Dévoilé le 3 avril 2025, le Nikon Z5 II se présente comme le nouveau boîtier hybride plein format entrée de gamme Nikon, avec un rapport qualité/prix très intéressant. Équipé du capteur stabilisé de 24,5 Mpx du Z6 II et du Z ƒ, le Z5 II reprend également de nombreuses fonctionnalités du Z ƒ au design vintage, tout en optant pour une ergonomie plus conventionnelle. Il bénéficie aussi des dernières avancées autofocus et vidéo du Nikon Z6 III.
Ainsi doté, le Nikon Z5 II vise à concurrencer des hybrides bien établis comme le Panasonic Lumix S5 II ou l’incontournable Sony A7 III – mais est-il suffisamment bien armé ? Nous avons pu utiliser ce boîtier en avant-première et voici notre test complet du Nikon Z5 II.

Sommaire
- Présentation du Nikon Z5 II
- Une prise en main bien équilibrée
- Performance et qualité d’image du Nikon Z5 II
- Autofocus et suivi : le digne héritier du Z6 III
- Rafale et buffer
- Rolling shutter
- Une stabilisation efficace
- Mode haute résolution 96 Mpx
- Vidéo : 4K60p et du N-RAW sur carte SD !
- Autonomie
- Connectique et stockage du Nikon Z5 II
- Nikon Z5 II : l’hybride plein format suréquipé, abordable et (très) séduisant
Présentation du Nikon Z5 II
Après 5 ans à perfectionner ses hybrides plein format haut de gamme – et une parenthèse rétro avec le Z ƒ – Nikon revient avec un appareil plus accessible, mais tout aussi performant : le Z5 II. L’objectif est clair : offrir un boîtier accessible sans sacrifier la qualité ni les fonctionnalités avancées qui ont fait le succès de la gamme.

Lancé à l’été 2020, le Nikon Z5 originel venait jouer des coudes avec les Sony A7C et Panasonic Lumix S5. Les trois boîtiers cherchant à se faire un nom sur le marché des hybrides situés entre l’entrée et le milieu de gamme.
Le Z5 se distinguait par un positionnement tarifaire très intéressant : 1499 € boîtier nu. Malgré ce prix compétitif, il réussissait à limiter les compromis par rapport au Z6, offrant une alternative solide pour les amateurs de plein format. Un choix intelligent de la part de Nikon, qui se montrait bien meilleur élève que Canon avec son EOS RP plutôt démuni.
Cinq ans plus tard, alors que les constructeurs disposent de plus en plus de références, il devenait nécessaire pour Nikon de renouveler ce boîtier qui commençait à accuser le poids des années, notamment au niveau de l’autofocus.
Le Nikon Z5 II opte donc pour un boîtier légèrement revu et optimisé. Il récupère le capteur stabilisé CMOS rétroéclairé de 24,5 Mpx que l’on trouve déjà au coeur les Nikon Z6 II et Z ƒ. D’ailleurs, il serait assez facile de présenter le Z5 II comme un Z ƒ doté d’une ergonomie plus moderne, plus consensuelle.

Doté du processeur Expeed 7, ainsi que des derniers algorithmes de la marque, le Z5 II se veut presque aussi véloce et performant que le Z6 III. Il gagne les mêmes modes de détection AF avancés. La stabilisation est aussi héritée du Z6 III. Le viseur est le même que celui des Z8 / Z9.


Enfin, le Nikon Z5 II n’oublie pas la vidéo, devenant même le premier appareil photo capable d’enregistrer de la 4K en RAW… sur une carte SD UHS-II ! Cet hybride prometteur s’affiche enfin à un tarif « abordable » : il devient de facto un rival tout trouvé pour le Panasonic Lumix S5 II.
Les nouveaux venus dans l’univers des hybrides plein format, ainsi que les utilisateurs de reflex hésitant encore à franchir le pas, pourraient bien voir dans le Nikon Z5 II le boîtier idéal. Reste à savoir si ses performances sont à la hauteur de ses ambitions..

Voici la liste des caractéristiques techniques du Nikon Z5 II :
- capteur : 24×36 CMOS BSI 24,5 Mpx
- filtre passe-bas : non
- processeur : Expeed 7
- monture : Nikon Z
- viseur électronique : Quad OLED, 3,69 millions de points, grossissement 0,8x, dégagement oculaire 21 mm
- écran LCD : tactile, orientable, 3,2 pouces, 2,1 millions de points
- autofocus : AF hybride à détection de phase / de contraste
- nombre de points AF : 273
- couverture AF : 88 % en vertical et 96 % en horizontal
- détection et suivi automatique : humains (corps, tête, œil), animaux (chiens, chats, oiseaux), véhicules (voitures, motos, trains, avions)
- plage AF : de -10 à 19 IL
- sensibilité : 100 à 64 000 ISO (extensible de 50 à 204 800 ISO)
- rafale : 14 i/s avec suivi AE/AF en obturateur mécanique et électronique (RAW 12 bits, 11 i/s en RAW 14 bits), jusqu’à 30 i/s en JPEG et obturation électronique
- obturation : 30s – 1/8000s (jusqu’à 900 s en mode M)
- stabilisation : oui, VR 5 axes jusqu’à 7,5 stops
- vidéo : 4K UHD 30 fps format FX et 4K UHD 60 fps au format DX, 4:2:2 10 bits. Full HD jusqu’à 120 fps.
- profils colorimétriques vidéo : N-RAW, N-Log, HLG, SDR
- stockage : 2x slots SD UHS-II
- connectivité sans fil : Wi-Fi 2,4 et 5 Ghz, Bluetooth 5.0 Low Energy
- batterie : EN-EL15c
- rechargement par port USB : recharge et alimentation directe USB-C
- tropicalisation : résistant à l’eau et à la poussière
- dimensions : 134 x 100,5 x 72 mm
- poids : 700 g (avec batterie et carte mémoire), 630 g boîtier seul
- prix au lancement (nu) : 1899 €
Une prise en main bien équilibrée
Le Nikon Z5 II reprend la recette du premier Z5. Pour faire simple, prenez un Z6 II, retirez-lui le moniteur supérieur de contrôle et basculez la molette PASM de l’épaule gauche à l’épaule droite.

Saupoudrez des quelques ajustements ergonomiques issus du Nikon Z6 III, comme le repositionnement judicieux des touches Corbeille et Lecture et assaisonnez le tout d’un bouton raccourci pour le Picture Control déjà croisé sur le Nikon Z50 II. Et voilà ! À noter que la rotation de la molette PASM, même sans loquet de verrouillage, n’est pas excessivement fluide.

Le Z5 II se montre légèrement plus imposant que son prédécesseur. Comptez 13,4 cm de large, 10,05 cm de haut et 7,2 cm de profondeur (poignée incluse), pour un poids de 700 g. À comparer avec les 34 x 100,5 x 69,5 mm et 675 g pour le Z5.

Comme vous pouvez le constater, la différence est très ténue, le nouveau venu étant simplement 2,5 mm plus profond et 25 g plus lourd. La prise en main demeure exemplaire. La disparition de l’écran supérieur n’est pas si gênante puisqu’elle permet finalement l’utilisation du boîtier à une main.

Les autres commandes sont rigoureusement identiques à celles du Z6 III, dont nous avions su apprécier la juste disposition plus cohérente que par le passé. Le bouton Lecture se retrouve ainsi tout en bas à droite de l’appareil et la touche d’entraînement en haut à gauche.

Le viseur électronique dispose de 3,69 millions de points, d’un grossissement 0,8x et se voit doter d’un affichage très lumineux, capable d’atteindre les 3000 cd/m2 – comme sur le Z8. Pour atteindre cette valeur, il faut aller dans les menus et choisir « Hi 2 » dans les réglages de luminosité du viseur.

Cette luminosité maximale très élevée est très pratique et impressionnante en cas de forts contre-jours, mais il faut l’utiliser avec parcimonie – au risque de mal exposer ses photos. Néanmoins, le taux de rafraichissement est limité à 60 Hz contrairement aux boîtiers « pro ».

Le Z5 II devient le troisième boîtier du constructeur à bénéficier d’un écran orientable sur rotule (3,2 pouces et 2,1 Mpts). Il propose un affichage clair et flatteur, mais c’est un système qui plaira davantage aux vidéastes qu’aux photographes.

Utilisé de concert avec des petites focales fixes ou des zooms relativement légers comme le Nikkor Z 28-75 mm f/2,8, le Nikon Z5 II s’avère très agréable à utiliser au quotidien ou en voyage.

Les finitions sont globalement correctes… mais sans plus. Le revêtement plastique fait – par moment – un peu toc. Assez logiquement, les Nikon Z6 III / Z8 proposent une prestation plus premium. Pour autant, le châssis du boîtier est en magnésium et Nikon avance que ce Z5 II offre un niveau de résistance contre les intempéries équivalent à celui du Z6 III.

Dommage, le boîtier fait l’impasse sur la protection devant le capteur à l’extinction du boîtier. Une fonction qui se généralise chez la plupart des concurrents – peu importe la gamme – mais que Nikon réserve uniquement aux Z8 / Z9.
Performance et qualité d’image du Nikon Z5 II
Chez Nikon, depuis le passage à l’hybride, tous les boîtiers (plein format) sont dotés soit d’un capteur de 24,5 Mpx, soit de 45,7 Mpx. Dans tous les cas, le capteur est stabilisé sur 5 axes.
Assez logiquement, le Z5 II tombe dans la 1e catégorie – comme son prédécesseur. Néanmoins, là où le 1er Z5 récupérait un capteur CMOS simple, le Z5 II hérite du capteur BSI (rétroéclairé) CMOS du Z ƒ et du Z6 II. Le capteur « semi-empilé » étant réservé au Z6 III.

Les images générées mesurent 6048 x 4032 px. Les fichiers JPEG atteignent 10 à 14 Mo. Les RAW les plus lourds en « compression sans perte » font approximativement 25 à 35 Mo. Avec l’option « RAW compressés », on obtient des fichiers de la même taille que les JPEG.
Durant notre test, nous avons capturé des clichés avec plusieurs objectifs en monture Z. Outre le classique Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S, nous avons aussi utilisé les Nikkor Z 28-75 mm f/2,8, le 85 mm f/1,2 S, 50 mm f/1,4 et 40 mm f/2 SE ou, plus original, le TTArtisan AF 75 mm f/2 Z.
N’hésitez pas à cliquer sur chaque image pour les afficher en qualité optimale.



Une qualité d’image toujours excellente
Nikon emploie son capteur BSI CMOS de 24,5 Mpx depuis le lancement du premier Z6 en 2018 et les résultats sont toujours très bons dans le rendu des images.

Certains photographes auraient peut-être préféré un capteur plus défini. Cependant, la définition de 24,5 Mpx offre un compromis intéressant : elle permet un recadrage raisonnable tout en limitant la taille des fichiers, préservant ainsi espace de stockage et fluidité de traitement


Les couleurs sont toujours bien vives, tout en conservant un aspect naturel. Ainsi, sauf gros problème d’exposition,, il est possible d’exploiter directement les JPEGs dans la grande majorité des cas. On réservera le passage par la case de l’édition logicielle à de rares exceptions – ou à des besoins spécifiques.

D’ailleurs, en plaçant si visiblement le bouton « Picture Control », Nikon invite à jouer immédiatement avec les paramètres de couleur. On dispose ainsi de 31 profils différents, dont 9 sont totalement personnalisables.

Malgré la définition « modérée », il reste aisé de recadrer dans l’image et de conserver assez de détails, à condition de ne pas être trop éloigné du sujet.


Montée en ISO
À l’image du Nikon Z ƒ, la gestion de la sensibilité est toujours de très bonne facture. Par défaut, sa sensibilité va de 100 à 64 000 ISO et peut être étendue de 50 à 204 800 ISO.



La qualité d’image reste excellente jusqu’à 1600 ISO, tandis que les premiers vrais signes de bruit apparaissent à partir de 3200 ISO. La qualité reste décente jusqu’à 6400 ISO. Malgré un grain plus prononcé, le niveau de détails est toujours très correct.



Les fichiers restent globalement bons jusqu’à 12 800 ISO. Au-delà, le bruit devient excessif. On peut toutefois estimer que l’on pourra encore exploiter sans trop de retouche les clichés jusqu’à 25 600 ISO. Après, cela sera vraiment plus compliqué.



En effet, une fois atteints les 51 200 ISO, au bruit numérique s’ajoute un bruit de chrominance qui n’aura de cesse d’augmenter. Comme souvent, les valeurs étendues n’ont guère d’utilité – sauf pour immortaliser un sujet très rapide en basse lumière.



Dynamique
En ce qui concerne la dynamique, le capteur est ici aussi sans surprise. Il est assez aisé de récupérer des données dans les basses lumières jusqu’à -4 IL sans trop rencontrer de bruit. Il faut même attendre -5 IL pour qu’il soit vraiment problématique.


La gestion des hautes lumières est comme souvent plus problématique. Il est possible de rattraper les zones surexposées sans trop de difficultés jusqu’à -1,3 IL et même -1,6 IL en étant tolérant. Néanmoins, dès cette valeur, les dérives colorimétriques sont assez présentes.
Autofocus et suivi : le digne héritier du Z6 III
Le Nikon Z5 II reprend le système autofocus du Z ƒ mais agrémenté des dernières avancées issues du Z6 III. Cet AF hybride repose sur 273 points AF sélectionnables et veut offrir un suivi 3D précis et très réactif. La mise au point automatique boostée grâce au Deep Learning peut détecter et suivre plus précisément de nombreux sujets :
- humains (corps, tête, œil)
- animaux (chien, chat, oiseau)
- véhicules (voiture, moto, train, avion, vélo)
Par rapport au Z ƒ, le Z5 III récupère aussi un mode spécifique à la détection des oiseaux. Sur le terrain, ce suivi autofocus est toujours aussi efficace. Nous avons pu tester le boîtier avec des sujets variés (automobiles, trains, humains ou animaux) sans rencontrer de latences majeures.

L’appareil s’est montré très prompt à détecter le moindre sujet qui bouge, même de profil, avec une partie de la face masquée et en mouvements très rapides.

Il nous a été très difficile de déceler de vraies différences entre le Nikon Z5 II et un boîtier comme le Z6 III – voire le Z8. On notera aussi que le Z5 II propose un système plus automatisé que jamais avec le mode AF-A. Hérité des reflex et réintroduit avec le Z50 II, ce mode alterne automatiquement entre mise au point continue (AF-C) et ponctuelle (AF-S), en fonction du sujet et de ses mouvements.

D’habitude, nous goûtons peu à ce genre d’automatismes. Mais force est de constater que ce mode AF-A fut très performant avec le Z5 II. Ainsi, pour la plupart des scénarios rencontrés, nous avons fait confiance au boîtier sans remarquer de soucis majeurs.

Rafale et buffer
En rafale, comme pour le reste, le Nikon Z5 II reprend les caractéristiques du Z ƒ. On peut ainsi enregistrer une rafale à 11 i/s avec suivi du sujet en obturation mécanique ou électronique. En optant pour un enregistrement en RAW 12 bits (au lieu de 14 bits), on peut même atteindre les 14 i/s. Avec l’obturateur électronique, il est possible de monter jusqu’à 30 i/s en JPEG, toujours avec suivi AF.

On est certes loin des performances des meilleures références du marché en RAW, mais ces niveaux de rafales restent tout à fait honorables. Et pour qui shoote en JPEG, la rafale à 30 i/s demeure très impressionnante.

Le Nikon Z5 II est aussi équipé du mode de rafale pré-déclenchement, permettant d’enregistrer entre 0,3 et 1 s de rafale avant le déclenchement, en gardant le déclencheur appuyé à mi-course. Notez que cela ne fonctionne qu’en JPEG.
La mémoire tampon permet d’endurer des rafales de 200 images, peu importe le format retenu. Une limitation assez classique pour les boîtiers d’entrée de gamme chez Nikon. Cela permet de tenir entre 14 à 18 secondes selon le type de RAW, ce qui reste assez confortable, d’autant que le délai d’inscription sur la carte mémoire est assez court.
Ainsi paré, on peut s’adonner à la photographie sportive et animalière (avec une bonne optique) sans trop de contraintes… si ce n’est le bruit de l’obturateur mécanique.
Rolling shutter
Faute de capteur empilé, la vitesse de lecture du capteur n’est pas suffisante pour assurer une prise de vue dénuée de distorsions en obturation électronique.


De même, sous des lumières artificielles, le phénomène de banding sera très présent. Ainsi, à moins d’un besoin très spécifique nécessitant un silence absolu, on évitera la plupart du temps d’utiliser l’obturateur électronique.

D’ailleurs, boîtier d’entrée de gamme Nikon oblige, il faut une petite manipulation supplémentaire pour activer l’obturateur électronique. Ce dernier ne se trouve pas dans le mode dédié à l’obturation (limité à mécanique et 1er rideau électronique avant). mais s’obtient avec le « mode silencieux » dans les menus.

Une stabilisation efficace
Sur le papier, le capteur stabilisé sur 5 axes du Nikon Z5 II permet de compenser jusqu’à 7,5 stops selon la norme CIPA (à 120 mm avec le zoom Nikkor Z 24-120 mm f/4 S).
Si cela semble moins bon que les 8 stops annoncés avec les Z ƒ et Z6 III, Nikon explique que les évaluations CIPA ont été revues depuis 2024 avec des protocoles plus exigeants. Les 7,5 stops de 2025 seraient donc équivalents aux 8 stops de 2024.

Cela demeure d’excellentes valeurs, mais il s’agit de mesures en laboratoire qui ne se vérifient qu’exceptionnellement sur le terrain.

Selon nos différentes prises en main, nous avons réussi à compenser 4 à 5 stops en fonction des situations. On peut donc descendre à 1,5 seconde au grand-angle. Peut-être qu’avec l’optique appropriée, nous aurions pu nous approcher des valeurs énoncées par Nikon. Pour autant, nos essais ont pu démontrer le très bon comportement de cette stabilisation.

Le Z5 II reconduit également le système Focus Point VR. Plutôt que de stabiliser l’ensemble du capteur, l’appareil photo se concentre sur la réduction des vibrations au niveau du collimateur sélectionné. Cela permet d’améliorer la stabilisation, en particulier pour les éléments situés en périphérie de l’image.
Mode haute résolution 96 Mpx
À l’instar du Nikon Z ƒ (une fois encore), le Z5 II récupère le mode haute résolution par déplacement du capteur permettant d’obtenir une image finale de 96 Mpx.
Contrairement à Panasonic ou encore OM System, le processus d’assemblage passe obligatoirement par le logiciel NX Studio. Un procédé que nous avions déjà détaillé lors du test du Z ƒ et que nous vous invitons à consulter pour plus de précisions.


Notez que ce mode Haute Résolution ne fonctionne pas à main levée. Un trépied bien stable est indispensable pour que tout s’assemble correctement.
Retrouvez ci-dessous une sélection de photos capturées avec le Nikon Z5 II :























Vidéo : 4K60p et du N-RAW sur carte SD !
Le premier Nikon Z5 se montrait plutôt timide côté vidéo. Mais beaucoup de choses ont évolué en 5 ans. Et le Z5 II se montre même innovant dans ce domaine. En effet, outre un enregistrement classique en 4K 30 fps (H.265 10 bits) ou 60 fps – avec un crop 1,5x – et même 120 fps en Full HD, il peut aussi capturer des séquences 4K 30 fps en N-RAW.
Le Nikon Z5 II devient ainsi le premier boîtier grand public à être capable d’enregistrer un tel format N-RAW directement sur une carte SD UHS-II (V90) ! D’ordinaire, l’enregistrement en vidéo RAW passe par une prise HDMI en externe ou une carte CFexpress, voire un SSD en interne.
Une sacrée performance, car les séquences en N-RAW pèsent la bagatelle de 3 Go/min. Une carte de 128 Go sera donc remplie en moins de 45 min, voire moins si surchauffe. Dans tous les cas, Nikon annonce une autonomie maximum de 85 minutes en enregistrement vidéo (sans pour autant préciser dans quel format).
Notez que pour chaque séquence en N-RAW ou en même en N-Log, le boîtier génère un fichier proxy automatiquement. De quoi faciliter grandement le montage.
Les séquences que nous avons pu filmer dans ce format se montrent très qualitatives, avec une bonne restitution des détails. Elles offrent également une belle latitude d’édition et d’ajustement des couleurs.
Nikon joue aussi la carte « corporate » en mettant en avant les LUTs issues de RED – racheté par la marque l’an dernier. Avec cette fonctionnalité, le Nikon Z5 II devient, en quelque sorte, l’alternative la plus abordable à une caméra RED ! Les LUTs sont disponibles gratuitement sur la page dédiée du site de Nikon.
Les différents modes de suivi AF sont aussi accessibles en vidéo et nous n’avons pas observé de différences majeures en le mode photo et vidéo sur ce sujet. D’ailleurs, l’appareil est doté d’un commutateur pour différencier les réglages photo et vidéo, un bon point quand on sait que le Lumix S1R II vient de gagner cette fonction.
Le Z5 II est aussi pensé pour le Vlog et le streaming vidéo. Il intègre différentes options comme le mode présentation de produit, particulièrement prisé des spécialistes d’unboxing – ou encore le streaming direct via USB. On dispose enfin du zoom « haute résolution » qui permet, depuis une image 4K, d’obtenir un zoom numérique 4x dans l’image jusqu’à une qualité Full HD.
Autonomie
Comme les autres boîtiers plein format Nikon, le Z5 II utilise la batterie EN-EL15C. Il est aussi compatible avec les anciens accus EN-EL15, EN-EL15a et EN-EL15b. Notez cependant que le EN-EL15 ne peut pas être rechargé en USB via le boîtier.


L’autonomie annoncée est d’environ 390 vues selon la norme CIPA. Cette donnée est assez conservatrice et lors d’une session au zoo, nous avons capturé plus de 500 clichés (en alternant images fixes et rafales de 11 i/s) et des séquences en vidéo en RAW, sans descendre sous la barre des 50 % ! De quoi rassurer celles et ceux capturant beaucoup d’images.
Connectique et stockage du Nikon Z5 II
En ce qui concerne la connectique, le Nikon Z5 II s’avère assez bien équipé. Sur le côté gauche, on retrouve un port USB-C pour la recharge et le transfert de données, ainsi qu’un port micro HDMI. On y trouve également une prise pour télécommande et deux prises jack (micro et casque). À noter que la sortie micro peut aussi faire office d’entrée ligne pour connecter d’autres périphériques audio.


Le Z5 II utilise un double emplacement pour cartes mémoire avec deux slots compatibles SD UHS-II. C’est mieux que le duo SD / microSD du Z ƒ, même si l’on regrette un peu que Nikon réserve la compatibilité avec les cartes CFexpress aux gammes supérieures.


Par ailleurs, l’appareil est équipé du Wi-Fi en 2,4 et 5 GHz ainsi que du Bluetooth 5.0 Low Energy. Il est compatible avec l’application Snapbridge (iOS et Android). L’appairage se fait de manière simple et rapide. La prise de vue à distance est stable, sans latence particulière.


Le boîtier est aussi compatible avec le service Imaging Cloud de Nikon. Une fois le Z5 II connecté à un réseau Wi-Fi, on peut déverser automatiquement ses photos sur un espace de stockage illimité en taille (mais limité à 30 jours). On peut aussi décider d’envoyer directement les photos et vidéos sur ses solutions de stockage cloud personnelles via le Nikon Imaging Cloud.


Tout cela est possible même lorsque le boîtier est éteint et sans nécessité de smartphone comme intermédiaire. De même, l’appareil peut se mettre à jour sans qu’il soit nécessaire d’intervenir. Depuis la plateforme Nikon Imaging Cloud, on peut également télécharger (ou créer) différentes « recettes » d’images à appliquer à nos photos.
Nikon Z5 II : l’hybride plein format suréquipé, abordable et (très) séduisant
Nikon revient avec un boîtier d’entrée de gamme particulièrement séduisant. Le Z5 II reprend de nombreuses fonctionnalités du Z ƒ tout en améliorant des aspects clés comme le suivi autofocus. Il innove même en étant capable de filmer en RAW directement sur une carte SD : du jamais vu sur un appareil photo !


Le capteur plein format de 24,5 Mpx, connu et reconnu, continue d’offrir une excellente qualité d’image avec des couleurs riches et vibrantes. D’autant qu’il est possible de les ajuster à l’envi avec de nombreux profils colorimétriques déjà installés, à télécharger ou même à créer soi-même.
Le Nikon Z5 II parvient à rassembler toutes ces fonctionnalités dans un boîtier compact, au design classique et à l’ergonomie bien rodée. Le tout pour un tarif de lancement de 1899 € (nu). Certes, c’est 400 € de plus que son prédécesseur au lancement, mais toujours 450 € de moins que le Zf et surtout 1000 € de moins que le Z6 III – tout en limitant le nombre de compromis par rapport à ce dernier.
Ainsi paré, le Z5 II entre en confrontation directe avec un Panasonic Lumix S5 II. S’il est peut-être mieux doté en vidéo, ce dernier se montre moins performant sur le terrain de l’autofocus.
Le Nikon Z5 II est ainsi un hybride très attrayant, qui devrait séduire sans difficulté les néophytes… ou les utilisateurs d’un ancien reflex de la marque jaune et noire.
Le Nikon Z5 II est disponible au tarif de 1899 € nu. Quatre kits sont proposés :
- Z5 II + Nikkor 24-50 mm f/4-6,3 : 2199 €
- Z5 II + Nikkor 24-70 mm f/4 S : 2499 €
- Z5 II + Nikkor 24-200 mm f/4-6,3 VR : 2699 €
- Z5 II + Nikkor 24-120 mm f/4 S : 2849 €
Notez que pour le lancement, pour l’achat d’un Nikon Z5 II en kit, les différents revendeurs vous offriront 100 € d’accessoires (les produits offerts pourront différer selon les boutiques).
Le Nikon Z5 II est disponible sur le Nikon Store, chez Digit-Photo, Miss Numérique, Camara, Photo-Univers, IPLN, Panajou, à la Fnac, et dans les boutiques spécialisées.