Guides d’achat photo 2020 : les meilleurs reflex APS-C amateurs, passionnés et experts

Guide d’achat mis à jour le 4 février 2020

À la recherche d’un boîtier reflex ? Ce guide d’achat est consacré aux meilleurs appareils photo reflex APS-C du moment dans les gammes amateurs, passionnés et experts. Au dessus, il faudra regarder notre guide sur les reflex full frame.

Pièce maîtresse de la photographie, le boîtier reflex est l’appareil photo de référence pour les photographes exigeants. Ces dernières années, malgré la concurrence des appareils photo hybrides (voir notre guide d’achat sur les hybrides), les reflex numériques ont su évoluer en se focalisant sur la qualité d’image et la polyvalence, grâce à un panel d’objectifs toujours plus variés.

Pourquoi acheter un boîtier reflex ?

Le reflex reste l’appareil photo le plus apprécié pour ceux qui s’intéressent à la photographie grâce à des atouts de taille. Avant tout, son héritage fait du reflex un boitier fiable et éprouvé, qui possède une autonomie importante et résiste mieux au temps (malgré des différences selon les gammes).

Le reflex propose également des réglages complets, avec de nombreux accès directs via les boutons présents sur le boîtier, pour une réactivité inégalée. D’ailleurs, en parlant de réactivité, les reflex sont les appareils photos les plus rapides et réactifs que l’on peut trouver, même si les hybrides rattrapent petit à petit leur retard.

Enfin, un viseur optique de qualité et une large gamme d’objectifs font du reflex l’appareil photo le plus confortable et polyvalent. Malgré cela, il faut prendre en compte qu’un reflex est un appareil photo plus encombrant, plus lourd et souvent plus onéreux (surtout si l’on veut y ajouter un objectif de qualité) que les autres appareils du marché.

Enfin ce guide est dédié aux reflex APS-C uniquement, en opposition aux reflex full frame (ou plein format). La différence principale entre ces deux types de reflex se joue sur la taille du capteur : nous vous invitons à consulter notre guide d’achat sur les reflex full frame pour bien comprendre leurs spécificités.

En terme de montée en ISO, vous verrez que les boîtiers APS-C présentés ont tous de bons résultats jusqu’à 3200 ISO. Les modèles passionnés et experts s’en sortent un peu mieux, mais on atteint vite les limites des capteurs APS-C qui, par définition, ont du mal à offrir une image propre en haute sensibilité, du fait de leurs photosites trop serrés.


L’entrée de gamme toujours plus performante et à des prix réduits

Si vous débutez en photographie et que vous ne souhaitez pas casser votre tirelire, les boîtiers suivants vont vous permettre de progresser en ayant une bonne liberté de création grâce aux réglages manuels, à la qualité d’image du capteur APS-C et à leur polyvalence. Depuis quelques années, ces boîtiers ont bien évolué et donnent pour certains des résultats impressionnants, compte tenu de leur prix.

Canon EOS 250D et Nikon D3500

En 2013, Canon avait fait sensation en présentant l’EOS 100D, le plus petit des reflex à visée optique. Son successeur est aujourd’hui le Canon EOS 250D, lancé au premier semestre 2019. Véritable porte d’entrée dans l’univers reflex Canon, ce boîtier se targue d’être le plus léger au monde avec seulement 449 grammes sur la balance. Muni de l’objectif « standard » 18-55 mm avec lequel il souvent est livré, il ne pèsera donc que 649 grammes et pourra donc vous accompagner partout sans vous démolir le cou ou les lombaires. Son grip généreux assure une prise en main confortable et rassurante.

Au-delà, le Canon EOS 250D est un reflex aux caractéristiques séduisantes. Il reprend un certain nombre de caractéristiques de son prédécesseur, l’EOS 200D, comme son capteur de 24,2 Mpx et ses 9 collimateurs AF. Toutefois, il se dote d’un processeur Digic 8 de dernière génération. Il peut ainsi monter en sensibilité jusqu’à 25 600 ISO (extensible à 51 200 ISO) et permettra de générer des images de très bonne facture jusqu’à 3200 ISO.

Disposant d’un véritable viseur reflex (avec une couverture de 95 %), il profite également du Dual Pixel AF pour une mise au point automatique plus rapide et plus douce, utile en vidéo. On aime particulièrement son grand écran tactile de 3 pouces monté sur rotule, offrant un confort de visée très appréciable.

Performant, agréable à utiliser et très léger, le Canon EOS 250D est un très bon choix pour débuter la photographie avec un reflex. Il est proposé à partir de 509 € nu mais nous vous recommandons de l’acquérir en kit avec l’objectif 18-55 IS STM pour 599 €.

Si vous cherchez un boîtier moins cher mais tout aussi compact, le Canon EOS 200D est encore une bonne alternative, à condition de pouvoir le trouver en boutique, car il se fait de plus en plus rare.

Lancé à l’été 2018, le Nikon D3500 est le successeur du D3400 – qui faisait déjà partie de notre sélection l’an passé. Il se différencie de son prédécesseur de par un design légèrement revu, avec une poignée légèrement plus courte mais plus épaisse (et qui s’adaptera très bien aux utilisateurs ayant de grandes mains). Sur la balance, il parvient à faire quasiment jeu égal avec le Canon 250D, affichant un poids de seulement 415 grammes.

Du reste, le Nikon D3500 est un boîtier séduisant, à la fois réactif et silencieux. On retrouve le capteur CMOS APS-C de 24,2 Mpx de son prédécesseur, ainsi que la plage de sensibilité allant de 100 à 25 600 ISO. Dans la pratique, l’appareil sera capable de vous livrer des clichés de très bonne facture jusqu’à 3200 ISO.

On notera aussi sa connectivité SnapBridge qui permet de transférer ses photos, par le biais d’une connexion Bluetooth, sur son mobile ou tablette, même si l’appareil est éteint. Les débutants apprécieront aussi le menu Guide, qui permet de se familiariser rapidement avec l’utilisation de l’appareil (et que certains de ses concurrents ont d’ailleurs imité).

On regrettera seulement que son écran de 3 pouces soit fixe. De même, la conception de l’objectif 18-55 – avec lequel il est fourni – n’est pas des plus pratique, car elle nécessite de tourner la bague du zoom pour déployer l’objectif… ce qui ajoute une étape à la mise en route de l’appareil.

Cela étant, le Nikon D3500 est une option intéressante pour tous ceux voulant acquérir leur premier reflex et est disponible à partir de 395,25 € en kit avec l’objectif 18-55 mm AF-P DX VR. 

Pentax K-70, un boîtier d’entrée de gamme tropicalisé

Le Pentax K-70 vient succéder au K-50, qui faisait partie de la précédente version de ce guide d’achat. S’il se montre un petit peu plus cher que ses concurrents, il se démarque en étant tropicalisé. Il fera donc la joie de celles et ceux voulant faire des photos sous la pluie (voire dans la boue) sans craindre pour leur boîtier ou leur optique… à condition que celle-ci soit tropicalisée elle aussi.

Il se dote d’un capteur APS-C de 24 Mpx, d’un viseur 100 % et de deux molettes de réglage pour un confort amélioré. On apprécie également la présence d’un écran de 3 pouces monté sur rotule… même si ce dernier n’est hélas pas tactile. En revanche, l’appareil dispose de nombreuses options qui pourront être très utiles aux photographes, comme un intervallomètre intégré ou un niveau électronique. L’appareil s’avère assez réactif et autorise une rafale à 6 i/s.

Si vous voyagez, pensez à acheter une seconde batterie, car ce type de boîtier n’est pas très autonome (environ 400 vues). Ou sinon, pensez à acheter l’adaptateur D-BH109 qui permet d’alimenter l’appareil avec 4 piles AA, pratique en zone isolée. À noter que la tropicalisation rend ce boîtier un peu plus lourd (650g).

Disponible à 499,99 € en kit avec un objectif 18-50 mm, il constitue un boîtier reflex amateur très bien équipé pour l’aventure.


Le milieu de gamme : Canon 800D/77D et Nikon D5600, les meilleurs ennemis

Après ces boîtiers d’entrée de gamme, voici des appareils plus complets, dédiés aux photographes souhaitant obtenir un peu plus de leur boîtier, avec une qualité d’image supérieure et quelques fonctions plus manuelles voire expertes. Dans cette gamme, nous continuons d’indiquer le prix en kit avec un objectif, mais si vous voulez véritablement tiré parti de ces boîtiers, nous vous invitons à consulter notre guide des objectifs.

Pour rappel, lors de l’achat d’un reflex, ne mettez pas tout votre budget dans le boîtier, mais choisissez également de bonnes optiques qui seront là pour durer.

En 2017, Canon a renouvelé son milieu de gamme reflex avec les EOS 800D et 77D. Ces deux boitiers présentent les mêmes composants avec quelques différences, mais ils visent des publics différents : le 800D est plus adapté au grand public quand le 77D, ayant abandonné son 3ème chiffre pour plus de clarté et se plaçant ainsi derrière le 80D, correspond aux amateurs avertis qui cherchent un boitier plus complet et ergonomique.

A gauche le 800D, à droite le 77D

Tous deux possèdent le même capteur CMOS APS-C de 24 Mpx, le processeur DIGIC 7 et un AF plus large que leurs aînés avec 45 collimateurs croisés. La sensibilité ISO monte jusqu’à 25 600 (extensible jusqu’à 51 200) et ils peuvent photographier jusqu’à 6 i/s en RAW et JPG. Ils disposent des mêmes connexions (Bluetooth, Wifi, NFC) et de la vidéo Full HD. Avec ces deux nouveaux boitiers, Canon sort également un nouvel objectif de kit 18-55mm, plus petit que les précédents, stabilisé, et embarquant un moteur STM pour un autofocus silencieux. Petit bémol, l’ouverture ne commence qu’à f/4.

Cependant, là où le 77D diffère de son faux jumeau, c’est sur l’ergonomie puisqu’il intègre une molette supplémentaire à l’arrière, des boutons personnalisables et un écran de contrôle LCD sur le dessus. Enfin, alors que le 77D garde un menu classique, le 800D présente par défaut une interface guidée et complète utile pour un utilisateur débutant (qui peut toutefois être désactivée) : il peut profiter ainsi d’informations supplémentaires et de conseils lui indiquant quel type de photo peut convenir aux réglages par exemple. Bien qu’il ne soit pas activé par défaut sur le 77D, ce menu peut aussi être mis en place.

Le 800D est disponible nu à partir de 609€ et en kit avec le 18-55mm à partir de 669€. Le 77D en boitier nu monte à 699€, et pour le même kit, à 799€. L’écart de prix est donc  assez réduit… C’est pourquoi nous vous conseillons le 77D par rapport au 800D, tous deux ayant le même poids, le même encombrement et des composants identiques. Sachant que les menus simplifiés peuvent être activés sur le 77D.

Le Nikon D5600 a pris la relève du Nikon D5500 en se plaçant parfaitement entre le Nikon D3500 et le Nikon D7500. Le D5600 (et le D5500 avant lui) est une belle évolution ergonomique : la poignée est plus creusée, le boîtier est plus robuste grâce à l’usage de la fibre de carbone et il est également moins lourd (415g au lieu de 530g). D’autres petites améliorations ergonomiques ici et là finissent de donner à ce boîtier une apparence très experte.

L’appareil dispose toujours du Wifi (avec la connexion SnapBridge) mais bizarrement le constructeur lui a retiré sa fonction GPS intégrée, pourtant appréciée. Peut-être était-ce un problème lié à la batterie, nous l’ignorons. En plus de son écran orientable, le D5600 dispose du tactile.

À l’intérieur, l’appareil utilise un capteur 24 Mpx sans filtre passe-bas emprunté au D7100 qui produit des images très bonnes et propres jusqu’à 3200 ISO ainsi que le processeur Expeed 4 qui lui permet d’être réactif et constant. Avec ce boîtier, Nikon rivalise avec le Canon 800D, et le choix se fera plutôt sur l’ergonomie et les objectifs que vous souhaitez acquérir. Il est disponible à partir de 639 euros en kit avec un 18-55mm.


Les passionnés : Nikon D7500 et Canon 90D

Passons désormais à la gamme « passionnée », où l’on retrouve des boîtiers reflex APS-C taillés pour la performance, avec des rafales intéressantes, un boîtier résistant et des réglages complets. Nous n’indiquons que le prix du boîtier nu dans cette gamme car si vous voulez véritablement tiré parti de ces boîtiers, nous vous invitons à choisir un autre objectif que l’objectif de kit, souvent limitant pour la suite.

Annoncé en avril 2017, pour une sortie en juin, le Nikon D7500 ne remplace pas vraiment de boitier, mais récupère des éléments à la fois du D500 et du D7200. Il s’adresse ainsi à un public de photographes amateurs experts qui recherchent de bonnes performances, une excellente qualité d’image et une ergonomie améliorée, toujours en restant accessible.

Ainsi, il reprend le processeur EXPEED5 et le capteur APS-C de 20,9 Mpx du D500 (soit moins que les 24,2 Mpx du D7200) ainsi qu’une plage de sensibilité de 100 à 51 200 ISO. Il peut shooter jusqu’à 8 i/s (avec un buffer de 50 images en RAW et de 100 images en JPG). Comme le D500, il peut aussi filmer en Full HD avec stabilisation et en 4K.

Du D7200, il reprend le même système d’autofocus aux 51 collimateurs pouvant accrocher jusqu’au – 3 IL, utile en condition de basse lumière. Le D7500 intègre aussi le Wifi et le Bluetooth avec la connectivité SnapBridge.

Enfin, par rapport au D7200, le D7500 voit son ergonomie et son grip améliorés et embarque un écran inclinable et tactile très utile notamment en vidéo. A tous ces avantages s’ajoute son poids, plus léger que le D500.

Il est disponible à partir de 949 € en boitier nu, donc moins cher que le D500 qui tourne autour des 1799€.

De son côté, Canon a dévoilé en août 2019 le Canon EOS 90D, successeur de l’EOS 80D… et qui vient chasser sur les terres de l’EOS 7D Mark II (voir ci-après).

Il se démarque par son capteur APS-C inédit de 32,5 Mpx (contre 24,2 Mpx sur l’EOS 80D), mais aussi par son nouveau capteur de mesure d’exposition RGB+IR de 220 k pixels couvrant 216 zones. On notera aussi l’arrivée du processeur de dernière génération Digic 8.

Du côté de l’autofocus, le boîtier mise sur la technologie Dual Pixel de Canon, toujours aussi efficace en Live View. En visée optique, l’EOS 90D mise sur 45 points AF de type croisé. L’ensemble assure une très bonne réactivité et génère de très belles images jusqu’à 6400 ISO.

Les photographes animaliers et sportifs apprécieront également sa rafale à 10 i/s avec suivi AF en visée optique, ainsi que l’obturateur électronique permettant de capturer des images jusqu’à 1/16 000 s. Enfin, les portraitistes seront ravis de retrouver la fonction de détection de l’oeil en photo et en vidéo.

Du reste, l’EOS 90D offre une résistance améliorée à la poussière et à l’humidité grâce à de nombreux joints d’étanchéité sur l’ensemble du boîtier. On retrouve également l’écran tactile de 3 pouces monté sur rotule, toujours aussi confortable et pratique.

En revanche, on regrettera que Canon n’ait pas daigné doter ce boîtier d’un double-slot pour carte SD. On se consolera avec le nouveau joystick multicontrôleur faisant son apparition au dos du boîtier, offrant une meilleure ergonomie.

En vidéo, l’EOS 90D filme désormais en 4K 30/25p sans recadrage (là où le 80D se limitait à de la Full HD 60p). En Full HD, le boîtier est capable de réaliser des ralentis à 120 fps.

Ainsi paré, l’EOS 90D est un excellent boîtier expert, particulièrement polyvalent et réactif. Récemment lancé par Canon, son prix s’avère encore assez élevé : comptez 1299 € nu et 1390 € pour le boîtier en kit avec l’objectif Canon 18-55 mm standard.

Malgré la sortie de son remplaçant, le Canon EOS 80D demeure encore une bonne option pour qui recherche un boîtier APS-C de qualité. Disponible à partir de 949 € nu (et 1099 € en kit), il bénéficie d’un capteur de 24 Mpx permet d’obtenir de belles images jusqu’à 3200 ISO et offre une rafale à 7 i/s.

Mentionnons aussi le Pentax KP, un autre reflex APS-C dont les caractéristiques nous ont paru intéressantes. Au-delà de son design qui n’est pas nous rappeler celui des boîtiers argentiques de la marque, il se distingue par son capteur CMOS APS-C de 24,3 Mpx stabilisé sur 5 axes. On notera sa plage ISO s’étendant de 100 à 819 200 ISO : sur ce point, le KP bat la concurrence à plate couture – à l’exception du Nikon D500, qui peut monter jusqu’à 1 638 400 ISO. Enfin, on notera la présence de la fonction Pixel Shift Resolution, qui permet d’obtenir des images plus définies grâce à la capture de 4 images par micro-déplacements du capteur.

Du reste, ce boîtier agréable à utiliser et bien construit se différencie également de par sa tropicalisation : vous pourrez ainsi l’exposer sans crainte à la poussière, à la pluie ou à la boue… à condition que votre optique soit elle aussi tropicalisée, évidemment. On aime aussi son écran monté sur double-charnière, qui permet de photographier à bout de bras et très près du sol. En revanche, nous regretterons que cet écran ne soit pas tactile, comme sur la majorité des boîtiers concurrents.

Résolument conçu pour la photographie (mais hélas peu à l’aise en vidéo), le Pentax KP est une alternative intéressante pour celles et ceux voulant pratiquer la photographie en extérieur, sans avoir à se préoccuper des éléments. Avec l’objectif « standard » 18-50 mm, il est disponible au tarif de 1089 €.


Nikon D500 et Canon 7D Mark II, les reflex pro APS-C

Longtemps oubliée par les constructeurs, la gamme des reflex pro au format APS-C a fait son retour avec le nouveau Nikon D500 annoncé en 2016.

Découvrez notre test complet du Nikon D500

Le Nikon D500 est le successeur du Nikon D300(s). Il embarque tout ce que l’on pourrait attendre d’un boîtier reflex professionnel plein format dans un boîtier au format APS-C : capteur de 20 Mpx, autofocus rapide, rafale de 10 i/s en RAW, construction tout temps. Ce boîtier est d’ailleurs directement inspiré du Nikon D5, le vaisseau amiral de Nikon. Il dispose d’un écran orientable et tactile et permet de filmer en 4K. Dans l’obscurité, il fait des merveilles, grâce à une montée en ISO jusqu’à 1 640 000 ISO.

Jusqu’à 1 600 ISO, le bruit est selon nous négligeable. À partir de 1 600 ISO et jusqu’à 6 400 ISO, on voit apparaître du bruit sans pour autant que l’image ne souffre trop de lissage ou de perte en dynamique. À partir de 12 800 ISO, le bruit numérique commence à bien se faire sentir et les détails commencent à s’atténuer. Au-delà et jusqu’à 51 200 ISO, la qualité d’image se détériore et la fidélité des couleurs diminue, même s’il est toujours possible de récupérer des choses au format RAW. À 1 640 000 ISO, on ne parle plus de photographie, mais l’image reste là.

Le Nikon D500 est pour nous le boîtier APS-C de la maturité pour Nikon. Malgré un design plutôt conservateur, ce boîtier est tout ce que les photographes pro attendent. Reste son prix. Vendu nu aux environs de 1800€, le Nikon D500 est cher et ne sera pas pour toutes les bourses. Mais une fois en main, ses qualités vous feront vite oublier l’addition et c’est pour nous le boîtier APS-C pro pour la photographie de sport, d’action ou d’animalier.

Avec l’EOS 7D Mark II, Canon a voulu proposer la technologie de ses boîtiers full frame dans un boîtier plus compact, en s’inspirant du 5D Mark III pour l’ergonomie générale (avec le flash pop-up en plus), et de son EOS-1D X pour l’autofocus et la rafale.

Malgré son âge (le boîtier a été lancé en 2014) et la sortie du récent EOS 90D – qui reprend beaucoup de ses caractéristiques, comme la rafale à 10 i/s), le Canon 7D Mark II continue d’être une solution très pertinente pour les celles et ceux recherchant un boîtier APS-C ultra-polyvalent.

Doté d’un capteur de 20 Mpx, il se montre moins défini que l’EOS 90D… mais intègre davantage de collimateurs autofocus (65 points AF contre 45). De même, si les deux boîtiers sont capables de capturer 10 images par seconde en rafale, le buffer du 7D Mark II est plus capacitaire, pouvant enregistrer jusqu’à 31 fichiers RAW (contre 25 avec l’EOS 90D).

Enfin, on notera la présence d’une puce GPS – toujours pratique pour géolocaliser ses photos dans Lightroom – ainsi que son double-emplacement pour cartes mémoires qui accueillera une carte SD et une carte Compact Flash. En vidéo, le 7D Mark II permet filmer en 1080p à 50fps et l’AF Dual Pixel permet ici un très bon suivi des sujets. En revanche, on regrettera l’absence de module Wifi intégré.

Vieillissant, le Canon 7D Mark II s’avère assez abordable au vu de ses performances : le boîtier nu est disponible à partir de 1293 €. Il est important ici de rappeler que le boîtier ne fait pas tout et que le plus souvent ce sont les objectifs qui font la vraie différence (voir notre guide sur les objectifs).


Avec cette sélection d’appareils reflex APS-C, vous devriez trouver votre appareil idéal. Vous pouvez également retrouver nos autres guides d’achat avec notre guide sur les boitiers reflex full frame. Et ces dernières années, certains constructeurs comme Nikon mettent le paquet pour proposer des appareils toujours plus performants.

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