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Test terrain du téléobjectif Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD G2 (A022) à Montier-en-Der

8.2
sur 10

En septembre dernier, Tamron annonçait une version améliorée de son télézoom SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD. Ce nouveau modèle, estampillé G2 (modèle A022), a notamment été la star de la 20e édition du festival Montier-en-Der en novembre dernier. Nous avons pu le prendre en main à ce moment et durant plusieurs jours afin de réaliser ce test terrain.

Nicolas avait testé la v1 du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD en février dernier (lire son test) . Ce sera donc également l’occasion pour nous de comparer le SP 150-600mm G2 par rapport à la première version que nous avions également en main durant notre test à Montier-en-Der. Ce test a été réalisé en binôme avec Leo Piastra.

Présentation du Tamron SP 150-600mm G2

Avant de parler de la version G2, revenons sur le premier SP 150-600mm. En décembre 2013, Tamron annonçait la première version du SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD : la première longue focale avec une amplitude de zoom aussi importante pour un reflex, un format relativement compact et un tarif abordable (aux environs de 1400€ au lancement).

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Avec le SP 150-600mm, Tamron a ouvert la porte de la photographie au téléobjectif à de nombreux photographes au budget limité et à la recherche d’une solution compacte. Bien sûr, ce 150-600mm est un compromis : avec une ouverture variable f/5-6.3, il est moins lumineux qu’une focale fixe type 400 ou 500mm f/4. Mais il est également moins lourd, moins encombrant et surtout moins cher. Et grâce à sa stabilisation, il permet de réaliser des prises de vue à main levée sans problème. Pour en savoir plus sur la première version, retrouvez notre test terrain du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD.

En septembre dernier, Tamron a sorti la seconde version du SP 150-600mm, estampillée G2 pour « deuxième génération ». Entre la sortie de la première version et celle-ci, son concurrent Sigma a cependant lancé non pas un, mais deux objectifs concurrents : les Sigma 150-600 mm f/5-6,3 DG OS HSM Contemporary et Sport.

Tamron se devait donc de réagir et propose de belles améliorations sur cette seconde version.

Le format général de l’objectif reste le même, seul le design change. Le SP 150-600 mm G2 reprend le design haut de gamme des focales fixes SP lancées par Tamron ces dernières années. Le style est plus épuré et sobre. Le fût métallique noir mat ainsi que l’anneau argenté au niveau de la baïonnette sont le signe distinctif de la gamme SP.

Voici les caractéristiques du Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD G2 :

  • focale 150-600mm
  • ouverture maximale : f/5-6.3
  • ouverture minimale : f/32-40
  • construction optique : 21 lentilles en 13 groupes
  • diaphragme : 9 lamelles (diaphragme arrondi)
  • angle de champ : 16°25’ – 4°8’ en plein format et 10°38’ – 2°40’ en APS-C
  • rapport de grossissement : 1:3.9
  • distance de mise au point minimale : 2,20m
  • diamètre du filtre : 95mm
  • longueur : 260,2mm pour Canon, 257,7mm pour Nikon
  • poids : 2,01kg pour la version Canon et 1,99kg pour la version Nikon
  • stabilisation : oui, stabilisation optique VC
  • montures compatibles : Canon EF, Nikon F et Sony A (sans stabilisation)

Replié, l’objectif mesure environ 26cm sans pare-soleil, 36,5cm avec pare-soleil et 44,5cm déplié avec le pare-soleil.

Montier-en-Der, un rendez-vous à ne pas manquer pour Tamron

Hasard du calendrier, nous avons eu la chance de tester le 150-600mm G2 à Montier-en-Der durant le festival de la photographie animalière et de nature.

Montier en Der festival 2016

Sur place, tous les constructeurs spécialisés dans la photographie animalière ainsi que les Big Ones (Canon, Nikon, Fuji, Pentax, Sony, Sigma, Tamron) étaient présents. À l’entrée du hall, le stand de Tamron était immanquable avec le SP 150-600mm G2 mis en avant. Plusieurs exemplaires du G2 ainsi que la première version étaient disponibles en test (pareil chez les autres constructeurs) ce qui a permis à de nombreux amateurs de tester pendant plusieurs heures l’objectif dans des conditions réelles – grues et mouettes en prime.

Tamron-150-600-G2-Montier-7
Tamron-150-600-G2-Montier-8

Anatole Miara, Jean-Max Kupczyk et Arthur Michaux de chez Tamron étaient présents sur le stand pendant tout le festival pour assister les photographes dans leurs choix, répondre aux questions au sujet de cette nouvelle optique et présenter les autres objectifs de la série SP présente au Salon. Merci à eux pour leur disponibilité durant ce test.

En passant régulièrement devant le stand Tamron – impossible de le rater à l’entrée – lors de nos allées et venues à Montier-en-Der, j’ai noté un véritable attrait pour le G2 auprès du public. Pour compléter ce test, j’ai pu interroger quelques personnes devant le stand ou à l’extérieur en train de tester le téléobjectif. La majorité des retours étaient positifs, tant sur la qualité de finition de l’objectif, en hausse, que sur la stabilisation optique et les différentes améliorations apportées. La qualité d’image, difficile à juger sans un minimum de recul, n’a pas pu être abordée.

Mais passons maintenant à notre compte rendu 😉

Prise en main et nouveautés du Tamron SP 150-600mm G2

À la première prise en main du Tamron SP 150-600mm G2, j’ai été surpris par deux choses : son poids et sa taille. L’objectif ne dépasse pas les 2kg et est à la fois compact et imposant. Compact pour un amateur éclairé qui sait qu’un objectif de ce type (150-600mm stabilisé et compatible plein format) est forcément encombrant, imposant si l’on aborde l’objectif comparé à un zoom standard d’un reflex APS-C.

Le G2 (pare-soleil replié) mis à côté d’un D800 avec un Nikkor 24-70mm f/2.8

Sur cette image, on voit également que l’objectif, pare-soleil rentré, n’est pas si imposant que cela lorsqu’on le met à côté d’un Nikon D800 + 24-70mm f/2.8 (avec pare-soleil). Après quelques jours à manipuler cet objectif, je me suis surpris de nombreuses fois à transporter l’objectif autour du coup comme si de rien n’était, surtout grâce au nouveau système Flex Zoom Lock qui permet de bloquer le zoom à n’importe quelle focale en glissant simplement une petite bague – une ligne blanche apparaît ensuite. Avec son poids contenu, il est facile de photographier à main levée mais pour de longues sessions un monopole est conseillé.

Ca rentre facile dans un sac photo, par exemple le LowePro Flipside Trek 450 AW. J'ai même réussi à ranger l'objectif monté sur le boîtier en arrangeant la partie supérieure du sac.
Ça rentre facile dans un sac photo, par exemple le LowePro Flipside Trek 450 AW. J’ai même réussi à ranger l’objectif monté sur le boîtier en arrangeant la partie supérieure du sac.

Au départ, j’ai eu l’impression que l’objectif était bloqué (ou que le zoom était très dur, petite peur), puis j’ai compris que le système Flex Zoom Lock était activé. J’imagine que je ne serai pas le seul dans ce cas, un peu comme les photographes Fuji qui ne se souviennent plus comment passer en mode manuel sur certaines optiques. C’est cependant très pratique pour se caler sur une focale et éviter un glissement en maintenant l’objectif vers le bas (ou vers le haut en photographiant le ciel). En plus de cela, la fonction Lock classique permet de verrouiller le fût à 150mm pour le transport.

La bague Flex Zoom Lock en blanc

Le Tamron SP 150-600mm G2 est donc transportable, un peu comme on le disait des ordinateurs portables de l’époque : léger en soi, il n’en reste pas moins imposant et il est quasiment impossible de l’utiliser à longueur de journée à la simple force des bras. Par contre, pour une séance de quelques heures, on se demandera vraiment si le trépied est nécessaire, surtout lorsque les conditions lumineuses sont bonnes.

Tamron-150-600-G2-Montier-1

L’objectif respire la qualité. Le fût en métal fait son effet et quelques chocs ici et là ne lui poseront pas de problème (aucun objectif n’a été maltraité pendant notre test, sauf peut-être de retour à Paris, en haut de la Tour Montparnasse, où la vitre de protection était bizarrement trop près. Par contre, la lentille frontale est juste énorme et le pare-soleil est indispensable pour la protéger (et éviter le flare).

Les bagues de mise au point et de zoom sont réussies. La bague de mise au point manuelle est souple et large et permet de faire le point aisément, du moins lorsque le sujet est peu mobile. Pour le zoom, la bague est un petit peu plus dure et il est possible de passer de 150mm à 600mm d’un seul mouvement de la main. Par rapport à la précédente version, on peut voir que la bague de zoom a été légèrement réduite et la bague de mise au point a un revêtement en caoutchouc plus fin.

Sur le fût de l’objectif, on retrouve une fenêtre permettant d’afficher l’échelle de mise au point. Sur le côté de l’objectif, quatre commutateurs permettent de régler :

  • l’activation de la stabilisation optique (ON / OFF)
  • le mode de stabilisation optique (VC 1, 2 et 3)
  • l’activation de l’autofocus (AF / MF)
  • la plage de mise au point (de 2,2m à 10m, de 10m à l’infini ou de 2,2m à l’infini)
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Dans l’ensemble, l’objectif offre une sensation de solidité et de sérieux en le prenant en main. L’ergonomie est bonne et on a de bonnes sensations en tenant l’objectif en main.

Quelles différences entre le Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD et le Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD G2 ?

Avant de vous parler de la qualité d’image et des performances, voici une liste des nouveautés et différences de la G2 par rapport à la première version.

Construction tout temps avec plus de joints d’étanchéité

En plus des premiers joints d’étanchéité présents sur la première version, Tamron a rajouté plusieurs joints au SP 150-600mm G2. Il dispose désormais d’une construction tout temps pour résister à l’humidité et à la poussière. Au total, 10 joints d’étanchéité permettent de garder l’objectif au sec. Nous n’avons pas essuyé de grosse averse avec cet objectif, il faudra donc croire Tamron sur ce point.

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Formule optique améliorée et distance minimale de MAP raccourcie

Le SP 150-600mm G2 dispose d’une formule optique presque similaire au premier modèle, à un détail près. Alors que le premier modèle disposait de 20 éléments répartis en 13 groupes, le G2 ajoute une lentille supplémentaire à l’arrière (soit 21 éléments répartis en 13 groupes). L’une des conséquences est une distance minimale de mise au point qui passe de 2,7 à 2,2m.

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Tamron-150-600-G2-Montier-2

Une distance minimale de mise au point de 2,2m pour cette plage focale est assez impressionnante. On peut ainsi imaginer, si le coeur vous en dit, utiliser l’objectif pour réaliser des photos type macro, surtout couplé à la stabilisation efficace de l’objectif.

La lentille frontale extérieure dispose également d’un traitement à la fluorine pour un revêtement antisalissure.

Teleconverter

Comparé à la version 1, le G2 peut également utiliser un téléconvertisseur multiplicateur de focale 1,4x ou 2x de Tamron. Ceci n’était pas possible sur la précédente version, car la lentille arrière était trop proche. Avec le téléconvertisseur 2x, on peut ainsi zoomer jusqu’à 1200mm en plein format, voire 1800mm en APS-C Nikon (1920mm chez Canon). Nous en reparlerons dans la suite du test.

L’objectif est également compatible avec la Console TAP-in de Tamron qui permet de personnaliser son objectif et de régler finement l’AF et la stabilisation. Nous n’avons pas testé cet accessoire.

Un système de stabilisation amélioré

Sur un téléobjectif de ce type, la stabilisation est essentielle. À 600mm, le moindre mouvement de bougé du photographe peut entrainer une photo floue. La stabilisation optique était déjà présente sur le SP 150-600mm, mais le SP 150-600mm l’améliore pour gagner jusqu’à 4,5 vitesses. Au lieu d’un simple interrupteur ON/OFF, la stabilisation est gérée de manière plus précise. Un second interrupteur permet de choisir entre trois modes de stabilisation :

  • VC1 : mode standard, stabilisation au viseur et de l’image sur le capteur
  • VC2 : mode pour la photo en filé
  • VC3 : mode performance, stabilisation prioritaire pour le capteur, pas de stabilisation dans le viseur pour une efficacité jusqu’à 4,5 stops gagnés

Ces trois modes, notamment le dernier, sont très intéressants, car ils permettent d’avoir la stabilisation la plus efficace, comme nous le verrons plus loin dans le test.

Un collier de pied amélioré

Sur un téléobjectif, le collier permet de fixer un trépied ou monopode, et la fixation pour trépied permet également une prise et un portage rapide. Mieux vaut en effet éviter de transporter l’ensemble boîtier + objectif depuis le boîtier, car le poids de 2kg de l’objectif pourrait, à la longue, forcer sur la baïonnette du boîtier. Ici, l’élément le plus lourd est l’objectif et il est courant de porter l’ensemble depuis la griffe du collier.

Tamron-150-600-G2-5

Bonne nouvelle pour les utilisateurs de supports Arca Swiss : la fixation pour trépied de la griffe du SP 150-600mm G2 est compatible Arca Swiss. Il n’est donc pas nécessaire de monter de fixation rapide dessus si vous avez un trépied compatible. Sans cela, il vous faudra visser un plateau sur l’un de deux pas de vis disponibles.

En haut, le Tamron SP 150-600mm G2, en bas, le Tamron SP 150-600mm G1

Autre amélioration par rapport à la v1, la fixation a été rallongée, offrant une meilleure prise pour le transport. Pour ceux qui ont l’habitude de passer d’une orientation portrait à du paysage en desserrant le collier, le SP 150-600mm G2 dispose d’indicateurs (des points blancs à aligner) afin de réaligner parfaitement le collier et l’objectif. Dommage que le collier ne soit pas pré-cranté afin de faciliter l’ajustement sans ôter l’oeil du viseur.

Qualité d’image du Tamron SP 150-600mm G2

Montier-en-Der, bien que « surpeuplé » lors du festival annuel de photographie animalière et de nature, est un lieu exceptionnel pour tester du matériel photographique, qui plus est lorsqu’il s’agit d’un téléobjectif qui pourrait intéresser de nombreux amateurs de photographie animalière.

Durant notre test, nous avons mis le Tamron SP 150-600mm G2 sur un Nikon D500 (APS-C) et un Nikon D800 (plein format) pour apprécier la qualité d’image et le zoom. Il ne s’agit ici pas d’un test laboratoire, mais d’un test sur le terrain, avec pour vocation de vous montrer l’objectif dans des conditions réelles.

Cliquez sur les images pour les voir en plus grand

1/640s - f/13 - ISO 1100 - 420mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/640s – f/13 – ISO 1100 – 420mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

La première session photo a été réalisée le soir, près du lac du Der. Au coucher du soleil (ainsi qu’au lever), les grues cendrées s’activent près du lac et offrent un sujet unique lorsque les conditions lumineuses, la météo et la présence de grues sont réunies. À cette époque, de nombreuses grues étaient présentes sur le lac.

1/640s - f/13 - ISO 1100 - 420mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/500s – f/13 – ISO 6400 – 600mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

L’un des objectifs de cette version G2 pour Tamron était de satisfaire les utilisateurs de boîtiers à gros capteurs. En étudiant les photos réalisées sur 3 jours, nous avons pu noter que la qualité optique était vraiment bonne, avec une très bonne restitution des détails et du piqué sur le Nikon D500. Mais c’est sur le Nikon D800 que les performances sont les meilleures en termes de qualité d’image brute. La netteté et le piqué sont très bons sur le Nikon D800.

Malheureusement, cela dépend aussi énormément des conditions lumineuses. Un sujet bien éclairé, avec une lumière rasante, offrira un piqué et une qualité d’image bien supérieure à un sujet photographié le ciel voilé ou couvert. C’est ainsi que ce chat, photographié dans les allées du parking aux abords du Lac, a fait office de cobaye durant l’un des rares rayons de soleil.

1/1000s - f/6,3 - ISO 180 - 600mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/1000s – f/6,3 – ISO 180 – 600mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

Sur le plan des défauts optiques, le SP 150-600mm G2 s’en sort vraiment bien : il n’y a presque aucun vignetage (sauf peut-être à f/5) ni de distorsion vraiment marquée sur les photos, phénomène cependant habituel avec ce type de focales. Généralement, les défauts que l’on trouve sont une mollesse de l’image et des aberrations chromatiques marquées.

1/400s - f/8 - ISO 200 - 600mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/400s – f/8 – ISO 200 – 600mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué
1/250s - f/5 - ISO 200 - 150mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/250s – f/5 – ISO 200 – 150mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

L’image est vraiment piquée de 150mm à 450mm, puis commence à devenir un peu plus molle au-delà. Le résultat est meilleur avec le D800 qu’avec le D500, sûrement en raison de son capteur plein format. Sur ce point donc, le G2 assure.

1/1000s - f/8 - ISO 800 - 600mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/1000s – f/8 – ISO 800 – 600mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué
1/500s - f/6 - ISO 640 - 340mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/500s – f/6 – ISO 640 – 340mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué
1/320s - f/6.3 - ISO 200 - 600mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/320s – f/6.3 – ISO 200 – 600mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

En termes d’aberrations chromatiques, les puristes vous diront que cet objectif n’est pas exempt de défauts. Certes, on remarque quelques aberrations chromatiques sur les contours, notamment entre des zones sombres et des zones claires, mais rien d’insurmontable ici. Il faut chercher pour les voir (à 100% sur une image) et un simple clic dans un logiciel de traitement permet de s’en débarrasser. À noter qu’elles sont plus présentes à 600mm.

1/250s - f/16 - ISO 560 - 150mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/250s – f/16 – ISO 560 – 150mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

Concernant le flare : difficile d’en avoir ! Le revêtement e-Band à la surface de la lentille frontale le réduit à son minimum. Même en visant un soleil de fin de journée proche de l’horizon, difficile d’avoir du flare.

Un mot sur la qualité d’image du SP 150-600mm G2 face à la précédente génération

Lors de notre test, nous avons emprunté un moment un Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD de première génération afin de voir si la qualité d’image était différente.

1/160s - f/8 - ISO 200 - 600mm - SP 150-600mm G1 - © Leo Piastra
1/160s – f/8 – ISO 200 – 600mm – SP 150-600mm G1 – © Leo Piastra
1/200s - f/8 - ISO 200 - 600mm - SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/200s – f/8 – ISO 200 – 600mm – SP 150-600mm G2 – © Damien Roué
1/640s - f/6,3 - ISO 200 - 600mm - SP 150-600mm G1 - © Leo Piastra
1/640s – f/6,3 – ISO 200 – 600mm – SP 150-600mm G1 – © Leo Piastra
1/1000s - f/6,3 - ISO 200 - 600mm - SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/1000s – f/6,3 – ISO 200 – 600mm – SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

Tous les deux montés sur un Nikon D800, les deux objectifs offrent une qualité d’image vraiment similaire et il serait difficile de les départager seulement sur ce point.

Performances de l’autofocus du Tamron SP 150-600mm G2

Le Tamron SP 150-600mm G2 utilise un moteur USD (Ultrasonic Silent Drive) silencieux pour l’autofocus. Il était déjà présent sur la première génération.

Sur le fût de l’objectif, on peut choisir l’amplitude de la zone sur laquelle la mise au point peut être faite. Pour des sujets proches, on peut indiquer à l’objectif de faire la mise au point de 2,2m à 10m. Au contraire, si l’on souhaite photographier un sujet se trouvant à plus de 10m, on peut utiliser le mode 10m jusqu’à l’infini. C’est le mode que nous avons le plus utilisé et qui permet à l’AF d’être bien plus réactif, car la course de l’AF est réduite, il n’a pas à se préoccuper de tout ce qui se trouve entre 2,2m et 10m. Un mode « Full » permet de faire la mise au point de 2,2m à l’infini, mais dans les faits, mieux vaut ne pas l’utiliser, sauf si vous photographiez un sujet qui se déplace très vite où aurez besoin de changer de zone de netteté entre un sujet très proche et un sujet loin.

commutateur AF-1

Sans être la nouveauté principale du G2, Tamron annonçait une mise à jour du micro logiciel interne de l’objectif permettant d’avoir un AF plus réactif que la première version. Sur ce point, nous n’avons pas senti de véritable révolution entre les deux modèles. Malgré tout, le G2 dispose d’un AF réactif, surtout s’il est couplé à un boîtier performant.

1/1000s - f/7.1 - ISO 100 - 180mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/1000s – f/7.1 – ISO 100 – 180mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué
1/1000s - f/6.3 - ISO 280 - 600mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/1000s – f/6.3 – ISO 280 – 600mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

Couplé au Nikon D500 en mode AF-C (autofocus continu), le G2 s’est comporté de manière exemplaire durant nos tests, seules quelques photos ont été ratées en raison d’une mise au point incorrecte. Difficile d’imaginer ce résultat et ce niveau de qualité il y a encore quelques années, mais la mise au point est rapide et correcte la plupart du temps et l’objectif accroche bien le sujet, même dans certaines conditions difficiles (contre jour par exemple). Il est donc possible de suivre un sujet en plein vol, même si parfois quelques décrochages arrivent. Le plus dur est surtout, à 600mm, d’accrocher son sujet la première fois. Il est également possible de passer en mise au point manuelle continue avec une fonction de retouche du point.

Lorsque la lumière baisse, ne pensez pas faire de miracle, l’appareil sera capable d’accrocher son sujet, mais à condition que votre boîtier soit suffisamment réactif.

1/400s - f/6.3 - ISO 10000 - 600mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/400s – f/6.3 – ISO 10000 – 600mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

En testant le G2 sur le Nikon D800, on s’est vite rendu compte de la différence et des performances du Nikon D500 en termes d’AF. Pour que l’AF de l’objectif soit performant, notamment en suivi de sujet et AF continu, le boîtier joue un rôle important. Sur un boîtier reflex d’entrée de gamme ou milieu de gamme, vous n’aurez pas les mêmes performances que sur un boîtier semi-pro ou pro.

Nous avons interrogé quelques photographes sur la réactivité de l’AF du G2, de manière absolue, mais aussi par rapport à la première génération pour ceux qui la possèdent. Ils nous ont confié que les performances AF étaient très bonnes pour un boîtier de ce budget. Par rapport au G1, la différence est plus difficile à percevoir, même si certains nous ont fait part d’une réactivité un peu améliorée.

1/500s - f/11 - ISO 1250 - 280mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/500s – f/11 – ISO 1250 – 280mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

En parlant d’AF, il est important de mentionner que nous avons testé le convertisseur TC-X20 qui permet d’offrir un rapport 2x, soit 300-1200mm en plein format et, plus impressionnant, 450-1800mm avec le facteur de conversion 1,5x de l’APS-C chez Nikon.

Avec le convertisseur 2x, qui vaut tout de même 529€, on augmente la longueur focale et le grossissement de manière impressionnante, mais cela a tout de même quelques travers. En effet, l’AF devient beaucoup moins véloce, voire inopérant sur la majorité des boîtiers reflex. Seuls quelques boîtiers modernes comme le D5 et D500 conservent un AF actif en visée reflex, mais un peu plus lent. L’ouverture maximum devient également plus faible, au maximum f/11 à 150mm et f/13 à 1200mm. Cet accessoire n’est donc pas à utiliser pour photographier un vol d’oiseau, mais plutôt pour réaliser des photos d’objets statiques (comme la Lune, même si elle bouge un peu), à coupler à la visée Live View.

Leo qui tente de photographier la Lune à 1200mm avec le multiplicateur x2 en plein format, un vrai régal
Leo qui tente de photographier la Lune à 1200mm avec le multiplicateur x2 en plein format, un vrai régal
1/200s - f/16 - ISO 800 - 1200mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Leo Piastra
1/200s – f/16 – ISO 800 – 1200mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Leo Piastra

Performances de la stabilisation du Tamron SP 150-600mm G2

Comme vu plus haut, le Tamron SP 150-600mm G2 dispose d’une stabilisation revue et améliorée par rapport à la première version, à l’exception de l’objectif pour monture A de Sony, car le boîtier dispose déjà de la stabilisation. Si certains se posent la question de l’utilité de la stabilisation sur une focale fixe type 35mm, nul doute que la stabilisation est indispensable sur un 150-600mm. Sur ce point, l’objectif nous a tout simplement épaté.

En mode VC1, l’objectif stabilise l’image dans le viseur ainsi que l’image finale enregistrée par le capteur. C’est le mode standard, qui permet de gagner jusqu’à 4 vitesses par rapport à un objectif non stabilisé. Cela nous a permis de passer allègrement sous la barre des 1/200s, même à 600mm.

Le mode que nous avons le plus apprécié est le mode VC3. Il s’agit du mode performance, qui permet lui de gagner jusqu’à 4,5 vitesses. Dans ce mode, on a l’impression que l’image n’est pas stabilisée, mais c’est parce que l’appareil se concentre uniquement sur la stabilisation pour le capteur, au moment du déclenchement. Si ce mode peut poser quelques difficultés à la visée, car l’image dans le viseur n’est pas stabilisée, c’est le mode qui nous a permis d’obtenir la vitesse d’obturation la plus lente tout en restant stabilisé.

Au retour de Montier-en-Der, j’ai cherché un spot pour prendre des photos intéressantes à main levée. Le toit de la Tour Montparnasse pour capturer le coucher de soleil sur Paris était tout trouvé. À main levée, en soutenant l’objectif avec une main, j’ai obtenu des résultats impressionnants avec la stabilisation.

Voici quelques photos réalisées à Paris depuis la Tour Montparnasse pour éprouver la stabilisation :

1/250s - f/7,1 - ISO 200 - 550mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/250s – f/7,1 – ISO 200 – 550mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué
1/200s - f/7,1 - ISO 200 - 600mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/200s – f/7,1 – ISO 200 – 600mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué
1/80s - f/7,1 - ISO 200 - 210mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/80s – f/7,1 – ISO 200 – 210mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué
1/640s - f/7,1 - ISO 200 - 600mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/640s – f/7,1 – ISO 200 – 600mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué
1/160s - f/7,1 - ISO 200 - 400mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/160s – f/7,1 – ISO 200 – 400mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué
1/100s - f/7,1 - ISO 200 - 550mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/100s – f/7,1 – ISO 200 – 550mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué
1/800s - f/7,1 - ISO 200 - 240mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/800s – f/7,1 – ISO 200 – 240mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué
1/125s - f/7,1 - ISO 200 - 600mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/125s – f/7,1 – ISO 200 – 600mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué
1/125s - f/5 - ISO 1600 - 150mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/125s – f/5 – ISO 1600 – 150mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

Au-dessus de 1/100s, la stabilisation fait normalement son travail. Par contre, en passant sous la barre des 1/100s et à 600mm, c’est là que l’on découvre la stabilisation redoutable de l’optique. Voici quelques photos prises avec des vitesses lentes (sous 1/30s).

1/6s - f/6.3 - ISO 800 - 600mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/6s – f/6.3 – ISO 800 – 600mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué
1/15s - f/6.3 - ISO 1600 - 600mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/15s – f/6.3 – ISO 1600 – 600mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué
1/20s - f/6.3 - ISO 1600 - 600mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/20s – f/6.3 – ISO 1600 – 600mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué
1/30s - f/6 - ISO 1600 - 340mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/30s – f/6 – ISO 1600 – 340mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

En photographie animalière, il est conseillé de monter l’objectif sur un trépied avec rotule ball sans la serrer au maximum pour avoir une liberté de mouvement et un soutien. Les photographes animaliers ou de sport se tourneront également vers une rotule pendulaire.

Pour conclure sur la stabilisation, nous avons pu obtenir des vitesses très basses dans des conditions difficiles (rafales de vent en haut de la Tour Montparnasse) en soutenant simplement l’objectif à la main ou sur un rebord.

Couplé à la bonne montée en ISO et gestion des faibles lumières des boîtiers récents, on fait facilement des miracles avec ce SP 150-600mm G2.

À qui s’adresse le Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD G2 et un mot sur la concurrence

Une chose est certaine, le Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD G2 n’est pas destiné à être présent dans le sac de tout photographe. Cet objectif est avant tout destiné à la photographie animalière ou sportive, de par sa longue focale, son encombrement et son poids réduits. Rien ne vous empêche de l’utiliser pour faire du portrait, mais ce n’est pas le public que vise Tamron avec cet objectif.

© Damien Roué
© Damien Roué

Nous avons senti une véritable appétence pour ce genre de produit auprès des photographes animaliers : un télézoom capable d’aller accrocher un oiseau ou un animal à longue distance sans pour autant devoir casser sa tirelire ou aller voir le banquier. En effet, avec un  tarif de lancement de 1599€, cet objectif bénéficiait déjà d’un bon rapport qualité/prix. Avec le SP 150-600mm G2, on en a pour son argent, et c’est d’autant plus vrai désormais avec un prix de vente aux environs de 1100 €.

Sur ce segment des téléobjectifs extrêmes, Tamron n’est pas seul. Les « grands » constructeurs comme Canon, Nikon ou Sony, pour qui cet objectif est destiné, sont plutôt timides sur ce marché, mais Sigma est un concurrent de taille. Peu après la sortie du SP 150-600mm première version de Tamron, Sigma lui a emboité le pas avec le 150-600 mm f/5-6,3 DG OS HSM Sport puis la version Contemporary.

Nikon AF-S Nikkor 300 mm f/4 E PF ED VR - © Damien Roué
Nikon AF-S Nikkor 300 mm f/4 E PF ED VR – © Damien Roué

Nous n’avons pas fait de comparatif côte à côte de ces optiques, mais Sigma bénéficiait jusqu’alors de performances et d’une qualité de construction supérieures par rapport à Tamron, qu’il s’agisse du Contemporary ou du Sport. Avec le 150-600mm G2, Tamron revient dans la course avec les versions Contemporary et Sport de Sigma. La qualité d’image est constante, mais la stabilisation et l’autofocus sont améliorés, la construction tout temps le démarque de la version Contemporary de Sigma, le collier est compatible Arca-Swiss, etc. Par rapport au 150-60mm f/5-6,3 DG OS HSM Sport, la formule optique est un peu en retrait, mais Tamron offre l’avantage d’une optique plus légère, plus compacte et plus accessible. Plein de petites améliorations qui font du G2 un 150-600mm avec un excellent rapport fonctionnalités/qualité/prix.

Au Nikon 70-200mm f/2.8 VR - © Damien Roué
Au Nikon 70-200mm f/2.8 VR – © Damien Roué

À noter également que Nikon a sorti récemment le téléobjectif AF-S 200-500mm f/5.6 E ED VR (à moins de 1350€). Mais il est plus lourd et plus encombrant que le Sigma ou Tamron (2,45kg), n’est pas tropicalisé et sa plage focale est plus courte. Cependant, il garde pour lui une ouverture constante à f/5.6 et une stabilisation efficace.

Chez Canon, l’EF 200-400mm f/4L IS USM Extender 1.4x permet de couvrir une plage focale de 200 à 560 mm, mais l’ouverture constante, son poids lourd et surtout son prix de 12 000€ ne le font pas jouer dans la même cour.

A Montier, on teste de gros calibres. ici un 500mm f/4 de Canon
À Montier, on teste de gros calibres. ici un 500mm f/4 de Canon

L’avis d’un photographe nature sur le Tamron SP 150-600mm G2

Avant de conclure ce test, nous avons voulu avoir l’avis d’un photographe nature sur le Tamron SP 150-600mm G2. Benoît Huc, cadreur à la RTBF depuis 30 ans, s’est mis à la photographie animalière depuis 2014. À ce moment-là, il utilisait le Tamron SP 150-600mm G1. Benoît Huc adore capturer les attitudes humaines et animales que l’on ne peut capter que durant une toute petite fraction de seconde. Depuis peu, il est passé au G2 et nous lui avons demandé son avis sur la nouvelle mouture de Tamron.

Voici son avis complet sur le G2 par rapport au G1, ainsi que quelques photos réalisées avec le G2. D’autres photos peuvent être consultées sur sa page Facebook.

J’insiste sur le fait que je réalise 99% de mes photos à main levée et qu’une optique de 2kg comme le G2 (ou le G1) me convient parfaitement pour cela.

J’ai utilisé avec beaucoup de plaisir le G1 durant 2 ans.  Maintenant je constate que le G2 est clairement une évolution favorable du G1.  Le G1 m’a donné d’excellents résultats et le G2 me permet d’atteindre des résultats encore plus satisfaisants même dans des conditions plus difficiles.

Un petit jaseur boréal au soleil - Eos 7DII, Tamron 150-600 G2, 600mm, F9, 1/2000sec, ISO 2500 - © Benoit Huc
Un petit jaseur boréal au soleil – Eos 7DII, Tamron 150-600 G2, 600mm, F9, 1/2000sec, ISO 2500 – © Benoit Huc

Je n’ai pas pratiqué de tests de résolution au moyen d’une mire, mais je pense que le piqué que j’obtiens avec le G2 est largement supérieur à celui que j’obtenais avec le G1.  Je trouve cela particulièrement visible en cas d’éclairage faible et très doux.  Ceci me permet de continuer à travailler valablement même quand les conditions se détériorent.

Un de mes oiseaux préférés, la mésange huppée. Où il y a des (vieux) conifères, il y a souvent des mésanges huppées. EOS 6 Diesel, Tamron 150-600 G2, 600mm, F6,3, 1/400, ISO 1250 - © Benoit Huc
Un de mes oiseaux préférés, la mésange huppée. Où il y a des (vieux) conifères, il y a souvent des mésanges huppées. EOS 6 Diesel, Tamron 150-600 G2, 600mm, F6,3, 1/400, ISO 1250 – © Benoit Huc

Le nouveau système de stabilisation aide beaucoup aussi lorsque les conditions de lumière se détériorent.  En position 3, j’ai fait des essais concluants à main levée sur des oiseaux posés au 600mm et au 1/250 sec en full frame (Eos 6D) et au 1/400 sec (voire 1/320sec) en APS-C (Eos 7DII).  Ceci dit, un oiseau, même posé, est toujours susceptible d’effectuer un mouvement imprévisible, mais intéressant à capter donc je n’ai pas l’intention d’essayer des temps de pose encore plus longs. Au contraire, dès que possible je travaille à vitesse plus élevée, voire beaucoup plus élevée (1/4000sec pour un petit oiseau, comme le Martin-pêcheur en action de pêche…)

Faucon crécerelle dans une ambiance de levé du jour. EOS 7DII, Tamron 150-600 G2, 600 mm, F 6,3, 1/1600sec, ISO 640. - © Benoit Huc
Faucon crécerelle dans une ambiance de lever du jour.
EOS 7DII, Tamron 150-600 G2, 600 mm, F 6,3, 1/1600sec, ISO 640. – © Benoit Huc

Je n’ai pas encore bien pu comparer le mode VC1 et VC3.  Le mode 3 étant annoncé comme plus efficace j’ai presque tout fait en utilisant ce mode et ce fût avec beaucoup de satisfaction.

Enfin, l’AF accroche mieux et plus rapidement. On le constate aussi particulièrement en basse lumière ou lorsque le sujet se détache difficilement du fond.  C’est extrêmement important pour réussir des images d’oiseaux en vol en AI servo… Même pour un oiseau posé c’est aussi très souvent indispensable de disposer d’un AF très rapide et très précis : tout doit aller très vite pour réussir à fixer l’image d’un petit oiseau avant qu’il ne décolle. Par exemple, le très petit troglodyte mignon reste rarement plus de 3 à 5 secondes au même endroit et donc chaque fraction de seconde compte dans le repérage, le cadrage au 600mm et la mise au point…

J'ai toujours préféré regarder dans l'autre direction… Mouettes rieuses. (Eos 6D + Tamron 150-600mm G2, 600mm, F6,3, 1/1600sec, ISO 500) - © Benoit Huc
J’ai toujours préféré regarder dans l’autre direction… Mouettes rieuses.
(Eos 6D + Tamron 150-600mm G2, 600mm, F6,3, 1/1600sec, ISO 500) – © Benoit Huc

Bien caché dans un affût, j’ai dernièrement eu l’occasion de photographier des petits oiseaux aux abords de mangeoires, très près de moi. À cet effet j’ai été très heureux de pouvoir disposer d’une distance de mise au point minimale de 2,20 m. C’est remarquable pour un 600 mm… Pour rendre l’AF quasiment instantané, j’ai utilisé le petit switch placé sur l’optique afin de prérégler l’AF entre 2,2m et 10m. C’est vraiment très efficace et je crois que les trois positions du switch sont paramétrables avec la console TAP-in que je vais bientôt tester. Adopter des préréglages personnalisés en fonction de la distance des perchoirs, par exemple, peut être une option très intéressante en photographie d’oiseaux.

Le retour de Cruella… (Héron cendré) (EOS 6D + Tamron 150-600 G2, 600mm, F6,3, 1/1600sec, ISO 2500) - © Benoit Huc
Le retour de Cruella… (Héron cendré) (EOS 6D + Tamron 150-600 G2, 600mm, F6,3, 1/1600sec, ISO 2500) – © Benoit Huc

Pour mes photos d’oiseaux, à priori, le système de blocage de la focale ne me paraît pas vraiment utile, car je veux garder un maximum de possibilités d’adaptation rapide à toute surprise, mais je comprends que cette possibilité puisse être intéressante pour d’autres applications.

À part cela, au niveau « ergonomie » je ne relève pas de grands changements entre le G1 et le G2. Je l’ai très bien en main et je peux réagir très vite avec une grande efficacité. Plusieurs amis avec lesquels je réalise des photos d’oiseaux travaillent avec des 500 et 600 mm F4 plus lourds, plus encombrants et plus coûteux ; je peux dire que, lors de nos sorties communes, mon matériel me permet de réagir nettement plus vite qu’eux au passage d’un oiseau et que je rentre toujours à la maison avec plus de photos exploitables… Certains d’entre eux délaissent d’ailleurs de plus en plus souvent leur onéreuse optique au profit… du Tamron.  Il faut dire qu’avec les améliorations apportées au G2 l’écart entre le haut de gamme et le très haut de gamme se réduit réellement…

1/400s - f/5.6 - ISO 1250 - 170mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué
1/400s – f/5.6 – ISO 1250 – 170mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD G2 : la relève est assurée

Après le succès commercial du SP 150-600mm G1, Tamron se devait de transformer. C’est chose faite avec le Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD G2, un téléobjectif extrême à la fois compact, léger et performant.

Si la qualité optique brute ne semble pas évoluer énormément par rapport à la G1, l’objectif offre une très bonne qualité d’image, une stabilisation très efficace et un niveau de finitions digne d’un modèle professionnel. Si vous êtes à la recherche d’un long télé-objectif pour débuter en photographie animalière ou sportive, le SP 150-600mm G2 de Tamron est une excellente solution.

Le Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD G2 est selon nous l’objectif idéal pour découvrir la photographie animalière ou sportive sans casser sa tirelire. Il est disponible à partir de 1170 € en monture Canon EF, Nikon F ainsi qu’en monture Sony A.

Test terrain du téléobjectif Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD G2 (A022) à Montier-en-Der
Fabrication / finitions
8.5
Qualité d'image
8
Ergonomie générale / praticité
8.2
Points forts
Design et ergonomie
Qualité d’image et piqué
Stabilisation optique très performante
« compact » pour un objectif de cette amplitude
Garantie 5 ans Tamron
Collier de pied et pare-soleil fournis
Bon rapport qualité / prix
Points faibles
Aberrations chromatiques parfois visibles
Piqué en retrait à 600mm
Visée parfois un peu sombre
8.2
sur 10