Guides d’achat photo 2021 : les meilleurs appareils photo hybrides et leurs objectifs

Mis à jour le 22 novembre 2021

Ces dernières années, les hybrides sont sûrement les appareils qui ont le plus progressé : ils disposent aujourd’hui de nombreux atouts tels que leur gabarit plus compact que celui d’un reflex, une qualité d’image en nette progression ainsi qu’un parc optique qui se développe. Dans ce guide, nous avons sélectionné pour vous les meilleurs hybrides du moment ainsi que les objectifs qui vont avec.

SOMMAIRE

Pourquoi acheter un appareil photo hybride ?

Un appareil photo hybride est un boîtier à grand capteur (4/3, APS-C ou Full Frame), sans miroir pour la visée et à objectifs interchangeables.

À l’origine, c’est en fait un mélange de compact et de reflex – et c’est là tout son intérêt. L’intérêt premier d’un hybride est sa compacité par rapport à un reflex souvent lourd et imposant. Toutefois, certains modèles (essentiellement haut de gamme) ne gagnent pas toujours en légèreté selon l’objectif avec lesquels ils sont couplés. Si cet aspect vous intéresse, il est donc important de le vérifier. Il est cependant (en général) plus gros qu’un compact pour permettre une meilleure préhension et surtout proposer une qualité d’image équivalente (ou supérieure) aux boîtiers reflex grâce au grand capteur.

Le parc optique des hybrides est en fort développement. S’il est encore un peu moins fourni que celui des reflex chez certains constructeurs (comme Canon et Nikon), il est aujourd’hui possible de trouver des optiques extrêmement qualitatives. Certaines marques partagent même leur monture, comme Olympus et Panasonic pour le micro 4/3 avec des optiques très compactes ou encore Panasonic, Leica et Sigma via la « L-Mount Alliance », dévoilée à la Photokina 2018 pour le format 24 x 36 mm. Enfin, moyennant des adaptateurs, vous pouvez monter quasiment tous les objectifs destinés aux reflex sur ces hybrides.

Avec leur double système AF, qui cumule la corrélation de phase (rapide et utile pour les sujets mobiles) à la détection par contraste (précis mais souvent lent), certains boîtiers hybrides disposent d’un autofocus très réactif, parfois même plus efficace que celui des reflex sur les boîtiers hybrides professionnels.

Le viseur électronique (EVF) des hybrides est également en nette progression, avec des améliorations en terme de grossissement (taille perçue dans le viseur) et en dynamique. Si certains photographes ont pu se montrer réticents, cette fonctionnalité a énormément gagné en confort d’utilisation et en précision. Mais surtout, le fait de pouvoir profiter d’un aperçu de l’image finale (telle qu’elle sera enregistrée) permet de photographier de manière sereine, surtout dans des conditions de basse lumière où les viseurs électroniques s’avèrent très lumineux comparativement au système optique.

Le mode vidéo implanté sur les hybrides a également beaucoup progressé ces dernières années, grâce à l’absence de miroir et à des capteurs et processeurs toujours plus rapides. La vidéo en 4K UHD est désormais quasiment obligatoire, et certains modèles proposent de l’enregistrement jusqu’en RAW 8K pour séduire les vidéastes les plus exigeants et faire de l’hybride un boitier deux en un. Couplé à une stabilisation du capteur et à celles de certains objectifs, c’est aujourd’hui un véritable argument marketing.

Inexistants il y a 15 ans, les appareils hybrides ont connu un véritable boom ces dernières années. Cependant, on assiste à une mutation du marché, qui se recentre vers des appareils plus gros, plus riches en fonctionnalités… et plus chers. Ainsi, les boîtiers d’entrée de gamme se font plus rares, tandis que les modèles haut de gamme se multiplient.

Quel boîtier choisir pour votre pratique photo et votre budget ? Nous y répondons dans ce guide d’achat dédié aux hybrides.


L’entrée de gamme pour mettre un premier pied dans la photo

Sony Alpha 6000, abordable et réactif

 

Sony A6000

Sony est un acteur majeur sur le marché des hybrides, avec une gamme qui remporte les premières places depuis longtemps. Autrefois estampillés Nex, les hybrides Sony s’appellent désormais Alpha, tout comme le reste de la gamme photo de la marque.

Dévoilé en 2014, le Sony A6000 reste un très bon hybride d’entrée de gamme. Proposé à 579 € en kit, il offre un excellent rapport qualité-prix. Son capteur APS-C de 24 Mpx délivre des images d’une excellente qualité. Grâce à son autofocus hybride et son processeur Bionz X, il se montre assez réactif… même s’il pourra plus difficilement être utilisé pour de la photographie sportive par exemple.

On apprécie sa puce Wifi, qui permet de contrôler l’appareil à distance ou de transférer ses images vers son smartphone. Sa poignée bien creusée offre une bonne prise en main, et son écran orientable s’avère confortable pour cadrer à bout de bras ou en contre-plongée.

Naturellement, quelques compromis ont été faits par Sony. Ainsi, le viseur OLED compte seulement 1,4 million de points et n’est peut-être le plus agréable. De même, son écran n’est pas tactile. Enfin, l’objectif 16-50 mm du kit est plutôt médiocre (ce n’est pas étonnant) : les plus exigeants le changeront assez rapidement. Malgré tout, le Sony A6000 est un hybride plaisant et sympathique, qui saura vous accompagner fidèlement lors de vos voyages et de vos sorties photo en famille. À noter qu’un kit complet est proposé par la Fnac : il inclut le boîtier, l’objectif 16-50 mm, un téléobjectif 55-120 mm, une carte SD et un fourre-tout, le tout au tarif de 699 €.

Pour les amateurs de vlogging, le constructeur a récemment dévoilé le Sony ZV-E10, un hybride APS-C compact disposant de nombreuses options pour la vidéo. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire notre article.

Lumix GX880 de Panasonic, l’as des selfies

Lumix GX880

Le Lumix GX880 est un tout petit appareil hybride disposant d’une d’un excellent rapport qualité-prix. Disponible à partir de 449 € en kit, il dispose d’un grand écran tactile de 3 pouces pouvant être incliné à 180° vers le haut – ce qui devrait ravir les amateurs de selfies. À cette fin, il intègre un mode selfie 4K, basé sur la technologie Photo 4K qui consiste à enregistrer jusqu’à 15 images/seconde. Un mode selfie de nuit permet également de réaliser des images correctement exposées via une combinaison de trois vues dont deux pour l’éclairage de l’arrière-plan et une pour le sujet.

Misant sur une grande facilité d’utilisation, le Lumix GX880 dispose de modes automatiques et de fonctions beauté qui permettent de retoucher la peau depuis l’appareil photo. Ce dernier permet également de prendre des photos panoramiques en mode selfie. En complément, des modes créatifs et des filtres photo sont applicables pour personnaliser ses images.

Ce petit hybride sympathique est doté d’un capteur Live MOS 4/3 de 16 Mpx ainsi que d’un processeur lui offrant une bonne qualité d’image et un autofocus réactif. On notera la possibilité de filmer en 4K/UHD jusqu’à 30p, une fonction Photo 4K (qui fait grimper la rafale à 30 i/s en générant des images d’une définition de 8 Mpx), un mode Post Focus qui permet d’effectuer la mise au point a posteriori, ainsi que le Focus Stacking qui fusionne plusieurs images avec différentes mises au point.

Extrêmement compact, ce Lumix GX880 offre un excellent rapport qualité-prix : il est possible de l’acquérir avec un objectif 12-32 mm pour 449 €.

Fujifilm X-T200, compact et stylé

Fujifilm X-T200

Le Fujifilm X-T200 est un hybride à la fois compact, performant et sympathique. Il s’équipe d’un capteur APS-C de 24,24 Mpx de très bonne facture – ce qui est rare sur cette gamme de prix.

Il se pare de nombreux arguments pour séduire les photographes. Ainsi, il se dote d’un autofocus réactif, basé sur 425 points AF, ainsi qu’un mécanisme de détection et de suivi du visage et de l’œil du sujet. On aime aussi beaucoup son grand écran tactile de 3,5 pouces monté sur rotule – qui est accompagné par un viseur électronique de 2,36 Mpx.

On retrouve également les éléments propres aux boîtiers de Fujifilm : un design rétro et stylé – et qui rappelle les boîtiers argentiques d’antan. Mais aussi les simulations de film Fuji, qui permettent d’obtenir des fichiers JPEG très agréables à l’œil dès la sortie du boîtier.

Au-delà, le X-T200 se dote des dernières technologies du constructeur japonais. Ainsi, la sensibilité va de 200 à 12 800 ISO (extensible de 100 à 51 200 ISO). En rafale, il peut monter jusqu’à 8 i/s (avec suivi du sujet). Enfin, il permet de capturer des vidéos en 4K à 30 i/s, et dispose d’un système de stabilisation électronique pour limiter les tremblements.

L’objectif de kit XC 15-45 mm manque un peu de piqué et de précision à notre goût. Cependant, le X-T200 est un excellent compagnon de voyage et offre un excellent rapport qualité-prix. Il est disponible en kit au tarif de 706 €. Un kit vloggers est également proposé à 899 € : il inclut en plus un trépied GorillaPod, un micro Rode et une carte SD de 16 Go.

Olympus OM-D E-M10 Mark IV, l’as en micro 4/3

Avec l’OM-D E-M10 Mark IV, Olympus livre un produit très séduisant : un boîtier hybride doté d’un look vintage agréable à l’œil avec un capteur CMOS 4/3 de 20 Mpx stabilisé sur 5 axes couplé à un processeur Truepic VIII. À la clé, une très belle qualité d’image, mais aussi une bonne montée en sensibilité ISO. On apprécie également la rafale de 8,7 images par secondes, mais surtout en 15 i/s en obturateur électronique. À noter que le capteur est stabilisé sur 5 axes, offrant un gain de 4,5 stops.

Du côté de l’autofocus, il intègre 121 collimateurs. Il se dote aussi d’algorithmes de pointe pour la détection et le suivi des sujets en mouvement. De même, les portraitistes devraient apprécier la détection et le suivi de l’œil du sujet.

L’appareil se dote d’un écran arrière tactile. Ce dernier peut être incliné à 180° sous l’appareil, afin de capturer des selfies plus facilement grâce à un mode dédié. On aime aussi son viseur électronique confortable de 2,36 millions de points.

Les vidéastes amateurs seront heureux de disposer d’un mode 4K jusqu’à 30 i/s. L’appareil offre aussi plusieurs modes photo avancées : HDR, Live Composite, Live Time, Exposition multiple et Focus bracketing pour les usages avancés et spécifiques.

Léger, compact, performant et agréable à utiliser, l’OM-D E-M10 Mark IV d’Olympus est proposé au tarif de 849 € en kit avec le 14-42 mm. Un tarif intéressant pour un appareil complet et polyvalent.


Les hybrides milieu de gamme APS-C et Micro 4/3, pour une meilleure qualité et prise en main

Sony Alpha 6400, le sportif

Sony A6400

Sony A6400

Lire notre test du Sony Alpha 6400

Lancé en février 2019, le Sony A6400 se pare de nombreux atouts pour séduire les photographes exigeants. Il dispose d’un capteur APS-C de 24,2 Mpx couplé au processeur dernière génération Bionz X. Ainsi paré, l’appareil peut monter jusqu’à 104 400 ISO – et génère des clichés de très bonne facture jusqu’à 12 800 ISO. Attention : son capteur n’est pas stabilisé (contrairement au Sony Alpha 6600, vendu plus cher).

Mais cet Alpha 6400 se distingue avant tout par sa réactivité. Il mise sur un autofocus hybride à 425 points capable d’effectuer la mise au point très rapidement. Il se pare de fonctionnalités de suivi « Real-time Eye Autofocus » (détection et suivi de l’œil) et « Real-time Tracking » (suivi du sujet). En rafale, l’appareil est capable de capturer jusqu’à 11 i/s.

Extérieurement, le Sony Alpha 6400 dispose d’un gabarit réduit (environ 400 grammes sur la balance) et incorpore un écran inclinable à 180° d’une résolution de 921 000 points. Il intègre aussi viseur électronique lumineux et précis, malgré une définition de 2,35 Mpx un peu faiblarde.

Léger, compact et très performant, le Sony A6400 est un excellent choix pour les photographes sportifs qui recherchent avant tout un appareil très réactif. Affiché au tarif de 919 € nu, il peut toutefois être acquis avec un objectif 16-50 mm (certes médiocre) pour 999 €. Un bon investissement pour se lancer dans la photo de sport.

Fujifilm X-T30 II, le look rétro, avec les performances

Fujifilm X-T30

Lire notre test du Fujifilm X-T30

Bon plan : 200 € de remise pour l’achat d’un Fujifilm X-T30 II et d’un objectif XF 35 mm f/2 R WR jusqu’au 31 janvier 2022.

Dévoilé en septembre 2021, le Fujifilm X-T30 II est une légère évolution du X-T30, lancé en 2019 – et basé sur le X-T3. Il est doté d’un capteur X-Trans 4 CMOS de 26,1 Mpx couplé au X-Processor 4 pour une meilleure montée en ISO et une qualité d’image supérieure. Compact et léger, ce boîtier dispose d’un mode 4K 30p sans crop et de l’autofocus hybride amélioré du X-T3, avec 2,16 millions de pixels à détection de phase qui offre des performances de suivi rapide et précis. L’appareil dispose également d’un nouveau mode de détection de l’oeil et des visages pour faciliter la photo de portrait.

Comparé à la 1e génération, ce X-T30 II se différencie en intégrant un écran plus défini, un autofocus plus rapide et plus sensible en basse lumière. Héritant de certaines fonctionnalités du Fujifilm X-S10, il est capable de filmer en 4K 30p et en slow motion en 240p en Full HD 16:9.

Sur cet appareil, le zoom 18-55mm f/2.8-4 se comporte bien et nous vous le conseillons. Le Fuji X-T30 II est disponible à partir de 899 euros nu. Il est également proposé avec le 15-45 mm f/3.5-5.6, à partir de 1169 €. Avec le très bon zoom 18-55 mm f/2.8-4 R, il est affiché au tarif de 1299 €.

Lumix GX9 de Panasonic, l’hybride compact mais costaud

Panasonic Lumix GX9

Le Lumix GX9 a tout pour plaire : un boîtier hybride micro 4/3 compact polyvalent et performant. Il se dote d’un capteur BSI CMOS 4/3 » de 20,3 Mpx stabilisé sur 5 axes, couplé au processeur Venus Engine (que l’on retrouve également sur les Lumix G9 et GH5). Léger et compact, il ne pèse que 400 grammes sur la balance – un point qui séduira certainement les photographes en vacances. Il est doté d’un viseur orientable (l’oeilleton étant monté sur une charnière pour pouvoir être relevé à la verticale) ainsi que d’un écran tactile orientable, qui n’est malheureusement pas monté sur rotule.

Cela étant, le Lumix GX9 est un hybride séduisant et performant. Grace à la technologie DFD, à son nouveau processeur, la stabilisation 5 axes et un nouvel algorithme il offre un autofocus vif et précis, ainsi qu’une belle qualité d’image. Nous conseillons toutefois de l’équiper d’une bonne optique, autre que celle généralement fournie en kit, afin de profiter pleinement des capacités du capteur. Heureusement, cet appareil dispose de toute la gamme optique micro 4/3 de Panasonic et Olympus, la plus complète du marché hybride.

Disponible à partir de 650 € nu et de 679 € avec un objectif 12-32 mm, ce petit Lumix GX9 présente un excellent rapport qualité-prix. Pour couvrir une plage focale plus étendue, nous vous conseillons également le pack incluant l’appareil et une optique 14-140 mm, vendu 899 €.

Nikon Z 50, l’hybride APS-C qui a du grip

Nikon Z 50

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Lancé en octobre 2019, le Nikon Z 50 est le 3e boîtier en monture Z – et le premier hybride APS-C de la marque. Il partage plusieurs points communs avec son grand frère, l’excellent Nikon Z 6… tout en étant proposé beaucoup moins cher, à partir de 1049 € nu (avec bague d’adaptation FTZ). Il a remporté le Prix TIPA 2020 du meilleur appareil photo APS-C avancé.

Lors de notre test, nous avons beaucoup apprécié sa prise en main. Léger et compact, le Nikon Z 50 ne pèse que 450 g environ. Avec sa poignée bien creusée, il offre une très bonne prise en main. On aime particulièrement son grand écran orientable et tactile de 3,2 pouces, monté sur double-charnière. Son ergonomie est très confortable et le boîtier s’avère très agréable à utiliser.

Il se dote d’un capteur de 20,9 Mpx très efficace, qui permettra de capturer de très belles photos – mais aussi de superbes séquences vidéo. On apprécie beaucoup ses fonctionnalités de suivi AF du visage et des yeux, qui séduiront évidemment les portraitistes réguliers ou occasionnels. Cet appareil très complet et polyvalent est capable de produire des images JPEG de qualité, des RAW riches et des vidéos 4K à 30 i/s de belle facture.

Si le parc optique APS-C en monture Z est franchement restreint, il est compatible avec les optiques Nikkor Z et S-Line (même si le budget devient alors nettement plus conséquent). Heureusement, grâce à la bague d’adaptation FTZ, vous pouvez monter dessus toutes les optiques pour reflex de la gamme DX et FX.

Le Nikon Z 50 est disponible à partir de 1049 € avec la bague d’adaptation FTZ, et à 1249 € avec un objectif 16-50 mm (et la bague FTZ). La marque japonaise propose aussi un kit incluant en plus un objectif 50-250 mm (mais pas la bague FTZ) au tarif de 1299 €.

Enfin, les vidéastes devraient être séduits par le kit Vlogger, qui inclut le Nikon Z 50, l’objectif 16-50 mm, un micro externe Rode VidéoMicro, une suspension Rycote Lyre, un mini-trépied Mantrotto Pixi et un support SmallRig. Le tout au tarif très alléchant de 1149 €.

Prise en main du Nikon Z fc : hybride APS-C au look retro

On notera également une nouvelle option rétro, matérialisée par le Nikon Z fc. Dévoilé à l’été 2021, cet appareil reprend les caractéristiques techniques du Nikon Z 50 mais dans un format « vintage » qui pourrait vous séduire. Le Nikon Z fc au tarif de 1149 € en kit avec un objectif 16-50 mm. Découvrez notre prise en main.


Les hybrides milieu de gamme 24 x 36, pour découvrir les joies du plein format

Après Sony et ses boitiers Alpha, tous les autres constructeurs se sont lancés sur le marché de l’hybride plein format. Depuis 2019, nous avons assisté au développement d’une gamme d’hybrides plein format milieu de gamme. Inaugurée en 2019 par Canon avec l’EOS RP (voir ci-dessous), elle regroupe des boîtiers plus compacts et (un peu) plus abordables que les modèles les plus haut de gamme – que nous abordons dans le chapitre suivant.

Ainsi, chacun des boîtiers ci-dessous s’avère pertinent de par son niveau de performance, son gabarit réduit et son positionnement tarifaire. Ils ne se positionnent pas comme des hybrides entrée de gamme – le ticket d’entrée est souvent aux alentours de 1500 €, mais forment une excellente porte d’entrée vers le plein format, sa qualité d’image, sa faible profondeur de champ et son rendu tant recherché.

Canon EOS RP, l’hybride plein format abordable

Canon EOS RP

Lire notre test du Canon EOS RP

Le Canon EOS RP est le boîtier plein format récent le moins cher du marché. Malgré son prix plancher, il met en avant de sérieux arguments : un capteur CMOS plein format de 26,2 Mpx (hélas non stabilisé) couplé au processeur Digic 8 pour un autofocus Dual Pixel réactif, un grand écran tactile de 3 pouces monté sur rotule… le tout dans un écrin pesant 485 grammes (avec batterie et carte mémoire). On notera également la présence d’un viseur électronique OLED de 2,36 millions de points, qui offre un niveau de confort suffisant.

Naturellement, cet appareil oblige à quelques compromis : la rafale est ainsi limitée à 5 i/s en AF simple et à seulement 4 i/s avec suivi du sujet. Il ne sera donc pas à conseiller pour de la photographie sportive. Et si l’appareil permet de filmer en 4K à 30 i/s, cela se fait au prix de performances limitées et nous conseillons l’utilisation de la Full HD pour un usage confortable. De même, l’autonomie est assez juste.

Cela étant, le Canon EOS RP est un appareil très compact, bien fini et agréable à utiliser au quotidien, qui séduira sans peine les photographes désirant découvrir le plein format sans se ruiner. Le Canon EOS RP est disponible nu à partir de 1199 €. Couplé à un objectif RF 24-105 mm f/4-7,1, il vous permettra de capturer de très belles images en toute circonstance.

Nikon Z 5, un boîtier full frame compact et séduisant

Nikon Z 5

Jusqu’au 17 janvier 2022, 100 € de remise immédiate sur le Nikon Z 5 nu ou en kit

À l’été 2020, le constructeur japonais a lancé son Nikon Z 5, un hybride plein format plus léger et plus compact que les Z 6 et Z 7, qui vise les photographes souhaitant faire le saut vers le plein format.

Au menu, Nikon nous propose un capteur full frame de 24,3 Mpx stabilisé sur 5 axes accompagné du processeur Expeed 6 (comme sur ses boîtiers les plus haut de gamme). À la clé, une sensibilité allant de 100 à 51 200 ISO.

Pesant 680 grammes (avec batterie et carte mémoire), il ressemble beaucoup à l’hybride APS-C Nikon Z 50 (lui aussi présent dans ce guide). Il s’équipe d’un écran orientable tactile de 3,2 pouces et est secondé par un viseur électronique de 3,69 millions de points très confortable. On apprécie beaucoup sa construction tout temps, grâce à de nombreux joints d’étanchéité.

On notera néanmoins sa rafale à 4,5 i/s assez basse, peu adaptée à la photographie sportive. Il compense cela avec un autofocus performant, reposant sur 273 points AF.

En revanche, son mode vidéo est plus limité. Il filme certes en 4K à 30 i/s, mais au prix d’un rognage de l’image assez prononcé (1,7x). Par ailleurs, il fait l’impasse sur le mode de ralenti à 120 i/s – mais offre cependant un mode timelapse intégré au boîtier.

Le Nikon Z 5 est proposé avec un objectif ultra-compact, le Nikkor Z 24-50 mm f/4-6,3. Il opte pour un design rétractable, et pèse seulement 195 grammes. Si vous disposez déjà d’optiques Nikon F, vous pourrez continuer à les utiliser en toute simplicité grâce à la bague d’adaptation Nikon FTZ.

Offrant une très bonne base pour qui veut s’équiper d’un boîtier plein format, le Nikon Z 5 est proposé à partir de 1449 €. Avec l’objectif compact 24-50 mm (et la bague FTZ), il s’affiche au tarif 1799 €. Enfin, un pack incluant le zoom polyvalent Nikkor Z 24-200 mm f/4-6,3 est disponible à 2299 €.

Panasonic Lumix S5, un hybride paré pour la photo et la vidéo

Panasonic Lumix S5

Black Friday : jusqu’à 900 € de réduction sur 4 nouveaux kits Lumix S5

Bon plan : jusqu’à 900 € de réductions sur 4 kits Lumix S5 jusqu’au 31 décembre 2021

À la rentrée 2020, Panasonic a lancé son Lumix S5, un hybride plein format léger, abordable – et qui vise aussi bien les photographes que les vidéastes, ce qui est rare dans cette gamme de prix.

Véritable porte d’entrée aux créateurs d’image vers le plein format, il fait le pont entre l’hybride Micro 4/3 Lumix GH5 et le boîtier (très) haut de gamme Lumix S1H.

Tirant parti de la monture L (commune à Panasonic, Leica et Sigma), le Lumix S5 se dote d’un capteur CMOS plein format de 24,2 Mpx sans filtre passe-bas. Ce capteur est stabilisé sur 5 axes, permettant de gagner jusqu’à 6,5 stops en utilisant une optique elle-même stabilisée.

Le Lumix S5 hérite du processeur Venus Engine de son grand frère le Lumix S1, autrement plus haut de gamme, qui lui permet d’atteindre une rafale 7 i/s. Ainsi, il offre une très belle qualité d’image, avec une sensibilité allant de 50 à 51 200 ISO. Cependant, il bénéficie du double-ISO natif, pour une qualité vidéo supérieure.

Car c’est vraiment en vidéo que ce boîtier se différencie de la concurrence. Il permet en effet de filmer en C4K 30p en 4:2:2 10 bits interne et même monter jusqu’en 4K 60p en 4:2:0 10 bits avec un recadrage APS-C. Il propose aussi l’enregistrement en V-Log / V-Gamut, mais également en HLG (Hybrid Log Gamma) pour obtenir des séquences HDR en 4K. Enfin, une MAJ firmware permet désormais de filmer en RAW en 5,9 K via un enregistreur externe.

Le tout dans un boîtier tropicalisé (et capable de fonctionner jusqu’à -10°C), pesant seulement 714 g, doté d’un AF réactif, d’un écran tactile de 3 pouces et d’un viseur OLED confortable, sans lésigner sur l’ergonomie.

Le Panasonic Lumix S5 est proposé nu au tarif de 1879 €, et en kit avec le très bon zoom Lumix S 20-60 mm f/3,5-5,6 pour 2099 €.

Sony A7c : compacité et performance

Sony A7c

Lire notre test du Sony A7c

Jusqu’au 11 janvier 2022, 200 € de remise immédiate sur le Sony A7C

Avec le Sony A7c, le constructeur japonais s’est lancé un pari ambitieux. Celui d’offrir le même niveau de performances que ses hybrides haut de gamme (le Sony A7 III, pour ne pas le nommer) dans un boîtier plus compact, facile à emporter en week-end, en voyage ou au quotidien.

Pari tenu ? Oui, et pas qu’un peu. S’appuyant sur un capteur CMOS plein format de 24,2 Mpx (stabilisé sur 5 axes) et un processeur BionZ X performant, le Sony A7c offre une très bonne qualité d’image en toute circonstance. Il offre une excellente montée en ISO et délivre des clichés très détaillées, avec des fichiers RAW offrant une grande souplesse en post-traitement.

Nous avons beaucoup aimé la réactivité de son autofocus et les modes de détection et de suivi des yeux du sujet (humain et animaux). À noter que l’Eye-AF fonctionne aussi bien en photo qu’en vidéo.

En vidéo, justement, le Sony A7c permet de générer de belles séquences en 4K à 30 i/s, et dispose de nombreuses options qui raviront les vidéastes : 4K HDR, courbes S-Log 2, S-Log et S-Gamut, slow motion à 120 i/s…

Le tout dans un boîtier d’une remarquable compacité, pesant seulement 509 grammes. Si son viseur est assez petit, il se dote d’un écran sur rotule très pratique, qui se déploie sur le côté gauche du boîtier.

Pour ne pas alourdir son boîtier, Sony propose son nouveau zoom 28-60 mm f/4-5,6. S’il n’est pas particulièrement lumineux, il se distingue par sa compacité et son poids plume.

Le Sony A7c est disponible à partir de 1999€ sans objectif, et au tarif de 2299 € avec le zoom compact 28-60 mm.

Enfin, mentionnons le Sony A7 II, avant-dernière version de l’hybride plein format de référence de Sony (voir chapitre suivant). Aujourd’hui détrôné par l’excellent A7 III – lire notre test – ce boîtier demeure malgré tout pertinent grâce à son capteur full frame stabilisé sur 5 axes de 24 millions de pixels. Disponible aux alentours de 1099 € nu, son tarif contenu lui permettra d’être accompagné d’une optique de bonne facture comme le Sony 24-70mm f/4 Zeiss FE.


Les hybrides haut de gamme, tueurs de reflex ?

De plus en plus présents sur le devant de la scène photographique, les hybrides haut de gamme mettent en avant de sérieux arguments pour séduire le grand public et les professionnels de l’image. Qualité d’image, viseur électronique confortable, autofocus ultra-rapide, montée en sensibilité, suivi du sujet… les meilleurs hybrides rivalisent sans peine avec les reflex traditionnels et les dépassent même dans bien des cas.

Signe des temps, les ventes de reflex sont en déclin sur de nombreux marchés (en Allemagne, en Asie et aux États-Unis notamment, mais également en France). Si tous les hybrides haut de gamme actuellement disponibles sont très bons, certains le sont plus que d’autres… Voici donc notre sélection des meilleurs hybrides semi-professionnels ou professionnels.

Fujifilm X-T4, prouesse technique en APS-C

Lire notre test du Fujifilm X-T4

Jusqu’au 31 janvier 2022, profitez de 200 € de remise immédiate sur l’achat d’un Fujifilm X-T4 nu ou en kit

Le Fujifilm X-T4 est la dernière version de l’hybride phare à capteur APS-C chez Fujifilm. Il se dote d’un capteur X-Trans 4 CMOS rétroéclairé de 26,1 Mpx, associé à un processeur performant. Point notable, ce capteur est stabilisé sur 5 axes, facilitant la prise de vue en basse lumière à main levée.

Sur le terrain, le X-T4 offre une excellente qualité d’image, avec une très bonne gestion de la sensibilité jusqu’à 6400 ISO et une excellente qualité d’image. Et on retrouve également les simulations de films, qui permettent d’obtenir un rendu très proche du rendu des pellicules argentiques signées Fuji. 

On apprécie également sa grande réactivité. L’appareil autorise des rafales à 15 i/s en obturation mécanique, à 20 i/s en déclenchement électronique… et même jusqu’à 30 i/s (mais au prix d’un recadrage de 1,25x). Il bénéficie par ailleurs de la détection et du suivi du visage de l’œil du sujet.

Il dispose également d’un mode Vidéo dédiée, qui regorge d’options de prise de vues. Grâce à la stabilisation du capteur sur 5 axes, vous pourrez obtenir des séquences en 4K DCI à 60p d’une grande fluidité – et encore plus si vous tirez parti de la double-stabilisation optique + boîtier. On aime aussi beaucoup son mode slow motion à 240 ou 200 i/s (sur 3 minutes d’enregistrement). Si vous êtes amateur de vlogging, vous apprécierez également l’écran tactile sur rotule, particulièrement pratique.

Tropicalisé, le boîtier offre une très bonne prise en main grâce à ses différentes molettes de réglages manuels, une poignée creusée, son joystick de sélection des collimateurs et son viseur électronique très confortable, comptant 3,69 millions de points.

Au final, ce Fuji X-T4 est un excellent boîtier compact, résistant, polyvalent, équipé d’un capteur relativement grand (APS-C) pour s‘assurer une belle qualité d’image qui conviendra aussi bien aux baroudeurs, qu’aux photographes sportifs, aux vidéastes et aux professionnels en quête d’un boitier plus léger. Il est disponible nu à partir de 1699 € et en kit avec un très bon 18-55 mm f/2,8-4 à partir de 1899 €.

Son prédécesseur, l’excellent Fujifilm X-T3, continue d’être proposé par certaines enseignes. Basé sur le même couple capteur/processeur que le X-T4, il offre une excellente qualité d’image. Cependant, son capteur n’est pas stabilisé. Un point à prendre en compte si vous shootez beaucoup à main levée en basse lumière. Sa rafale est également un peu plus basse avec l’obturateur mécanique (10 i/s contre 15 i/s).

Au final, le Fujifilm X-T3 reste un excellent boîtier, en photo comme en vidéo. Il est disponible en kit avec l’objectif 18-55 mm, une 2e batterie et une carte SD au tarif de 1599 €. Il se fait cependant de plus en plus difficile à trouver.

Pour faire plus facilement votre choix, n’hésitez pas à lire notre article dédié.

Fujifilm X-T3 vs Fujifilm X-T4 : quel hybride expert choisir ?

Mentionnons également le Fujifilm X-Pro 3, très apprécié par les puristes et amateurs de la visée décalée et du look télémétrique. Muni d’une construction en titane et d’un écran arrière caché, cet appareil reprend le duo capteur / processeur du X-T3 et dispose d’algorithmes améliorés pour offrir une excellente qualité d’image. Il s’équipe d’un viseur hybride avec EVF OLED plus défini (3,69 millions de points) et offrant un taux de rafraîchissement plus élevé à 100 i/s par rapport au X-Pro2. Disponible à partir de 1799 €, ce boîtier « de niche » saura séduire celles et ceux souhaitant revenir à une pratique « plus pure » de la photographie.

La famille des hybrides full frame Alpha de Sony : A7 III, A7R IVa, A7S III et A9 II

En sortant les A7/A7R/A7S, Sony a parié gros : intégrer un capteur plein format dans un boîtier très fin et à très faible tirage mécanique (distance entre la bague d’objectif et le capteur). Le résultat donne une famille de boîtiers hybrides compacts, joliment construits en alliage de magnésium et qui sont venus chambouler les acteurs en place (voir notre guide sur les reflex full frame).

Aujourd’hui, Sony propose 3 boîtiers de la famille Alpha 7 : A7 III (et A7 IV), A7R IV et A7S III

La gamme actuelle Sony A7 : A7R IVa, A7 III et A7S III

Sony A7 III

Lire notre test du Sony A7 III

Jusqu’au 11 janvier 2022, entre 200 € et 300 € de remise immédiate sur le Sony A7 III

Dévoilé au début de l’année 2018, le Sony A7 III s’est rapidement imposé comme l’un des meilleurs hybrides plein format. Il mise sur un capteur plein format rétroéclairé (BSI) CMOS Exmor R de 24 Mpx, couplé au processeur Bionz X qui lui confère une très bonne dynamique. Côté réactivité, sa rafale grimpe jusqu’à 10 i/s avec obturateur mécanique et suivi AF/AE en continu. La fonction Real Time Eye AF, qui permet de détecter les yeux du sujet, facilite énormément la prise de vue en photo de portrait ou animalière.

Également à l’aise en vidéo grâce à la 4K UHD (3840×2160) à 30p, une stabilisation 5 axes efficace, l’A7 III est un véritable couteau suisse, particulièrement polyvalent, puisque performant à tous les niveaux et complet. Malgré tout, on regrettera que l’écran tactile ne permette pas la navigation dans les menus, par ailleurs très denses. De même, son ergonomie est plus anguleuse et moins agréable que certains de ses concurrents.

Le Sony A7 III est disponible nu à partir de 2149€ chez Digit-Photo, Amazon ou Miss Numérique. Avec le Tamron 28-75mm f/2.8 (lire notre test), cela fait un kit à moins de 3000 €.

Sony A7 IV : la montée en puissance de l’hybride plein format polyvalent de Sony

Les cartes sont cependant rebattues par l’arrivée du Sony A7 IV, présenté en octobre 2021. Équipé d’un capteur rétroéclairé de 33 Mpx, il doit offrir un autofocus encore plus précis, une meilleure vitesse en rafale. En vidéo, il filme en 4K à 60 i/s et se dote d’options très intéressantes. Côté ergonomie, il se dote d’une poignée plus creusée et d’un design plus arrondi et plus confortable. N’hésitez pas à lire notre article dédié pour en savoir plus. Son tarif est cependant plus élevé que celui de l’A7 III, étant proposé au prix de 2799 € nu et de 2999 € en kit avec un objectif Sony 28-70 mm.

Sony A7R IV

Si vous avez besoin de capturer des images en très haute définition (pour l’impression en très grand format notamment), Sony propose l’A7R IVa. Ce boîtier est une légère évolution de l’A7R IV, et se différencie par un écran LCD plus défini.

L’A7R IVa dispose d’un capteur rétroéclairé de 61 millions de pixels stabilisé sur 5 axes, et mise également sur un viseur électronique de 5,76 millions de points. Couplé au processeur Bionz X, il offre une excellente qualité d’image en toute circonstance. Par ailleurs, ce boîtier se dote d’un mode « Pixel Shift », qui permet de capturer des images de 240 millions de pixels.  Commercialisé au tarif de 3990 €, cet hybride s’avère particulièrement maîtrisé, et présente de très nombreux atouts pour séduire les professionnels de l’image.

Sony A7S III

Si vous souhaitez réaliser des vidéos de (très) haute qualité, c’est vers le Sony A7S III que vous pourrez vous tourner. Privilégiant la sensibilité à la résolution, il se pare d’un capteur plein format rétroéclairé de 12 Mpx (stabilisé sur 5 axes), capable de monter jusqu’à 409 600 ISO.

Au menu, la capture de séquences en 4K à 120 i/s, le 4:2:2 10 bit dans tous les formats, et l’enregistrement au format ProRes RAW 16 bit via un enregistrement externe.

Disponible au tarif de 4199 €, ce boîtier est une proposition très sérieuse pour les vidéastes professionnels – ou les amateurs chevronnés et fortunés.

Jusqu’au 11 janvier 2022, 200 € de remise immédiate sur le Sony A9 II

Mentionnons aussi le Sony A9 II, résolument destiné aux photographes professionnels. Vaisseau amiral du constructeur japonais, il est doté d’un capteur de 24 Mpx stabilisé sur 5 axes capable de shooter jusqu’à 20 images par seconde. Il mise également sur une connectivité accrue et sur une meilleure adaptation aux flux de travail de photographes professionnels de sports et d’actualité. Le tout pour un tarif inférieur au Canon 1D-X Mark III (5390 € contre 7290 €) et un rapport poids/performances imbattable.

Enfin, citons le Sony A1, le boîtier le plus sportif du constructeur japonais. Lancé début 2021, il mise sur un capteur CMOS stabilisé de 50,1 Mpx. Ultra-réactif, il permet de capturer des images en rafale à 30 i/s avec suivi du sujet sans blackout. Par ailleurs, il parvient à limiter l’effet de rolling shutter, minimisant la distorsion des éléments à haute vitesse avec l’obturateur électronique. En vidéo, il est capable de filmer en 8K à 30 i/s. Il permet également de capturer des vidéos ProRes RAW en 16 bits via la sortie HDMI et un enregistreur compatible. Paré pour l’action, le Sony A1 est proposé au tarif de 7299 €.

Canon EOS R5 et R6, le duo infernal

Canon EOS R5

Lire notre test du Canon EOS R6 ainsi que notre comparatif à propos des Canon EOS R5 et EOS R6

Jusqu’au 23 janvier 2022, 300 € remboursés sur l’EOS R5

Jusqu’au 23 janvier 2022, 300 € remboursés sur l’EOS R5

Deux ans après l’EOS R, son premier hybride plein format, Canon a dévoilé en 2020 deux nouveaux boîtiers, les Canon EOS R5 et R6. Ils disposent d’une base technique commune. Ainsi, ils bénéficient (enfin) d’un capteur stabilisé sur 5 axes, avec un gain maximal (théorique) de 8,5 stops.

En termes de rafale, les EOS R5 et R6 sont capables de capturer en 12 i/s (obturateur mécanique) ou 20 i/s (obturateur électronique). Enfin, ils profitent d’un autofocus très réactif, et tirent parti de nouveaux algorithmes de détection et de suivi en temps réel de l’œil des humains et des animaux.

Cependant, le Canon EOS R5 se distingue par un capteur ultra-défini de 45 Mpx, et en étant capable de filmer des vidéos en RAW en 8K à 30 i/s. Si ces deux aspects ne vous sont pas indispensables, l’EOS R6 devrait vous satisfaire pleinement.

Ainsi, le capteur du Canon EOS R6 offre 20 Mpx. Une résolution certes un peu limitée, mais qui permet aux photosites du capteur d’être plus gros et moins resserrés, pour une meilleure gestion du bruit numérique. La sensibilité peut ainsi atteindre les 102 400 ISO (extensible à 204 800 ISO). Plus raisonnable que son frère jumeau, l’EOS R6 permet cependant de filmer en 4K à 30 ou 60 i/s sans crop.

Au-delà, notons que les deux boîtiers sont très confortables, avec un design tout en rondeur. Ils sont aussi résistants à la poussière et à l’humidité. On apprécie également leur viseur optique très agréables – celui de l’EOS R5 étant toutefois plus défini. Sans oublier leur grand écran tactile monté sur rotule, toujours aussi pratique. La monture RF s’avère (un peu) plus complète que par le passé ; on notera aussi la possibilité d’utiliser les optique Canon « classiques » grâce aux trois bagues d’adaptation EF-RF.

Côté tarifs, le Canon EOS R5 est disponible nu à partir de 4499 €. De son côté, le Canon EOS R6 est proposé nu à partir de 2699 € – et en kit avec l’objectif polyvalent 24-105 mm f/4-7,1 IS STM au tarif de 3059 €.

Pour vous aider à faire votre choix entre les Canon EOS R5 et R6, n’hésitez pas à consulter notre article dédié.

Nikon Z 6II, le roi de l’ergonomie

Nikon Z 6II

Lire notre test du Nikon Z 6II

Jusqu’au 17 janvier 2022, bénéficiez de 100 € de remise immédiate sur le Z 6II et Z 7II nu ou en kit

Le Nikon Z 6II est la seconde version de l’hybride plein format de Nikon. À la fois léger et résistant, il offre une excellente ergonomie grâce à sa poignée prononcée. Il permettra donc une transition fluide pour les propriétaires d’un reflex Nikon – qui pourront profiter d’une compatibilité totale avec leurs optiques à monture F grâce aux bagues d’adaptation FTZ et FTZ II

Pour des performances de pointe, le Z 6II se dote d’un capteur full frame CMOS rétroéclairé (BSI) de 24,5 Mpx, stabilisé sur 5 axes, couplé à un double processeur Expeed 6. Son autofocus hybride se base sur 273 points couvrant 90% de l’image ; par ailleurs, il offre une plage ISO native allant de 100 à 51200 ISO (extensible de 50 à 204 800 ISO). On apprécie également sa rafale à 14 i/s avec suivi du sujet, qui ira de pair avec la fonctionnalité de mise au point automatique sur les yeux – un point qui ravira les portraitistes.

L’appareil dispose d’un grand écran tactile et inclinable de 3,2 pouces. Il est secondé par un viseur électronique OLED de 3,69 millions de points, qui s’avère beaucoup plus fluide que celui de son prédécesseur.

L’appareil filme en 4K UHD à 60 fps et en Full HD 1080 à 60/120 fps. On apprécie particulièrement de pouvoir compter sur la double-stabilisation du capteur (électronique et mécanique) pour générer des vidéos de très bonne facture.

Disponible à 2199 € nu (2349 € avec une bague d’adaptation FTZ), le Nikon Z 6II s’accordera à merveille avec l’optique Nikkor Z 24-70 mm f/4 S. Le tandem pourra être acquis à 2799 €.

Mentionnons aussi le Nikon Z 7II, version « boostée » du Z 6II proposant un capteur plus défini (45,7 Mpx), un autofocus revisité (basé sur 493 points)… mais au prix d’une plage ISO plus restreinte (64-25 600 ISO tout de même). Vendue 3399 € nu, cette version sera à réserver aux photographes ayant besoin à tout prix de capturer des images en très haute définition.

Test Nikon Z 6II, mise à jour en douceur de l’hybride plein format

Olympus OM-D E-M1 Mark III, dernier des mohicans ?

Olympus OM-D E-M1 Mark III

En février 2020, Olympus a dévoilé son nouvel OM-D E-M1 Mark III, troisième itération de son hybride compact professionnel et ultra-réactif. Mais son haut niveau de performances ne l’empêche pas d’être aussi ultra-compact et léger : seulement 574 g sur la balance.

L’hybride se dote d’un processeur TruePic IX, qui accompagne un capteur 4/3 de 20,4 Mpx stabilisé sur 5 axes. On apprécie son mode « haute résolution », ainsi que le mode Starry Sky AF, qui permet de capturer des photos d’astronomie à main levée.

Hautes performances obligent, l’Olympus OM-D E-M1 Mark III autorise une rafale à 10 i/s avec l’obturateur électronique et à 18 i/s en shutter électronique, avec suivi AE/AF. En désactivant le suivi AF, on peut même atteindre 60 i/s. En vidéo, l’E-M1 Mark III propose du C4K 24p et de la 4K UHD jusqu’à 30p.

Enfin, l’appareil est tropicalisé et doit résister sans souci aux éclaboussures, à la poussière et au gel. Selon Olympus, l’appareil peut résister à des températures allant de -10°C à 40°C et peut supporter un taux d’humidité maximal de 90 %.

Ainsi paré, on pourrait craindre que les tarifs Olympus OM-D E-M1 Mark III n’atteignent des sommets. Rassurez-vous : le boîtier est disponible à partir de 1699 € nu. La marque japonaise propose 2 kits : le premier inclut un objectif 12-40 mm f/2,8 PRO, et est proposé à 2289 €. Le second inclut un objectif polyvalent 12-100 mm f/4 PRO, et est disponible à 2690 €.

Mentionnons aussi l’OM-D E-M5 Mark III (lui aussi équipé d’un capteur micro 4/3), qui propose un excellent rapport qualité-prix. Il embarque le même capteur 4/3 de 20,4 Mpx stabilisé sur 5 axes, combiné à la stabilisation optique. On l’aime beaucoup pour sa très bonne qualité d’image, son système AF à détection de phrase, son mode Pro Capture… et aussi son tarif honorable de 1089 € nu et de 1749 € en kit avec le 12-40 mm.

On notera toutefois que la division Image d’Olympus a été vendue en 2020 à JIP. La nouvelle marque, OM System, poursuit les développements de boîtiers et d’optiques sur cette monture, mais il faudra rester prudent.

Rachat de la division Image d’Olympus : qu’est-ce que ça change pour la photo ?

 


Quels objectifs choisir pour mon appareil photo hybride ?

Notre guide des optiques indispensables se focalise sur les reflex, un marché mature et très complet (et parfois complexe) concernant les objectifs.

Pour les hybrides, la cible des premiers boîtiers plus grand public pourrait préférer n’avoir qu’une seule optique, mais il ne faut pas oublier que le choix de l’objectif est un critère crucial selon vos usages, d’autant plus si vous voulez tirer parti de votre capteur. C’est pour cette raison que nous avons ajouté une section dédiée aux optiques à ce guide.

Sur les appareils les plus compacts, il est particulièrement intéressant de choisir une optique de type pancake, compacte et lumineuse, qui vous permettra d’avoir un boîtier équilibré et discret.

Pour les modèles haut de gamme dotés de capteurs exigeants, il est préférable de choisir des optiques à la hauteur pour exploiter pleinement l’appareil. Ainsi certaines optiques de kit sont accessibles et tout à fait polyvalente, mais limiteront votre appareil.

N’oubliez pas également que les focales fixes sont un très bon choix. Malgré le fait qu’elles soient plus chères en monture pour appareils hybrides, elles permettent d’obtenir des images de très bonne qualité, et notamment une ouverture plus importante. Il manque encore cependant un peu de miniaturisation pour obtenir un objectif plus petit (proportionnellement au boîtier), mais on se heurte malheureusement aux limites de l’optique.

Quels objectifs en monture Sony E pour hybride ?

Chez Sony, les appareils hybrides utilisent les optiques à monture E (APS-C uniquement) et à monture FE (APS-C et Full Frame, compatibles avec les Sony Alpha 7).

ODR Sony été 2021 : jusqu’à 400 € de remise sur objectifs et hybrides Sony plein format

En monture E, pour la gamme Sony A5000 et A6000, nous vous recommandons quelques optiques intéressantes.

De gauche à droite, les objectifs Sony E : 16mm f/2.8, 50mm f/1.8 et 16-70mm f/4

De gauche à droite, les objectifs Sony E : 16mm f/2.8, 50mm f/1.8 et 16-70mm f/4

En focale fixe, Les objectifs pancake 16mm et 20mm f/2.8, ultra compacts, seront parfaits pour la photo de rue, car peu encombrant et plutôt grand angle. Si vous souhaitez un objectif lumineux, les 35mm et 50mm f/1.8 (voir notre article sur quelle focale fixe choisir entre 35mm et 50mm) seront les objectifs à choisir.

Enfin, pour un zoom transstandard, nous vous recommandons sans hésiter le Tamron 17-70 mm f/2,8 Di III-A VC RXD (lire notre test). Léger et assez compact, il opte pour une ouverture lumineuse à f/2,8 et est stabilisé. Il est proposé au tarif de 899 €. Côté Sony, on retrouve l’excellent 16-55 mm f/2,8 Gmais ce dernier fait l’impasse sur la stabilisation et est plus cher. Il est disponible au tarif de de 1170 €.

Si vous ne voulez qu’une seule optique à grande amplitude, le zoom Sony 18-105 mm f/4 est stabilisé et disponible à partir de 549 €. Enfin, mentionnons l’excellent zoom stabilisé 70-350 mm f/4,5-6,3 G OSS (lire notre test), qui vous permettra de capturer sans efforts les sujets les plus lointains. Il est disponible au tarif de 829 €.

Le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA et le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA

Le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA et le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA

Du côté des optiques pour boîtiers plein format, le choix s’est largement étendue depuis la sortie des premiers boîtiers hybrides plein format. Nous recommandons toujours les deux excellentes focales fixes : le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA et le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA. Les deux focales fixes proposent une qualité d’image supérieure pour deux usages un peu différents :

  • le 35mm, ouvrant à f/2,8, est une perle en photo urbaine. Très compact, il permet d’avoir un appareil facile à transporter et à glisser dans un petit sac. La qualité d’image est un gros cran au-dessus du zoom du kit, sans égaler pour autant le 55mm.
  • le 55mm, ouvrant lui à f/1,8, paraît de prime abord bien cher et un peu volumineux. Pourtant il se montre incroyable ! En couple avec l’A7, on obtient des images d’une grande précision, avec un piqué hors norme. La douceur des images obtenues, notamment en portrait, nous a beaucoup plus. Les amateurs de bokeh ont là un outil idéal.

ODR Sony hiver 2021 : jusqu’à 600 € de remise immédiate sur une sélection d’hybrides et d’optiques plein format

La version FE 50mm f/1.8, plus abordable, permet de s’équiper d’une focale fixe lumineuse sans trop dépenser. Elle est proposée à 185 €, soit plus de 3 fois moins chère que le 55mm de Zeiss.

Sony FE 24-70 mm F2.8 GM

Du côté des zooms également, le choix est pléthorique. Sony renouvelle sa gamme avec des objectifs plus lumineux, comme l’incontournable FE 24-70 mm F2.8 GM ou encore le FE 16-35mm F2.8 GM. D’autres zooms standard comme le FE 24-105 mm F4 G OSS permettent de couvrir une plage focale plus large et surtout à un tarif plus accessible. Comptez 1299 € pour cette très belle optique.

Si vous êtes à la recherche d’un télézoom, Sony a lancé la version 2 de son téléobjectif 70-200 mm FE à ouverture f/2,8 (lire notre test) et propose même un téléobjectif FE 400mm f/2.8 G Masterfocale fétiche des photographes de sport, de news et d’animalier. Plus économique, le 70-200mm f/4 G OSS (lire notre test) est également à envisager pour une solution plus compacte, plus légère et moins coûteuse. Enfin, notons aussi le Tamron 70-180 mm f/2,8 Di III VXD (lire notre test), qui propose une ouverture à f/2,8 et une excellente qualité optique pour un tarif très serré de 1299 €.

Test Sony FE 70-200 mm f/2,8 GM OSS II : une nouvelle version réussie du téléobjectif pro

Sony a également sorti des optiques à focales fixes f/1,4 pour sa gamme G Master qui comprend aujourd’hui plus de 15 objectifs dont les FE 50 mm f/1,2 GM et FE 100mm F2.8 STF GM OSS adaptés pour le portrait, le FE 24mm F1.4 GM pour le reportage et le paysage, ou encore le FE 14 mm f/1,8 GM pour l’architecture et l’astrophoto. Des optiques exceptionnelles, mais dont le ticket d’entrée est encore très élevé : par exemple, 1799 € pour un 85mm f/1.4.

Sony FE 135 mm f/1,8 GM

Zeiss propose également trois focales fixes « de luxe » avec sa gamme Batis : 18mm f/2.8, 25mm f/2 et 85mm f/1.8. Ces objectifs disposent d’une construction étanche et robuste en métal, d’une excellente résolution et d’un écran OLED permettant de connaître la distance de mise au point et la profondeur de champ de manière précise. Nous ne les avons pas encore testés mais leur prix les réserve aux photographes portraitistes ou d’architectures qui recherchent le meilleur.

Mentionnons également les objectifs de Samyang. L’opticien coréen a réalisé une très belle montée en gamme. Ses derniers objectifs sont de très belles réussites, à l’instar du Samyang AF 24 mm f/1,8 FE (lire notre test). Il est proposé au tarif alléchant de 479 €. Mentionnons aussi les Saymang AF 35 mm f/1,8 et AF 75 mm f/1,8, qui offrent une très belle qualité d’image tout en restant abordables. Elles sont disponible au tarif respectif de 399 € et 375 €.

A la recherche d’un objectif unique couvrant une large plage focale ? Le Tamron 28-200 mm f/2,8-5,6 Di III RXD (lire notre test) est fait pour vous. Il bénéficie d’une belle construction et est capable de générer de très belles images. Et son poids de seulement 575 grammes en fait un incontournable pour celles et ceux voulant voyager léger ! Enfin, mentionnons son tarif de 799 €, particulièrement alléchant.

Certes, on retrouve aussi le Sony FE 24-240mm f/3.5-6.3 SEL OSS. Cependant, cet objectif est à la fois plus lourd, moins lumineux et moins performant que le Tamron 28-200 mm f/2,8-5,6 Di III RXD, et ne peut donc pleinement rivaliser avec lui.

Test Tamron 28-200 mm f/2,8-5,6 Di III RXD, l’objectif tout-en-un pour hybrides Sony plein format

Et si vous aimez les très longues focales, nous vous recommandons vivement le Tamron 150-500 mm f/5-6,7 (lire notre test). Compte tenu de sa focale, il reste assez compact. Il offre une excellente qualité d’image et sa stabilisation est remarquable. Un vrai must pour les amateurs de photo d’animaux ou de sport !

Bon plan : jusqu’à -200 € sur une sélection d’objectifs Tamron pour hybrides Sony

Mais si nous ne devions recommander qu’un téléobjectif pour monture Sony FE, ce serait l’excellent 28-75 mm f/2,8 Di III RXD en monture FE. On apprécie particulièrement sa légèreté, le piqué des images dès f/2,8, son bel effet bokeh… et son tarif très agressif, situé sous la barre des 700 €.

Enfin, n’oublions pas Sigma, qui a son excellente gamme ART pour les hybrides Sony (ainsi qu’en monture L). L’opticien a ainsi développé de nombreux objectifs à focales fixes et zooms. Mentionnons ainsi le récent Sigma 28-70 mm f/2,8 DG DN, dont le tarif très contenu devrait séduire sans peine. Et du côté des focales fixes, n’hésitez pas à regarder du côté des Sigma Sigma 24 mm f/2 DG DN et Sigma 90 mm f/2,8 DG DN (membres de la série Contemporary). Légères et compactes, elles misent sur des finitions premium et sur un tarif assez alléchant de 619 €.

Quels objectifs Canon RF pour hybride ?

Depuis le lancement de l’EOS R, Canon a dévoilé une gamme complète d’optiques à monture RF. Ainsi, mentionnons les trois objectifs du « trio de base », les Canon RF 24-70 mm f/2,8 L IS USM, RF 15-35 mm f/2,8 L IS USM et RF 70-200 f/2,8 L US USM. D’excellente facture, elles permettront d’obtenir de superbes clichés en toute circonstance.

Les Canon RF 24-70 mm f/2,8 L IS USM, RF 15-25 mm f/2,8 L IS USM et RF 70-200 f/2,8 L US USM

Les photographes en recherche de polyvalence seront heureux de trouver le Canon RF 24-105 mm f/4 L IS USM, qui bénéficie d’une excellente qualité optique. Mentionnons aussi le Canon RF 70-200 mm f/4 L IS USM, qui offre une très belle qualité d’image tout en restant « relativement » abordable.

Enfin, Canon propose plusieurs optiques « élitistes » comme le RF 28-70 mm f/2 L IS USM ultra-lumineux, ou encore le RF 85 mm f/1,2 DS, doté d’une fonction « Defocus Smoothing » pour une transition plus douce et plus progressive entre le sujet et l’arrière-plan, gage d’un bokeh de qualité.

Cependant, les objectifs « abordables » en monture RF restent encore trop peu nombreux. De même, on déplore le faible nombre d’objectifs de constructeurs « tiers », dont les propositions sont nettement moins onéreuses. À noter que Sigma et Tamron n’ont dévoilé aucune optique en monture RF pour le moment.

Quels objectifs Nikkor pour hybride Nikon à monture Z ?

Allant de pair avec les hybrides Nikon Z 50, Z 5, Z 6/Z 7 et Z 6II/ Z 7II, les optiques de la monture Z misent sur un diamètre plus large et un tirage plus court pour une meilleure qualité d’image (la lentille arrière étant placée plus près du capteur).

ODR Nikon hiver 2021 : jusqu’à 200 € de remises immédiates sur hybrides, reflex et objectifs Nikon F et Z

Mentionnons notamment le Nikkor Z 24-70mm f/4 S, zoom transstandard proposé en kit avec les hybrides plein format en monture Z et disposant d’un excellent compromis taille/poids/qualité/prix pour la monture Z. Les photographes professionnels s’orienteront peut-être vers le Nikkor Z 24-70mm f/2,8 S, l’optique de référence à ouverture f/2.8 qui est particulièrement bien construite chez Nikon – lire notre prise en main – et délivre des photos de très belle facture. Son tarif de 2199 € pourrait toutefois en faire hésiter plus d’un.

Depuis notre précédente version de ce guide, Nikon a également ajouté un zoom professionnel, le Nikkor Z 70-200 mm f/2,8 VR S qui dispose d’une stabilisation optique – en plus de la stabilisation capteur des boitiers Z. Comptez 2799 € pour un téléobjectif à la qualité optique étonnante.

Le Nikkor Z 85 mm f/0,95 S Noct accompagné des Nikkor Z 24-70 f/4 S, 35 mm f/1,8 S et 50 mm f/1,8 S

Pour les amateurs de paysage et d’architecture, le Nikkor Z 14-30mm f/4 S est un zoom ultra-grand angle très séduisant, au tarif de 1349 €. Une version encore plus lumineuse, le Nikkor Z 14-24 mm f/2,8 S devrait également ravir les professionnels et vient compléter la trinité f/2,8 en monture Z. Compter tout de même 2699 € pour cette optique.

Du côté des focales fixes, on mentionnera les 5 optiques à ouverture f/1.8 : Nikkor Z 20 mm f/1,8 S, Nikkor Z 24 mm f/1.8 S, 35 mm f/1.8 S, 50 mm f/1.8 S et 85 mm f/1.8 S qui, bien que n’ouvrant qu’à f/1,8 sur le papier, proposent une qualité d’image supérieure à leur version en monture F.

Si le catalogue d’optiques à monture Z est encore assez restreint, on se consolera avec l’abondante collection d’optiques à monture F, qu’il est possible de monter grâce à la bague d’adaptation FTZ tout en conservant l’autofocus et surtout la stabilisation capteur des hybrides Nikon Z 6 et Z 7, vendue en kit ou au tarif de 269 €.

Depuis la sortie du Nikon Z 50, un boîtier hybride APS-C en monture Z, Nikon a également dévoilé de nouvelles optiques compactes : les 16-50mm f/3.5-6.3 VR et 50-250mm f/4.5-6.3 VR qui pour le moment ne sont pas vendus en dehors du kit.

Comme pour les hybrides de Canon, les objectifs des constructeurs tiers sont encore très rares, ce que nous regrettons. À ce titre, notons que Sigma et Tamron n’ont annoncé aucune optique en monture Z.

Quels objectifs Fujinon XF, XC et GFX pour hybride Fujifilm ?

Chez Fujifilm, la gamme principale d’optiques est la gamme X qui équipe l’ensemble des boîtiers au format APS-C. Il existe également la gamme GFX – les GFX 50s, GFX50r et GFX100 – qui correspond aux appareils moyen format hybrides.

Vous avez le choix entre les objectifs haut de gamme XF (la mention R signifie qu’ils possèdent également une bague de diaphragme pour régler l’ouverture et la mention WR signifie qu’ils sont tropicalisés) et les objectifs XC d’entrée de gamme, plus compacts et destinés aux amateurs, principalement sur un boîtier comme le X-T200.

ZoomsFuji

De gauche à droite : Zoom de kit XF 18-55mm f/2.8-4 R LM OIS, 10-24mm f/4 R OIS et 18-135mm f/3.5-5.6 R LM OIS WR

Par chance, l’objectif de kit XF 18-55mm f/2,8-4 R LM OIS est un très bon zoom trans-standard silencieux, performant et stabilisé. Seul, il est disponible à partir de 649 euros mais de nombreux kits le proposent.

Le Fujinon XF 10-24 mm f/4 R OIS WR est un zoom grand angle imposant, mais léger et très performant (lire notre test). On apprécie aussi beaucoup sa tropicalisation. Pour un zoom polyvalent, vous pouvez regarder le 18-135 mm f/3.5-5.6 R LM OIS WR, tropicalisé lui aussi.

Fujinon XF 50-140 mm f/2,8 OIS WR

Du côté des zooms, nous vous recommandons chaudement le Fujinon XF 50-140 mm f/2,8 OIS WR (lire notre test). Cet objectif offre une excellente qualité d’image, avec un piqué stratosphérique. Son ouverture constante à f/2,8 est particulièrement lumineuse et permet de jouer aisément sur la profondeur de champ. Sa stabilisation est également de haute volée. À noter que Fujifilm propose aussi le Fujinon XF 55-200 mm f/3,5-4,8 R LM OIS, certes moins onéreux (et moins lourd) mais aussi moins lumineux. Son piqué est bon, mais reste en retrait par rapport au XF 50-140 mm.

Fuji-Fixes

De gauche à droite, le XF 23mm f/1.4 R, le 35mm f/1.4 XF R et le 56mm f/1.2 XF R

Enfin, nous vous conseillons trois focales fixes de qualité : le XF 23 mm f/1.4 R (qui constitue pour beaucoup d’utilisateurs Fuji la focale de base), le 35 mm f/1.4 XF R et le magnifique objectif à portrait 56 mm f/1.2 XF R. Sans oublier le XF 14 mm f/1,4 R (lire notre test).

Fuji XF 23mm et 35mm dans la série f/2 R WR

Fuji XF 23mm et 35mm dans la série f/2 R WR

Si vous pouvez vous contenter d’une ouverture maximale de f/2, la gamme de focales fixes f/2 WR de Fujifilm est excellente sur tous les points : silencieuse, tropicalisée et compacte. On retrouve le 23mm f/2 R WR (lire notre test), le 35mm f/2 R WRle 50mm f/2 R WR, le 90mm f/2 R LM WR et le 200mm f/2 R LM OIS WR.

Enfin, notez que Fujifilm a ouvert les spécifications de sa monture X aux constructeurs tiers. Déjà, certains constructeurs comme Laowa proposaient des optiques très réussis, comme l’ultra grand-angle Laowa 9mm f/2.8 Zero-D ou l’objectif macro Laowa 65 mm f/2,8 2x Ultra Macro, mais ces derniers sont dépourvus d’autofocus. Dès lors, l’arrivée du Tamron 18-300 mm f/3,5-6,3 Di III-A VC VXD est une bonne nouvelle pour les fujistes, qui pourront disposer d’objectifs AF de bonne facture à prix réduit.

Test de l’objectif ultra grand-angle Laowa 9mm f/2.8 Zero-D en monture Fujifilm X

Quels objectifs micro 4/3 choisir pour Olympus et Panasonic ?

Olympus et Panasonic se partagent la monture micro-4/3. Les objectifs d’une marque seront donc compatibles avec les boîtiers de l’autre, et vice-versa. Attention, les mécanismes de double stabilisation ne fonctionneront qu’au sein d’une propre marque.

Une chose importante à noter, ce que pour le micro-4/3, le coefficient multiplicateur par rapport au 24×36 est de 2x. Un 25 mm Micro 4/3 équivaut donc à un 50 mm en 24×36.

Avec l’arrivée de la nouvelle monture L pour le format 24 x 36 mm chez Panasonic, nous nous interrogeons sur l’avenir du format Micro 4/3, mais il est encore trop tôt pour le voir disparaître soudainement.

Chacune des marques possède un objectif pancake compact et lumineux. Chez Olympus, il s’agit du 17mm f/2.8 pancake, désormais difficilement trouvable ou vendu d’occasion. Chez Panasonic, c’est le Lumix 14mm II f/2,5 Asph qui est disponible à partir de 219 euros.

f2.8-Olympus

Les zooms ED 40-150mm f/28 EZ Pro et ED 12-40mm f/2.8 Pro

Olympus dispose de 2 zooms de qualité professionnelle et très lumineux : le 40-150 mm f/2.8 ED Pro qui assure un équivalent 80-300 mm en 24×36 avec une très bonne qualité d’image, et le 12-40 mm f/2.8 ED Pro qui dispose d’une construction tout métal, d’une mise au point rapide et silencieuse ainsi que de très bonnes qualités optiques. Ces deux objectifs sont cependant onéreux, et si vous recherchez un zoom d’entrée de gamme, le ED 14-150 mm f/4-5.6, en dépit d’être lumineux, est bien moins cher (à partir de 529 euros).

Chez Panasonic, la gamme d’objectifs micro-4/3 est très étendue, avec de très bonnes focales fixes haut de gamme conçues par Leica, comme l’impressionnant Nocticron 42,5mm f/1.2.

Panasonic

De gauche à droite : Leica DG Summilux 25mm f/1.4, Lumix X 12-35mm f/2.8 Power OIS et 14-140mm f/3.5-5.6 Asph Power OIS

A la recherche d’une focale fixe équivalent 50mm, nous vous recommandons le Leica DG Summilux 25 mm f/1.4 disponible à partir de 649 euros.

Si vous n’avez pas besoin d’une optique aussi lumineuse, le Lumix G 25 mm f/1,7 ASPH est la focale fixe à posséder ! Equivalent du 50mm en 24×36, cet objectif est lumineux, léger (il ne pèse que 50g) et surtout pas cher, car on le trouve à partir de 139 €. C’est simple, c’est le 25mm le moins cher pour la monture Micro 4/3. 

Pour un zoom transstandard, le Lumix X 12-35 mm f/2.8 Power OIS (stabilisation optique) permettra d’obtenir un équivalent 24-70mm lumineux. Pour le photographe baroudeur, le 14-140 mm f/3.5-5.6 Asph Power OIS permettra d’être paré pour toutes les situations.


Notre guide d’achat sur les hybrides se termine. Pour rappel, ces guides ne se veulent pas exhaustifs et certains bons appareils ou objectifs risquent de ne pas y figurer. C’est à la fois un choix éditorial mais aussi l’impossibilité de tous les connaître.

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