l’autre, et vice-versa. Une chose importante à noter, ce que pour le micro-4/3, le coefficient multiplicateur par rapport au 24×36 est de 2x. Un 25mm micro-4/3 équivaut donc à un 50mm en 24×36.

Chacune des marques possède un objectif pancake compact et lumineux. Chez Olympus, il s’agit du 17mm f/2.8 pancake disponible à partir de 299 euros. Chez Panasonic, c’est le Lumix 14mm II f/2.5 Asph qui est disponible à partir de 339 euros.

f2.8-Olympus

Les zooms ED 40-150mm f/28 EZ Pro et ED 12-40mm f/2.8 Pro

Jusqu’au 15 janvier 2018, profitez de 100€ remboursés sur des objectifs Olympus.

Olympus dispose de 2 zooms de qualité professionnelle et très lumineux : le 40-150mm f/2.8 ED Pro qui assure un équivalent 80-300mm en 24×36 avec une très bonne qualité d’image, et le 12-40mm f/2.8 ED Pro qui dispose d’une construction tout métal, d’une mise au point rapide et silencieuse ainsi que de très bonnes qualités optiques. Ces deux objectifs sont cependant onéreux, et si vous recherchez un zoom d’entrée de gamme, le ED 14-150mm f/4-5.6, en dépit d’être lumineux, est bien moins cher (à partir de 629 euros).

Chez Panasonic, la gamme d’objectifs micro-4/3 est très étendue, avec de très bonnes focales fixes haut de gamme conçues par Leica, comme l’impressionnant Nocticron 42,5mm f/1.2.

Panasonic

De gauche à droite : Leica DG Summilux 25mm f/1.4, Lumix X 12-35mm f/2.8 Power OIS et 14-140mm f/3.5-5.6 Asph Power OIS

Jusqu’au 31 décembre 2017, profitez de 200€ remboursés sur des objectifs Panasonic.

A la recherche d’une focale fixe équivalent 50mm, nous vous recommandons le Leica DG Summilux 25mm f/1.4 disponible à partir de 599 euros.

Si vous n’avez pas besoin d’une optique aussi lumineuse, le Lumix G 25 mm f/1,7 ASPH est la focale fixe à posséder ! Equivalent du 50mm en 24×36, cet objectif est lumineux, léger (il ne pèse que 50g) et surtout pas cher, car on le trouve à partir de 199 €. C’est simple, c’est le 25mm le moins cher pour la monture Micro 4/3. 

Pour un zoom transstandard, le Lumix X 12-35mm f/2.8 Power OIS (stabilisation optique) permettra d’obtenir un équivalent 24-70mm lumineux. Pour le photographe baroudeur, le 14-140mm f/3.5-5.6 Asph Power OIS permettra d’être paré pour toutes les situations.


Notre guide d’achat sur les hybrides se termine. Pour rappel, ces guides ne se veulent pas exhaustifs et certains bons appareils ou objectifs risquent de ne pas y figurer. C’est à la fois un choix éditorial mais aussi l’impossibilité de tous les connaître.

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