Test Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD : téléobjectif polyvalent, surprenant et performant

8.5
sur 10

À l’été 2022, Tamron avait créé la surprise en présentant son nouvel « ultra-téléobjectif ». Il est vrai qu’avec sa plage focale, le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD est assurément atypique.

Il vise ainsi à marier adroitement courtes et ultra-longues focales, offrant ainsi une polyvalence rarement rencontrée. Son gabarit maîtrisé devrait également faciliter son adoption par les photographes de sport ou d’animalier (entre autres disciplines), équipés d’un hybride Sony.

Quelles performances pouvons-nous obtenir de cet objectif (d)étonnant ? La qualité d’image, l’autofocus et la stabilisation parviennent-elles à combler nos attentes ? Pour le savoir, nous l’avons utilisé au quotidien pendant plus d’un mois. Voici donc notre test complet du Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD

Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD : une plage focale étonnante… mais ô combien pertinente

Atypique – et polyvalent. Voici deux adjectifs que vous retrouverez tout au long de ce test. Fidèle à ses bonnes habitudes, Tamron ne fait rien comme tout le monde. Un point qui se vérifie avec des objectifs comme le Tamron 35-150 mm f/2-2,8 Di III RXD. L’objectif vient également seconder le « super-téléobjectif » Tamron 150-500 mm f/5-6,7 Di III VC VXD, lancé en 2021. 

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Mais au fait, pourquoi cette « étrange » focale 50-400 mm ? Plutôt que de lutter frontalement contre les objectifs 100-400 mm « classiques » de Sony et Sigma, Tamron semble avoir choisi une voie alternative – et avec raison. 

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Notre-Dame du clair-obscur – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 50 mm, f/10, 1/200s, 100 ISO

À 50 mm, on obtient un angle de champ proche de la vision humaine. Parfait pour les photos de portrait, de paysage, d’architecture, de street photo… À fond de zoom, à 400 mm, l’objectif permet de rapprocher les sujets les plus lointains. Monté sur un hybride APS-C de Sony en monture E, il offre une focale équivalent 75-600 mm. De fait, les photographes de sport et d’animalier apprécieront immédiatement sa pertinence.

D’une manière assez prévisible, l’objectif dispose d’une formule optique complexe. Pour maximiser la qualité d’image, il se pare de nombreuses lentilles spéciales. On note ainsi un total de 24 lentilles (!) réparties en 18 groupes. On retrouve donc 2 lentilles XLD (à dispersion ultra-faible) et 3 lentilles LD, destinées à limiter les effets de flare et de ghosting, ainsi que les aberrations chromatiques. De même, l’objectif se dote de 2 éléments asphériques afin d’offrir des performances optimales au centre comme sur les bords.

Par ailleurs, Tamron utilise une lentille asphérique moulée – une technologie que l’on retrouve également sur certains objectifs de Canon (PMo). Une lentille asphérique « hybride » est également présente à l’arrière de l’objectif. Une solution a priori efficace pour réduire les aberrations chromatiques – tout en préservant la légèreté de l’objectif.

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Notez aussi l’ouverture glissante allant de f/4,5 à f/6,3. Le diaphragme est de type circulaire et compte 9 lamelles. On peut ainsi compter sur un bokeh crémeux et des transitions d’une grande douceur.

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Du piqué et du piquant ! Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 73 m, f/5, 1/80s, 1250 ISO

De même, on notera que la distance minimale de mise au point est particulièrement courte. Elle est de seulement 25 cm au grand-angle (50 mm), offrant un rapport de grossissement de 1:2. Idéal pour la proxiphotographie. De même, la distance minimale passe à 1,5 m à fond de zoom (400 mm), avec un rapport de grossissement maximal de 1:4. Un point que nous aurons l’occasion d’étudier en détails au cours de ce test. 

Les distances minimales de mise au point selon les focales (source : Tamron)

Le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD dispose également d’une motorisation VXD. D’après l’opticien, cette dernière doit être à la fois précise, rapide et silencieuse. Elle doit également offrir des performances optimales en suivi du sujet. Enfin, l’objectif mise sur la technologie VC (Vibration Compensation) pour assurer la stabilisation de l’objectif. 

Last but not least, l’objectif supportera les grosses gouttes d’une averse grâce à ses joints d’étanchéité. Sans oublier le revêtement au fluor de la lentille frontale, qui facilitera son nettoyage.

Voici la liste complète des caractéristiques du Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD :

  • plage focale : 50-400 mm (75-600 mm en APS-C)
  • objectif pour capteur plein format
  • ouverture max : f/4,5-6,3
  • ouverture min : f/22-32
  • angle de champ : 46°48 – 6°11
  • construction optique : 24 éléments répartis en 18 groupes dont 2 lentilles XLD, 3 lentilles LD et 2 lentilles asphériques
  • diaphragme : circulaire à 9 lamelles
  • distance minimale de mise au point : 25 cm à 50 mm, 1,5 m à 400 mm
  • stabilisation d’image : oui, VC
  • tropicalisation : construction résistante à l’humidité et revêtement au fluor
  • grossissement max : 1:2 à 50 mm, 1:4 à 400 mm
  • mise au point : autofocus, moteur linéaire VXD
  • diamètre du filtre : 67 mm
  • dimensions : 88,5 mm x 183,4 mm (D x L), jusqu’à 270 mm déplié
  • poids : 1,155 kg sans collier de pied
  • accessoires fournis : pare-soleil, bouchons d’objectif
  • monture compatible : Sony E

Ergonomie et prise en main

Lors des premières annonces autour de cet objectif, nous étions très curieux quant à ses mensurations. Heureusement, le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD adopte un gabarit très raisonnable compte tenu de sa plage focale. 

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Ainsi, l’objectif mesure 183,4 mm de long (non déplié) pour un poids de 1155 g. Monté sur un Sony A7 III, le tandem pèse 1,8 kg et trouve donc sa place assez naturellement dans votre sac photo. En clair, ce 50-400 n’appartient pas à cette catégorie d’objectifs tellement lourds qu’ils restent au fond d’un placard ad vitam aeternam. sauf pour de rares sorties photo.

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À titre de comparaison, l’objectif mesure 16 mm de moins que son principal rival, le Sigma 100-400 mm f/5-6,3 DG DN OS – et pèse 15 g de plus. De son côté le Sony FE 100-400 mm f/4,5-5,6 GM OSS se montre 200 g plus lourd (ce qui est loin d’être négligeable), montant à 1395 g. Il se montre plus lumineux à fond de zoom… mais de 1/3 de stop seulement. 

Sur le terrain, l’objectif est agréable à utiliser, car très équilibré. Tout naturellement, la main gauche soutient l’objectif, tandis que la main droite reste sur le boîtier. Bon point, l’objectif ne donne pas l’impression de « ployer vers l’avant », contrairement à d’autres télézooms du même type. 

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A l’instar des autres objectifs Tamron pour la monture E, le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD reprend la finition Human Touch. On retrouve donc la robe noir mat et le toucher assez doux. Les finitions sont particulièrement soignées. On notera que l’objectif rejoint la « philosophie 67 mm », commune à la quasi-totalité des optiques du constructeur pour la monture E, facilitant l’usage de filtres et accessoires entre les optiques.

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Située tout à l’avant de l’objectif, la bague de zoom s’avère très large – et offre une excellente préhension. Sa course est assez souple… mais pourrait l’être encore davantage. Comme sur le 150-500 mm de Tamron, l’amplitude de rotation est d’environ 75°, ce qui permet de passer rapidement d’une focale extrême à l’autre (de 50 à 400 mm). 

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Sans surprise, le Tamron 50-400 n’est pas à encombrement constant. En zoomant, l’objectif s’allonge considérablement, et atteint pile 27 cm de long. Comptez 3,5 cm de plus avec le pare-soleil inclus. Heureusement, un petit commutateur « Lock » évite le déploiement du zoom lorsqu’il est tenu vers le bas et pendant le transport. En revanche, le système Flex Zoom Lock du 150-500 est aux abonnés absents. 

Plus près de la baïonnette, la bague de mise au point s’avère beaucoup plus étroite. Comme sur la quasi-totalité des optiques pour hybrides, elle actionne un moteur interne et ne possède pas de butée. Seul souci : la bague est placée assez en arrière sur le fût afin de laisser la place aux commutateurs de réglage. Ceci oblige à reculer la main assez franchement. Vu le poids de l’objectif, la manœuvre est parfois malaisée. 

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Fidèle à ses bonnes habitudes, la mise au point manuelle fonctionne de manière « non-linéaire », la course (virtuelle) dépendant de la vitesse de rotation de la bague. Ainsi, on peut aller très rapidement de la distance minimale de MAP à l’infini en tournant rapidement la bague.

À l’inverse, en tournant la bague plus doucement, on doit pouvoir régler plus finement la mise au point, en mode DMF ou en MAP manuelle. Problème : ledit réglage manque de finesse, et il n’est pas toujours aisé d’effectuer un micro-réglage du point. Pour les sujets de très petite taille, la manipulation est parfois complexe.

Il est possible de modifier ce comportement vers un fonctionnement linéaire grâce au Tamron Lens Utility – voir plus bas dans le test.

Au vu de ses mensurations, l’objectif peut être utilisé avec un collier de pied, le même que celui pour le 100-400 mm Di VC USD en monture reflex. Ce dernier est compatible Arca Swiss. Néanmoins, on regrette que cet accessoire ne soit pas fourni dans la boîte. À fond de zoom, l’ensemble boîtier + objectif est parfaitement maintenu à l’horizontale.

Mais une fois le zoom replié, le boîtier fait pencher le duo vers l’arrière. Mais selon nous, il ne s’agit pas d’un véritable défaut, puisque c’est ainsi que Tamron réussit à offrir une prise en main équilibrée, évitant de tirer sur le bras gauche pour soutenir l’objectif. 

Enfin, Tamron se montre assez généreux en commandes manuelles sur le côté de l’objectif. On dispose ainsi d’un bouton et d’un commutateur « Custom » personnalisables (voir ci-après). De même, un second commutateur permet de sélectionner le mode de stabilisation optique. Lesdites commandes tombent assez bien sous le pouce… mais imposent un léger déplacement de la main gauche. 

Au final, le constructeur livre un objectif très bien construit, aux finitions très soignées. Mais surtout, le gabarit est particulièrement maîtrisé, ce qui le rend très agréable à utiliser sur le terrain. 

Tamron Lens Utility : pour personnaliser son objectif

Le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD est équipé d’un port USB Type C, situé le côté du fût, près de la baïonnette. Un point que l’on retrouve également sur les objectifs Tamron 35-150 mm f/2-2,8 Di III VXD et 28-75 mm f/2,8 Di III VXD G2

Ce port USB-C permet de brancher l’objectif à un ordinateur, afin d’adapter certains paramètres de l’objectif en fonction de ses besoins. Pour ce faire, il suffit d’utiliser le logiciel Tamron Lens Utility, disponible pour Mac et PC.

Dans la pratique, il est possible de personnaliser le comportement du bouton « Focus Set » selon 3 modes « Custom » (Mode 1, 2 ou 3) grâce au logiciel Tamron. 

Par exemple, le bouton « Focus Set » pourra servir à activer/désactiver l’AF en mode Custom 1, à effectuer une mise au point A-B en mode Custom 2, et à définir une limite de mise au point (Proxi, 5, 7 ou 10 mètres à l’infini) en mode Custom 3. Ainsi, vous pouvez avoir sous la main certains réglages facilitant la prise de vue, sans passer par le boîtier photo.

On peut aussi attribuer au bouton Focus Set une fonction du boîtier (réglage de la rafale, de la sensibilité ISO ou autre).

De même, on peut transformer facilement la bague de MAP en bague d’ouverture non-crantée – parfait pour les vidéastes. Il est également possible de modifier la méthode MF, de non-linéaire à linéaire.

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En clair, le logiciel permet de personnaliser à l’envi son objectif… à condition d’accepter d’y passer un peu de temps. Car il est aisé de se laisser entraîner dans les (très) nombreuses possibilités offertes par le logiciel. L’interface est toujours un peu aride, mais on saluera les efforts de traduction (et les bulles d’aide) de tous les éléments en français, ce qui aide beaucoup à s’approprier le fonctionnement (parfois un peu complexe) de cette multitude de réglages. 

Notez enfin que la personnalisation de l’objectif devrait être facilitée par l’arrivée d’une appli pour smartphone. Cette dernière a été teasée par Tamron en août 2022, et devrait arriver cet automne, en premier lieu sur Android. Une version mobile très demandée par les photographes, afin d’ajuster les paramètres de l’objectif sur le terrain, sans être dépendant d’un ordinateur. 

Qualité d’image du Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD

Mais au-delà de toutes ces considérations, quelle qualité d’image pouvons-nous obtenir avec cet « ultra-télézoom » signé Tamron ? Pour le savoir, nous l’avons utilisé au quotidien pendant près d’un mois et demi, monté sur un Sony A7 III.

N’hésitez pas à cliquer sur les photos présentes dans ce test pour les afficher en qualité supérieure.

Phototrend Test Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD
Contrastes métropolitains – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 106 mm, f/5,6, 1/640s, 400 ISO
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Bokeh fall – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 50 mm, f/4,5, 1/100s, 100 ISO
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308 GTS – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 232 mm, f/16, 1/25s, 100 ISO

Sensation de piqué et netteté de l’image

En termes de qualité d’image, le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD est globalement une bonne, voire une très bonne surprise. Le rendu des couleurs est particulièrement plaisant. La sensation de piqué est très présente, dès la pleine ouverture. On notera seulement une certaine mollesse à fond de zoom

Dans le détail, les performances sont déjà très honorables à 50 mm, avec un très bon niveau de détails au centre à la pleine ouverture (f/4,5). Mais c’est à 100 mm que l’objectif exprime son plein potentiel, avec une sensation de piqué particulièrement marquée, au centre comme sur les bords, dès la pleine ouverture (f/5,6). Le piqué maximal dans les coins s’obtient vers f/8, avec une remarquable netteté du centre vers le bord. 

Phototrend Test Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD
Vertical – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 50 mm, f/9, 1/320s, 100 ISO

En zoomant, la qualité d’image diminue légèrement – tout en restant tout à fait correcte, heureusement. Entre 135 mm et 200 mm, il faudra fermer à f/8 pour obtenir la meilleure restitution des détails. 

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Sunny details – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 177 mm, f/7,1, 1/200s, 100 ISO

Enfin, le niveau de performances à fond de zoom (de 300 à 400 mm) est honnête… mais pourrait être encore meilleur, rétorquerons les esprits chagrins. On observe une certaine mollesse à la pleine ouverture (f/6,3). La restitution de la scène s’améliore assez nettement vers f/9, mais il faut attendre f/11 pour une belle restitution de l’image, du centre au bord de l’image. 

Chandler à trottinette – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 400 mm, f6,3, 1/1000s, 100 ISO

Mais en toute honnêteté, ces critiques ne viennent que souligner les performances globales de cette optique. Rares, très rares sont les téléobjectifs – et encore plus les objectifs dits « polyvalents » à offrir une telle restitution des détails, notamment sur les bords de l’image, et encore plus à fond de zoom. En un mot comme en cent, à moins de pratiquer le pixel peeping à outrance, le niveau de performances offert par le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD est particulièrement bon. 

Georges Brassens – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 296 mm, f/6,3, 1/320s, 200 ISO

Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD : un objectif relativement lumineux

Comment se comporte le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD du côté de l’ouverture ? Sur de très nombreux zooms à ouverture variable, la valeur la plus grande s’obtient quasi-uniquement au grand-angle, et diminue très rapidement en zoomant. 

Sur le terrain, l’objectif ne bouleverse pas les codes du genre. L’ouverture maximale passe à f/5 à partir de 61 mm, avant de basculer vers f/5,6 à 83 mm. C’est seulement à 150 mm que l’on obtient la valeur d’ouverture maximale la plus faible f/6,3. 

Sous le Pont Neuf – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 50 mm, f/4,5, 1/100s, 6400 ISO

Ainsi, les plages d’ouverture du Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD s’échelonnent de la façon suivante : 

  • 50 mm à 61 mm : f/4,5 ;
  • 62 mm à 83 mm : f/5 ; 
  • 84 mm à 150 mm : f/5,6 ; 
  • 150 mm à 400 mm : f/6,3.

Des performances honorables – et qui le sont encore plus lorsque comparées aux objectifs 100-400 concurrents. Ainsi, le Sony ferme à f/5,6 – une valeur atteinte à 160 mm environ. Côté Sigma, l’ouverture maximale est de « seulement » f/5 (contre f/4,5 sur le Tamron). Et soulignons, là encore, que ces deux objectifs n’offrent pas la même polyvalence que ce 50-400 mm. Les efforts consentis par Tamron sont donc bien réels. 

Blue hour perfection – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 50 mm, f/10, 1,6s, 100 ISO

D’une manière très prévisible, l’objectif est plus à l’aise en plein jour qu’en basse lumière. L’ouverture maximale à f/6,3 à fond de zoom (400 mm) contraint à certains compromis : baisser la vitesse d’obturation (merci la stabilisation, voir plus bas) – ou augmenter la sensibilité ISO. Et de ce point de vue, les progrès techniques sont absolument remarquables, tant côté capteurs que dématriçage des fichiers RAW. 

Cette photo représente un vrai défi technique – et n’aurait sans doute pas été possible il y a quelques années. À fond de zoom (400 mm), le train est vu depuis le quai de la station suivante, alors qu’il se trouve en mouvement et en très basse lumière. Un traitement via DxO PureRaw a été appliqué pour réduire le bruit numérique. Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 400 mm, f/6,3, 1/60s, 40000 ISO

Un bokeh agréable… et une distance minimale de mise au point ultra-courte

D’une manière générale, les objectifs à longue focale permettent de séparer aisément le sujet de son arrière-plan. Et cet objectif de Tamron ne déroge pas à cette règle. En photographie de sport ou d’animalier, l’objectif permet d’isoler subtilement le sujet. Dans ce cas de figure, le flou d’arrière-plan est assez plaisant, mais aurait gagné à être plus diffus

Train rider – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 342 mm, f/6,3, 1/400s, 400 ISO

Toutefois, le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD dispose d’une véritable botte secrète : sa distance minimale de mise au point ultra-courte. Elle est de seulement 25 cm au grand-angle (50 mm), offrant un rapport de grossissement de 1:2. Sur le terrain, la lentille frontale est littéralement collée au sujet ! À fond de zoom (400 mm), la distance minimale passe à 1,5 m, avec un rapport de grossissement maximal de 1:4. 

Et de ce point de vue, l’objectif est un vrai régal. On peut capturer sans difficulté de très belles photos de fleurs, de gouttelettes d’eau ou d’objets de très petite taille, avec une très belle restitution des détails. Certes, le 50-400 mm n’est pas un « vrai » objectif macro (le rapport de grossissement n’étant pas de 1:1), mais il repousse les limites de la proxiphotographie.

A few drops of perfection – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 50 mm, f/4,5, 1/320s, 2000 ISO

D’une manière surprenante, l’objectif s’avère particulièrement à l’aise pour la photographie de miniatures. Lors de notre visite au Salon du Modélisme, à la Cité du Train, le 50-400 nous a tout simplement bluffés par sa capacité à séparer harmonieusement le sujet de l’arrière-plan. Les transitions sont d’une grande douceur. Sans oublier les bulles de bokeh parfaitement rondes, qui offrent une touche esthétique particulièrement plaisante. 

CC72000, bokehlicious – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 214 mm, f/6,3, 1/160s, 3200 ISO
Flou filé miniature – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 50 mm, f/4,5, 1/5s, 160 ISO

Aberrations et distorsions : un (très) bon élève

Grâce à la profusion de lentilles spéciales, l’objectif offre une excellente gestion des aberrations en tout genre. Ainsi, l’effet de flare est inexistant. Même avec le soleil pile en face, aucune bulle verte ou rouge ne vient parasiter l’image. À croire qu’ils sont gommés en interne par le boîtier ! 

(Urban) fields of gold – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 282 mm, f/14, 1/320s, 250 ISO

De même, la perte de contraste est extrêmement maîtrisée. Sur le cliché ci-dessous, le soleil rasant est masqué par l’immeuble à gauche, et vient baigner la scène dans une atmosphère jaune-orange très douce, saturée en poussières voletant en tous sens. Étrangement, l’objectif joue une partition très équilibrée, avec suffisamment de contraste… mais pas trop. Un vrai régal pour les photographes de paysage ou de rue

Gold – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 400 mm, f/6,3, 1/500s, 800 ISO

Par ailleurs, nous ne sommes pas parvenus à trouver trace d’aberrations chromatiques – même en zoomant à 100 % sur des photos d’objets métalliques à contre-jour, par exemple. Les profils de correction appliqués automatiquement par les boîtiers Sony (sur les JPEG) et par Lightroom (sur les RAW) n’y sont pas pour rien. 

Darkness to light ratio – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 50 mm, f/5,6, 1/320s, 100 ISO

Côté starburts, en revanche, l’objectif est assez surprenant. À f/14, l’effet est assez timide, les « branches » des étoiles n’étant pas très marquées. Pourtant, il est beaucoup plus visible (au point d’être parfois un peu gênant) à f/5,6 ! Un point que nous expliquons difficilement, mais qui, une fois apprivoisé, peut être très intéressant sur le terrain. 

Blue hour rush – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 106 mm, f/5,6, 1/125, 1000 ISO

Notre seule (petite) critique viendra du niveau de distorsions. Lorsque les photos bénéficient des corrections automatiques mentionnées ci-dessus, le rendu des lignes verticales est sans défaut. En revanche, sans ces corrections, on observe une certaine déformation en coussinet, qui affecte les images dès 200 mm – et encore davantage à 400 mm. 

Vertical – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 241 mm, f/6,3, 1/1000s, 640 ISO

Enfin, le niveau de vignetage est cohérent vu le type d’objectif. À la pleine ouverture, on constate un certain assombrissement des coins de l’image, qui s’estompe nettement en fermant le diaphragme. Jusqu’à 135 mm, le vignetage s’estompe à f/8. Sur les focales les plus longues, c’est davantage vers f/10 qu’il devient quasi-invisible. 

Paris – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 209 mm, f/6,3, 1/100s, 12800 ISO

In fine, le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD offre donc une très belle qualité d’image – encore plus appréciable au vu de sa très large plage focale. Il saura donc vous accompagner fidèlement, quel que soit le sujet que vous souhaitez immortaliser. 

Performances de l’autofocus 

Avec cet objectif, Tamron réemploie la 2nde génération de son autofocus VXD (Voice-coil eXtremeTorque Drive). Derrière cet acronyme se cache une motorisation AF linéaire. Sur le papier, cette technologie doit offrir une mise au point précise, ultra-rapide et silencieuse en toute circonstance. 

Kawasaki – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 50 mm, f/6,3, 1/60s, 100 ISO

Sur le terrain, les performances AF sont honorables. D’une part, l’objectif est quasi-inaudible. Couplé à l’obturateur électronique, le duo est inaudible. Un point très appréciable, notamment pour la photo événementielle (dans une église ou un théâtre, par exemple, même si l’ouverture maximale n’est pas des plus lumineuse). 

De passage à Mulhouse – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 50 mm, f/6,3, 1/60s, 100 ISO

D’autre part, la mise au point est très rapide. Aucune latence, aucun pompage ne sont à déplorer. Une performance assez remarquable compte tenu du nombre (et de la taille) de lentilles à déplacer pour la MAP. De ce point de vue, l’objectif fait jeu égal avec le Tamron 150-500 mm f/5-6,7 Di III VC VXD.

Saint-Lazare – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 50 mm, f/22, 1/6s, 100 ISO

Naturellement, l’objectif est pleinement compatible avec les modes de détection et de suivi du sujet (et de son œil). L’objectif offre une grande réactivité sur le terrain. L’accroche du sujet est particulièrement efficace. 

Duo – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 50 mm, f/4,5, 1/50s, 16000 ISO

Nous avons seulement rencontré quelques difficultés sur des scènes en basse lumière impliquant un objet en mouvement. Dans ce cas, l’objectif devient hésitant, et fait parfois la MAP à côté. Mais hormis ce point, les résultats obtenus sont à la hauteur de nos espérances. 

Lightspeed tram – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 91 mm, f/10, 5s, 100 ISO

Une stabilisation remarquable

De la même manière, nous avons été particulièrement séduits par les performances de la stabilisation optique. Pour mémoire, cette dernière se nomme « Vibration Compensation » chez Tamron. Elle vient en complément de la stabilisation 5 axes du capteur des hybrides de Sony. Par définition, cette dernière se montre moins efficace sur les longues focales – sollicitant d’autant plus la stabilisation de l’objectif. 

Grâce à un commutateur présent sur le côté du fût, 2 modes de fonctionnement sont disponibles : 

  • Mode 1 : stabilisation activée en continu ;
  • Mode 2 : stabilisation activée exclusivement pour les mouvements en panoramique

De plus, l’objectif exploite une technologie basée sur l’IA, grâce à une puce MPU dédiée. Point notable : entre 50 et 100 mm, la puce reconnaît le type d’utilisation, et doit donc adopter le profil de compensation des mouvements le plus adapté. Au-delà de 100 mm, en revanche, l’objectif passe à un mode de compensation « classique » des vibrations.

Concorde – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 53 mm, f/4,5, 1/20s, 8000 ISO

Sur le terrain, les résultats obtenus sont bluffants. A 50 mm, il est possible de capturer des photos à 1/4s sans difficulté. Encore plus impressionnant : à fond de zoom (400 mm), nous avons réussi à immortaliser des sujets à 1/25s à main levée sans efforts particuliers.

Coucou chouchou – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 50 mm, f/4,5, 1/4s, 100 ISO

En faisant attention à notre souffle, nous sommes même parvenus à descendre à… 1/4s à 400 mm. Et même à 0,4s à 260 mm. Une performance particulièrement remarquable, qui ouvre de nouveaux horizons en matière de photographie nocturne !

Breakfast – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD – 400 mm, f/6,3, 1/4s, 100 ISO

Le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD face à la concurrence

Comme déjà évoqués plusieurs fois au cours de test, le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD ne fait rien comme tout le monde. En permettant de jouer avec toutes les focales de 50 à 100 mm, il offre une polyvalence autrement plus grande que les « traditionnels » 100-400 mm. 

Néanmoins, la concurrence avec ces derniers s’avère intéressante, en particulier avec le Sigma 100-400mm f/5-6,3 DG DN OS | Contemporary (lire notre test). Côté gabarit, les deux objectifs sont virtuellement identiques. En termes de qualité d’image, ils sont très similaires… même si le Sigma conserve une (très) légère longueur d’avance à fond de zoom. Du côté de l’ouverture, l’objectif est un peu moins lumineux au grand-angle (100 mm) … mais sur le terrain, il est plus lumineux à cette focale que le Tamron (f/5,6) ! 

Finalement, le match entre ces deux objectifs très qualitatifs se joue sur un ratio polyvalence/prix. Si votre budget est particulièrement serré, le Sigma sort gagnant, étant vendu 500 € moins cher, à partir de 988 €. En revanche, si la polyvalence est votre priorité, le Tamron est selon nous plus pertinent. 

L’autre concurrent principal est incarné par Sony FE 100-400 mm f/4,5-5,6 GM OSS. D’un pur point de vue technique, il se démarque par son ouverture à f/5,6 à fond de zoom. Mais cette dernière est plus lumineuse de seulement 1/3 de stop… La vraie différence n’est donc pas à ce niveau. L’écart se creuse (un peu) en termes de qualité d’image, le zoom de Sony offrant un meilleur piqué à fond de zoom, ainsi qu’une meilleure homogénéité globale. Seulement voilà : en plus d’être moins polyvalent, le 100-400 de Sony est 200 grammes plus lourd… et quasiment 2 fois plus cher, étant proposé à partir de 2899 € !

De fait, les choix techniques (et marketing) de Tamron sont particulièrement judicieux. En optant pour un positionnement tarifaire judicieux – et pour une plage focale atypique – l’objectif offre un très bon rapport qualité-prix et s’avère particulièrement bien pensé. 

À qui se destine le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD ?

Grâce à sa plage focale 50-400 mm très atypique, cet objectif signé Tamron est bien plus qu’un téléobjectif. Il incarne ainsi l’alliance entre courtes et ultra-longues focales. À 50 mm (et au-delà), il offre un angle de champ très naturel. Photographes de paysages, de portrait apprécieront cette polyvalence sans l’ombre d’une hésitation. À 400 mm, il saura évidemment séduire les photographes sportifs ou animaliers – également grâce à son AF et sa stabilisation de haute volée.

Blue speed – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD – 195 mm, f/6,3, 1/5s, 500 ISO

Mais surtout, la possibilité de passer d’un clin d’œil d’un plan plutôt large à une très longue est un vrai régal. Même si l’objectif n’est pas le plus discret au monde, il fera le bonheur des photographes de rue, multipliant les angles, les poses et les scènes. Un point que nous avions déjà beaucoup apprécié avec un objectif comme le Tamron 28-200 mm f/2,8-5,6 Di III RXD et son zoom x7. 

Suffren – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD – 333 mm, f/6,3, 1/400s, 640 ISO

Ce mariage heureux entre courtes et ultra-longues focales pourra également profiter aux photographes d’architecture. Grâce au très bon piqué de l’objectif, on peut valoriser efficacement les détails les plus subtils des édifices. Et nous ne nous en sommes pas privés, loin de là.

Colin-Maillard – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 158 mm, f/6,3, 1/60s, 10000 ISO

Sur le terrain, cette polyvalence extrême évite également de devoir multiplier les objectifs dans son sac à dos. Ajoutez simplement une ou deux focales fixes grand-angle (comme les objectifs 20, 24 ou 35 mm f/2,8 Di III OSD), et vous obtenez un kit ultra-complet.

Damien – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD – 113 mm, f/5,6, 1/160s, 100 ISO

Sans oublier qu’il se montre beaucoup plus léger que son « collègue », le Tamron 150-500 mm f/5-6,7 Di III VC VXD. Un vrai régal pour celles et ceux qui veulent éviter de transporter une brique sur le dos pendant toute une journée de randonnée. 

Enfin, l’objectif dispose de nombreux atouts « secrets ». On pense évidemment à sa distance minimale de MAP ultra-courte et à son rapport de grossissement de 1:2 au grand-angle. Ainsi, le 50-400 sait aussi s’illustrer là où on ne l’attendait pas. Photos de fleurs, de feuilles, de trains miniatures… sont ainsi restitués d’une manière très esthétique. 

Une RTG sur la Petite Ceinture aux Buttes Chaumont ? Vive le modélisme ferroviaire ! Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD – 63 mm, f/6,3, 1/80s, 1250 ISO

En clair, cette polyvalence extrême, accompagnée de performances de haute volée, permettant à ce Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD de tirer son épingle du jeu sans difficulté. 

Conclusion

Au terme de ce test, le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD s’avère être une franche réussite. Bénéficiant d’un zoom x8 inédit, d’une excellente qualité d’image ainsi qu’un duo AF/stabilisation remarquables, l’objectif triomphe haut la main. Ainsi, il pourra séduire sans difficulté les photographes d’action, d’animalier, de paysage ou de détails.

Certes, les photographes adeptes du pixel peeping argueront d’une légère baisse de piqué à fond de zoom. Mais soyons clairs : rares sont les objectifs avec une plage focale aussi étendue à offrir une telle qualité d’image, toutes marques confondues. 

Slipping away – Sony A7 III, Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD – 167 mm, f/6,3, 1/640s, 1600 ISO

Mais surtout, ce Tamron 50-400 mm se montre (aussi) d’une grande pertinence dans des domaines pour le moins inattendus. Pourvu d’une « botte secrète », il livre de superbes clichés en « quasi-macro », avec un bokeh ultra-esthétique et une impeccable restitution des plus petits détails. 

L’autre surprise – et non des moindres – vient du gabarit de cet objectif. Au vu de sa plage focale, on se serait attendu à une optique beaucoup plus lourde et imposante. Ici, l’optique et le boîtier offrent une vraie sensation d’équilibre. Sur le terrain, ceci procure un confort évident – d’autant que nous n’avons jamais eu à nous plaindre du poids de l’objectif dans notre sac. 

Au final, difficile de résister aux nombreux atouts de cet objectif, aussi polyvalent que performant. Facilitant la capture d’images de très bonne qualité – voire totalement inédites – il représente un atout majeur dans le parc optique de Tamron en monture E. De fait, nous le recommandons sans l’ombre d’une hésitation

Le Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD est disponible à partir de 1499 € à la Fnac, chez IPLNDigit-PhotoMiss NumériqueDigixoCamara et Photo-Univers.

Test Tamron 50-400 mm f/4,5-6,3 Di III VC VXD : téléobjectif polyvalent, surprenant et performant
Fabrication / finitions
8.5
Qualité d'image
8.3
Ergonomie générale / praticité
8.7
Points forts
Plage focale ultra-polyvalente
Léger et compact (compte tenu de sa plage focale)
Très bon piqué
Excellente gestion des aberrations optiques
Excellent rapport qualité-prix
Autofocus et stabilisation remarquables
Fonction "quasi-macro" très plaisante, bokeh très esthétique
Points faibles
Légère baisse de piqué à fond de zoom
Petit manque de précision de la bague de MAP en mode DMF et manuel
AF parfois à la peine en très basse lumière
Distorsions en coussinet aux longues focales (corrigées automatiquement par le boîtier et certains logiciels)
Collier de trépied non fourni
8.5
sur 10
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