Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD : prise en main du nouveau téléobjectif atypique et polyvalent

Mise à jour : retrouvez notre test complet du Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD :

En grande pompe, Tamron dévoile son nouveau « ultra-téléobjectif » pour hybrides Sony plein format. Avec sa plage focale, le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD est assurément étonnant. Cependant, sa grande polyvalence pourrait séduire plus d’un photographe de sport ou d’animalier, au quotidien comme en voyage. 

Nous avons eu l’occasion de prendre en main le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD en avant-première : voici donc nos premières impressions au sujet de ce zoom très prometteur. 

Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD : une plage focale originale mais très pertinente

En juillet dernier, Tamron créait la surprise en annonçant l’arrivée prochaine de son prochain téléobjectif, avec une plage focale de 50 à 400 mm. Aujourd’hui, Tamron officialise « pour de bon » son nouveau zoom. Et un zoom x8, excusez du peu ! 

Fidèle à sa doctrine des « objectifs uniques », Tamron ne fait rien comme tout le monde. On se souvient par exemple du Tamron 35-150 mm f/2-2,8 mm Di III RXD – ou plus simplement du récent zoom transstandard 28-75 mm f/2,8 Di III RXD

Avec son zoom 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD, la marque vise à concurrencer les « traditionnels » objectifs 100-400 mm de Sigma ou de Sony – dont il reprend plus ou moins les dimensions. Il vient également seconder le zoom 150-500 mm f/5-6,7 Di III VC VXD, lancé il y a un an. 

Mais le principal atout de ce nouveau zoom, c’est sa focale de 50 mm, sensiblement plus large. Et c’est justement ce qui rend cet objectif particulièrement pertinent. Qui n’a jamais été frustré que son télézoom ne soit pas capable de voir plus large ? Ici, nul besoin de démonter le téléobjectif et de visser un objectif plus classique.

Vestige d’une certaine époque – Sony, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 50 mm, f/4,5, 1/125s, 100 ISO

À 50 mm, on obtient un angle champ proche de la vision humaine, idéal pour des photos de portrait, de street photo, de paysage, etc. À fond de zoom, à 400 mm, l’objectif permet de rapprocher avec aisance les sujets les plus lointains. Photographes – et vidéastes – de sport et d’animalier devraient l’apprécier immédiatement. 

Un gabarit compact (pour un téléobjectif)

Lorsque Tamron avait diffusé son premier teaser, nous étions très curieux quant aux mensurations de l’objectif. Heureusement, l’objectif adopte un gabarit très raisonnable compte tenu de sa plage focale

Concrètement, le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD mesure 183,4 mm de long (non déplié) pour un poids de 1155 g. C’est 16 mm de moins (et 15 g de plus) que son principal concurrent, le Sigma 100-400 mm f/5-6,3 DG DN OS. De son côté, le Sony FE 100-400 mm f/4,5-5,6 GM OSS est plus lumineux à fond de zoom. Mais il est 200 grammes plus lourd, affichant 1395 g sur la balance. 

Monté sur un Sony A7 III, l’ensemble pèse 1,8 kg. L’objectif pourra donc vous suivre lors de vos longues sorties photo (en randonnée exemple) sans vous démolir le dos.

Mais surtout, ce nouveau 50-400 mm se montre beaucoup plus léger que son grand frère, le 150-500 mm f/5-6,7 Di III VC VXD, qui monte à 1,72 kg sans collier de trépied. Les efforts de Tamron pour réduire le poids de ses optiques sont ici à noter. 

Sans surprise, le zoom ne se fait pas en interne, et l’objectif s’allonge considérablement. À fond de zoom, il atteint pile 27 cm de long. Comptez environ 3,5 cm en plus avec le pare-soleil. Notez qu’un petit commutateur « Lock » permet d’empêcher le déploiement du zoom pendant le transport.

L’objectif peut être utilisé avec un collier de pied. Ce dernier est compatible Arca Swiss… mais n’était pas fourni dans la boîte de notre unité de test. Ce dernier sera proposé en option.

Enfin, l’objectif est pourvu de joints d’étanchéité pour résister à l’eau et à la poussière. Sans oublier le traitement au fluor de la lentille frontale, ce qui devrait faciliter l’entretien. 

Voici la liste complète des caractéristiques du Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD :

  • plage focale : 50-400 mm (75-600 mm en APS-C)
  • objectif pour capteur plein format
  • ouverture max : f/4,5-6,3
  • ouverture min : f/22-32
  • angle de champ : 46°48 – 6°11
  • construction optique : 24 éléments répartis en 18 groupes dont 2 lentilles XLD, 3 lentilles LD et 2 lentilles asphériques
  • diaphragme : circulaire à 9 lamelles
  • distance minimale de mise au point : 25 cm à 50 mm, 1,5 m à 400 mm
  • stabilisation d’image : oui, VC
  • tropicalisation : construction résistante à l’humidité et revêtement au fluor
  • grossissement max : 1:2 à 50 mm, 1:4 à 400 mm
  • mise au point : autofocus, moteur linéaire VXD
  • diamètre du filtre : 67 mm
  • dimensions : 88,5 mm x 183,4 mm (D x L), jusqu’à 270 mm déplié
  • poids : 1,155 kg sans collier de pied
  • accessoires fournis : pare-soleil, bouchons d’objectif
  • monture compatible : Sony E

Une formule optique complexe

Naturellement, le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD dispose d’une formule optique complexe – et qui fait la part belle aux lentilles spéciales. L’objectif embarque un total de 24 lentilles (!) réparties en 18 groupes

On retrouve 2 lentilles XLD (à dispersion ultra-faible) et 3 lentilles LD, destinées à limiter les effets de flare et de ghosting, ainsi que les aberrations chromatiques. De même, l’objectif se dote de 2 éléments asphériques afin d’offrir des performances optimales au centre comme sur les bords. 

Point notable, Tamron utilise une lentille asphérique moulée – une technologie que l’on retrouve également sur certains objectifs de Canon (PMo). Une lentille asphérique « hybride » est également présente à l’arrière de l’objectif. Une solution a priori efficace pour réduire les aberrations chromatiques – tout en préservant la légèreté de l’objectif

Mentionnons aussi la distance minimale de mise au point, particulièrement courte. Elle est seulement de 25 cm au grand-angle (50 mm), offrant un rapport de grossissement de 1:2. Idéal pour la proxiphotographie. De même, la distance minimale passe à 1,5 m à fond de zoom (400 mm), avec un rapport de grossissement maximal de 1:4

Last but not least, l’objectif bénéficie d’une ouverture glissante allant de f/4,5 à f/6,3. Le diaphragme est de type circulaire et compte 9 lamelles. On peut ainsi compter sur un bokeh crémeux et des transitions d’une grande douceur – comme sur le Tamron 150-500, justement. 

Bokeh mon doux bokeh – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 106 mm, f/5,6, 1/125s, 250 ISO

Heureusement, l’objectif ne « ferme » pas trop vite. On peut ainsi profiter d’une ouverture à f/5,6 jusqu’à 149 mm. D’après les données communiquées par le constructeur, les valeurs d’ouverture sont étagées comme suit : 

  • f/4,5 : de 50 à 69 mm
  • f/5 : de 69 à 106 mm
  • f/5,6 : de 106 à 149 mm
  • f/6,3 : de 149 à 400 mm

Autofocus haute vitesse et stabilisation dopée à l’IA

Le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD signe également le retour de la motorisation VXD (Voice-coil eXtreme-torque Drive). Un système autofocus que nous avions déjà croisé sur le Tamron 150-500 mm f/5-6,7 Di III VC VXD, là encore. 

Sur le terrain, cette dernière doit se montrer particulièrement précise, rapide et silencieuse. D’après son constructeur, l’objectif doit offrir des performances optimales en suivi du sujet, même avec des sujets se déplaçant à grande vitesse. De plus, il doit également être parfaitement adapté à un usage vidéo

Kawa – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 50 mm, f/6,3, 1/60s, 100 ISO

De la même manière, l’objectif se pare de la technologie VC (Vibration Compensation), que nous avions déjà aperçue sur l’objectif polyvalent Tamron 17-70 mm f/2,8 Di III-A VC RXD. Cette dernière vient en complément de la stabilisation 5 axes du capteur des hybrides de Sony. Mais par définition, cette dernière se montre moins efficace sur les longues focales – sollicitant d’autant plus la stabilisation de l’objectif

Grâce à un commutateur présent sur le côté du fût, 2 modes de fonctionnement sont disponibles

  • Mode 1 : stabilisation activée en continu ;
  • Mode 2 : stabilisation activée exclusivement pour les mouvements en panoramique

D’autant plus que Tamron exploite une technologie basée sur l’IA, grâce à une puce MPU dédiée. Cette dernière doit permettre à l’objectif de compenser intelligemment les vibrations de l’objectif, afin de livrer des images nettes à main levée.

Point notable : entre 50 et 100 mm, la puce reconnaît le type d’utilisation, et doit donc adopter le profil de compensation des mouvements le plus adapté. Au-delà de 100 mm, en revanche, l’objectif passe à un mode de compensation « classique » des vibrations. 

Ainsi, la marque met particulièrement l’accent sur les usages vidéo, l’objectif devant être capable de lisser les tremblements générés par le vidéaste. Un point qu’il faudra évidemment vérifier sur le terrain. 

En revanche, le gain maximal offert par cette stabilisation n’a pas été communiquée pour le moment : nous mettrons à jour notre article dès que nous la recevrons du constructeur. 

Tamron Lens Utility : pour personnaliser son objectif

Tamron met aussi beaucoup l’accent sur la compatibilité de son objectif avec son logiciel Tamron Lens Utility. Disponible pour Mac et PC, ce dernier permet d’adapter certains paramètres de l’objectif en fonction de ses besoins. Pour relier l’objectif à l’ordinateur, un port USB-C est d’ailleurs présent sur le côté de l’objectif. 

Ainsi, le comportement du bouton Focus Set et du commutateur « Custom » est personnalisable grâce au logiciel. Avec ledit bouton Focus Set, on peut activer/désactiver l’autofocus. Ou encore transformer rapidement la bague de mise au point en bague d’ouverture – ce qui devrait ravir les vidéastes. On peut aussi l’utiliser en mode « Mise au point A-B », en passant progressivement d’une distance de mise au point à une autre (de 4 m à l’infini, par exemple). 

Mieux encore, l’objectif permet de personnaliser totalement le limitateur de mise au point. On peut ainsi choisir soi-même les distances-limites (de l’infini à 3 mètres, de l’infini à 15 mètres…) en fonction du type de sujet à photographier. 

Le logiciel permettra également de mettre à jour le firmware de l’objectif. Enfin, la personnalisation de l’objectif devrait également être possible via l’application pour smartphone dévoilée récemment.

Prix et disponibilité du Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD

Le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD est disponible au tarif de 1499 €.

L’objectif est disponible chez Digit-Photo, IPLN, Miss Numérique, Photo-Univers ainsi que dans les magasins photo spécialisés.

Prise en main du Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD

Avec ce nouveau télézoom, Tamron montre une nouvelle fois sa capacité à sortir des sentiers battus. Plutôt que de lutter frontalement contre les 100-400 de Sony et Sigma, la marque choisit une voie alternative. Et pas n’importe laquelle.

En offrant une focale « standard » 50 mm au zoom minimum, l’objectif se montre beaucoup plus polyvalent. Il permet ainsi de cadrer plus large – ce qui sera très utile dans des endroits où l’on manque de recul. 

Joli starburst – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 53 mm, f/16, 1/60s, 320 ISO

Le choix de Tamron est également judicieux puisqu’il évite de multiplier les objectifs dans son sac à dos. Ajoutez-lui une ou deux focales fixes grand-angle (comme les objectifs 20, 24 ou 35 mm f/2,8 Di III OSD), et vous obtenez un kit ultra-polyvalent. Et surtout très léger. Idéal pour celles et ceux qui veulent éviter de transporter un parpaing sur le dos pendant toute une journée de randonnée. 

Sur le terrain, la polyvalence offerte par l’objectif est particulièrement appréciable. Certes, Tamron cible les amateurs éclairés de photographie sportive et animalière. Cependant, ce 50-400 mm est d’une grande pertinence pour une utilisation plus urbaine. Les photographes de rue devraient être aux anges, puisque l’objectif permet de passer en un clin d’œil d’un plan plutôt large à une très longue focale

De même, on apprécie l’ouverture maximale à f/4,5-6,3, qui permet de jouer avec aisance sur la profondeur de champ. Grâce à la mise au point très réduite (et au rapport de grossissement de 1:2), on peut capturer de belles images en proxiphotographie. Avec une distance minimale de MAP à 25 cm seulement, la lentille frontale est quasiment collée au sujet !

Du piqué et du piquant ! Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 73 m, f/5, 1/80s, 1250 ISO

À 400 mm, l’objectif demeure pertinent. S’il ne prétend pas remplacer une véritable optique macro, il permet de cependant de capturer des images très plaisantes.

De même, les photographes de portrait devraient pouvoir tirer des images intéressantes – même si certains esprits chagrins aimeraient une ouverture encore plus lumineuse. Mais dans ce cas, c’est plutôt vers l’excellent 35-150 mm f/2-2,8 Di III RXD qu’il faudra se tourner. Ou vers le télézoom 70-180 mm f/2,8 Di III RXD, lui aussi capable de livrer de superbes images.

La marcheuse – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 232 mm, f/4,3, 1/250s, 1000 ISO

Le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD surprend également de par sa relative compacité. Au vu de sa plage focale, on se serait attendu à une optique nettement plus lourde et imposante. De même, l’objectif s’harmonise bien avec le gabarit d’un Sony A7 III. Le duo offre une très bonne ergonomie, avec une bonne sensation d’équilibre. Évidemment, il faudra faire un peu de musculation avant de le tenir à bout de bras pendant plusieurs minutes ; cependant, les efforts de Tamron pour réduire le poids de ses objectifs sont palpables. Pour les photographes, les bénéfices du passage à l’hybride sont bien présents. 

Enfin, les possibilités en manière de personnalisation sont très intéressantes. Grâce au logiciel de Tamron, il devrait être possible de customiser son optique « aux petits oignons », en fonction de ses besoins, de sa pratique photo… et de ses habitudes. À noter que Tamron n’a pas oublié les vidéastes, notamment avec la possibilité de transformer la bague de MAP en bague d’ouverture manuelle (et non-crantée). 

En définitive, la marque japonaise nous livre une nouvelle fois une optique à la fois originale et pertinente. Et il nous tarde de partir en expédition avec ce Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD afin de pouvoir évaluer ses performances réelles sur le terrain.

Responsable éditorial

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  1. Un article qui manque de relecture: 24 lentilles en 28 groupes certains groupes auraient un nombre négatif de lentilles?
    Quand au Sigma 100-400mm qui mesurerait 343 mm je ne l’ai pas sous les yeux mais j’ai un très gros doute: le 150-600mm peu être.
    Bonne lumière à toi quand même.
    AL’1

    1. Bonjour Alain,

      L’objectif Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD est bel et bien composé de 24 lentilles réparties en 18 groupes : la liste à puce a été corrigée.
      De même, la différence de taille entre le Tamron 50-400 mm et le Sigma 100-400 mm devait être lue en mm et non en cm, ce qu’un esprit aussi affûté que le vôtre a dû deviner immédiatement.
      Enfin, « quand au Sigma… » s’écrit avec un T, et non avec un D : l’usage de l’un ou l’autre adverbe dépend intrinsèquement de son contexte…
      Bonne lumière à toi quand même

    1. Bonjour Xavier,
      Les hybrides de Sony sont basés sur la monture E. Cette dernière est commune aux boîtiers plein format et aux boîtiers APS-C.
      Pour différencier les objectifs conçus pour l’un et l’autre format, Sony rajoute une lettre : les optiques conçus pour les hybrides APS-C porte la désignation « E » (tout court), tandis que les optiques destinées aux hybrides plein format portent la mention « FE ».
      Mais dans les deux cas, on parle bel et bien de la « monture E » ou « monture Sony E ».
      Pour répondre à votre question, le Sony A7 III est donc pleinement compatible avec le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD . La preuve, c’est ce tandem que nous avons utilisé pour cette prise en main ! 😄