Guides d’achat photo 2020 : les meilleurs appareils photo hybrides et leurs objectifs

Mis à jour le 7 août 2020

Ces dernières années, les hybrides sont sûrement les appareils qui ont le plus progressé : ils disposent aujourd’hui de nombreux atouts tels que leur gabarit plus compact que celui d’un reflex, une qualité d’image en nette progression ainsi qu’un parc optique qui se développe. Dans ce guide, nous avons sélectionné pour vous les meilleurs hybrides du moment ainsi que les objectifs qui vont avec.

Pourquoi acheter un appareil photo hybride ?

Un appareil photo hybride est un boîtier à grand capteur (4/3, APS-C ou Full Frame), sans miroir pour la visée et à objectifs interchangeables.

C’est en fait un mélange de compact et de reflex – et c’est là tout son intérêt. L’intérêt premier d’un hybride est sa compacité par rapport à un reflex souvent lourd et imposant. Toutefois, certains modèles (essentiellement haut de gamme) ne gagnent pas toujours en légèreté selon l’objectif avec lesquels ils sont couplés. Si cet aspect vous intéresse, il est donc important de le vérifier. Il est cependant (en général) plus gros qu’un compact pour permettre une meilleure préhension et surtout proposer une qualité d’image équivalente aux boîtiers reflex grâce au grand capteur.

Le parc optique des hybrides est en fort développement. S’il est encore un peu moins fourni que celui des reflex chez certains constructeurs (comme Canon et Nikon), il est aujourd’hui possible de trouver des optiques extrêmement qualitatives. Certaines marques partagent même leur monture, comme Olympus et Panasonic pour le micro 4/3 avec des optiques très compactes ou encore Panasonic, Leica et Sigma via la « L-Mount Alliance », dévoilée à la Photokina 2018 pour le format 24 x 36 mm. Enfin, moyennant des adaptateurs, vous pouvez monter quasiment tous les objectifs destinés aux reflex sur ces hybrides.

Avec leur double système AF, qui cumule la corrélation de phase (rapide et utile pour les sujets mobiles) à la détection par contraste (précis mais souvent lent), certains boîtiers hybrides disposent d’un autofocus très réactif, parfois même plus efficace que celui des reflex sur les boîtiers hybrides professionnels.

Le viseur électronique (EVF) des hybrides est également en nette progression, avec des améliorations en terme de grossissement (taille perçue dans le viseur) et en dynamique. Si certains photographes ont pu se montrer réticents, cette fonctionnalité a énormément gagné en confort d’utilisation et en précision. Mais surtout, le fait de pouvoir profiter d’un aperçu de l’image finale (telle qu’elle sera enregistrée) permet de photographier de manière sereine, surtout dans des conditions de basse lumière où les viseurs électroniques s’avèrent très lumineux comparativement au système optique.

Le mode vidéo implanté sur les hybrides a également beaucoup progressé ces dernières années, grâce à l’absence de miroir. De plus en plus d’appareils hybrides intègrent un mode d’enregistrement vidéo 4K/UHD, voire 4K Ciné pour séduire également la cible des vidéastes et faire de l’hybride un boitier deux en un. Couplé à une stabilisation du capteur et à celles de certains objectifs, c’est aujourd’hui un véritable argument marketing.

Inexistants il y a 10 ans, les appareils hybrides ont connu un véritable boom ces cinq dernières années. L’un d’eux répond-il pour autant à la bonne formule ? Nous y répondons dans ce guide d’achat dédié aux hybrides.


L’entrée de gamme pour mettre un premier pied dans la photo

Le Sony Alpha 6000

Sony est un acteur majeur sur le marché des hybrides, avec une gamme qui remporte les premières places depuis longtemps. Autrefois estampillés Nex, les hybrides Sony s’appellent désormais Alpha, tout comme le reste de la gamme photo de la marque.

Dévoilé en 2014, le Sony A6000 reste un très bon hybride d’entrée de gamme. Proposé à 549 € en kit, il offre un excellent rapport qualité-prix. Son capteur APS-C de 24 Mpx délivre des images d’une excellente qualité. Grâce à son autofocus hybride et son processeur Bionz X, il se montre assez réactif… même s’il pourra plus difficilement être utilisé pour de la photographie sportive par exemple.

On apprécie sa puce Wifi, qui permet de contrôler l’appareil à distance ou de transférer ses images vers son smartphone. Sa poignée bien creusée offre une bonne prise en main, et son écran orientable s’avère confortable pour cadrer à bout de bras ou en contre-plongée.

Naturellement, quelques compromis ont été faits par Sony. Ainsi, le viseur OLED compte seulement 1,4 million de points et n’est peut-être le plus agréable. De même, son écran n’est pas tactile. Enfin, l’objectif 16-50 mm du kit est plutôt médiocre : les plus exigeants le changeront assez rapidement. Malgré tout, le Sony A6000 est un hybride plaisant et sympathique, qui saura vous accompagner fidèlement lors de vos voyages et de vos sorties photo en famille.

Le Lumix GX880 de Panasonic, l’as des selfies

Lumix GX880

Le Lumix GX880 est un tout petit appareil hybride disposant d’une d’un excellent rapport qualité-prix. Disponible à partir de 439 € en kit, il dispose d’un grand écran tactile de 3 pouces pouvant être incliné à 180° vers le haut – ce qui devrait ravir les amateurs de selfies. À cette fin, il intègre un mode selfie 4K, basé sur la technologie Photo 4K qui consiste à enregistrer jusqu’à 15 images/seconde. Un mode selfie de nuit permet également de réaliser des images correctement exposées via une combinaison de trois vues dont deux pour l’éclairage de l’arrière-plan et une pour le sujet.

Misant sur une grande facilité d’utilisation, le Lumix GX880 dispose de modes automatiques et de fonctions beauté qui permettent de retoucher la peau depuis l’appareil photo. Ce dernier permet également de prendre des photos panoramiques en mode selfie. En complément, des modes créatifs et des filtres photo sont applicables pour personnaliser ses images.

Ce petit hybride sympathique est doté d’un capteur Live MOS 4/3 de 16 Mpx ainsi que d’un processeur lui offrant une bonne qualité d’image et un autofocus réactif. On notera la possibilité de filmer en 4K/UHD jusqu’à 30p, une fonction Photo 4K (qui fait grimper la rafale à 30 i/s en générant des images d’une définition de 8 Mpx), un mode Post Focus qui permet d’effectuer la mise au point a posteriori, ainsi que le Focus Stacking qui fusionne plusieurs images avec différentes mises au point.

Extrêmement compact, ce Lumix GX880 offre un excellent rapport qualité-prix : il est possible de l’acquérir avec un objectif 12-32 mm pour 439 €.

L’Olympus OM-D E-M10 Mark III

OM-D E-M10 Mark III

Avec l’OM-D E-M10 Mark III, Olympus livre un produit très séduisant : un boîtier hybride doté d’un look vintage agréable à l’œil avec un capteur CMOS 4/3 de 16 Mpx stabilisé sur 5 axes couplé à un processeur Truepic VIII. Il se montre très ergonomique (grâce à un grip plus prononcé) et propose aussi des menus bien plus accessibles par le passé. Exit donc les fonctions enfouies sous des couches de menu. Du côté de l’autofocus, il intègre 121 collimateurs (au lieu de 21), ces derniers couvrant 80% de l’image.

L’appareil se dote d’un écran arrière inclinable et tactile qui permet de régler la mise au point et de déclencher rapidement. À noter que l’écran tactile permet de naviguer facilement dans les menus. L’appareil embarque également un viseur de 2,36 millions de points qui utilise la technologie OLED pour un meilleur confort de visée.

Sans surprise, la qualité d’image est très bonne et Olympus réussit à gérer d’une main de maître la montée en ISO en JPEG. Les vidéastes amateurs seront heureux de disposer d’un mode 4K jusqu’à 30 i/s. Un mode ralenti à 120 fps est également possible en HD. Pour les amateurs de vidéos de voyage, un mode Clips permet de réaliser des plans courts de 1, 2, 4 ou 8 secondes. Un moyen de calibrer les séquences automatiquement.

Léger, compact, performant et agréable à utiliser, l’OM-D E-M10 Mark III d’Olympus est proposé au tarif de 649 € en kit avec un objectif 14-42 mm. Un tarif abordable pour un appareil complet et polyvalent.

A noter que la version Mark IV de l’OM-D E-M10 a été dévoilée début août 2020 et propose notamment un capteur de 20 Mpx plus moderne, un autofocus amélioré et un écran orientable à 180° pour les selfies. Par contre, le tarif a augmenté et il faut compter 849 € en kit avec le 14-42 mm. En attendant que son tarif baisse, nous restons persuadés par le Mark III.

Le X-T100 de Fujifilm

Fuji X-T100

Lire notre test du Fujifilm X-T100

Le Fujifilm X-T100, dont vous pouvez lire le test, est un appareil photo particulièrement compact qui propose un excellent capteur APS-C, ce qui est assez rare sur cette gamme de prix. Il offre un large panel d’options, dont un viseur OLED, le Bluetooth, un écran tactile et orientable et l’enregistrement vidéo 4K/UHD.

Véritable compagnon de voyage, il fait cependant l’impasse sur la technologie X-trans et intègre un capteur CMOS APS-C standard d’une définition de 24,2 Mpx, mais s’adaptera à tous ceux qui souhaitent faire évoluer leur pratique photographique en franchissant le pas vers un appareil photo hybride déjà complet via une prise en main aisée et grâce à l’intégration d’un viseur électronique agréable.

Si l’objectif vendu en kit XC 15-45mm manque un peu de piqué et de précision à notre goût, nous avons été plus satisfaits avec une optique à focale fixe. L’intégration de filtres de simulations de films, marque de fabrique de Fujifilm ajoute un plus à cet hybride rétro et stylé.

Malgré quelques lacunes en réactivité, le Fujifilm X-T100 est un bel objet à emmener partout avec soi, un véritable compagnon de voyage pour les images du quotidien, sans chichis, mais surtout à l’excellent rapport qualité/prix en regard de ce que propose la concurrence. Le Fujifilm X-T100 est disponible nu à partir de 489 €. On trouve aussi un kit composé du boîtier, de l’objectif 15-45 mm et d’un zoom 50-230 mm à partir de 849 €.


Les hybrides milieu de gamme pour une meilleure qualité et prise en main

Le Sony Alpha 6400, le sportif

Lire notre test du Sony Alpha 6400

Lancé en février 2019, le Sony A6400 se pare de nombreux atouts pour séduire les photographes exigeants. Il dispose d’un capteur APS-C de 24,2 Mpx couplé au processeur dernière génération Bionz X. Ainsi paré, l’appareil peut monter jusqu’à 104 400 ISO – et génère des clichés de très bonne facture jusqu’à 12 800 ISO.

Mais cet Alpha 6400 se distingue avant tout par sa très grande réactivité. Il mise sur un autofocus hybride à 425 points capable d’effectuer la mise au point extrêmement rapidement. Il se pare de fonctionnalités de suivi « Real-time Eye Autofocus » (détection et suivi de l’œil) et « Real-time Tracking » (suivi du sujet) extrêmement précises. En rafale, l’appareil est capable de capturer jusqu’à 11 i/s.

Extérieurement, le Sony Alpha 6400 se dote d’un gabarit compact et léger (environ 400 grammes sur la balance) et incorpore un écran inclinable à 180° d’une résolution de 921 000 points. Mais il se dote également d’un viseur électronique lumineux et précis grâce à une définition de 2,35 Mpx et une couverture 100 %.

Léger, compact et très performant, le Sony A6400 est un excellent choix pour les photographes sportifs qui recherchent avant tout un appareil extrêmement réactif. Affiché à un tarif de 959 € nu, il peut toutefois être acquis avec un objectif 16-50 mm (certes médiocre) pour 999 €. Un très bon investissement pour se lancer dans la photo de sport.

Le Fuji X-T30, le look rétro, avec les performances

Fujifilm X-T30

Lire notre test du Fujifilm X-T30

Après l’excellent X-T20, qui est devenu l’appareil photo le plus vendu chez Fujifilm, le constructeur a sorti en 2019 le X-T30, son successeur basé sur le X-T3. Il apporte le nouveau capteur X-Trans 4 CMOS de 26,1 Mpx couplé au X-Processor 4 pour une meilleure montée en ISO et une qualité d’image supérieure. Compact et léger, ce boîtier dispose d’un mode 4K 30p sans crop et de l’autofocus hybride amélioré du X-T3, avec 2,16 millions de pixels à détection de phase qui offre des performances de suivi rapide et précis. L’appareil dispose également d’un nouveau mode de détection de l’oeil et des visages pour faciliter la photo de portrait.

Fujifilm propose avec ce X-T30 une version miniature de son X-T3 prometteuse qui se réserve cependant la tropicalisation et un viseur plus défini. Ainsi, le X-T30, compact, léger et à la prise en main manuelle devrait ravir les amateurs avertis en quête des dernières avancées technologiques de Fujifilm tout en privilégiant la compacité.

Sur cet appareil, le zoom 18-55mm f/2.8-4 se comporte bien et nous vous le conseillons. Le Fuji X-T30 est disponible à partir de 899 euros nu et à 949 € en kit avec le 15-45 mm f/3.5-5.6. Avec le très bon zoom 18-55 mm f/2.8-4 R, il est affiché au tarif de 1249 €.

Le Lumix GX9 de Panasonic, l’hybride compact mais costaud

Lumix GX9

Le Lumix GX9 a tout pour plaire : un boîtier hybride micro 4/3 compact polyvalent et performant. Il se dote d’un capteur BSI CMOS 4/3 » de 20,3 Mpx stabilisé sur 5 axes, couplé au processeur Venus Engine (que l’on retrouve également sur les Lumix G9 et GH5). Léger et compact, il ne pèse que 400 grammes sur la balance – un point qui séduira certainement les photographes en vacances. Il est doté d’un viseur orientable (l’oeilleton étant monté sur une charnière pour pouvoir être relevé à la verticale) ainsi que d’un écran tactile orientable, qui n’est malheureusement pas monté sur rotule.

Cela étant, le Lumix GX9 est un hybride séduisant et performant. Grace à la technologie DFD, à son nouveau processeur, la stabilisation 5 axes et un nouvel algorithme il offre un autofocus vif et précis, ainsi qu’une belle qualité d’image. Nous conseillons toutefois de l’équiper d’une bonne optique, autre que celle généralement fournie en kit, afin de profiter pleinement des capacités du capteur. Heureusement, cet appareil dispose de toute la gamme optique micro 4/3 de Panasonic et Olympus, la plus complète du marché hybride.

Disponible à partir de 599 € nu et de 689 € avec un objectif 12-32 mm, ce petit Lumix GX9 présente un excellent rapport qualité-prix. Pour couvrir une plage focale plus étendue, nous vous conseillons également le pack incluant l’appareil et une optique 14-140 mm, vendu 899 €.

Nikon Z 50, l’hybride APS-C qui a du grip

Lire notre test du Nikon Z 50

Lancé en octobre 2019, le Nikon Z 50 est le 3e boîtier en monture Z – et le premier hybride APS-C de la marque. Il partage plusieurs points communs avec son grand frère, l’excellent Nikon Z 6… tout en étant proposé beaucoup moins cher, à partir de 1149 € nu (avec bague d’adaptation FTZ). Il a remporté le Prix TIPA 2020 du meilleur appareil photo APS-C avancé.

Lors de notre test, nous avons beaucoup apprécié sa prise en main. Léger et compact, le Nikon Z 50 ne pèse que 450 g environ. Avec sa poignée bien creusée, il offre une très bonne prise en main. On aime particulièrement son grand écran orientable et tactile de 3,2 pouces, monté sur double-charnière. Son ergonomie est très confortable et le boîtier s’avère très agréable à utiliser.

Il se dote d’un capteur de 20,9 Mpx très efficace, qui permettra de capturer de très belles photos – mais aussi de superbes séquences vidéo. On apprécie beaucoup ses fonctionnalités de suivi AF du visage et des yeux, qui séduiront évidemment les portraitistes réguliers ou occasionnels. Cet appareil très complet et polyvalent est capable de produire des images JPEG de qualité, des RAW riches et des vidéos 4K à 30 i/s de belle facture.

Si le parc optique APS-C en monture Z est franchement restreint, il est compatible avec les optiques Nikkor Z et S-Line (même si le budget devient alors nettement plus conséquent). Heureusement, grâce à la bague d’adaptation FTZ, vous pouvez monter dessus toutes les optiques pour reflex de la gamme DX et FX.

Le Nikon Z 50 est disponible à partir de 1089 € avec la bague d’adaptation FTZ, et à 1149 € avec un objectif 16-50 mm (et la bague FTZ). La marque japonaise propose aussi un kit incluant en plus un objectif 50-250 mm (mais pas la bague FTZ) au tarif de 1239 €.

Enfin, les vidéastes devraient être séduits par le kit Vlogger, qui inclut le Nikon Z 50, l’objectif 16-50 mm, un micro externe Rode VidéoMicro, une suspension Rycote Lyre, un mini-trépied Mantrotto Pixi et un support SmallRig. Le tout au tarif très alléchant de 1099 €.

Le Canon EOS RP, l’hybride plein format abordable

Canon EOS RP

Canon EOS RP

Lire notre test du Canon EOS RP

Petite nouveauté dans cette nouvelle version de ce guide d’achat : un appareil plein format fait son apparition dans la section réservée aux hybrides milieu de gamme !

Le Canon EOS RP (que nous avons testé au premier trimestre 2019) est le boîtier plein format le moins cher du marché. Malgré son prix plancher, il met en avant de sérieux arguments : un capteur CMOS plein format de 26,2 Mpx couplé au processeur Digic 8 pour un autofocus Dual Pixel très réactif, un grand écran tactile de 3 pouces monté sur rotule… le tout dans un écrin pesant 485 grammes (avec batterie et carte mémoire. On notera également la présence d’un viseur électronique OLED de 2,36 millions de points, qui offre un niveau de confort suffisant.

Naturellement, cet appareil oblige à quelques compromis : la rafale est ainsi limitée à 5 i/s en AF simple et à seulement 4 i/s en mode AF Servo. Il ne sera donc pas à conseiller pour de la photographie sportive. Et si l’appareil permet de filmer en 4K à 30 i/s, cela se fait au prix de performances limitées et nous conseillons l’utilisation de la Full HD pour un usage confortable.

Cela étant, le Canon EOS RP est un appareil très compact très bien fini et très agréable à utiliser au quotidien, qui séduira sans peine les photographes désirant découvrir le plein format sans se ruiner. Le Canon EOS RP est disponible nu à partir de 1299 €. Couplé à un objectif RF 24-240 mm f/4, il vous permettra de capturer de très belles images en toute circonstance.

Mentionnons également le Sony A7 II, avant-dernière version de l’hybride plein format de référence de Sony (voir chapitre suivant). Aujourd’hui détrôné par l’excellent A7 III – lire notre test – ce boîtier demeure malgré tout pertinent grâce à son capteur full frame stabilisé sur 5 axes de 24 millions de pixels. Disponible aux alentours de 1169 € nu, son tarif contenu lui permettra d’être accompagné d’une optique de bonne facture comme le Sony 24-70mm f/4 Zeiss FE.


L’hybride haut de gamme, tueur de reflex ?

De plus en plus présents sur le devant de la scène photographique, les hybrides haut de gamme mettent en avant de sérieux arguments pour séduire le grand public et les professionnels de l’image. Qualité d’image, viseur électronique confortable, autofocus ultra-rapide, montée en sensibilité, suivi du sujet… les meilleurs hybrides rivalisent sans peine avec les reflex traditionnels et les dépassent même dans bien des cas.

Signe des temps, les ventes de reflex sont en déclin sur de nombreux marchés (en Allemagne, en Asie et aux États-Unis notamment). Si tous les hybrides haut de gamme actuellement disponibles sont très bons, certains le sont plus que d’autres… Voici donc notre sélection des meilleurs hybrides semi-professionnels ou professionnels.

Le Fujifilm X-T3, prouesse technique

Fuji X-T3

Lire notre test du Fujifilm X-T3

Jusqu’au 31 août 2020, profitez de 200 € de remboursement pour l’achat d’un Fujifilm X-T3

Le Fujifilm X-T3 est l’hybride APS-C compact et ultra-performant pour lequel Fujifilm a déployé tout son savoir-faire. Il se dote d’un capteur X-Trans BSI CMOS 4 APS-C de 26,1 Mpx, associé au dernier processeur X-Processor 4. À la clé, une très bonne gestion de la sensibilité jusqu’à 6400 ISO et une excellente qualité d’image. Ses fichiers JPEG se montrent incroyablement souples pour la retouche.

On apprécie également son système autofocus, vif et précis. L’appareil autorise des rafales à 11 i/s en obturation mécanique. Mais il s’autorise des rafales à 20 i/s en déclenchement électronique et jusqu’à 30 i/s (mais au prix d’un recadrage de 1,25x). Ainsi paré, il séduira aisément les photographes sportifs en quête d’un appareil facilement transportable, qui assure de belles rafales et accroche correctement le sujet.

En vidéo, l’appareil propose l’enregistrement 4K DCI à 60p pour une définition Ciné 4096 x 2160 px 4:2:0 à 10 bits. Il intègre également une sortie HDMI 4K/60p 4:2:2 sur 10 bits. Les formats pris en charge intègrent le H.264/MPEG-4 AVC ainsi que le H.265/HEVC à un débit de 200 Mbps.

Tropicalisé, le boîtier offre une excellente prise en main grâce à ses différentes molettes de réglages manuels, une poignée creusée, son joystick de sélection des collimateurs et son écran tactile inclinable de 3 pouces de 1 040 000 points. Au final, ce Fuji X-T3 est un excellent boîtier compact, résistant, polyvalent, équipé d’un capteur relativement grand (APS-C) pour s‘assurer une belle qualité d’image qui conviendra aussi bien aux baroudeurs, qu’aux photographes sportifs, aux vidéastes et aux professionnels en quête d’un boitier plus léger. Il est disponible nu à partir de 1299 € et en kit avec un très bon 18-55 mm f/2,8-4 à partir de 1699 €.

En février 2020, Fujifilm a annoncé le successeur du X-T3, le Fujifilm X-T4. Ce dernier se différencie essentiellement par la stabilisation de son capteur sur 5 axes, mais aussi par un mode vidéo plus complet, qui rajoute la capture en slow motion à 240 ou 200 i/s sur 3 minutes d’enregistrement. Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir inclus le Fujifilm X-T4 à la place du X-T3 dans ce guide d’achat ? Tout simplement parce que le X-T3 demeure un excellent boîtier… et qu’il est beaucoup moins cher que le X-T4 ! Ce dernier est affiché au tarif de 1779 € nu. Il monte à 2179 € avec l’objectif XF 18-55 mm, et à 2279 € avec l’objectif XF 16-80 mm tropicalisé.

Mentionnons également le Fujifilm X-Pro 3, très attendu par les puristes et amateurs de la visée décalée et du look télémétrique. Muni d’une construction en titane et d’un écran arrière caché, cet appareil reprend le duo capteur / processeur du X-T3 et dispose d’algorithmes améliorés pour offrir une excellente qualité d’image. Il s’équipe d’un viseur hybride avec EVF OLED plus défini (3,69 millions de points) et offrant un taux de rafraîchissement plus élevé à 100 fps par rapport au X-Pro2. Disponible à partir de 1849 €, ce boîtier « de niche » saura séduire celles et ceux souhaitant revenir à une pratique « plus pure » de la photographie.

L’Olympus OM-D E-M1 Mark III

En février 2020, Olympus a dévoilé son nouvel OM-D E-M1 Mark III, troisième itération de son hybride compact professionnel et ultra-réactif. Mais son haut niveau de performances ne l’empêche pas d’être aussi ultra-compact et léger : comptez seulement 574 g sur la balance.

L’Olympus OM-D E-M1 Mark III se dote d’un nouveau processeur TruePic IX, qui accompagne un capteur 4/3 de 20,4 Mpx stabilisé sur 5 axes. L’ensemble permet d’obtenir de très beaux clichés riches en détails. On apprécie son mode « haute résolution », qui offre la possibilité de capturer des images de 80 Mpx sur trépied et de 50 Mpx à main levée. Sans oublier un impressionnant mode Starry Sky AF, qui permet de capturer des photos d’astronomie à main levée.

Hautes performances obligent, l’Olympus OM-D E-M1 Mark III autorise des temps de pose allant de 60 s à 1/8000 s avec l’obturateur mécanique et jusqu’à 1/32 000 s avec l’obturateur électronique. En rafale, l’obturateur mécanique permet de monter jusqu’à 15 i/s en AF simple et « seulement » 10 i/s avec suivi AE/AF. Avec l’obturateur électronique, les performances sont stratosphériques et atteignent 60 i/s en AF simple– bien plus que les hybrides plein format les plus véloces – et 18 i/s avec suivi AE/AF.

En vidéo, l’E-M1 Mark III propose 2 modes d’enregistrement : un mode C4K (Cinéma 4K), permettant de capturer des séquences de 4096 pixels de large en 24 i/s (environ 237 Mb/s) – et le mode 4K UHD, générant des fichiers vidéo de 3840 pixels de large de 24, 25 ou 30 i/s (environ 102 Mb/s).

Enfin, l’appareil est tropicalisé et doit résister sans souci aux éclaboussures, à la poussière, au gel. Selon Olympus, l’appareil peut résister à des températures allant de -10°C à 40°C et peut supporter un taux d’humidité maximal de 90 %. De quoi satisfaire pleinement les photographes sportifs et baroudeurs voulant préserver leurs lombaires !

Ainsi paré, on pourrait craindre que les tarifs Olympus OM-D E-M1 Mark III n’atteignent des sommets. Rassurez-vous : le boîtier est disponible à partir de 1799 € nu. La marque japonaise propose 2 kits : le premier inclut un objectif 12-40 mm f/2,8 PRO, et est proposé à 2499 €. Le second inclut un objectif polyvalent 12-100 mm f/4 PRO, et est disponible à 2899 €.

Certes, ces tarifs peuvent paraître un peu élevés, notamment par rapport au Fujifilm X-T3, mais l’OM-D E-M1 Mark III offre un niveau de performances encore supérieur. Et le parc optique Micro 4/3 offert par Olympus et Panasonic s’avère particulièrement large.

Mentionnons aussi le récent OM-D E-M5 Mark III (lui aussi équipé d’un capteur micro-4/3), qui propose un excellent rapport qualité-prix. Il embarque le même capteur 4/3 de 20,4 Mpx stabilisé sur 5 axes, combiné à la stabilisation optique. On l’aime beaucoup pour sa très bonne qualité d’image, son système AF à détection de phrase, son mode Pro Capture… et aussi son tarif honorable de 1149 € nu et de 1899 € en kit avec le 12-40 mm.

Malgré tout, la vente de la division Imagerie d’Olympus, annoncée en juin 2020, plonge les photographes dans l’incertitude quant à la continuité du support offert aux boîtiers et aux optiques de la marque.

Olympus vend sa division Imagerie à un fonds d’investissement japonais : la photo dans le flou

La famille des hybrides full frame Alpha de Sony : A7 III, A7R IV, A7S II et A9 II

En sortant les A7/A7R/A7S, Sony a parié gros : intégrer un capteur plein format dans un boîtier très fin et à très faible tirage mécanique (distance entre la bague d’objectif et le capteur). Le résultat donne une famille de boîtiers hybrides compacts, joliment construits en alliage de magnésium et qui sont venus chambouler les acteurs en place (voir notre guide sur les reflex full frame).

Aujourd’hui, Sony propose 3 boîtiers de la famille Alpha 7 : A7 III/A7R IV et A7S III

La gamme actuelle Sony A7 : A7R IV, A7 III et A7S III

Dévoilé au début de l’année 2018, le Sony A7 III est la troisième itération de la série. Par ailleurs, il s’agit du modèle le plus abordable de la famille A7. Reprenant certaines caractéristiques du Sony A9, le Sony A7 III s’est rapidement imposé comme l’un des meilleurs hybrides plein format. Il mise sur un capteur plein format rétroéclairé (BSI) CMOS Exmor R de 24 Mpx, couplé au processeur Bionz X qui lui confère d’excellents résultats en termes de réactivité et une rafale qui grimpe jusqu’à 10 i/s avec obturateur mécanique et suivi AF/AE en continu. La fonction Real Time Eye AF, qui permet de détecter les yeux d’un modèle, facilite énormément la prise de vue en portrait.

Le Sony A7 III de face

Lire notre test du Sony A7 III

Ainsi paré, l’A7 III est capable de fournir des images avec une dynamique exceptionnelle. La qualité des optiques est également à souligner, permettant ainsi d’exploiter les pleines capacités du capteur, ce qui n’est pas toujours le cas sur ce type d’appareil. Également à l’aise en vidéo grâce à la 4K UHD (3840×2160) à 30p sur l’ensemble du capteur, une stabilisation 5 axes efficace et des options poussées tels que le Focus Peaking, l’A7 III est un véritable couteau suisse, particulièrement polyvalent, puisque performant à tous les niveaux et complet.  Compact et léger, il se dote d’un écran tactile sur charnière. Malgré tout, on regrettera que l’écran tactile ne permette pas la navigation dans les menus, par ailleurs très denses. Muni d’une batterie NP-FZ100, il pêche seulement par une autonomie en léger retrait.r.

Le Sony A7 III est disponible nu à partir de 2149€ chez Digit-Photo, Amazon ou Miss Numérique. Avec le Tamron 28-75mm f/2.8, cela fait un kit à moins de 3000 €.

Sony A7R IV

Si vous avez besoin de capturer des images en très haute définition (pour l’impression en très grand format notamment), Sony propose l’A7R IV. Ce boîtier dispose d’un capteur rétroéclairé de 61 millions de pixels stabilisé sur 5 axes, et mise également sur un nouveau viseur électronique de 5,76 millions de points. Couplé au processeur Bionz X, il offre une sensibilité allant de 100 à 32 000 ISO, qui peut toutefois être étendue de 50 à 102 400 ISO. Par ailleurs, ce boîtier se dote d’un nouveau mode « Pixel Shift », qui permet de capturer des images de 240 millions de pixels. Pour ce faire, l’appareil enregistre jusqu’à 16 images en plein résolution en décalant le capteur par paliers de 0,5 ou 1 pixels. Commercialisé au tarif de 3990 €, cet hybride s’avère particulièrement maîtrisé, et présente de très nombreux atouts pour séduire les professionnels de l’image.

Sony A9 II

Enfin, mentionnons le Sony A9 II, résolument destiné aux photographes professionnels. Vaisseau amiral du constructeur japonais, il est doté d’un capteur de 24 Mpx stabilisé sur 5 axes capable de shooter jusqu’à 20 images par seconde. Il mise également sur une connectivité accrue et sur une meilleure adaptation aux flux de travail de photographes professionnels de sports et d’actualité. Le tout pour un tarif inférieur au Canon 1D-X Mark II (5390 € contre 5690 €) et un rapport poids/performances imbattable.

Le Canon EOS R

Lire notre prise en main du Canon EOS R

Dévoilé en septembre 2018, le Canon EOS R est le premier hybride plein format de Canon. Il reprend certaines caractéristiques du reflex Canon 5D Mark IV – comme son capteur CMOS de 30,3 millions de pixels – mais opte pour un gabarit beaucoup plus léger et compact, offrant une prise en main très confortable. Du côté de l’autofocus, il s’appuie sur 5 655 points AF pour opérer une mise au point rapide et précise. On aime particulièrement son grand écran de 3 pouces monté sur rotule, permettant une grande flexibilité d’utilisation. Il s’avère aussi extrêmement précis, et permet de sélectionner très facilement l’endroit de l’image où la mise au point doit être effectuée. Notons aussi son viseur électronique OLED de 3,69 millions de points, à la fois précis et confortable.

Ainsi paré, l’EOS R se montre extrêmement réactif – et bénéficie par ailleurs d’un nouveau firmware (version 1.4.0) qui vient gommer certains de ses défauts de jeunesse. Ainsi, les photographes de portrait pourront tirer parti des fonctionnalités de détection et suivi de l’œil du sujet, qui se montrent très efficaces, de jour comme de nuit. On regrettera seulement une rafale un peu basse (8 images par seconde en AF simple et 5 en mode AF Servo).

En vidéo, l’appareil est capable de filmer en 4K à 30 i/s, mais au prix d’un important recadrage de l’image (1,7x). S’il bénéficie d’une compatibilité complète avec l’ensemble du parc optique Canon EF, l’EOS R a inauguré la nouvelle monture RF – dont le nombre d’optiques dédiées est en hausse. Ces dernières s’avèrent très qualitatives… mais leur tarif atteint parfois des sommets. À noter qu’il utilise les mêmes batteries que les EOS 6D et 5D Mark III/Mark IV, qui lui procureront une autonomie correcte d’environ 350 clichés.

Au final, le Canon EOS R est un hybride très complet et très équilibré, qui s’avère très agréable à utiliser au quotidien. Il devrait séduire sans peine les canonistes désireux de réutiliser sans souci tout leur parc optique et se montre très performant en toute circonstance. Il est disponible pour 1999 € nu, et peut être acquis au tarif de 2999 € avec l’excellent objectif RF 24-105 mm f/4 L IS USM.

Le Nikon Z 6

Lire notre test du Nikon Z 6

Le Nikon Z 6 est le premier hybride plein format de Nikon. À la fois léger et résistant, il offre une excellente ergonomie et une prise en main sécurisante. Si le Nikon Z 6 n’est pas l’hybride le plus compact du marché, il offre une expérience utilisateur très agréable, notamment grâce à sa poignée prononcée. Il permettra donc une transition fluide pour les propriétaires d’un reflex Nikon – qui pourront profiter d’une compatibilité totale avec leurs optiques à monture F grâce à la bague d’adaptation FTZ.

Pour des performances de pointe, le Z 6 se dote d’un capteur full frame CMOS rétroéclairé (BSI) de 24,5 Mpx, couplé à un processus Expeed 6. Son autofocus hybride se base sur 273 points couvrant 90% de l’image ; par ailleurs, il offre une plage ISO native allant de 100 à 51200 ISO (extensible de 50 à 204 800 ISO).  On apprécie également sa rafale à 9 images par seconde avec suivi du sujet, qui ira de pair avec la fonctionnalité de mise au point automatique sur les yeux – un point qui ravira les portraitistes.

L’appareil dispose d’un grand écran tactile et inclinable de 3,2 pouces ainsi que d’un joystick permettant de déplacer rapidement le collimateur AF actif. De son côté, le viseur électronique OLED de 3,69 millions de points est agréable à utiliser grâce à un système optique précis. Mentionnons aussi la stabilisation du capteur sur 5 axes qui fonctionne également avec les anciennes optiques à monture F (via l’adaptateur FTZ).

L’appareil filme en 4K UHD à 30 fps et en Full HD 1080 à 60/120 fps. Avec le ralenti 120 fps, le cadrage est cependant réduit au format APS-C. On apprécie particulièrement de pouvoir compter sur la double-stabilisation du capteur (électronique et mécanique) pour générer des vidéos de très bonne facture. L’autonomie annoncé de 330 vues par Nikon est largement dépassée, avec entre 400 et 450 déclenchements avec une seule batterie sur le terrain.

Disponible à 1899 € nu (avec une bague d’adaptation FTZ), le Nikon Z 6 s’accordera à merveille avec l’optique Nikkor Z 24-70 mm f/4 S. Le tandem pourra être acquis à 2499 €.

Enfin, mentionnons aussi le Nikon Z 7, version « boostée » du Z 6 proposant un capteur plus défini (45,7 Mpx), un autofocus revisité (basé sur 493 points)… mais au prix d’une plage ISO plus restreinte (64-25 600 ISO tout de même). Vendue 3199 € nu (avec une bague d’adaptation FTZ), cette version sera à réserver aux photographes ayant besoin à tout prix de capturer des images en très haute définition.


Quels objectifs choisir pour mon appareil photo hybride ?

Notre guide des optiques indispensables se focalise sur les reflex, un marché mature et très complet (et parfois complexe) concernant les objectifs.

Pour les hybrides, la cible des premiers boîtiers plus grand public pourrait préférer n’avoir qu’une seule optique, mais il ne faut pas oublier que le choix de l’objectif est un critère crucial selon vos usages, d’autant plus si vous voulez tirer parti de votre capteur. C’est pour cette raison que nous avons ajouté une section dédiée aux optiques à ce guide.

Sur les appareils les plus compacts, il est particulièrement intéressant de choisir une optique de type pancake, compacte et lumineuse, qui vous permettra d’avoir un boîtier équilibré et discret.

Pour les modèles haut de gamme dotés de capteurs exigeants, il est préférable de choisir des optiques à la hauteur pour exploiter pleinement l’appareil. Ainsi certaines optiques de kit sont accessibles et tout à fait polyvalente, mais limiteront votre appareil.

N’oubliez pas également que les focales fixes sont un très bon choix. Malgré le fait qu’elles soient plus chères en monture pour appareils hybrides, elles permettent d’obtenir des images de très bonne qualité, et notamment une ouverture plus importante. Il manque encore cependant un peu de miniaturisation pour obtenir un objectif plus petit (proportionnellement au boîtier), mais on se heurte malheureusement aux limites de l’optique.

Quels objectifs en monture Sony E pour hybride ?

Chez Sony, les appareils hybrides utilisent les optiques à monture E (APS-C uniquement) et à monture FE (APS-C et Full Frame, compatibles avec les Sony Alpha 7).

En monture E, pour la gamme Sony A5000 et A6000, nous vous recommandons quelques optiques intéressantes.

De gauche à droite, les objectifs Sony E : 16mm f/2.8, 50mm f/1.8 et 16-70mm f/4

De gauche à droite, les objectifs Sony E : 16mm f/2.8, 50mm f/1.8 et 16-70mm f/4

En focale fixe, Les objectifs pancake 16mm et 20mm f/2.8, ultra compacts, seront parfaits pour la photo de rue, car peu encombrant et plutôt grand angle. Si vous souhaitez un objectif lumineux, les 35mm et 50mm f/1.8 (voir notre article sur quelle focale fixe choisir entre 35mm et 50mm) seront les objectifs à choisir.

Enfin, pour un zoom transtandard, le 16-70mm f/4 OSS est une référence, mais coûte tout de même 800 euros. Les photographes les plus exigeants (et les plus fortunés) pourront se diriger vers l’excellent 16-55 mm f/2,8 G, proposé pour la modique somme de 1300 €.

Si vous ne voulez qu’une seule optique à grande amplitude, le zoom de voyage Sony 18-200mm f/3.5-5.6 est stabilisé et disponible à partir de 799 euros. Enfin, mentionnons l’excellent zoom stabilisé 70-350 mm f/4,5-6,3 G OSS, qui vous permettra de capturer sans efforts les sujets les plus lointains. Il est actuellement disponible au tarif de 899 €.

Le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA et le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA

Le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA et le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA

Du côté des optiques FE, le choix s’est largement étendue depuis la sortie des premiers boîtiers hybrides plein format. Nous recommandons toujours les deux excellentes focales fixes : le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA et le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA. Les deux focales fixes proposent une qualité d’image supérieure pour deux usages un peu différents :

  • le 35mm, ouvrant à f/2,8, est une perle en photo urbaine. Très compact, il permet d’avoir un appareil facile à transporter et à glisser dans un petit sac. La qualité d’image est un gros cran au-dessus du zoom du kit, sans égaler pour autant le 55mm.
  • le 55mm, ouvrant lui à f/1,8, paraît de prime abord bien cher et un peu volumineux. Pourtant il se montre incroyable ! En couple avec l’A7, on obtient des images d’une grande précision, avec un piqué hors norme. La douceur des images obtenues, notamment en portrait, nous a beaucoup plus. Les amateurs de bokeh ont là un outil idéal.

La version FE 50mm f/1.8, plus abordable, permet de s’équiper d’une focale fixe lumineuse sans trop dépenser. Elle est proposée à 221€, soit plus de 3 fois moins chère que le 55mm de Zeiss.

Sony FE 24-70 mm F2.8 GM

En zoom il y a également plus de choix. Sony renouvelle sa gamme avec des objectifs plus lumineux, comme l’incontournable FE 24-70 mm F2.8 GM ou encore le FE 16-35mm F2.8 GM. D’autres zooms standard comme le FE 24-105 mm F4 G OSS permettent de couvrir une plage focale plus large et surtout à un tarif plus accessible. Comptez 1279 € pour cette très belle optique.

Si vous êtes à la recherche d’un télézoom, Sony a lancé la version 2 de son téléobjectif 70-200 mm FE à ouverture f/2,8 et propose même un téléobjectif FE 400mm f/2.8 G Masterfocale fétiche des photographes de sport, de news et d’animalier. Plus économique, le 70-200mm f/4 G OSS est également à envisager pour une solution plus compacte, plus légère et moins coûteuse. Enfin, notons aussi le Tamron 70-180 mm f/2,8 Di III VXD, qui propose une ouverture à f/2,8 et une excellente qualité optique pour un tarif très serré de 1499 €.

Test Sony FE 70-200 mm f/4 G OSS, le téléobjectif pro accessible pour hybrides Sony

Sony a également sorti des optiques à focales fixes f/1.4 pour sa gamme G Master qui comprend aujourd’hui plus de 10 objectifs dont les FE 85 mm F1.4 GM et FE 100mm F2.8 STF GM OSS adaptés pour le portrait ou encore le FE 24mm F1.4 GM pour le reportage et le paysage. Des optiques exceptionnelles, mais le ticket d’entrée est encore très élevé : par exemple, plus de 1900€ pour un 85mm f/1.4.

 

Sony FE 135 mm f/1,8 GM

Zeiss propose également trois focales fixes « de luxe » avec sa gamme Batis : 18mm f/2.8, 25mm f/2 et 85mm f/1.8. Ces objectifs disposent d’une construction étanche et robuste en métal, d’une excellente résolution et d’un écran OLED permettant de connaître la distance de mise au point et la profondeur de champ de manière précise. Nous ne les avons pas encore testé mais leur prix les réserve aux photographes portraitistes ou d’architectures qui recherchent le meilleur.

A la recherche d’un objectif unique couvrant une large plage focale ? Le Tamron 28-200 mm f/2,8-5,6 Di III RXD est fait pour vous. Il bénéficie d’une belle construction et est capable de générer de très belles images. Et son poids de seulement 575 grammes en fait un incontournable pour celles et ceux voulant voyager léger ! Enfin, mentionnons son tarif de 899 €, particulièrement alléchant.

Certes, on retrouve aussi le Sony FE 24-240mm f/3.5-6.3 SEL OSS. Cependant, cet objectif est à la fois plus lourd, moins lumineux et moins performant que le Tamron 28-200 mm f/2,8-5,6 Di III RXD, et ne peut donc pleinement rivaliser avec lui.

Test du Tamron 28-200 mm f/2,8-5,6 Di III RXD, l’objectif tout-en-un pour hybrides Sony plein format

Mais si nous ne devions recommander qu’un téléobjectif pour monture Sony FE, ce serait l’excellent 28-75 mm f/2,8 Di III RXD en monture FE. On apprécie particulièrement sa légèreté, le piqué des images dès f/2,8, son bel effet bokeh… et son tarif très agressif, situé sous la barre des 800 €.

Quels objectifs Canon RF pour hybride ?

Depuis le lancement de l’EOS R, Canon a dévoilé une gamme complète d’optiques à monture RF. Ainsi, mentionnons les trois objectifs du « trio de base », les Canon RF 24-70 mm f/2,8 L IS USM, RF 15-35 mm f/2,8 L IS USM et RF 70-200 f/2,8 L US USM. D’excellente facture, elles permettront d’obtenir de superbes clichés en toute circonstance.

Les Canon RF 24-70 mm f/2,8 L IS USM, RF 15-25 mm f/2,8 L IS USM et RF 70-200 f/2,8 L US USM

Les photographes en recherche de polyvalence seront heureux de trouver le Canon RF 24-105 mm f/4 L IS USM, qui bénéficie d’une excellente qualité optique.

Enfin, Canon propose plusieurs optiques « élitistes » comme le RF 28-70 mm f/2 L IS USM ultra-lumineux, ou encore le RF 85 mm f/1,2 DS, doté d’une fonction « Defocus Smoothing » pour une transition plus douce et plus progressive entre le sujet et l’arrière-plan, gage d’un bokeh de qualité.

Quels objectifs Nikkor pour hybride Nikon à monture Z ?

Allant de pair avec les hybrides Nikon Z 5, Z 6 et Z 7, les optiques de la monture Z misent sur un diamètre plus large et un tirage plus court pour une meilleure qualité d’image (la lentille arrière étant placée plus près du capteur).

Voici la dernière roadmap sur les objectifs en monture Z existants et à venir :

Objectifs NIKKOR Z : le 14-24 mm f/2,8 S prévu pour 2020 et une nouvelle roadmap officielle

Mentionnons notamment le Nikkor Z 24-70mm f/4 S, zoom transstandard proposé en kit avec les Z 6 et Z 7 et disposant d’un excellent compromis taille/poids/qualité/prix pour la monture Z. Les photographes professionnels s’orienteront peut-être vers le Nikkor Z 24-70mm f/2,8 S, l’optique de référence à ouverture f/2.8 qui est particulièrement bien construite chez Nikon – lire notre prise en main – et délivre des photos de très belle facture. Son tarif de 2199 € pourrait toutefois en faire hésiter plus d’un.

Le Nikkor Z 85 mm f/0,95 S Noct accompagné des Nikkor Z 24-70 f/4 S, 35 mm f/1,8 S et 50 mm f/1,8 S

Pour les amateurs de paysage et d’architecture, le Nikkor Z 14-30mm f/4 S est un zoom ultra-grand angle très séduisant, au tarif de 1312€.

Du côté des focales fixes, on mentionnera les 4 optiques à ouverture f/1.8 : Nikkor Z 24 mm f/1.8 S, 35 mm f/1.8 S, 50 mm f/1.8 S et 85 mm f/1.8 S qui, bien que n’ouvrant qu’à f/1.8 sur le papier, proposent une qualité d’image supérieure à leur version en monture F.

Si le catalogue d’optiques à monture Z reste encore un peu réduit, on se consolera avec l’abondante collection d’optiques à monture F, qu’il est possible de monter grâce à la bague d’adaptation FTZ tout en conservant l’autofocus et surtout la stabilisation capteur des hybrides Nikon Z 6 et Z 7, vendue en kit ou au tarif de 249€.

Avec la sortie du Nikon Z 50, un boîtier hybride APS-C en monture Z, Nikon a également dévoilé deux nouvelles optiques compactes : les 16-50mm f/3.5-6.3 VR et 50-250mm f/4.5-6.3 VR.

Quels objectifs Fujinon XF, XC et GFX pour hybride Fujifilm ?

Chez Fujifilm, la gamme principale d’optiques est la gamme X qui équipe l’ensemble des boîtiers au format APS-C. Il existe également la gamme GFX – les GFX 50s, GFX50r et GFX100 – qui correspond aux appareils moyen format hybrides.

Vous avez le choix entre les objectifs haut de gamme XF (la mention R signifie qu’ils possèdent également une bague de diaphragme pour régler l’ouverture et la mention WR signifie qu’ils sont tropicalisés) et les objectifs XC d’entrée de gamme, plus compacts et destinés aux amateurs, principalement sur un boîtier comme le X-M1.

ZoomsFuji

De gauche à droite : Zoom de kit XF 18-55mm f/2.8-4 R LM OIS, 10-24mm f/4 R OIS et 18-135mm f/3.5-5.6 R LM OIS WR

Par chance, l’objectif de kit XF 18-55mm f/2,8-4 R LM OIS est un très bon zoom trans-standard silencieux, performant et stabilisé. Seul, il est disponible à partir de 649 euros mais de nombreux kits le proposent.

Le 10-24 mm f/4 R OIS (lire notre test) est un zoom grand angle imposant, mais léger et très performant malgré une distorsion à 10 mm. Pour un zoom polyvalent, vous pouvez regarder le 18-135 mm f/3.5-5.6 R LM OIS WR qui est tropicalisé.

Fuji-Fixes

De gauche à droite, le XF 23mm f/1.4 R, le 35mm f/1.4 XF R et le 56mm f/1.2 XF R

Enfin, nous vous conseillons trois focales fixes de qualité : le XF 23 mm f/1.4 R (qui constitue pour beaucoup d’utilisateurs Fuji la focale de base), le 35 mm f/1.4 XF R et le magnifique objectif à portrait 56 mm f/1.2 XF R.

Fuji XF 23mm et 35mm dans la série f/2 R WR

Fuji XF 23mm et 35mm dans la série f/2 R WR

Si vous pouvez vous contenter d’une ouverture maximale de f/2, la gamme de focales fixes f/2 WR de Fujifilm est excellente sur tous les points : silencieuse, tropicalisée et compacte. On retrouve le 23mm f/2 R WR (lire notre test), le 35mm f/2 R WRle 50mm f/2 R WR, le 90mm f/2 R LM WR et le 200mm f/2 R LM OIS WR.

Quels objectifs micro 4/3 choisir pour Olympus et Panasonic ?

Olympus et Panasonic se partagent la monture micro-4/3. Les objectifs d’une marque seront donc compatibles avec les boîtiers de l’autre, et vice-versa. Attention, les mécanismes de double stabilisation ne fonctionneront qu’au sein d’une propre marque.

Une chose importante à noter, ce que pour le micro-4/3, le coefficient multiplicateur par rapport au 24×36 est de 2x. Un 25 mm micro-4/3 équivaut donc à un 50 mm en 24×36.

Avec l’arrivée de la nouvelle monture L pour le format 24 x 36 mm chez Panasonic, nous nous interrogeons sur l’avenir du format Micro 4/3, mais il est encore trop tôt pour le voir disparaître soudainement.

Chacune des marques possède un objectif pancake compact et lumineux. Chez Olympus, il s’agit du 17mm f/2.8 pancake, désormais difficilement trouvable ou vendu d’occasion. Chez Panasonic, c’est le Lumix 14mm II f/2,5 Asph qui est disponible à partir de 229 euros.

f2.8-Olympus

Les zooms ED 40-150mm f/28 EZ Pro et ED 12-40mm f/2.8 Pro

Olympus dispose de 2 zooms de qualité professionnelle et très lumineux : le 40-150 mm f/2.8 ED Pro qui assure un équivalent 80-300 mm en 24×36 avec une très bonne qualité d’image, et le 12-40 mm f/2.8 ED Pro qui dispose d’une construction tout métal, d’une mise au point rapide et silencieuse ainsi que de très bonnes qualités optiques. Ces deux objectifs sont cependant onéreux, et si vous recherchez un zoom d’entrée de gamme, le ED 14-150 mm f/4-5.6, en dépit d’être lumineux, est bien moins cher (à partir de 399 euros).

Chez Panasonic, la gamme d’objectifs micro-4/3 est très étendue, avec de très bonnes focales fixes haut de gamme conçues par Leica, comme l’impressionnant Nocticron 42,5mm f/1.2.

Panasonic

De gauche à droite : Leica DG Summilux 25mm f/1.4, Lumix X 12-35mm f/2.8 Power OIS et 14-140mm f/3.5-5.6 Asph Power OIS

A la recherche d’une focale fixe équivalent 50mm, nous vous recommandons le Leica DG Summilux 25 mm f/1.4 disponible à partir de 599 euros.

Si vous n’avez pas besoin d’une optique aussi lumineuse, le Lumix G 25 mm f/1,7 ASPH est la focale fixe à posséder ! Equivalent du 50mm en 24×36, cet objectif est lumineux, léger (il ne pèse que 50g) et surtout pas cher, car on le trouve à partir de 167 €. C’est simple, c’est le 25mm le moins cher pour la monture Micro 4/3. 

Pour un zoom transstandard, le Lumix X 12-35 mm f/2.8 Power OIS (stabilisation optique) permettra d’obtenir un équivalent 24-70mm lumineux. Pour le photographe baroudeur, le 14-140 mm f/3.5-5.6 Asph Power OIS permettra d’être paré pour toutes les situations.

Les optiques Sigma, Samyang, Laowa, Tamron

Sigma, Samyang, Laowa et Tamron sont également de bonnes alternatives, souvent plus abordables. Aujourd’hui, la plupart des optiques conçues par ces fabricants, s’adressent à la monture Sony E et FE, Micro 4/3, Fujifilm X ou à la monture EF-M de Canon, même si en réalité la majorité des optiques est dédiée aux hybrides Sony. L’arrivée des hybrides plein format chez Canon, Nikon et Panasonic laisse à penser que le développement devrait s’étendre à ces montures dans un futur plus ou moins proche. Panasonic est déjà plus ou moins assuré de cela, via la L-Mount Alliance qui la lie à Leica et à Sigma.

Objectifs Sigma en monture Sony E

Sigma a adapté de nombreux objectifs à focales fixes et zooms de son excellente gamme ART en monture Sony E et FE, très réputée dans le milieu du reflex. Le tarif reste particulièrement élevé, mais s’adresse avant tout au milieu professionnel en quête d’un boitier plus léger, qui ne souhaite pas pour autant délaisser la qualité optique. Vous pouvez lire notre test de l’ultra grand-angle Sigma 14 mm f/1.8 DG HSM Art en monture Sony E. Mentionnons également le récent Sigma 24-70 mm f/2,8 DG DN, dont le tarif très contenu devrait séduire sans peine.

Chez Tamron, nous avons beaucoup apprécié le trio de zooms f/2,8 en monture Sony E : 17-28 mm f/2,8 Di III RXD, 28-75 mm f/2,8 Di III RXD et 70-180 mm f/2,8 Di III RXD qui se positionnent comme des zooms de qualité et lumineux à des prix très agressifs.

Laowa 9mm f/2.8 Zero-D en monture Fuji X

Laowa propose également plusieurs objectifs compatibles avec les hybrides en monture Sony E, FE, Fujifilm X ou encore Canon EF-M. Attention toutefois, car la compatibilité dépend de l’objectif. L’ultra grand-angle Laowa 9mm f/2.8 Zero-D que nous avons testé est compatible uniquement avec les hybrides APS-C en monture Sony E, Fujifilm X et Canon EF-M par exemple.

Samyang compte actuellement de nombreuses optiques compatibles avec les appareils photo hybrides en monture Sony E, FE, Fujifilm X, et Micro 4/3 selon l’objectif. Nous avions testé le Pancake AF 24mm f/2.8 FE dont nous apprécions la compacité et la légèreté de cette focale fixe vendue 299€, une alternative solide et bon marché aux autres objectifs 24 mm pour monture Sony FE.


Notre guide d’achat sur les hybrides se termine. Pour rappel, ces guides ne se veulent pas exhaustifs et certains bons appareils ou objectifs risquent de ne pas y figurer. C’est à la fois un choix éditorial mais aussi l’impossibilité de tous les connaître.

Les autres guides d’achat photo