Guides d’achat photo 2017 : les objectifs indispensables

Mise à jour du guide : le 10 novembre 2017

Voici notre troisième guide d’achat photo dédié aux objectifs. Si vous deviez choisir entre un bon boîtier ou un bon objectif, quel serait votre choix ? Beaucoup d’entre nous iront naturellement vers le boîtier, plein de gadgets et d’innovation. Mais ce n’est pas forcément le meilleur choix.

L’objectif : la pièce maîtresse de votre appareil

L’objectif est en fait une, si ce n’est LA pièce maîtresse de votre appareil photo (reflex ou hybride) : c’est lui qui va vous permettre de capter la lumière. Mettez un mauvais objectif sur un très bon boîtier et vous verrez vite que ce dernier ne montrera pas tout son potentiel. L’inverse est aussi vrai dans une moindre mesure, et cela ne sert à rien de mettre un objectif très haut de gamme sur un boîtier d’entrée de gamme.

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L’idée est ici de trouver le juste milieu, sans pour autant oublier que l’objectif est un investissement qui survivra à votre boîtier actuel – si vous restez chez le même constructeur. Il est fort probable que vous changiez de boîtier dans 3, 6 ou 8 ans, mais pas votre objectif, surtout si vous l’avez choisi avec soin. Ce dernier ne s’use pas (ou peu), ne s’abîme pas (ou peu, encore une fois cela dépend de votre usage) et ne perd pas ou très peu en qualité par rapport aux nouveaux objectifs qui arrivent sur le marché.

Ainsi, choisissez l’objectif qui vous convient et vous serez satisfait pendant de nombreuses années, même si vous décidez de changer de boîtier. Pour vous aider dans vos choix et avant de vous acheter un nouvel objectif, nous vous conseillons de trouver votre distance focale idéale en lisant notre Mercredi Pratique à ce sujet. Cela vous permettra de savoir véritablement quel objectif est fait pour vous et ne pas vous tromper dans votre sélection.

Enfin, si vous souhaitez vous équiper d’un appareil photo full frame doté d’un gros capteur (36 Mpx pour le D810 ou même 42 Mpx pour le Sony A7R par exemple), il faudra choisir des objectifs de qualité et adaptés aux capteurs numériques modernes au risque de ne pas pouvoir exploiter toutes les capacités de ces capteurs. C’est donc un critère à prendre en compte dès l’achat du boîtier.

APS-C ou Full Frame ?

Avant d’aller plus loin, vous devez réfléchir à un point important : allez vous utiliser un boîtier reflex APS-C ou un boîtier full-frame, aujourd’hui comme demain ? Cette question est importante car elle déterminera votre choix d’objectifs. Chaque marque propose des objectifs dédiés aux reflex APS-C (et incompatibles avec un boîtier 24×36, ou alors moyennant un recadrage dans l’image, comme chez Nikon – suppression d’une partie de l’image) ainsi qu’une gamme plein format qui fonctionne à la fois avec les capteurs full frame et APS-C.

Les optiques compatibles uniquement avec les boîtiers APS-C sont souvent bon marché et avec une qualité optique suffisante pour ce capteur.

En revanche, si vous souhaitez utiliser un reflex full frame, il vous faudra acheter des objectifs compatibles, bien souvent plus chers et plus lourds, mais vous assurant une qualité optimale peu importe votre boîtier.

Pour vous aider à y voir plus clair, voici les abréviations utilisées par les constructeurs principaux :

  • Nikkor : DX pour APS-C / FX pour 24×36
  • Sigma : DC pour APS-C / DG pour 24×36
  • Canon : EF-S pour APS-C / EF pour 24×36
  • Tamron : Di II pour APS-C / Di pour 24×36
  • Tokina : DX pour APS-C / FX pour 24×36
  • Pentax : DA pour APS-C / D -FA pour 24×36
  • Fujifilm : XC ou XF, les deux sont au format APS-C

L’introduction étant faite, place maintenant à notre sélection pour ce guide d’achat dédié aux objectifs. Il s’agit encore une fois d’une liste non exhaustive, représentant plutôt des objectifs indispensables dans chaque catégorie, selon vos usages et vos besoins. Nous n’avons pas la prétention de vous indiquer LE meilleur objectif mais plutôt de vous orienter, en fonction de vos besoins et de votre budget, vers les objectifs correspondants.

Un mot sur les objectifs de kit

Vous avez dû le remarquer, lorsque nous recommandons un boîtier reflex, nous n’incluons pas tout le temps la formule boîtier + objectif, autrement appelée « kit ». Ces kits vous permettent d’avoir un ensemble prêt à l’emploi dès votre achat et représentent aussi souvent une économie sur l’objectif vendu en kit. Si nous ne les indiquons pas, ce n’est certainement pas un oubli, mais plutôt un conseil d’achat !

Si vous achetez votre premier reflex, notamment en entrée de gamme, nous vous conseillons généralement de choisir l’objectif de kit, souvent un zoom 18-55 mm avec une ouverture variable (f/3.5-5.6 par exemple). Cet objectif n’est pas à jeter à la poubelle et vous pouvez faire de très bonnes photos avec… pour commencer. Cependant, et comme le montrent de nombreux tests techniques, ces objectifs ne font pas souvent honneur au boîtier qui les porte, surtout si vous visez des reflex moyenne gamme ou expert. Ils souffrent souvent d’aberrations chromatiques, ainsi que de distorsions de l’image et leur ouverture est limitée.

C’est notamment pour cette raison qu’il est recommandé, si vous achetez un boîtier reflex plein format d’un certain prix, de ne pas vous arrêter sur l’optique de base et d’investir dans une optique plus qualitative.

Les indispensables focales fixes

Impossible de commencer la sélection de ce guide sans parler des focales fixes, et notamment LA focale que tout photographe doit posséder : le 50 mm pour full-frame ou 35 à 50 mm pour APS-C (à cause du grossissement d’environ x1.5). C’est l’optique qui possède le meilleur rapport qualité / prix depuis toujours.

Pourquoi ? Parce qu’elle est simple et économique à produire, et cette simplicité rime avec qualité. Ainsi, ce « caillou » standard pourra vous accompagner tout au long de votre vie de photographe sans jamais vous décevoir.

Pas encore convaincu ? Sachez que les objectifs fixes 50 ou 35 mm possèdent en standard une ouverture impressionnante à f/1.8, qui permet de capturer énormément de lumière et de réaliser de jolis flous d’arrière plan.

© Damien Roué - 50mm f/1.8 avec un Nikon D800

© Damien Roué – 50mm f/1.8 avec un Nikon D800

Pour les plus exigeants, il y a également la version f/1.4, qui est bien plus cher, mais permet de capturer encore plus de lumière. C’est idéal pour photographier dans des conditions de lumière difficile, mais également pour obtenir de magnifiques portraits avec un beau flou d’arrière plan (à pleine ouverture, soyez très attentif à votre mise au point). Mais rassurez-vous, les focales à f/1.8 sont déjà suffisamment lumineuses et font l’affaire dans la plupart des cas.

Si vous avez un boîtier reflex d’entrée de gamme, vous devrez vérifier pour la focale fixe de votre choix si le moteur d’autofocus est intégré à l’objectif ou pas, car certains boîtiers ne disposent pas de moteur AF et dans ce cas là le risque serait de se retrouver avec une optique à mise au point manuelle. Chez Nikon par exemple, les optiques AF-S disposent d’un moteur intégré.

Les focales fixes chez Nikon

Dans l’équipe, nous sommes trois utilisateurs de reflex Nikon, à la fois en APS-C (D7000 pour Roman) et en Full Frame (D800 pour Damien et D600 pour Emmanuel). Voici donc nos focales fixes préférées.

Emmanuel utilise beaucoup les focales fixes, principalement la focale 35 mm en FX pour sa polyvalence : on peut aussi bien prendre des portraits que photographier des scènes voire des paysages. Parce que ce n’est pas une optique complexe, l’objectif est souvent relativement petit et léger. Et parce que c’est une focale fixe il a souvent de bien meilleures qualités optiques à un prix bon marché.

à gauche, le 35 mm f/1.4 de Sigma / à droite, le 35 mm f/1.4 de Nikon

à gauche, le 35 mm f/1.4 de Sigma / à droite, le 35 mm f/1.4 de Nikon

Son objectif préféré est l’excellent Sigma 35mm f/1.4 DG HSM ART (disponible à partir de 748 euros et également sur monture Canon) qu’il a emmené lors de son tour du monde en 2013 : qualité d’image exceptionnelle à toutes les ouvertures, c’est une petite « bombe ».

© Emmanuel Ruas -

© Emmanuel Ruas – Sigma 35mm f/1.4 DG HSM ART à f/3.2 sur un D600

Le Nikkor 35 mm f/1.8G (compatible uniquement APS-C) est aussi un bon choix, plus petit et plus léger, moins piqué ; mais surtout bien moins cher : à partir de 197 euros.

Les Nikkor 50 mm f/1.8 et f/1.4

Les Nikkor 50 mm f/1.8 et f/1.4

Le Nikkor 50mm 1.8 G est également l’optique à posséder. Elle est un peu plus lourde et imposante que le Nikkor 50 mm f/1.8 D, mais a l’avantage d’avoir un moteur AF intégré, utile pour les boîtiers reflex d’entrée de gamme qui n’en disposent pas. Pour ceux cherchant la meilleure ouverture, ils peuvent se tourner vers la version f/1.4, qui est elle un peu plus chère.

Si vous voulez prendre un peu plus de distance par rapport à votre sujet, le Nikkor AF-S 85mm f/1.8G (à partir de 499€) est excellent et parfait pour le portrait et peut même être utilisé dans la vie de tous les jours, comme pour cette photo prise au Jardin des Tuileries à Paris.

© Damien Roué - 85 mm f/1.8 à f/2.0 sur D800

© Damien Roué – 85 mm f/1.8 à f/2.0 sur D800

Pour les amateurs de macrophotographie, le Nikon 105mm f/2.8 est l’objectif idéal, d’autant plus qu’il est stabilisé. Il pourra également servir pour du portrait. Par contre, cet objectif est imposant et lourd (790g). Sigma propose un équivalent f/2.8 stabilisé moins cher pour les plus petites bourses.

Les focales fixes chez Canon

En 2015, Canon a annoncé son nouveau 50mm f/1.8 STM qui remplace le 50mm f/1.8 II. Un peu plus cher que l’ancien modèle (on le trouve à partir de 127€ contre 96€ pour l’ancien), il dispose toujours d’un excellent rapport qualité/prix. Il permet d’exploiter sa profondeur de champ, tout en évitant la montée en ISO en faible lumière. Tout le monde s’accorde à dire qu’il devrait être fourni par défaut avec tous les boîtiers !

Si vous hésitez entre l’ancien et le nouveau modèle pour économiser quelques dizaines d’euros, nous vous conseillons véritablement d’opter pour la version STM, plus silencieuse et surtout plus solide.

Les deux 50 mm de Canon f/1.8 STM et f/1.4

Les deux 50 mm de Canon f/1.8 STM et f/1.4

La version f/1,4 est environ trois fois plus chère, mais le moteur de mise au point USM est un gros plus pour ceux qui ont les moyens. Si vous possédez un boitier APS-C, le 50 mm reste un bon objectif, mais pour obtenir le même rendu focal (du au facteur d’agrandissement du capteur), vous devez vous munir du Sigma 35 mm f/1.4, qui par contre est quand même beaucoup plus cher (mais d’excellente qualité).

Pancake 40mm f/2.8 de Canon

Pancake 40mm f/2.8 de Canon

En bonus, Canon a sorti l’année dernière un objectif Pancake 40mm f/2.8 ultra plat (2,2 cm) et ultra léger (130 g). Avec ses petites mensurations et un prix raisonnable (198 euros), c’est un objectif à considérer pour voyager léger et passer inaperçu. Sa motorisation n’est pas très véloce, mais il a le mérite d’être très silencieux. En terme de qualité l’image, on obtient un très bon piqué au centre dès f/2.8, mais un peu de vignetage. A f/5.6 le piqué est uniforme et le vignetage a disparu.

Pour les amoureux de macrophotographie, l’objectif EF 100 mm f/2,8 Macro L IS dispose d’une construction tout temps (tropicalisation) et son stabilisateur trois axes devrait vous permettre de descendre en vitesse tout en ayant une image nette.

Les focales fixes chez Pentax

Jean-Noël, passé depuis quelques temps chez Sony avec l’hybride full frame A7 (notre test), est un ancien Pentaxiste et nous partage donc ses meilleurs objectifs.

En macro comme en portrait, il a vraiment eu un coup de coeur pour le 100mm f/2,8 Macro WR, qui permet d’avoir un beau piqué sur ses photos et une première approche intéressante de la macro avec en plus une ouverture à 2,8. A noter qu’il est stabilisé.

© Roninka - 100 mm f/2.8 Pentax - Flickr

© Roninka – Pentax 100 mm f/2.8 Macro  – Flickr

Chez Pentax, la focale fixe de base est le 50 mm f/1.8, et en plus grand angle le 35 mm SMC DA f/2.4 AL est disponible mais n’ouvre lui qu’à f/2.4. Pour une optique « classique » plus lumineuse, il faut se tourner vers le 55mm f/1,4 SDM qui permet d’obtenir un magnifique bokeh circulaire, mais au prix fort (à partir de 807 euros) et n’est pas compatible full frame.

à gauche, le 50mm, à droite le 35mm de Pentax

à gauche, le 50mm f/1.8, à droite le 35mm f/2.4 de Pentax

Les focales fixes chez Sony

Chez Sony, entre les objectifs à destination des hybrides et des reflex, puis les objectifs 24×36 ou seulement compatibles APS-C, cela devient compliqué.

Voici quelques clarifications pour vous éviter de vous tromper en choisissant la mauvaise optique. Bien entendu, les optiques standards 35mm et 50mm sont disponibles chez Sony.

Si vous disposez d’un reflex Sony, il faut regarder les optiques DT (compatible APS-C uniquement) et les optiques A/ZA (compatible APS-C et 24×36). Si vous disposez d’un appareil hybride Sony, vous devez utiliser les objectifs à monture E (compatible APS-C uniquement) et à monture FE (compatible APS-C et 24×36). Il est également possible de monter des optiques de reflex sur des boîtiers hybrides, via une bague d’adaptation LA-EA.

Pour les hybrides Sony, rendez-vous dans notre guide d’achat sur les hybrides et leurs optiques dédiées.

Le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA et le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA

Le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA et le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA

Sur la gamme Sony A7, deux focales fixes sont excellentes : le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA et le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA. Les deux focales fixes proposent une qualité d’image supérieure pour deux usages un peu différents :

  • le 35mm, ouvrant à f/2,8, est une perle en photo urbaine. Très compact, il permet d’avoir un appareil facile à transporter et à glisser dans un petit sac. La qualité d’image est un gros cran au-dessus du zoom du kit, sans égaler pour autant le 55mm.
© Roman Potocki - 35mm f/2,8 sur Sony A7 - 1/400s – ISO 6400

© Roman Potocki – 35mm f/2,8 sur Sony A7 – 1/400s – ISO 6400

  • le 55mm, ouvrant lui à f/1,8, paraît de prime abord bien cher et un peu volumineux. Pourtant il se montre incroyable ! En couple avec l’A7, on obtient des images d’une grande précision, avec un piqué hors norme. La douceur des images obtenues, notamment en portrait, nous a beaucoup plu. Les amateurs de bokeh ont là un outil idéal.
© Damien Roué - 55 mm f/1.8 sur Sony A7

© Damien Roué – 55 mm f/1.8 sur Sony A7

Jean-Noel possède le 55 mm f/1.8, et même si son prix de 830 euros fait mal au porte-monnaie, il n’y a pas d’autre alternative pour le moment avec le Sony A7, à moins de passer par un adaptateur.


Les autres focales fixes indispensables sont quant à elles dédiées à des besoins plus spécifiques. Pour le portrait, les meilleures optiques tournent autour de 85 à 135 mm, permettant de donner plus de recul au photographe, et donc plus d’air au modèle. Certaines optiques dans cette plage de focale sont également dédiées à la macrophotographie, comme le 100mm f/2.8 L Macro IS USM chez Canon. Si jamais c’est la photographie de rue ou de paysage qui vous passionne, les 24 ou 35 mm seront plus pratiques. Et si vous êtes plutôt grand angle, sachez qu’il existe des optiques ultra grand angle comme des 14mm.

Et bien sûr, il y a les focales fixes mythiques 200mm, 400mm, 800mm, mais là on est plutôt dans la photographie animalière et il ne vaut mieux pas regarder les étiquettes de prix.

Les zooms conseillés par l’équipe

Maintenant que nous avons parlé des focales fixes, nous allons aborder les zooms. Ces objectifs, qui vous permettent de couvrir une amplitude plus ou moins grande, allant parfois du grand angle au télé, sont très nombreux, et surtout de qualité très différente selon la gamme d’objectifs.

Comme pour les focales fixes, nous n’allons pas passer en revue tous les zooms existants, mais vous parler plutôt de ceux que nous utilisons au quotidien.

Les zooms chez Nikon

Si vous comptez voyager avec un seul objectif sur votre APS-C Nikon, et que l’idée de mettre une focale fixe sur votre appareil vous fait peur, le 18-200 mm AF-S f/3.5-5.6G IF ED VR II est l’objectif qu’il vous faut. Ce ne sera bien entendu pas l’objectif le plus lumineux, ni celui qui vous donnera le meilleur piqué, mais avec lui vous pouvez couvrir une large plage focale, et réussir votre photo là où vous auriez du changer d’objectif. Chez Sigma, le 18-200 mm f/3.5-6.3 DC OS HSM Contemporary est un peu moins lumineux en bout de course mais vous pouvez le trouver presque deux fois moins cher que l’objectif Nikon pour une qualité comparable.

De gauche à droite : 18-200mm

De gauche à droite : 18-200 mm f/3.5-5.6 IF ED VR II, 18-105 mm f/3.5-5.6 ED VR et 18-300 mm f/3.5-5.6 DC OS HSM Macro

Le 18-105 mm AF-S f/3.5-5.6G ED VR est également une solution pour débuter, moins coûteuse, mais qui couvre une plage plus restreinte. Il est d’ailleurs parfois proposé en kit avec certains boîtiers. Chez Sigma, le 18-300 mm f/3.5-6.3 DC OS HSM Macro annoncé en 2014 à la Photokina est un excellent rapport qualité prix si vous souhaitez un peu plus de zoom. Il est disponible à partir de 429 euros, également en monture Canon.

Nikkor 24-70 mm f/2.8 monté sur un D810. Massif n'est-ce pas ?

Nikkor 24-70 mm f/2.8 monté sur un D810. Massif n’est-ce pas ?

Si vous avez un full frame, vous devez choisir une optique FX. Chez Nikon, le graal est le 24-70mm f/2.8, idéal pour le reportage car il permet d’obtenir à la fois du grand angle à 24 mm ainsi qu’une focale plus standard à 70 mm et dispose d’une ouverture constante à f/2.8 pour capter davantage de lumière. Mais cette optique est imposante, lourde, et surtout chère. Pour cette raison, nous vous conseillons l’équivalent chez Tamron, le 24-70 mm f/2.8 qui est stabilisé, bien plus compact, tout en conservant une construction et une qualité optique de très haut vol. Et à presque la moitié du prix du Nikon (le Tamron est disponible à partir de 955 euros), c’est une excellente alternative.

© Damien Roué - Nikkor 24-70mm f/2.8 à 32 mm et f/10 - D800

© Damien Roué – Nikkor 24-70mm f/2.8 à 32 mm et f/10 – D800

Si vous êtes plutôt Sigma, le 24-70 mm f/2.8 HSM est également bien moins cher que l’objectif Nikon, mais n’a pas le même piqué que le Tamron et possède un peu plus de vignetage.

Les deux 70-200 mm de Nikon. En haut, le f/4 et en bas le f/2.8

Les deux 70-200 mm de Nikon. En haut, le f/4 et en bas le f/2.8

Pour les téléobjectifs, c’est la même chose : l’optique d’exception est le Nikkor 70-200 mm f/2.8 ED VR II, qui dispose d’un excellent piqué, d’une grande ouverture constante, d’une construction remarquable et est stabilisé. Malheureusement, il pèse plus de 1,5 kg et son prix risque de vous freiner. Heureusement, Nikon dispose aussi d’un modèle à ouverture f/4, le Nikkor 70/200 mm f/4G ED VR. Moins lumineux certes, il dispose d’une bonne construction et sera parfait si vous n’avez pas besoin d’une optique ultra lumineuse. Par contre, on vous prévient, il pèse quand même 850 g et est disponible à partir de 1349 euros. Petite mesquinerie de Nikon, il n’est pas vendu avec le collier de fixation pour trépied (RT-1) qui coûte tout de même 170 euros. Sans ce dernier, l’utilisation de l’objectif sur un trépied risque de forcer sur la bayonette et surtout vous aurez une mauvaise répartition du poids. Encore une fois ici, Tamron propose un objectif équivalent en terme de performance optique et de finitions mais pour moins cher : le SP AF 70-200mm f/2.8 Di VC USD que l’on trouve à partir de 1277 euros. Chez Sigma, vous pouvez trouver le 70-200 mm f/2.8 DG APO OS EX HSM disponible à partir de 958 euros.

Vous avez envie de vous mettre à la photographie animalière sans vous ruiner ? Tamron et Sigma proposent tous les deux un télézoom 150-600mm f/5-6.3 de très bonne fabrication : à 999€ chez Tamron et 958€ chez Sigma. Nous avons également testé le SP 150-600mm G2 de Tamron, à découvrir ici.

A la recherche d’un zoom grand angle ? Nous vous conseillons le Nikkor AF-S 16-35 mm f/4G ED VR qui n’est certes pas le plus lumineux, mais la stabilisation permet de gagner quelques stops précieux.

Les zooms chez Canon

Chez Canon, on retrouve peu ou prou les mêmes objectifs que chez Nikon. Pour le voyageur chevronné équipé en APS-C, le Canon EF-S 18-200 mm f/ 3,5-5,6 IS vous permettra de photographier de près comme de loin avec un seul objectif.

Jusqu’au 21 janvier 2018, profitez de 250 euros remboursés sur des objectifs Canon.

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Canon EF-S 18-200 mm f/ 3,5-5,6 IS et Sigma 18-300 mm f/3.5-6.3 DC OS HSM Macro

Comme pour Nikon, le Sigma 18-300 mm f/3.5-6.3 DC OS HSM Macro est un excellent rapport qualité prix si vous souhaitez un peu plus de zoom. Il est disponible à partir de 438 euros.

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Canon EF 24-70 mm f/2,8L II USM

Si vous avez un full frame, les zooms 24-70 mm f/2.8 et 70-200mm f/2.8 de Canon sont le duo suprême, à condition d’avoir une avance de la banque ou d’être un professionnel de la photo. Si vous êtes plus limité mais souhaitez quand même profiter de ces focales, des versions un peu moins lumineuses, à f/4, permettent de faire baisser le prix, tout en étant d’excellente qualité (série L). Le 24-70 mm f/4 descend ainsi à 850 euros (contre 2100 euros pour la version 2.8) tandis que le 70-200 mm f/4 IS (stabilisé) est lui disponible à 1265 euros (contre 2228 euros pour la version 2.8).

De haut en bas : Canon 70-200 mm f/4, Canon 70-200 f/2.8 et Tamron 70-200 f/2.8

De haut en bas : Canon 70-200 mm f/4, Canon 70-200 f/2.8 et Tamron 70-200 f/2.8

Comme pour Nikon, les objectifs équivalents chez Tamron constituent une excellente alternative, bien plus compacts, et parfois presque aussi performants, tout en ayant une construction robuste. Il s’agit du 24-70 mm f/2.8 Di VC USD (disponible à partir de 978 euros) et du SP AF 70-200mm f/2.8 Di VC USD que l’on trouve lui à partir de 1250 euros. Sigma propose également le 24-70 mm f/2.8 HSM à partir de 678 euros et le 70-200 mm f/2.8 DG APO OS EX HSM à partir de 959 euros.

Enfin, Canon dispose d’un objectif 24-105mm f/4 stabilisé qui est souvent proposé en kit avec des boîtiers haut de gamme comme le 7D ou le 5D Mark III. Ce dernier délivre une excellente qualité (série L oblige) et pourra vous permettre d’accéder aux quelques mm qui manquent au 24-70 mm en bout de course. Vendu à partir de 812 euros, c’est peut-être l’objectif qu’il vous faut sur votre boîtier APS-C ou Full Frame.

De manière générale, les objectifs série L (gamme pro) à ouverture constante à f/4 de chez Canon sont une valeur sûre et nous vous les conseillons. Ils ont l’avantage d’avoir un prix doux par rapport aux objectifs à plus grande ouverture.

Vous avez envie de vous mettre à la photographie animalière sans vous ruiner ? Tamron et Sigma proposent tous les deux un télézoom 150-600mm f/5-6.3 de très bonne fabrication : à 990€ chez Tamron et 950€ chez Sigma. Nous avons également testé le SP 150-600mm G2 de Tamron, à découvrir ici.

A la recherche d’un zoom grand angle ? Nous vous conseillons le Canon 16-35 mm f/4 EF L IS USM qui n’est certes pas le plus lumineux, mais la stabilisation permet de gagner quelques stops précieux et sa construction est exemplaire, tout en délivrant une bonne image. Attention par contre aux distortions et au vignettage à 16mm. Pour les capteurs APS-C, Canon dispose d’un zoom grand angle 10-22 mm f/3.5-4.5 USM qui, bien que peu lumineux, est assez compact et bien construit. Il est disponible aux environs des 500€.

Les zooms chez Pentax

Chez Pentax, deux zooms font l’unanimité : le Pentax 17-70mm f/4 AL IF SDM et le Pentax 18-270 mm f/3.5-6.3 DA SDM.

Pentaxzoom

Pentax 17-70mm f/4 AL IF SDM et Pentax 18-270 mm f/3.5-6.3 DA SDM

Le premier est un zoom transstandard qui constitue un excellent objectif de base pour le boîtier. Son ouverture constante et sa plage de focale un peu plus large qu’un 18-55mm lui permettent de vous suivre un peu partout, et son joint d’étanchéité est un compagnon idéal pour l’aventure. Enfin, c’est un objectif économique et disponible à partir de 430 euros.

Le 18-270 mm dispose sur le papier d’une qualité de fabrication irréprochable et est tropicalisé, avec une motorisation AF ultrasonique. Mais son véritable intérêt est son zoom qui permet d’avoir un x15. Si vous partez en vacance et souhaitez partir « léger » cet objectif vous aidera grandement. Il est disponible à partir de 487 euros.

Les zooms chez Sony

Comme pour les focales fixes, nous allons ici vous conseiller sur les optiques à monture FE de Sony, destinées aux Sony A7/R/S (voir notre guide sur les hybrides)

De gauche à droite : Sony 16-35mm f/4

De gauche à droite : Sony 16-35 mm f/4, Sony 24-70 mm f/4 et Sony 70-200 mm f/4

Pour le moment, trois zooms sont intéressants : le 24-70 mm f/4, le 70-200 mm f/4, et le 16-35 mm f/4. Ces trois optiques sont stabilisées, et disposent d’une excellente qualité optique et de construction. Mais aucune de ces optiques, qui n’ouvrent qu’à f/4 rappelons-le, n’est disponible en dessous de 990 euros. C’est pour nous une grosse limite du système A7, qui en plus de ne pas pouvoir proposer de zooms f/2.8 pour le moment, n’arrive pas à fournir une alternative moins chère en f/4. Malgré tout, nous espérons qu’au cours de l’année Sony repense ses prix et sortent des modèles prêts à concurrencer le haut de gamme chez Canon et Nikon.


Pour découvrir les objectifs dédiés aux appareils photos hybrides de Fujifilm, Olympus ou bien encore Panasonic, rendez-vous dans le guide d’achat photo : les meilleurs appareils hybrides et leurs objectifs.

Si vous possédez un objectif qui n’est pas dans cette liste et pensez qu’il mérite sa place dans ce guide n’hésitez pas à l’ajouter en commentaire en nous indiquant votre utilisation. Notre liste est très généraliste et ne couvre pas les pratiques tels que la photo d’architecture (qui requiert des objectifs à basculement) ou la photo animalière ou macro par exemple.

Dans tous les cas, et en guise de conclusion pour ce guide, n’oubliez pas de protéger ce dernier avec un pare soleil ou un filtre anti-UV, surtout dans des conditions difficiles (poussières ou éclats dans l’air). Au prix où l’on paie ces optiques, et compte tenu de leur durée de vie souhaitée, ce serait dommage de les abîmer.

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