Guides d’achat 2019 : les meilleurs drones photo et vidéo

En seulement quelques années, les drones sont devenus des objets familiers du paysage high-tech. Pendant longtemps, une bonne qualité d’image était souvent synonyme d’appareils lourds et encombrants (et réservés aux experts) ; mais depuis quelques années, les drones « grand public » voient la qualité de leur appareil photo croître régulièrement… et les modèles les plus récents frôlent de plus en plus l’excellence.

Aussi, les drones représentent un changement de paradigme : photographier la terre depuis les airs est devenu à la fois plus simple, plus accessible… mais aussi beaucoup moins onéreux. Toutefois, tous les drones ne se valent pas en photographie. Pour chaque gamme de prix, certains engins s’avèrent meilleurs que d’autres.

Ce guide vise ainsi à vous aider à déterminer plus précisément vos besoins et à trouver le drone idéal en fonction de votre budget. Ce sera également l’occasion pour nous de vous donner quelques conseils en matière de pilotage… et sur les règles en vigueur. Enfin, vous trouverez une liste (non exhaustive) d’accessoires indispensables pour améliorer votre pratique de la photographie par drone.

Le quasi-monopole de DJI

Contrairement au marché des smartphones, qui se caractérise par de très nombreux acteurs et une concurrence acharnée, le secteur des drones est représenté par quelques marques… et l’une d’entre elles en position quasi-hégémonique.

Totalement inconnue il y a seulement 10 ans, la marque chinoise DJI est devenue le numéro 1 mondial des drones, et détient aujourd’hui plus de la moitié des parts de marché du secteur. Fondée en 2006, elle s’est fait remarquer avec le Phantom, premier drone « prêt à voler » à destination du grand public, et plus récemment avec sa gamme Mavic, dont les bras peuvent se replier. Enfin, mentionnons la gamme Inspire, davantage destinée aux professionnels.

De gauche à droite : Spark, Mavic Pro, Phantom 4 Pro, Inspire 2

Pour autant, DJI n’est pas le seul acteur à proposer des drones grand public de bonne facture. Si GoPro a arrêté la production de son drone Karma, le français Parrot continue de proposer plusieurs appareils, dont le récent Anafi (dont la caméra peut s’orienter vers le haut). On notera également la présence d’une autre marque chinoise, Yuneec, qui tente de rivaliser avec DJI avec des appareils plus abordables.

Pour faire notre sélection, nous avons cherché les modèles faisant le moins de concessions possibles, tant sur la partie photo/vidéo que sur la qualité de l’application mobile permettant de contrôler l’engin. Pour chaque gamme de prix, nous avons donc sélectionné un modèle phare ainsi qu’un ou deux autres modèles alternatifs, dont les caractéristiques nous ont paru intéressantes.

Phototrend DJI Mavic Pro

Le Mavic Pro, premier drone aux bras pliables de DJI

Nous avons été particulièrement attentifs au form factor des différents engins : certains se montrent particulièrement compacts, tandis que d’autres s’avèrent moins facilement transportables… Enfin, nous avons prêté attention aux fonctionnalités proposées par les différents modèles.

Quelques questions à se poser avant d’acheter un drone

Où puis-je faire voler mon drone ? Quelles sont les principales règles en vigueur ? Comment puis-je me former à la pratique du drone ? En matière de drone, la législation s’avère assez stricte.

Elle s’appuie notamment sur la loi du 24 octobre 2016  “relative au renforcement de la sécurité de l’usage des drones civils”. Pour connaître toutes les règles régissant la pratique du drone de loisir, nous vous conseillons de vous référer à notre Mercredi Pratique « conseils et règles à respecter pour faire voler votre drone en toute sécurité ».

MP #206 : conseils et règles à respecter pour faire voler votre drone en toute sécurité

The Man And The Drone Chloé Delestre HD

The man and the drone – © Chloé Delestre

Quelle sont les différents types de drone ?

Si la plupart des drones adoptent le même form factor (une partie centrale dotée de capteurs et plusieurs bras supportant chacun un moteur), il existe plusieurs grandes familles de drones.

En premier lieu, citons les petits drones peu onéreux, vendus moins d’une centaine d’euros. La plupart ne sont pas dotés d’un mécanisme de stabilisation, contrairement aux modèles de ce guide d’achat : si vous lâchez la commande des gaz, l’appareil retombe au sol. S’ils peuvent s’avérer intéressants pour apprendre les principales commandes, ils ne peuvent en aucun cas être comparés aux modèles plus complets… et plus onéreux.

Le Parrot Mambo : vendu 40€, il permet de s’initier à la pratique du drone sans se ruiner.

Faisons également mention des drones racer : petits, extrêmement légers et dotés de moteurs très puissants, ils sont avant tout destinés à pratiquer les courses de drone. Leurs performances sont impressionnantes, et ils sont souvent pilotés via une vue à la première personne, grâce à un casque de réalité virtuelle. De plus en plus connue, cette pratique très spécifique donne lieu à des compétitions de grande ampleur.

Drone Racer Spider 260

Exemple de drone type « racer »

Enfin, abordons les drones pour photographes/vidéastes, dont nous citerons les meilleurs modèles dans ce guide d’achat. Sur le principe, tous embarquent une nacelle équipée d’un appareil photo/vidéo aux performances a minima comparables à celles d’un smartphone récent. Les drones que nous avons mentionnés sont tous de type quadricoptères : quatre moteurs supportent l’appareil et permettent de le diriger. Enfin, depuis quelques années, les drones grand public disposent de modes de prise de vue automatisés, visant à faciliter l’obtention d’images aériennes spectaculaires. Toutefois, certains appareils sont meilleurs que d’autres, comme nous le verrons dans ce comparatif.

Drone Parrot Anafi

L’Anafi, dernier drone photo et vidéo de Parrot

Mais il existe également d’autres types de drones, comme le Parrot Disco : il s’agit d’une aile volante que les pilotes peuvent contrôler au moyen d’en casque de réalité virtuelle.

Un drone stabilisé ou non ?

Tous les drones de notre sélection sont dotés d’un mécanisme de stabilisation de l’appareil (à ne pas confondre avec la stabilisation du bloc optique). Celui-ci s’opère sur 3 axes : en lacet, en roulis et en tangage. Concrètement, la stabilisation vous permet de lâcher totalement les commandes sans que l’appareil ne tombe comme une pierre.

Vous pourrez ainsi vous concentrer sur le cadrage, la composition, ainsi que les paramètres de prise de vue. Le drone reste stable à l’altitude spécifiée, et n’est pas censé dériver (même en cas de rafales de vent). Dans la pratique, certains drones sont capables de résister à des bourrasques d’environ 50 km/h. Toutefois, si le vent s’avère trop fort et que des obstacles sont à proximité (des arbres, par exemple), nous vous conseillons de reporter votre vol.

Un drone aux bras pliables ou non ?

Depuis quelques années, de plus en plus de drones grand public sont équipés de bras repliables. Le premier modèle doté de cette spécificité est le DJI Mavic Pro. Beaucoup plus léger que les appareils de la gamme Phantom chez DJI, celui-ci a marqué un véritable tournant, car ils peuvent être très facilement emportés avec soi, sans avoir à choisir entre son matériel photo habituel et son drone.

Grâce aux progrès de leur électronique embarquée, ces drones s’avèrent aussi stables que leurs homologues aux bras non repliables, malgré leur poids beaucoup plus réduit.

Drone DJI Mavic 2 Pro Bras Replies 940x627

Grâce à ses bras repliables, le Mavic 2 Pro représente l’alliance entre compacité et performances

Toujours plus de pixels ?

Oui et non. Nous répétons depuis longtemps que la course aveugle aux pixels n’apporte rien et les meilleurs appareils ne sont pas forcément ceux ayant le plus de pixels. Certains constructeurs ont toutefois fait le pari d’intégrer un capteur avec une très grande définition, mais celui-ci doit obligatoirement s’accompagner d’un important travail sur la partie logicielle pour entraîner une réelle hausse de qualité.

Drone DJI Mavic 2 Pro Et Mavic 2 Zoom

Conçu en partenariat avec Hasselblad, le capteur du DJI Mavic 2 Pro (au premier plan) mesure 1 pouce et compte 20 millions de pixels

Drone 4K ou pas 4K ?

L’absence d’un mode vidéo en 4K n’est pas un vrai frein à nos yeux, en revanche c’est une évolution qui s’avère très pratique pour obtenir un film en 1080p parfaitement stable. Les pixels supplémentaires servent à fluidifier la vidéo et à supprimer tous les éventuels mouvements de la nacelle.

Le DJI Spark ne propose pas l’enregistrement en 4K… ce qui ne l’empêche pas d’être un très bon appareil.

Quelle stabilisation de la nacelle ?

La totalité des modèles de cette sélection (sauf un) sont dotés d’une nacelle externe supportant le bloc optique. Cette nacelle est donc indépendante du corps du drone et, grâce à sa stabilisation, reste à l’horizontale même lorsque le drone vole incliné. Les moteurs de ce mécanisme de stabilisation permettent également d’orienter la caméra vers le bas (et vers le haut sur certains modèles), ce qui permet d’obtenir un effet particulièrement intéressant.

Nacelle Drone Parrot Anafi

La nacelle du Parrot Anafi présente une particularité intéressante : elle peut être orientée aussi bien vers le haut que vers le bas.

Quel smartphone pour faire voler mon drone ?

A l’exception d’un modèle de ce guide d’achat, tous les drones sont contrôlés grâce à une télécommande à laquelle le pilote vient brancher son smartphone. Un modèle de smartphone récent est donc nécessaire pour faire tourner de manière fluide l’application destinée au pilotage de l’appareil. Coté iOS, tous les modèles à partir de l’iPhone 6S (ainsi que l’iPhone SE) sont capables d’assurer correctement le contrôle de votre drone.

Du côté d’Android, évitez absolument les modèles d’entrée de gamme et/ou un peu anciens, car le retour vidéo du drone risque d’être passablement hachuré. A titre d’exemple, utiliser un Nexus 5 (sorti fin 2013) relève quasiment de l’impossible, tant le retour vidéo est saccadé. Pour en savoir plus, nous vous recommandons également la lecture de notre guide d’achat consacré aux smartphones.

Avant de découvrir les modèles présentés dans notre guide, une note également sur le marché gris. Vous verrez sûrement des prix très alléchants sur Internet pour certains modèles, mais nous avons décidé de ne vous partager que les boutiques ne faisant pas appel au marché gris. Pour en savoir plus sur cette politique commerciale, nous avons publié un dossier complet sur le marché gris.


Drones d’entrée de gamme

DJI Spark : la photo aérienne accessible à tous

Lancé en 2017, le DJI Spark est le plus petit des drones photo de DJI mais n’est pas le moins performant, loin de là. Adoptant un form factor particulièrement réduit, ce quadrirotor est très facilement transportable et complètera aisément l’équipement « habituel » des photographes. Mesurant seulement 17 cm de diagonale, le DJI Spark ne pèse que 300 grammes sur la balance, ce qui en fait le plus petit drone photographique du marché.

Il est équipé d’un capteur CMOS de 1/2,3 pouces de 12 millions de pixels, stabilisé sur 2 axes et surmonté d’un objectif équivalent à 25 mm. La qualité des images générées est excellente (particulièrement pour un drone de cette taille) : le drone applique automatiquement un traitement des images destiné à booster les couleurs et la netteté. Le résultat s’avère très propre, et les images peuvent être partagées immédiatement. On notera également la présence de nombreux modes de vol permettant de mettre en valeur le télépilote et son environnement, ainsi que la possibilité de contrôler le drone grâce à des commandes gestuelles (GestureControl).

Les utilisateurs les plus exigeants regretteront peut-être l’impossibilité de shooter en RAW, l’absence de 4K et l’autonomie de « seulement » 15 minutes mais compte tenu de sa taille et de son prix, le DJI Spark présente un rapport qualité-prix presque imbattable. Proposé à partir de 499€, le pack incluant la télécommande de l’appareil est beaucoup plus intéressante que la version de base, car cette dernière fait passer l’altitude maximale de 50 m à 150 m. De la même manière, le rayon d’action du drone passe de 100 m à 500 m. Un pack « Fly More » est également disponible, incluant plusieurs batteries et des hélices de rechange.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à lire notre test du DJI Spark.

DJI Ryse Tello : le drone pas cher et performant… mais avec quelques limites

Issu d’un partenariat entre la startup chinoise Ryse, Intel et le constructeur DJI, le petit DJI Tello est un excellent moyen de débuter la pratique du drone sans se ruiner. Vendu à un prix défiant toute concurrence (à peine 100€), le Tello pèse seulement 89 grammes, est équipé d’un capteur de 5 millions de pixels et peut monter à une altitude maximale de 30 mètres. Le pilotage s’effectue depuis un smartphone (iOS ou Android), mais l’appareil est compatible avec certaines manettes Bluetooth.

En vol, les images s’avèrent relativement stables grâce à la stabilisation numérique… mais celle-ci tend à montrer ses limites en cas de vol trop rapide ou de vent trop fort. Point notable : les images générées par le drone ne sont pas enregistrées sur une carte micro-SD, mais sont stockées directement sur la mémoire du smartphone. En cas d’interférences lors de la retransmission, celles-ci seront donc également incluses au sein du fichier vidéo. La qualité d’image est correcte, mais ne pourra rivaliser avec celle de drones plus onéreux. Toutefois, le Tello s’adresse avant tout aux utilisateurs novices, voulant disposer d’un petit drone facile à piloter. Et rappelons son prix de 99€ qui le rendent presque irrésistible pour débuter.

Mais aussi : Yuneec Mantis Q

Si les appareils de DJI sont particulièrement bien implantés sur le marché des drones de loisir, les engins concurrents peuvent aussi s’avérer intéressants. Ainsi, faisons mention du Yuneec Mantis Q, qui pèse moins de 500 grammes, est doté de bras repliables (à la manière du DJI Mavic Air ou des Mavic Pro) et d’une autonomie d’environ 18 minutes. Le Mantis Q est muni d’un petit capteur 1/3,06 pouces de 13 millions de pixels et est capable de filmer en 4K.

Néanmoins, la stabilisation numérique du capteur n’est disponible qu’en 1080p et 720p… On notera aussi la présence d’un mode permettant de commander son drone à la voix, ainsi que de la commande gestuelle. Pouvant voler jusqu’à 800 mètres de distance, l’engin est doté de plusieurs modes de vol automatiques (Journey, Point of interest…), qui permettent de faciliter le pilotage.

Vendu à partir de 499€ (599€ en version X pack, qui inclut deux batteries supplémentaires et un sac de transport), le Yuneec Mantis Q est une alternative assez intéressante aux drones de DJI, et permettra aux utilisateurs débutants de capturer leurs premières séquences aériennes.


Drones moyenne gamme : la qualité d’image à prix réduit

DJI Mavic Air

Le DJI Mavic Air incarne le moyenne gamme du constructeur chinois. Situé entre le Mavic Pro et le Spark, il ambitionne de proposer les mêmes qualités que son grand frère (dont les bras repliables et la télécommande fort ergonomique)… tout en affichant un prix plus doux. Dans la pratique, le DJI Mavic Air est un excellent drone.

Son capteur CMOS 1/2,3 pouces de 12 millions de pixels, surmonté d’un objectif équivalent à 24 mm, lui permettent de générer des clichés de très bonne qualité, et est capable de filmer en 4k UHD (3840 x 2160 pixels) en 24, 25 et 30 fps. Pour obtenir des ralentis plus fluides, les télépilotes pourront s’appuyer sur la capture en 60 fps en 2,7k (2720 x 1530 pixels) voire même en 120 fps en 1080p.

On notera également la possibilité de capturer des images en RAW. La stabilité de l’appareil est remarquable, et la stabilisation sur 3 axes se montre particulièrement efficace. Muni de 7 détecteurs d’obstacles, le Mavic Air se montre facile à contrôler, et est muni d’un grand nombre de modes de vols dits « intelligents ». Une vraie réussite, d’autant que son form factor très compact lui permet d’être emporté partout. Enfin, notons que l’appareil est compatible avec les DJI Goggles, qui permettent un pilotage immersif grâce à la réalité virtuelle.

Comme à son habitude, DJI propose deux packs de ce petit drone : une version « standard », vendue 849€ sur le site de son constructeur, et un pack « Fly More », qui intègre un total de 3 batteries, des protections d’hélices et une sacoche de protection.

Parrot Anafi, le challenger

Si les drones de DJI sont remarquables, le dernier-né du fabricant français propose de sérieux arguments en sa faveur. Lui aussi doté de bras repliables, le Parrot Anafi se veut très facile à transporter : à peine 320 grammes sur la balance. Capable de voler dans un rayon d’action de 4 km, il peut rester opérationnel pendant 25 minutes maximum.

Son capteur CMOS 1/2,4 pouces compte 21 millions de pixels, et est capable de filmer en 4K Cinema (4096×2160) à 24 images par seconde, en 4K UHD jusqu’à 30 fps et peut monter jusqu’à 60 fps en Full HD (1920×1080). Il se distingue également par sa capacité à filmer en HDR (High Dynamic Range). En outre, l’engin propose la capture d’images en JPEG ou DNG RAW au format « Wide » 4:3 en 21 Mpx (5344×4016), ainsi que dans un format plus resserré en 12 Mpx (4000×3000).

Parrot Anafi bras repliésEnfin, l’Anafi se différencie de la concurrence grâce à sa nacelle multiorientable. Là où la plupart des autres drones sont seulement capables d’incliner leur caméra vers le bas, le modèle de Parrot est capable d’orienter sa nacelle à 90 degrés vers le haut. Idéal pour filmer des séquences en contre-plongée.

Le Parrot Anafi se distingue également par son prix très compétitif : comptez 699€ pour la version « standard », et 899€ pour la version « extended », qui inclut 3 batteries, un sac de voyage et 2 mois d’abonnement à Creative Cloud pour la photo ou à Premiere Pro CC.


Drones haut de gamme : les drones sans concessions

Avec bras repliables : Mavic 2 Zoom et Mavic 2 Pro

Dévoilés à l’automne dernier, les Mavic 2 Zoom et Mavic 2 Pro incarnent le haut de gamme des drones grand public à bras repliables de DJI. Ils succèdent à l’excellent Mavic Pro qui, malgré son âge, reste une très bonne affaire (notamment à 999€ en version Platinum, beaucoup plus silencieuse que la version « classique »).

Toutefois, le Mavic 2 Pro se différencie de son aîné par son module optique conçu en partenariat avec Hasselblad (que DJI a d’ailleurs racheté). Il dispose ainsi d’un grand capteur CMOS de 1 pouces affichant 20 millions de pixels. Son objectif est doté d’une ouverture variable, comprise entre f/2,8 et f/11. L’engin est capable de filmer en 4K (en 24, 25 ou 30 fps), et peut également capturer des séquences en 60 ou 120 fps en 2,7K et 1080p. DJI met également en avant la compatibilité avec la norme HDR 10. Sa batterie lui permet de rester en vol pendant 31 minutes (en conditions parfaitement idéales), et l’engin est capable d’atteindre les 72 km/h en mode Sport.

Le DJI Mavic 2 Pro, muni de son capteur Hasselblad

De son côté, le DJI Mavic 2 Zoom se différencie de son frère jumeau par l’intégration d’un zoom optique 24-48 mm (x2), une première dans l’industrie des drones. Doté d’un capteur plus classique de 1/2,3 pouces, ce zoom optique est complété par un zoom numérique x2, permettant aux télépilotes d’obtenir une grande amplitude de zoom. Le DJI Mavic 2 Zoom met également en avant la Super Résolution, qui se base sur la capture de 9 clichés avec le téléobjectif de 48 mm. Le but : générer une image de 48 millions de pixels, tout en conservant une amplitude de vue analogue à celle produites par l’objectif de 24 mm.

Le DJI Mavic 2 Zoom et son objectif 24-48 mm

Point notable : contrairement à leur aîné, le Mavic Pro, les nouveaux Mavic 2 Pro et Mavic 2 Zoom dépassent la barre des 800 grammes (affichant respectivement 907 et 905 grammes sur la balance). Pour être en conformité avec la législation française, il vous faudra donc procéder à l’enregistrement de votre machine et suivre la formation en ligne attestant de votre maîtrise de la réglementation en vigueur.

Le Mavic 2 Pro est proposé à partir de 1449€, tandis que son frère jumeau le Mavic 2 Zoom peut être acquis pour la somme de 1249€. Un pack Fly More est également vendu 300 à 400€ plus cher, comprenant entre autres deux batteries, une station de charge, deux paires d’hélices supplémentaires, ainsi qu’une housse de transport.

La Rolls-Royce des drones grand public : DJI Phantom 4 Pro V2.0

Lancé en catimini en mai 2018, le Phantom 4 Pro V2.0 est la version la plus avancée de la famille des quadricoptères grand public de DJI. Par rapport à la première itération de la machine, cette V2.0 se veut avant tout plus silencieuse, avec de nouveaux moteurs et des hélices redessinées. Au chapitre de l’autonomie, la machine se targue de pouvoir voler pendant 30 minutes. Doté de multiples capteurs, l’appareil est capable d’éviter les obstacles dans (presque) toutes les circonstances.

Au niveau de la qualité d’image, le Phantom 4 Pro (V1 ou 2.0) est le drone offrant la meilleure qualité d’image sur un drone grand public (à l’exception du DJI Mavic 2 Pro). Pour ce faire, il se base sur un grand capteur de 1 pouce de 20 millions de pixels, surmonté d’une optique équivalent à 24 mm avec ouverture à f/2,8. L’ensemble est capable de filmer à 4K en 60 fps, et affiche des débits d’enregistrement de 100 Mb/s pour une plus grande fluidité des images. Côté photo, il est évidemment capable de capturer des images en RAW. En mode rafale, son constructeur avance un mode rafale à 14 images par seconde.

Naturellement, le Phantom 4 Pro V2.0 s’avère nettement moins transportable que ses comparses aux bras repliables. Mesurant pas moins de 35 centimètres de diagonale, l’engin pèse la bagatelle de 1375 grammes, vous obligeant ainsi à procéder à son enregistrement en ligne et à suivre la formation idoine.

Son prix pourra être toutefois quelque peu dissuasif. La version « standard » (dont la télécommande est dénuée d’écran) est affichée à 1699€ sur le site de DJI, tandis que la version « Plus »  (dont la télécommande dispose d’un écran intégré) est proposée à… 1999€. Mais à ce niveau de prix, vous disposez d’une solution extrêmement polyvalente et délivrant des clichés d’une qualité exceptionnelle.


Les drones professionnels

Enfin, faisons mention d’une catégorie « à part » : celle des drones destinés aux professionnels de l’image. Principalement utilisés lors du tournage de clips vidéo, de publicités voire de films, ils misent avant tout sur une qualité d’image exceptionnelle. Disposant d’une capacité d’emport très importante (plusieurs kilos), ils peuvent être équipés d’une petite caméra ou d’un reflex. En revanche, leurs dimensions s’avèrent nettement plus imposantes que les modèles grand public.

Drone DJI Inspire 2

Le DJI Inspire 2

À ce titre, citons le DJI Inspire 2, l’un des appareils les plus performants actuellement au catalogue du constructeur chinois. Capable de filmer en 5,2K en CinemaDNG RAW, il dispose d’une autonomie de 27 minutes et peut voler à la vitesse maximale de 94 km/h. Ce drone professionnel est disponible avec les caméras DJI Zenmuse X7, X4S, X5S, cette dernière étant équipée d’un capteur Micro-4/3 de 20,8 Mpx, et peut être utilisée avec l’un des 10 objectifs compatibles.

Cette performance s’avère néanmoins particulièrement onéreuse : comptez 3399 € pour la version « standard », équipée de la caméra Zenmuse X4S. Pour la version « pro », équipée d’une caméra Zenmuse X5S, la facture atteint des sommets, et peut grimper jusqu’à 14 250 € pour le pack le plus complet.


Les accessoires « drone » indispensables

Si les machines se font de plus en plus puissantes et intègrent toujours davantage de modes de prise de vue, certains accessoires sont de véritables musts.

Une base pour faire décoller/atterrir le drone sur terrains « compliqués » (herbe, galets, etc)

Avant même de faire décoller votre drone, il convient de disposer d’une surface suffisamment plane et stable pour ne pas risquer d’endommager votre engin ou ses hélices. Aussi, il est possible d’acquérir une base de décollage/atterrissage (généralement de forme circulaire) en polyester. Une fois posée sur le sol, elle permet de « gommer » les éventuelles aspérités du terrain pour permettre une manœuvre en toute sécurité pour vous et votre drone. En outre, elle vous permet de repérer votre point de départ/d’arrivée plus facilement depuis l’écran de votre smartphone.

Une ou plusieurs batteries supplémentaires

Bien que l’autonomie des drones soit en hausse, une ou plusieurs batteries supplémentaires vous seront indispensables pour prolonger la durée de vos sessions de vol… particulièrement si vous désirez faire voler votre engin à de basses températures (en montagne notamment, le froid faisant diminuer l’autonomie des batteries d’environ 15 à 20%).

À ce titre, les packs de certains constructeurs sont appréciables, car ils intègrent d’emblée une ou deux batteries en plus. Enfin, notons une petite particularité de certaines batteries de drones (celles des Mavic Pro notamment) : grâce à un petit adaptateur, vous pouvez l’utiliser comme batterie externe et y brancher votre smartphone pour le recharger.

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DJI Mavic 2 ProAcheter
DJI Mavic 2 ZoomAcheter
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Un support pour faire voler son drone à l’aide d’une tablette

Les smartphones récents incorporent des écrans de plus en plus grands. Toutefois, il est parfois plus confortable d’utiliser une petite tablette (comme l’iPad Mini) pour bénéficier d’une surface d’affichage du retour vidéo encore plus grande. Disponible à partir de 30€, ce petit accessoire vous permet donc de faire tenir votre ardoise sur la télécommande DJI votre drone, vous permettant ainsi de l’utiliser avec l’application fournie par le constructeur.

Une housse de transport

Savoir faire voler son drone, c’est bien ; le protéger, c’est encore mieux ! A cette fin, une housse de transport s’avérera rapidement indispensable. Là aussi, celle-ci est souvent fournie dans certains packs incluant également une ou plusieurs batteries supplémentaires.

Deux types de protection sont généralement proposés pour les modèles les plus répandus. Par exemple, pour le DJI Mavic 2, on retrouve des housses souples, permettant de ranger le drone, sa télécommande et une batterie supplémentaire, ainsi que des valisettes rigides, qui permettent de transporter plus de matériel et offrent une protection accrue en cas de choc.

Un train d’atterrissage pour votre drone

Si le terrain sur lequel vous voulez faire atterrir votre drone est particulièrement accidenté, vous pouvez monter un dispositif permettant d’accentuer la hauteur des pieds de l’engin. Proposés aux alentours d’une trentaine d’euros, elles permettent d’augmenter la distance relative entre le sol et la caméra du drone, et limiter ainsi tout risque de choc entre la nacelle et le terrain sur lequel vous posez votre caméra volante.

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Une protection des hélices de votre appareil

Toujours au rayon des dispositifs destinés à protéger votre drone, les protections d’hélices permettent de limiter les dégâts causés par un choc avec un obstacle (un mur, par exemple). Disponibles aux alentours de 20€, elles s’avèreront particulièrement utile pour les télépilotes débutants.

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Des filtres UV/ND/polarisants à installer devant l’objectif de la caméra

A l’instar de ceux pouvant s’ajouter devant vos objectifs photo, ces filtres visent à accroître la qualité d’image de votre drone et/ou de permettre une vitesse d’obturation plus basse en vidéo (1/50 ou 1/60s), de sorte à obtenir un rendu cinématographique – et ce même en capturant à 24 ou à 30 fps. De même, ils vous permettront d’éviter de surexposer vos images en cas de très forte luminosité, et d’accentuer les contrastes et la saturation.

Très faciles à insérer et à enlever, ils s’avèrent fort intéressants pour augmenter les possibilités photo et vidéo offertes par votre drone. Aussi, mentionnons les filtres conçus par la marque Polar Pro : vous pourrez les acquérir à l’unité ou sous forme de packs regroupant plusieurs filtres différents.

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Des câbles USB de qualité (pour éviter tout problème de connexion)

Ceci pourra vous paraître évident, mais disposer de câbles USB de qualité sera indispensable pour une bonne communication entre votre smartphone et la télécommande du drone. Aussi, veillez à privilégier ceux fournis par le constructeur de votre téléphone. Sinon, vous pouvez investir dans des câbles tressés plus durable, comme ceux proposés par la marque Anker (disponibles pour les iPhones et les smartphones sous Android disposant d’un port USB-C).

DJI Goggles (pour piloter l’appareil en vue à la première persone)

Les DJI Goggles, qui ressemblent à s’y méprendre à un casque de réalité virtuelle « classique », sont destinées aux télépilotes voulant piloter leur engin à la première personne, en voyant directement ce que voit le drone à travers sa caméra embarquée. Le casque repose sur la technologie Ocusync, développée par DJI pour connecter un drone (Mavic Pro et ses successeurs, Phantom 4) à plusieurs télécommandes ou plusieurs paires de lunettes immersives. L’une des fonctionnalités les plus impressionnantes est sans doute celle permettant de contrôler la nacelle et l’orientation du drone en déplaçant sa tête.

Un mot toutefois au sujet de la législation française : celle-ci impose aux télépilotes de garder leur drone à portée de vue. Concrètement, il n’est donc pas autorisé de voler en immersion avec les DJI Googles. Pour rester en conformité avec les textes de loi, vous devrez donc confier le casque de réalité virtuelle à une tierce personne, ou lui demander de jouer le rôle d’observateur (pour surveiller les évolutions du drone).

Les DJI Googles sont disponibles à partir de 399€.

Télécommande DJI Smart Controller avec écran intégré

Dévoilée en janvier 2019, la DJI Smart Controller est une télécommande destinée à accompagner les Mavic 2 Pro et Mavic 2 Zoom. Elle comporte un grand écran Full HD de 5,5 pouces, permettant de contrôler le drone sans devoir utiliser son smartphone. Concrètement, l’écran de cette télécommande se démarque par sa luminosité incomparable, même face aux meilleurs smartphones du marché.

En effet, l’écran de la Smart Controller offre un niveau de luminosité de 1 000 cd/m2, tandis que, par exemple, celui du Huawei Mate 20 Pro plafonne à « seulement » 629 cd/m2 et l’iPhone Xs Max à 655 cd/m². (Pour rappel, l’intensité lumineuse perçue par l’œil humain d’un objet est exprimée en candela par mètre carré, notée cd/m2).

Cette télécommande vise également à proposer un plus grand confort d’utilisation. Côté technique, elle repose sur une version modifiée d’Android, et permet d’installer les applications DJI GO 4 et DJI Pilot. Son constructeur met également en avant la possibilité de diffuser en live les images enregistrées par le drone sur les réseaux sociaux. À noter que la télécommande dispose d’un micro et d’un haut-parleur intégré, permettant ainsi aux vidéastes de commenter leurs vidéos lors d’un live sur Facebook ou Instagram.

Enfin, la Smart Controller emploie la technologie OcuSync en version 2.0, ce qui lui permet (en théorie) de piloter un drone jusqu’à 8 km de distance. Reste que son prix demeure particulièrement élevé : elle est proposée pour la modique somme de 699€ auprès des principaux revendeurs.

Kits d’éclairage

Pour enrichir et diversifier votre pratique du drone, nous vous conseillons également les kits d’éclairage pour drones développés par Lume Cube. Faciles à fixer sous l’engin, ils permettent d’éclairer le sujet photographié par le dessus, donnant ainsi un aspect totalement inédit.

Couplé à un appareil photo réglé en pose longue, vous pourrez même utiliser votre drone pour produire un effet de light painting impressionnant. Enfin, ces kits lumineux permettront à votre drone de rester parfaitement visible, même lorsque la lumière vient à manquer considérablement.

Lume Cube éclairage Drone

© Lume Cube


Les applications iOS et Android indispensables

Pour piloter son drone et en exploiter les images

Pour contrôler votre engin, procéder à ses mises à jour, au calibrage du compas… et accéder aux images que vous aurez capturées, l’application du constructeur de votre drone est indispensable.

Chez DJI, celle-ci se nomme DJI GO 4. Compatible iOS et Android (en anglais uniquement), elle se montre très intuitive et favorise une prise en main rapide du drone, même pour les utilisateurs débutants.

DJI Go 4 Paramètres D'image

L’interface de DJI Go 4 s’avère simple à utiliser, même pour les télépilotes débutants.

Chez son concurrent français Parrot, c’est l’application FreeFlight 6 qui permet de piloter le dernier modèle de la marque, le Parrot Anafi. Son ergonomie est relativement similaire à celle de DJI Go 4, et s’avère pratique et intuitive. Elle est disponible sur l’App Store et le Google Play.

Enfin, le constructeur Yuneec propose une application spécifique pour chaque modèle. Ainsi, l’appli Yuneec Pilot permettra de contrôler le Mantis Q. Elle aussi disponible pour iOS et Android, son interface est très proche de celle des applications proposées par DJI.

Pix4Dcapture transforme vos images de drone en rendus 3D

Mentionnons aussi Pix4Dcapture, une application de modélisation en 3D. Compatible avec de nombreux modèles de drones, elle permet de créer des modèles 3D de bâtiments, de chantiers… et sera particulièrement utile dans des cas très spécifiques. Elle aussi est téléchargable sur l’App Store et sur le Google Play.

Pour préparer votre vol

Comme nous le disions en introduction, bien préparer votre vol est indispensable. Pour ce faire, vous référer aux cartes spécifiques fournies par Geoportail est le point de départ de tout vol de drone. En voyage, assurez-vous de bien connaître la législation en vigueur.

Pour localiser les meilleurs endroits où capturer des images aériennes (dans le respect des règles en vigueur, bien sûr), nous vous conseillons également les sites DroneSpot et Drone-Spot et leurs applications mobiles respectives (voir captures ci-dessous).

Tous deux basés sur une carte interactives, ils indiquent sous forme d’épingle la localisation des lieux où vous pourrez faire voler votre drone. En cliquant dessus, vous pourrez ainsi accéder à différentes informations (facilité d’accès, intérêt, éventuelles difficultés lors du vol) et à des exemples d’images réalisées à cet endroit. L’aspect collaboratif est également de mise : vous pouvez suggérer l’ajout de nouveaux spots sur la carte, qui seront ensuite revus par les administrateurs des plateformes.

Une fois le lieu de votre vol repéré, vous pouvez utiliser une application comme Sun Surveyor, que nous citions déjà dans notre guide d’achat des smartphones. Disponible pour iOS et Android, elle-ci permet de déterminer la course du soleil en fonction de votre position géographique. Elle se montrera aussi très utile pour connaître les heures de lever et de coucher du soleil. Une version gratuite est disponible, mais nous vous conseillons d’opter pour la version payante. En effet, elle vous permet notamment de déterminer la position du soleil par rapport à votre environnement (en réalité augmentée). Idéal pour choisir le meilleur moment et le meilleur angle pour immortaliser un paysage, par exemple.

Pour exploiter les images capturées par votre drone

Pour retoucher les photographies prises avec votre drone, nul besoin de recourir impérativement à un ordinateur. Les images étant directement transmises à votre smartphone, vous pouvez l’utiliser pour retoucher directement vos photos et les partager sur les réseaux sociaux.

Pour ce faire, nous vous conseillons particulièrement des applications telles Snapseed ou Lightroom CC. Pour retrouver leur descriptif complet, n’hésitez pas à vous référer au chapitre dédié aux applications de retouche photo sur mobile de notre guide d’achat relatif aux smartphones.

Si ces deux applications sont toutes deux disponibles sur iOS et Android, leur approche est toutefois assez différente. Snapseed mise avant tout sur la simplicité, et permet l’applications des préréglages pour améliorer rapidement vos photos. Des outils de retouche plus pointus sont toutefois disponibles, permettant de corriger en profondeur vos images. Mentionnons ainsi un outil pinceau, dont le fonctionnement est semblable à celui de Photoshop. L’application est capable de traiter les fichiers RAW, ce qui est fort appréciable.

Lightroom CC, de son côté, est profondément intégrée à l’écosystème Adobe, et permet notamment de bénéficier des fonctionnalités de synchronisation liées au Creative Cloud (pour en bénéficier, un abonnement disponible à partir de 143,14€ par an est nécessaire). Il est ainsi possible de commencer à retoucher ses photos sur ordinateur, puis de continuer sur son smartphone. À l’inverse, vous pouvez prendre une photo avec votre drone, la retoucher rapidement sur smartphone et continuer si besoin sur votre ordinateur.

Luma Fusion

Luma Fusion

Du côté de la vidéo, faisons également mention d’une application extrêmement complète, nommée Luma Fusion, une des applications de montage vidéo multi-pistes les plus complètes disponibles sur l’App Store. Elle permet en effet de disposer d’une table de montage et d’outils vidéo extrêmement puissants (ajout de transitions entre les plans, gestion des pistes sonores, des sous-titres…). On notera toutefois que son interface s’avère beaucoup plus confortable à utiliser sur iPad que sur iPhone et qu’aucune version Android n’existe pour le moment.

Et sur PC et Mac ?

Une fois rentré à votre domicile, vous pourrez copier les fichiers produits par votre drone depuis sa carte SD, et profiter de vos photos et vidéo dans leur résolution d’origine. Aussi, vous pourrez les retoucher et créer des montages vidéo grâce à vos logiciels habituels de post-traitement photo et vidéo.

Grâce aux avancées de l’intelligence artificielle, retoucher les photos prises avec votre drone devient encore plus simple. A ce titre, mentionnons un petit logiciel, nommé AirMagic, développé par Skylum pour Mac et PC. Il permet d’améliorer automatiquement vos photos prises avec un drone et s’avère particulièrement facile à prendre en main. Disponible pour 39€ par licence, le logiciel peut également être utilisé en tant que plugin pour Lightroom et Photoshop, permettant ainsi d’accélérer votre flux de travail.


Conclusion

De par les possibilités créatives qu’ils rendent disponibles au plus grand nombre, les drones ont véritablement bouleversé le paysage photographique contemporain. Faciles à prendre en main, de plus en plus légers et particulièrement polyvalents, les drones s’imposent de plus en plus comme un compagnon fort utile du matériel de nombreux photographes.

Un certain nombre de drones sont aujourd’hui capables de prendre des photos et des vidéos de qualité. Toutefois, la qualité de leur design, la fidélité de la restitution des couleurs et des contrastes, de même que la conception de l’application permettant de les contrôler tendent toujours à marquer la différence entre les meilleurs drones… et les autres.

Depuis quelques années, on constate également la multiplication des modes de prise de vue automatisée, qui facilitent la capture de séquences valorisant au mieux le sujet photographié. De même, certains constructeurs tentent de transformer la manière dont nous contrôlons nos drones, en implantant des systèmes de commande à la voix ou aux gestes de la main. Le but : rendre la photo aérienne encore plus facile et accessible.

Falaises de la côté d'Albâtre - DJI Mavic Pro - Jean-Nicolas Lehec

Les falaises de la côté d’Albâtre – DJI Mavic Pro – © Jean-Nicolas Lehec

Toutefois, nous ne saurions trop insister sur la nécessité de respecter les consignes et la réglementation en vigueur. Régulièrement, des incidents font la une de la presse et viennent ternir l’image des drones auprès du grand public. Le survol de l’aéroport de Gatwick, en Angleterre, en est le dernier exemple en date.

Cela étant, les drones sont un fantastique outil de création, qui permettent d’obtenir des photographies totalement inédites : il y a encore quelques années, un tournage aérien nécessitait la location d’un avion ou d’un hélicoptère et de son pilote, ainsi que d’un photographe/ vidéaste spécialisé. Les drones nous offrent ainsi la possibilité d’aborder différemment le monde qui nous entoure, et de prendre conscience de sa beauté… et de sa fragilité.

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