Lorsque vous photographiez, vous avez le choix sur de nombreux appareils photo entre le format JPEG ou le format RAW, ce négatif numérique que nous apprécions tant (relire notre Mercredi Pratique à ce sujet).

S’il est recommandé d’enregistrer vos photos au format RAW plutôt qu’en JPEG pour pouvoir améliorer/rattraper/retoucher vos photos en post-production, la question du format RAW à choisir est également importante : devez-vous utiliser le format RAW du constructeur de votre appareil photo ou bien un format ouvert, le DNG ?

Nous allons tenter de répondre à cette question épineuse dans ce Mercredi Pratique.

Quelques rappels sur les formats RAW

Contrairement à ce que l’on croît, le format RAW n’est pas unique et chaque marque dispose de son format RAW propriétaire : le .CR2 chez Canon, le .NEF chez Nikon, ou bien encore le .ARW chez Sony.

J’insiste sur le terme propriétaire, car cela signifie que les spécifications de ce format ne sont pas ouvertes et à chaque fois qu’un nouveau boîtier photo sort, son format RAW est différent des précédents boîtiers. Le constructeur doit alors fournir aux éditeurs de logiciels une mise à jour à intégrer dans leurs logiciels pour pouvoir décrypter et travailler ce nouveau fichier.

A court terme, cela ne pose pas de problème, car tous les logiciels que vous utilisez sont mis à jour de manière régulière. Mais projetez-vous maintenant dans 10, 15, voire 50 ans avec vos fichiers RAW propriétaires d’un constructeur qui aura peut-être disparu du marché. On connaît tous l’histoire de Kodak et malheureusement cela peut arriver même aux meilleurs constructeurs du moment.

Dans un soucis d’archivage, il est intéressant de réfléchir au format que vous allez utiliser pour stocker et archiver vos images, sans parler du support de stockage.

Devez-vous utiliser un format propriétaire et spécifique à chaque constructeur, ou bien choisir un format ouvert et qui essaye de standardiser les différents formats RAW ?

[nextpage title= »Présentation du format DNG »] Le format DNG essaye de répondre à cette problématique d’archivage. Présenté par Adobe en 2004, le Digital Negative (DNG) est un format d’enregistrement des données brutes générées par les capteurs de nos appareils photos.

Ses spécifications sont publiques et à disposition des autres éditeurs de logiciels et fabricants d’appareils photo. Il a été créé par Adobe pour garantir un accès durable aux photographies archivées.

adobe_dng

A ce jour, une grande partie des logiciels photo récents supportent déjà le format DNG (dont Aperture, Autopano Pro, Lightroom, Photoshop, Gimp, Capture One, DxO Optics Pro) ainsi que certains fabricants d’appareils photo comme Leica, Hasselblad, Casio, Ricoh ou Pentax qui proposent de photographier directement en DNG. Adobe propose en outre un convertisseur DNG gratuit fonctionnant sous Windows et OS X.

Le format DNG, tout comme le RAW, n’est pas unique et dispose d’options à choisir :

  • compressé sans perte (à choisir pour réduire la taille du fichier DNG) ou compressé avec perte (à bannir pour de l’archivage, mais peut être utile pour un besoin spécifique d’un fichier plus léger. Il est également possible de réduire la taille en pixels du RAW)
  • compatibilité Camera RAW : vous pouvez spécifier à partir de quelle version version Camera RAW (et donc Photoshop et Lightroom) vous souhaitez que le fichier soit compatible. Adobe indique que le fichier peut même être lu par une version précédente, selon le modèle d’appareil photo.
  • incorporer le fichier brut d’origine : à l’intérieur du DNG, une copie exacte du fichier RAW est conservée, doublant la taille du fichier mais permettant d’extraire le fichier brut d’origine plus tard si nécessaire. Sûrement l’option la plus pérenne pour l’archivage, mais le poids des fichiers risque de vous forcer à faire un choix.
  • aperçu JPEG : stocke (ou pas) dans le DNG un fichier JPEG de taille moyenne ou grande pour accélérer l’affichage des rendus d’image. Depuis peu, Lightroom incorpore également une fonction permettant de charger les images plus rapidement, et dans ce cas là il faut cocher la case « incorporer les données de chargement rapide ».

Il existe également une différence entre les RAW DNG et les DNG Linéaires. Le premier est le bon choix, car le second est en fait un TIFF encapsulé dans un DNG, soit un fichier bien plus lourd que le format RAW.

Pour conclure cette partie, le DNG est donc une conversion des formats RAW propriétaires. La majeure partie des données sont conservées, seulement sous une carapace différente.

Quels sont les avantages et les inconvénients du DNG par rapport aux RAW propriétaires ? On en parle maintenant.

[nextpage title= »Les avantages du format DNG »] Le format DNG possède plusieurs avantages par rapport aux RAW propriétaires, comme un archivage mieux préparé pour le futur, des fichiers plus légers et simples ainsi que la possibilité d’utiliser d’anciens logiciels avec des images issues de nouveaux appareils photo.

Un archivage mieux préparé pour le futur

Les constructeurs d’appareil photo proposent chacun un format RAW propriétaire. Par définition, la documentation sur ce format n’est pas publique. Cela ne pose aucun problème aujourd’hui pour un utilisateur Canon ou Nikon, mais nous n’avons pas assez de recul sur le format numérique pour savoir ce qu’il se passera d’ici par exemple 50 ans. Serons-nous toujours capable d’ouvrir les fichiers RAW produits par des appareils photo Canon, Nikon, Pentax, Sony, etc. Certains constructeurs pourraient d’ailleurs disparaître et le support de leur format RAW avec.

Au contraire, le format DNG est ouvert et n’importe quel éditeur de logiciel peut créer un logiciel capable de lire et d’écrire dans ce format. Comme vu plus haut, d’autres éditeurs logiciels qu’Adobe supportent déjà le DNG.

Aujourd’hui, il existe peut être quelques 100 formats RAW différents, mais d’ici 50 ans, il est fort possible que ce nombre grossisse énormément. A ce moment là, un éditeur aura le choix entre supporter 1000 formats RAW différents ou supporter le format DNG. Il est fort possible que son choix s’oriente vers le DNG (et les boîtiers contemporains). Le futur étant incertain, Adobe offre avec le DNG un format plus adapté pour l’archivage. Bien sûr, la solution parfaite serait d’utiliser l’option du DNG qui consiste à conserver également le fichier brut d’origine.

Des fichiers plus légers

De manière générale, les fichiers DNG sont environ 15 à 20% moins lourds que les fichiers RAW propriétaires. Pourquoi cette soudaine perte de poids ? Difficile à expliquer et certains diront que c’est parce que certaines informations ne sont pas conservées. Ou bien alors Adobe réussit à mieux compresser les fichiers.

La différence de poids peut cependant varier, selon si vous conservez le RAW d’origine ou générez des aperçus 1:1 qui prennent généralement un peu de place.

Toutes les modifications dans un seul fichier (pas de .XMP)

Si vous retouchez vos fichiers RAW, vous connaissez peut-être les fichiers .XMP qui apparaissent à côté de vos fichiers RAW. Il s’agit de fichiers contenant les informations liées aux retouches de vos images. Si par malheur ce petit fichier venait à changer de place ou à être supprimé, vos modifications sur une image seront perdues.

Avec le DNG, les informations présentes dans le fichier .XMP sont directement stockées dans l’image, ce qui permet de se passer d’un fichier supplémentaire.

En plus de ce gain d’espace, depuis Lightroom 4, les fichiers DNG récents possèdent une option de chargement rapide qui permet d’accélérer votre workflow dans Lightroom 4 et Photoshop CS6 (et versions ultérieures). Les DNG sont également  divisés en plusieurs parties (Tiled DNG) afin que les processeurs multi-coeurs de nos ordinateurs puissent les lire et les modifier plus rapidement.

Permet d’utiliser d’anciens logiciels avec un nouveau boîtier

Si jamais vous avez le malheur d’utiliser un logiciel de retouche d’image ou de catalogage qui n’est pas à jour — comprendre qui est encore parfaitement fonctionnel et pour lequel vous n’avez pas envie de payer une mise à jour ou passer à une offre d’abonnement — le format DNG pourrait être salvateur.

Par exemple, si vous possédez un Nikon D750 mais que vous ne disposez que de la version 4 du logiciel Lightroom, votre RAW ne sera pas accepté par le logiciel. Un des conseils que nous pourrions vous donner serait de mettre à jour Lightroom, car la version 5 est un peu plus performante que la version 4, mais vous pouvez aussi décider de passer vos fichiers .NEF du Nikon D750 au convertisseur DNG proposé gratuitement par Adobe et ainsi pouvoir travailler vos fichiers DNG dans Lightroom 4 sans problème. C’est une étape supplémentaire dans votre workflow alors à vous de voir si cela en vaut la peine.

De manière générale, le format DNG permet de pouvoir travailler sur des fichiers bruts issus d’appareils photo récents avec des logiciels un peu plus anciens.

[nextpage title= »Pourquoi résister au DNG ? »] Malgré tout, il reste quelques freins ou barrières qui continuent de freiner l’adoption du DNG, tant par les photographes que par les constructeurs d’appareils photo et les éditeurs d’applications.

Le DNG n’est pas encore un format standard

Bien qu’ouvert et proposé comme format standard, le DNG n’a pas encore été reconnu format standard par un organisme international indépendant. Malgré tout, il utilise déjà certains standards déjà reconnus comme le format TIFF/EP, EXIF, XMP et IPTC, ainsi que les aperçus JPG ou les formats de compression ZIP et JPEG.

Adobe doit encore évangéliser et faire du lobbying pour pouvoir réussir à imposer son format et s’il ne pousse pas publiquement dans cette direction à chaque sortie de nouvelles versions de ses logiciels, il y travaille dans l’ombre.

Vous perdez des fonctionnalités dans certains logiciels propriétaires

Comme pour leurs RAW, les constructeurs d’appareils photo proposent des logiciels propriétaires de dématriçage RAW. Canon propose Digital Photo Professional, Nikon propose Capture NX-D, etc. Chacun de ces logiciels sait tirer pleinement parti des caractéristiques des fichiers RAW capturés avec des appareils photo de la marque, notamment en utilisant les Picture Control, ces ajustements sur l’image créés depuis le boîtier.

Avec les fichiers DNG, nous avons remarqué que certaines informations n’étaient plus accessibles, et c’est sûrement de là que vient le poids plus léger des fichiers DNG. Par exemple, dans Capture One de Phase One, les corrections optiques sont désactivées sur les DNG, alors même que ce logiciel n’est pas attaché à un constructeur. Cependant, dans Lightroom, il est possible d’obtenir les corrections d’objectifs, même sur les DNG…

Ce n’est pas forcément la faute d’Adobe, car dans certains RAW, les fabricants d’appareils photos stockent des données confidentielles et seuls leurs logiciels peuvent les interpréter. Adobe, ne pouvant pas interpréter ces informations, les supprimerait-il ?

Malgré tout, combien sommes-nous à utiliser le logiciel fourni par le fabricant d’appareil photo quand d’autres alternatives telles que Lightroom sont proposées ? A notre avis, pas beaucoup, mais ce n’est pas une raison pour « dépoussiérer » les fichiers RAW en leur enlevant certaines caractéristiques.

[nextpage title= »Notre workflow conseillé pour convertir vos RAW en DNG »] Si vous êtes, comme nous, convaincu que le format DNG va permettre à vos photos d’avoir plus de chances d’être lisibles d’ici plusieurs dizaines d’années (on parle de chances, car finalement on ignore ce qu’il peut se passer dans le futur), voici comment procéder pour convertir vos fichiers RAW en DNG.

Lors de la prise de vue, rien ne change, vous continuez à photographier en RAW. C’est lors de l’import de vos photos sur l’ordinateur que les choses changent.

Avant d’aller trop loin et de supprimer tous vos fichiers RAW, n’hésitez pas à tester la conversion sur quelques fichiers RAW et essayez d’ouvrir les DNG avec votre application de retouche habituelle, pour être sûr que tout va bien.

Utilisateur de Lightroom

Si vous utilisez une version récente de Lightroom (LR 4 et ultérieure), le convertisseur est intégré au logiciel, et vous donne deux choix :

  • faire la conversion en important vos photos dans Lightroom
  • la faire plus tard à partir d’un menu

Selon votre mode de travail, nous vous recommandons l’une ou l’autre de ces méthodes.

Si vous souhaitez travailler directement sur vos photos dès l’importation et que vous allez en supprimer beaucoup, nous vous conseillons de faire la conversion plus tard, une fois vos photos traitées et sélectionnées. Cela évitera de perdre du temps à l’importation (la conversion prend un peu de temps) surtout si c’est au final pour supprimer une partie des fichiers fraîchement transformés en DNG.

convertirDNG

Convertir 1

En revanche, si vous avez l’habitude d’importer vos photos en rentrant de vos sorties photo et ne pas y toucher tout de suite, vous devriez faire la conversion au format DNG à l’importation.

CopierDNG

Pour régler les paramètres de l’importation en DNG, allez dans les Préférences de Lightroom puis dans Gestion des fichiers.

préférences

Convertir vos images existantes

Si vous passez au format DNG, l’intérêt est de convertir toute votre bibliothèque de photos RAW. Cela peut prendre un peu de temps et demande de l’organisation, alors pensez bien à convertir les fichiers de manière méthodique, par dossier par exemple, et ne pas supprimer vos fichiers RAW avant d’être sur que vos fichiers DNG sont bien tous là et s’ouvrent correctement.

Si un DNG ne s’ouvre pas, il y a également de fortes chances que ce soit parce que votre fichier RAW a été corrompu…

Je n’utilise pas Lightroom

Si vous n’utilisez pas Lightroom, vous pouvez utiliser le logiciel de conversion DNG gratuit proposé par Adobe : DNG Converter. Disponible sur Windows et Mac, il permet de faire la même chose que dans Lightroom, c’est-à-dire convertir vos RAW propriétaires au format DNG.

Adobe DNG Converter

[nextpage title= »Convertir ses JPEG en DNG, une bonne idée ? »] Si vous vous posez la question de convertir vos fichiers JPEG, c’est que vous êtes vraiment motivés ! Techniquement, c’est possible, mais le JPEG est déjà un format standard qui devrait bien survivre au fil des années.

Le seul avantage que vous pourriez avoir à passer vos JPEG au DNG, c’est que le DNG est un format non destructif, comme le format RAW. Convertir vos JPEG permettraient ainsi d’éviter par accident de modifier et écraser des informations présentes sur l’image.


Avec le format DNG, Adobe propose ainsi une ébauche de solution pour la gestion à long terme de nos négatifs numériques et ce n’est pas une mince affaire. Le projet est titanesque pour faire bouger une industrie qui ne réfléchit pas forcément à la conservation à long terme des photographies, mais les premières briques sont déjà posées par l’éditeur.

Reste à convaincre les photographes, les fabricants ainsi que les éditeurs de logiciels que le DNG n’est pas un moyen pour Adobe d’asseoir sa domination dans le domaine de l’édition d’images, mais plutôt une avancée permettant de garder la main sur nos images numériques datant de plusieurs dizaines d’années.

Maintenant que vous en savez un peu plus sur le format DNG, dites-nous si vous convertissez vos images en DNG, et si non, qu’est-ce qui vous retient ?

  • Pour ma part, bien qu’utilisateur de Lightroom, je ne convertis pas en DNG.

    J’ai cru comprendre que bien qu’ouvert, le DNG est un format « usine à gaz », assez complexe et surtout en perpétuelle évolution. Du coup je ne suis pas sûr, qu’au delà d’un simple dématricage et éventuellement de l’application de quelques traitements simples, un logiciel du futur aille bien loin avec nos DNG actuels. D’ailleurs est-ce que tous les traitements réalisés sous Lightroom sont appliqués si on ouvre le fichier dans les autres logiciels supportant le format ? Je ne pense pas.

    A mon avis, le seul format pérenne pour un archivage à très long terme c’est le TIFF, non compressé et une seule couche.
    Évidemment, des tas d’informations auront été perdues, mais au moins c’est un format extrêmement simple à ouvrir. Et l’intention du post-processing aura été conservée.

    Donc pour moi c’est RAW + XMP, et je conserve tous les logiciels et plug-ins utilisés dans une machine virtuelle…

  • ATTENTION, les DNG convertis par LR ou DNG Converter ne sont pas lisible par les logiciels comme Corel Aftershot pro payant ou les logiciels libres comme Rawtherapee, Darktable, LightZone. Moi qui pensais avoir fait le bon choix de convertir tous mes RAW par soucis de compatibilité, je me retrouve dans l’impossibilité de lire mes photos si je veux migrer vers un autre logiciel!
    Un utilisateur averti en vaut deux!

    • Je viens de télécharger la dernière version de Rawtherapee (RawTherapee_OSX_10.10_64_4.2.21 pour tester ^^) et je lui ai donné un DNG fraîchement créé avec LR 5 depuis un RAW du D750. Et devine quoi : il lit et modifie la photo sans problèmes.
      De quand date ta conversion DNG ?

    • J’ai testé il y a plus ou moins 1 mois avec des DNG (issu d’un Fuji XT1 et d’un Nikon D3100) depuis l’importation de LR 5.7
      Aucun des logiciels cités n’est parvenu à ouvrir les DNG. Pas de soucis pour les RAF et NEF original

  • Alex

    En fait, tant que le DNG n’est pas un format reconnu (comme peut l’être le JPEG ou le TIFF), je ne pense pas que ce soit une recommandation souhaitable. Faire le choix du DNG, c’est faire le choix (bon ou mauvais) d’Adobe.

    Quand je vois le « merdier » que sont les fichiers PSB, j’ai quelques doute sur le DNG. Par exemple, il est impossible de faire une récupération de données sur un PSB car le format est un enchevêtrement de code, absolument illisible hors de Photoshop.

    Et si la vrai solution était le JPEG 2000 sans perte ? C’est une piste comme une autre. On reste en 16bit, la taille reste acceptable, et au moins c’est un standard reconnu (même si peu utilisé).

    Le TIFF (du coup en 16bits) est une solution, bien sûr, mais pour moi pas réaliste sur de gros volumes (il faut imaginer le coût de cette solution sur 30-40ans). Après, c’est au cas par cas en fonction des coûts, de la durée de conservation souhaitée, etc…

    L’essentiel en tout cas, est de prendre le temps pour faire le bon choix en fonction de nos besoins.

  • GoBois

    Bonjour,
    j’ai lu avec beaucoup d’intérêt cet excellent article sur le format DNG.
    J’ai donc procédé à un essai et contrairement à ce que j’ai lu mon fichier DNG est plus volumineux que mon fichier CR2 (de 25.4 à 66.5 !!!!) La différence est énorme : il y a t-il une explication, j’ai fait ma transformation par l’intermédiaire de DxO Pro 8.
    Donc pour le moment je m’abstiendrai de procéder à une sauvegarde généralisée en DNG.
    Bonne continuation.

    • Je ne connais pas les options de conversion de Dx0 Pro 8 mais peut-être as-tu choisi de conserver en plus le fichier RAW d’origine ? L’ajout d’aperçus standard ou taille réelle ajoutent également du poids.

  • Photographiant avec un Pentax k-30,les fichiers bruts (RAW) sont déjà au format DNG.

    Je les retravaille avec DxO Optics Pro 10.

  • bmonnerot

    Bonjour,
    Merci pour cet excellent article. Je me posais la question de la conversion de mes .RAF (Fujifilm).
    Je vais donc la faire. C’est en effet une vision long terme tout en étant un pari, mais, qui à mon avis, vaut le coup.
    Merci

  • Bonjour,

    Quelques remarques et questions :

    1/ Les formats raw propriétaires ayant des formats non divulgés les moteurs de dématricage les interprètent chacun à leur sauce (d’où les différences de rendu). Comment dans ces conditions être certain que le DNG contient bien toutes les infos du raw d’origine. Je cite même l’article  » le DNG est donc une conversion des formats RAW propriétaires. La [majeure partie] des données sont conservées, seulement sous une carapace différente. » Comment peut-on envisager de faire de l’archivage dans un format qui ne contient pas l’intégralité des données ?

    2/ Je ne suis pas du tout sûr de ça « Le constructeur doit alors fournir aux éditeurs de logiciels une mise à jour à intégrer dans leurs logiciels pour pouvoir décrypter et travailler ce nouveau fichier ». Si peut-être certains constructeurs le font, il me semble surtout que les dématriceurs travaillent surtout par reverse engineering. Sinon par ex je ne comprends pourquoi LR n’arrive pas à traiter aussi bien les raw Fuji des capteurs X-Trans que savent le faire d’autre logiciel.

    3/ Comment être certain qu’il n’existe pas un bug dans le convertisseur que l’on découvrira dans quelques années ? Si on est parano ça oblige à stocker en double raw proprio et raw DNG.

    4/ la solution pérenne serait de faire pression sur tous les fabricants pour avoir un seul format raw avec des spécifications publiées, le DNG par ex mais faut pas rêver la partie logicielle fait aussi partie des petits secrets de chaque fabricant ou alors il faut exiger des formats ouverts pour tout.

    De mon point de vue il sera toujours temps le moment venu si un format raw n’était plus pris en charge de faire la conversion (ce qui n’est encore jamais arrivé), le convertisseur DNG existera toujours, mais aujourd’hui cela pour les raisons évoquées, me semble être une perte de temps sans aucun gain.

    • Joe

      Une autre solution consiste à acheter un apn offrant le format DNG directement dans l’appareil, comme c’est le cas avec Pentax et Leica.

    • mouais bof choisir un APN en fonction de son format raw, chez moi c’est loin d’être le critère premier. Surtout qu’il n’y a aucun avantage pratique aujourd’hui à préférer le DNG

    • MDR … Soyons réalistes ! On ne va pas choisir son matériel en fonction du format du RAW ! 😀

      Le matériel se choisit en fonction des photos qu’il est capable de prendre, mais aussi de son ergonomie. Le format, puisque c’est numérique et donc convertible, n’est qu’une conséquence du choix, pas une cause.
      Si on veut du DNG, on convertit. Le « risque » : perdre une partie de l’info (les makernotes en particulier 😉 ).

  • DELORME

    Bonjour, heureux possesseur d’un FUJIX100 puis X100S, j’avais dans un premier temps converti mes fichiers RAF au format DNG car je m’était rendu compte que le gain en poids de fichiers était relativement important (de l’ordre de 30% si je me rappelle bien). Puis je trouvais que le fait de ne pas avoir systématiquement un fichier XMP accolé au RAF était plus simple, j’ai depuis l’achat du X100S changé de stratégie, d’une part il est tout à fait possible de « cacher » les fichiers XMP tout en restant pleinement opérationnel pour les métadonnées de lightroom par ex.
    D’autre part je trouve qu’il est dommage de se passer des progrès à venir des logiciels de la marque, ainsi FUJI viens de sortir une nouvelle version de son derawtiseur qui permet maintenant avec les fichiers du X100T d’avoir accès au réglages de simulation de film et de pratiquer ainsi un traitement par lot sur des RAF afin de choisir parmi les très bons rendus proposés dons le nouveau « classic chrome » Il est ainsi prévu une mise à jour du firmware du X100S afin de rendre les RAF de ce dernier compatibles avec la dernière mouture de leur logiciel. Vu la qualité des rendu JPG des capteurs TRANSX fuji (c’est le même moteur dans le logiciel maison) il est dommage je trouve de se priver de cette possibilité, quand à espérer retrouver les mêmes réglages de couleur avec ACR, j’avoue que j’ai essayé sans grand succès…

    • Sauf cas particulier il n’y a aucun intérêt à écrire sur le disque les fichiers XMP, au contraire ça ralenti les traitements et ça n’apporte pas plus de sécurité que de sauvegarder directement le catalogue.

      Le XMP c’est surtout pratique pour l’envoyer avec un raw à un autre utilisateur de LR ou bien manipuler quelques métadonnées via un logiciel tiers.

  • Je me suis souvent poser la question et j’ai adopté finalement un flux de travail en DNG qui convient bien à ce que je fais. Beaucoup de photos à archiver, j’utilise Lightroom et Photoshop.
    J’anime souvent des sessions au Salon de la Photo et je me suis rendu compte que de nombreuses personnes se demandaient toujours si il fallait ou pas convertir ses fichiers. J’ai noté un peu toutes les questions et je les ai posées à quelqu’un de chez Adobe qui est pointu dans ce domaine. J’ai tout mis sur mon blog
    http://cyrilbruneau.com/2015/04/faut-il-convertir-les-fichiers-raw-au-format-dng/

    • Merci Cyril, j’avais vu passer ton article. Par contre poser la question à un employé d’Adobe sur le DNG, un format soutenu et mis en avant par Adobe, je pense qu’il y a sûrement plus neutre à ce sujet 😉

  • Je sais, je sais… mais ce n’est pas non plus un évangéliste qui est prêt à jurer sur la tête de sa mère que Adobe va sauver le monde. C’est quelqu’un que je connais et il est assez honnête sur les points négatifs et positifs et pour en avoir parler souvent avec lui je trouvais son avis intéressant. Si j’avais eu l’impression qu’il faisait de « la propagande » je ne l’aurais pas mis.

    • intéressant interview (qui a encore attiré monsieur j’ai le melon et je fais mon autopromo tel un papillon happé par la lumière) qui me confirme dans l’inutilité actuelle de convertir mes raw en dng sauf à :
      – vouloir perdre la possibilité éventuelle de les traiter dans le logiciel du fabricant
      – vouloir augmenter la taille des sauvegardes

      les seuls cas intéressants à mes yeux restent la possibilité de convertir un raw en dng pour pouvoir l’ouvrir dans un logiciel qui n’aurait pas été mis à jour ou pour envoyer des raw avec toutes les métadonnées incluses en un seul fichier (et encore ça suppose que la personne en face utilise aussi LR/Camera raw sinon la partie développement ne sera pas prise en compte). Deux cas qui ne doivent pas concerner tout le monde, en tout cas pas moi.

      quand à la menace (possible mais encore jamais avérée) que de futures versions des logicielles n’acceptent plus d’anciens raw et bien dans ce cas il sera toujours temps si le besoin s’en fait sentir de les passer à la moulinette DNG puisque le convertisseur existera toujours (ou sinon c’est que le format dng n’aura pas survécu…)

      alors oui sur le papier l’idéal serait que tous les boîtiers produisent directement du DNG ce qui simplifierait le travail des développeurs d’outils de post-traitement mais comme ce n’est pas le cas…

  • Bonjour à tous (même à ceux qui considère que savoir ferait qu’on aurait le melon 😀 ) .
    Ce format réalisé et promulgué par l’éditeur californien semble faire couleur beaucoup d’encre en ce moment.
    Au passage message pour Cyril : hey fais attention gars, tu fais de la pub là 😀
    Surtout effectivement pour un article des moins objectifs et neutres mais bon faut bien que l’éditeur nous fasse sa propagande hein et il est clair qu’il ne faut surtout pas dire la vérité si on veut être sur les chaises du stand lors du salon de la photo 😀

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