Depuis le Nikon D300s sorti en 2009, Nikon n’avait pas mis à jour son boîtier professionnel au format DX (APS-C), au grand dam des photographes pro et experts à la recherche d’un boîtier APS-C taillé pour la performance.

En janvier dernier, soit 6 ans et demi après le D300s, Nikon a annoncé son nouveau boîtier APS-C pro, le Nikon D500 doté d’un capteur DX de 20,9 Mpx (image de 5568 × 3712 pixels). Alors que tout le monde attendait un Nikon D400, le constructeur a préféré le chiffre 5 pour mieux aligner le Nikon D500 avec le D5. Comme vous allez le voir dans ce test, ces deux boîtiers ont été pensés pour servir de duo à destination des photographes professionnels.

Nous avons pu tester le Nikon D500 sur plusieurs semaines, notamment durant la période de l’EURO 2016 de Football en France pour une mise en situation toute trouvée.

Prise en main et ergonomie

Dès la première prise en main du Nikon D500, un constat s’impose : le boîtier est massif et respire la solidité. La raison principale est le grip très franc et bien dessiné qui permet de bien prendre en main le boîtier. Cette construction a sûrement été pensée pour s’accommoder d’objectifs encombrants afin de toujours garder la main sur l’appareil.

L’ergonomie générale du boîtier est destinée aux professionnels. On retrouve quelque chose de très similaire au vaisseau amiral de Nikon, le D5, pour la simple et bonne raison que Nikon a pensé ce boîtier comme le penchant APS-C du D5. En passant de l’un à l’autre, le photographe n’est pas perdu. Sur le dessus gauche de l’appareil, on retrouve un trèfle avec le réglage de la qualité d’image, la balance des blancs, les modes de prise de vue et modes de mesure d’exposition. Le bouton de réglage de l’ISO est déplacé juste au dessus du déclencheur.

À l’arrière, les boutons traditionnels sont présents, avec un bouton Fn2 personnalisable. Petite nouveauté qui plaira à beaucoup de photographes : comme sur le X-Pro2 et plus généralement chez Canon, un petit joystick a été ajouté. Ce dernier permet de déplacer rapidement la zone de mise au point. Ce n’est pas une nouveauté chez Nikon, qui l’a introduit avec le Nikon D4, mais son positionnement juste sous le bouton AF-On, permet de gérer parfaitement la mise au point.

Lorsque vient la nuit, le photographe aguerri peut utilise la fonction d’illumination de l’écran d’affichage des paramètres de son appareil. Sur le Nikon D500, comme le D5, il aura le droit à une petite surprise. En plus d’éclairer l’écran, cette fonction illumine également les touches sur la gauche de l’appareil (trèfle et touches menu, lecture, corbeille, zoom, etc.) C’est un véritable plus pour les photographes travaillant dans des conditions de lumière difficiles, même s’il est souvent possible de s’en passer en connaissant un minimum son appareil photo, ou bien en emportant une petite lampe frontale.

Viseur circulaire (caoutchouc un peu sale sur le modèle de test)

Viseur circulaire (caoutchouc un peu sale sur le modèle de test)

Le Nikon D500 est un boîtier reflex compact, mais pas pour autant riquiqui. Ses mensurations de 147 x 115 x 81 mm pour 860g sont presque similaires à celles du D300s. L’appareil est plus léger, mais un peu plus haut et épais. Si vous venez d’un boîtier APS-C inférieur en gamme, vous le trouverez un peu plus gros, mais pour quelqu’un utilisant du plein format, vous serez fortement étonné par son poids et sa taille maîtrisée.

Design et finition

Le boîtier du D500 dispose d’un châssis métallique renforcé par certaines pièces en alliage de magnésium et en fibre de carbone, notamment en façade. Sous tous les angles, je trouve que ce boîtier est incisif, bien marqué. Ses lignes sont franches, comme pour témoigner en apparence de la vélocité présente à l’intérieur du boîtier.

Nikon présente ce boîtier comme étanche aux infiltrations d’eau et de poussières grâce à de nombreux joints d’étanchéité. Nous ne l’avons pas testé dans des conditions humides, comme ce fut le cas du Nikon D810, mais on veut bien croire Nikon sur ce point.

L’écran est à la fois inclinable et tactile. Doté de 2 359 000 pixels pour 3,2 pouces, cet écran tactile bien défini permet de faire défiler / sélectionner les photos rapidement et offre des possibilités de saisie de texte IPTC. Il permet aussi d’aider à la prise de vue (mise au point et déclenchement). Remarque importante : l’écran n’est inclinable que sur un axe, de bas en haut. Ce choix est généralement dicté par des problématiques de solidité.

Le viseur du boîtier couvre 100% de l’image. Petit détail : l’oeilleton est au format circulaire, comme sur les boîtiers plein format de Nikon. On voit bien ici que le moindre détail de design a été pensé pour donner au D500 un look and feel professionnel. Et c’est une véritable demande de la part des professionnels : retrouver leurs habitudes en passant d’un boîtier à l’autre. Pour les amateurs, cela permet d’avoir accès à des fonctions et à une ergonomie tirée du D5, dans un format bien plus compact.

Fonctionnalités du Nikon D500

Avec le D500, Nikon n’a pas été avare en fonctionnalités nouvelles.

Nikon D500 et vidéo 4K

Le constructeur intègre ainsi la vidéo au format 4K (4K UHD, soit 3840 x 2160 pixels) avec 30i/s en progressif. Il est possible de filmer un plan séquence pendant 29 minutes. En vidéo, il faut noter que l’appareil effectue un crop de 2,2x et peut appliquer une réduction de vibration électronique pour stabiliser les mouvements.

Nous n’avons pas testé les capacités vidéos du Nikon D500, mais les premiers retours sont très positifs. Couplé avec des objectifs stabilisés ou une solution steadycam, il est facilement possible de réaliser des vidéos de qualité. Pour garder des détails dans les zones sombres, le D500 dispose d’un mode D-Lighting actif même en vidéo. Le seul point négatif est l’absence de réglages avancés pour les vidéastes.

Voici deux exemples de vidéos 4K réalisées avec le Nikon D500

SnapBridge et le partage de photos transparent

Le Nikon D500 est le premier boîtier reflex de Nikon à disposer de la technologie SnapBridge. Utilisant le Wifi et le Bluetooth 4.0, SnapBridge permet de faciliter le partage d’images entre le boîtier et un appareil mobile.

Nikon SnapBridge

Nikon SnapBridge

Une fois connecté, l’appareil transfère automatiquement les nouvelles photos vers l’appareil mobile préalablement jumelé, même lorsqu’il est éteint (il reste en veille). Pour maintenir cette connexion permanente, SnapBridge utilise le Bluetooth Low Energy (BLE). Cette connexion va d’ailleurs dans l’autre sens : l’appareil photo récupère les informations d’heure et de localisation GPS du smartphone pour tagguer correctement vos photos.

L’application SnapBridge permet également de contrôler le Nikon D500 à distance : écran déporté et déclenchement à distance. L’application vous prévient également lorsqu’une mise à jour du firmware du Nikon D500 est disponible et permet de l’installer sans passer par un ordinateur.

L’application SnapBridge pour iOS étant sortie après notre test terrain de l’appareil, nous n’avons pas pu juger des performances de cette fonctionnalité.

Désormais, SnapBridge est disponible gratuitement pour iOS et Android.

Double logement carte SD et XQD

Le D500 dispose de deux logements pour cartes mémoires, accessibles sur le côté du boîtier. L’un accueille une carte SD (compatible UHS-II) alors que l’autre permet d’utiliser une carte XQD. Le format XQD de Sony permet d’obtenir des vitesses élevées. Il semblerait donc que chez Nikon le sort du Compact Flash soit scellé. Si vous utilisez des cartes SD, pensez bien à acheter une carte compatible UHS-II car autrement vous risquez de brider les performances de l’appareil, notamment en rafale.

Pas de flash popup

Voici le premier boîtier APS-C où Nikon fait l’impasse sur un flash popup. Pour quelles raisons ? Peut-être par souci de place ou bien tout simplement parce que la montée en ISO du D500 permet de se passer d’un flash même dans des conditions de lumière difficile. Nous préférons la seconde option, sachant qu’il reste possible d’utiliser un flash externe ainsi que le nouveau flash SB-5000 de Nikon contrôlable par radio à l’aide de l’adaptateur WR-R10 ou WR-A10.

Connectique complète

Le Nikon D500 dispose de nombreuses connectiques : USB 3.0, HDMI type C, sortie casque et entrée micro stéréo, port synchro flash, connecteur 10 pins, WiFi, Bluetooth 4.1 et NFC.

Seul le GPS est absent, mais il est possible de profiter de la connexion SnapBridge permanente avec le smartphone pour récupérer les coordonnées GPS et ainsi géolocaliser les photos. Nul doute que cette fonction risque de réduire l’autonomie de votre smartphone, car le GPS sera sollicité, mais le Bluetooth Low Energy semble assez économe en énergie. Nous n’avons cependant pas pu tester cette fonctionnalité, car SnapBridge n’était pas encore disponible (voir plus haut)

Réduction du scintillement (flickering)

Passée inaperçue pour nombre de personnes, la fonction de réduction du scintillement introduite avec le Nikon D500 permet de réduire les risques de scintillement à l’image en photographiant sous des lumières artificielles. Le boîtier détecte l’oscillation des niveaux de la lumière et va prendre la photo au moment où la lumière est la plus forte. C’est une fonction très utile pour les photographes de sport qui officient sur des stades par exemple, ou bien en cas de photographie à haute-vitesse.

Performances et qualité d’image

Après avoir présenté les fonctionnalités du Nikon D500, passons désormais au coeur du sujet : les performances et la qualité d’image de ce boîtier.

Les performances du Nikon D500

Le Nikon D500 utilise un tout nouveau capteur APS-C de 20 Mpx, sans filtre passe-bas, couplé à un processeur Expeed 5. Ce duo, associé au nouveau système autofocus Multi-CAM 20K (153 collimateurs couvrant une plage importante de l’image, dont 55 collimateurs en croix et une sensibilité jusqu’à -4 IL au centre) offre des performances de haut vol pour ce Nikon D500.

C’est, je pense, le système AF le plus étendu sur un reflex à ce jour. Sur le D5, la taille du capteur fait que l’AF est relativement central, mais sur le D500, les zones AF couvrent une très grande partie de l’image.

Crédit photo : Nikon

Crédit photo : Nikon

L’AF continu (AF-C) dispose de plusieurs modes et réglages. Il est par exemple possible de sélectionner une zone composée de plusieurs points AF pour suivre précisément un sujet en mouvement. La réactivité du suivi AF est également paramétrable pour faire face à différentes situations où le sujet bouge énormément (vers le photographe ou latéralement). Il est possible d’indiquer si le sujet a tendance à se déplacer de manière régulière ou bien plutôt de façon erratique.

En parlant d’AF, le mode Live View s’améliore encore et permet de faire la mise au point sur un sujet de manière tactile. Par contre, en mode AF-C, l’autofocus à détection de contraste reste toujours tâtonnant et l’absence de Dual AF (autofocus à détection de phase sur capteur) se fait sentir, entraînant parfois des effets de pompage lors de la mise au point. Si c’est acceptable en photo, cela devient vite gênant en vidéo.

En équipant le D500 avec les composants du D5 (hormis le capteur plein format), Nikon a réussi à créer un boîtier APS-C véloce et très réactif. Durant notre période de test, nous l’avons emporté sur la fanzone de l’UEFA EURO 2016 à Paris, pour photographier les supporters des équipes de foot. Il y avait de l’action et des scènes à ne pas rater. Sur ce point, le Nikon D500 a fait un sans-faute en étant très réactif pour faire la mise au point (avec le Nikkor 35mm f/1.8 AF-S ED G), même en conditions lumineuses difficiles.

À chaque fois que je pressais le déclencheur, j’étais étonné par la réactivité (quelque chose qui est de l’ordre du ressenti, difficile à exprimer dans ce test) ainsi que par le silence du boîtier (certes, ce silence est relatif, car je viens d’un Nikon D800 plutôt bruyant).

Une rafale à haute vitesse de 10 i/s en RAW !

Pour les foux du déclencheur, comme les photographes de sport ou animaliers, la rafale et le tampon du Nikon D500 sont impressionnants. Le boîtier est capable de tenir la cadence de 10 i/s (contre les 7 images du Nikon D300s) en conservant l’AF et l’AE continu. En JPEG, la rafale ne s’épuise jamais (sauf lorsque la batterie ou la carte mémoire est pleine) et en RAW, l’appareil est capable de réaliser 200 photos RAW 14-bit compressés en utilisant une carte mémoire XQD.

Le double logement carte mémoire du Nikon D500

Le double logement carte mémoire du Nikon D500

Le format XQD permet de garantir des vitesses de lecture et surtout d’écriture bien plus rapides que pour une carte SD. Pour notre test, nous avons utilisé la carte Sony XQD G Series 64 Go disposant de vitesses impressionnantes : 400 Mb/s en lecture et 350 Mb/s en écriture. On comprend ici pourquoi Nikon a décidé d’adopter le format XQD : il permet de gérer une rafale à haute vitesse sans broncher et est adapté à l’enregistrement de films en 4K. Cette carte, d’un niveau professionnel, a cependant un prix : plus de 200€ pour une version 64 Go.

Autonomie et batterie EN-EL15

Le Nikon D500 utilise la batterie Nikon EN-EL15, un modèle de batterie utilisé par de nombreux boîtiers de la marque, comme le D810, le D800, le D610, le D7100 ou le D750 pour citer quelques modèles. Nikon propose donc un standard dans ses batteries, ce qui peut être une bonne chose, à condition de faire attention dans le cas du Nikon D500.

Nikon a en effet annoncé début juin un programme de rappel pour les utilisateurs du Nikon D500 disposant de batteries Nikon EN-EL15 acquises avant le D500. Ces batteries, portant la mention Li-ion01, ne tiendraient pas l’autonomie annoncée par Nikon sur le D500 (uniquement). Pour en savoir plus sur la démarche pour l’échange, rendez-vous sur le site Nikon Europe.

En dehors de ce petit souci, le Nikon D500 dispose d’une autonomie dans la moyenne des boîtiers reflex de la marque, à environ 1200 photos prises par charge. Bien sûr, cela dépend de l’usage que vous avez du mode Live View et si vous mettez l’appareil en veille ou pas après une prise de vue.

L’appareil est livré avec un chargeur secteur. Pour doubler la batterie du D500 et lui donner un look de D5, le grip MB-D17 est disponible.

Qualité d’image

Passons maintenant à la qualité d’image, avec une sélection de photos réalisées avec le Nikon D500. Il s’agit de fichiers RAW traités dans Lightroom avec le profil Camera Standard puis exportés en JPEG. Sous chaque photo, vous pouvez retrouver les EXIFs. Pour certaines images, nous fournissons le fichier RAW en téléchargement. Pour voir une photo en plus grand, il suffit de cliquer dessus.

Nikon D500 - 1/2000s f/7.1 ISO 200 - 24-70mm f/2.8 à 48mm - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/2000s f/7.1 ISO 200 – 24-70mm f/2.8 à 48mm – © Damien Roué – Fichier RAW

Nikon D500 - 1/1250s f/5.6 ISO 200 - 85mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/1250s f/5.6 ISO 200 – 85mm f/1.8 – © Damien Roué – Fichier RAW

Nikon D500 - 1/640s f/8 ISO 200 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/640s f/8 ISO 200 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/320s f/8 ISO 220 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/320s f/8 ISO 220 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/800s f/8 ISO 200 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/800s f/8 ISO 200 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/800s f/9 ISO 200 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/800s f/9 ISO 200 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/2000s f/2.8 ISO 200 - 85mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/2000s f/2.8 ISO 200 – 85mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/500s f/5 ISO 200 - 85mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/500s f/5 ISO 200 – 85mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/320s f/1.8 ISO 1100 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/320s f/1.8 ISO 1100 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/400s f/1.8 ISO 200 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/400s f/1.8 ISO 200 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/320s f/8 ISO 1800 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/320s f/8 ISO 1800 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/640s f/4.5 ISO 200 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/640s f/4.5 ISO 200 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/8000s f/2 ISO 180 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/8000s f/2 ISO 180 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Avec « seulement » 20 Mpx, le Nikon D500 ne fait pas la course en tête des capteurs les plus définis. Et ce n’est pas une faute, lorsque l’on regarde la qualité d’image délivrée par ce boîtier.

Les images sont contrastées et correctement exposées, même en RAW, notamment grâce au système de mesure de lumière à capteur RVB de 180 000 pixels. Durant notre test, nous avons utilisé un 35mm f/1.8 ED G, un 85mm f/1.8 G ainsi que le 24-70mm f/2.8 AF-S G (non stabilisé), trois optiques plein format également compatibles APS-C.

En kit, on trouve le D500 avec l’objectif Nikkor 16-80mm f/2.8-4 AF-S DX E ED VR.

Nikon D500 - 1/1000s f/1.8 ISO 200 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/1000s f/1.8 ISO 200 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/100s f/2 ISO 250 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/100s f/2 ISO 250 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/320s f/3.2 ISO 200 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/320s f/3.2 ISO 200 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/1600s f/2.5 ISO 200 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/1600s f/2.5 ISO 200 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/2000s f/1.8 ISO 200 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/2000s f/1.8 ISO 200 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/8000s f/1.8 ISO 180 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/8000s f/1.8 ISO 180 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Montée en ISO

En photographie, les boîtiers APS-C sont généralement plutôt mal lotis par rapport à leurs grands frères les plein format lorsqu’il s’agit de sensibilité ISO. Avec l’annonce du Nikon D500, cette comparaison est à revoir, car le boîtier excelle lors de la montée en sensibilité.

Nikon D500 - 1/100s f/1.8 ISO 720 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/100s f/1.8 ISO 720 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

De base, le Nikon D500 a une plage ISO qui s’étend de 100 à 51 200 ISO. En mode étendu, la plage s’étend de 50 ISO jusqu’à 1 640 000 ISO. Plus d’un million et demi en valeur ISO !

Sur le papier, se dire qu’un boîtier APS-C est capable d’aller aussi haut en sensibilité est très intéressant, mais qu’en est-il sur le terrain ? Voici quelques photos réalisées avec des sensibilités élevées. Je me rends compte que je n’ai même pas pris de photo au-delà du palier de 51 200 ISO, non pas parce que la qualité n’était plus exploitable, mais parce que je n’en ai pas eu besoin durant le test.

Nikon D500 - 1/100s f/1.8 ISO 800 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/100s f/1.8 ISO 800 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/100s f/1.8 ISO 800 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/100s f/1.8 ISO 800 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/100s f/2.8 ISO 1800 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/100s f/2.8 ISO 1800 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/320s f/2.8 ISO 4000 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/320s f/2.8 ISO 4000 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/320s f/2.8 ISO 5000 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/320s f/2.8 ISO 5000 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/320s f/2.8 ISO 5600 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/320s f/2.8 ISO 5600 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/100s f/1.8 ISO 5600 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/100s f/1.8 ISO 5600 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/320s f/2.8 ISO 8000 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/320s f/2.8 ISO 8000 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Malgré tout, il est complètement possible de réaliser des images au-delà de 51 200 ISO, mais pas forcément pour de la photographie conventionnelle. Lors de l’annonce du boîtier par Nikon, le domaine de la reconnaissance et de la surveillance ont été abordés. Nikon et l’armée américaine, c’est une longue histoire.

Jusqu’à 1 600 ISO, le bruit est selon nous négligeable. À partir de 1 600 ISO et jusqu’à 6 400 ISO, on voit apparaître du bruit sans pour autant que l’image ne souffre trop de lissage ou de perte en dynamique. À partir de 12 800 ISO, le bruit numérique commence à bien se faire sentir et les détails commencent à s’atténuer. Au-delà et jusqu’à 51 200 ISO, la qualité d’image se détériore et la fidélité des couleurs diminue, même s’il est toujours possible de récupérer des choses au format RAW. À 1 640 000 ISO, on ne parle plus de photographie, mais l’image reste là.

Nikon D500 - 1/320s f/1.8 ISO 12800 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/320s f/1.8 ISO 12800 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué – Fichier RAW

Nikon D500 - 1/320s f/1.8 ISO 20000 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/320s f/1.8 ISO 20000 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué

Nikon D500 - 1/200s f/1.8 ISO 51200 - 35mm f/1.8 - © Damien Roué

Nikon D500 – 1/200s f/1.8 ISO 51200 – 35mm f/1.8 – © Damien Roué – Fichier RAW

Comment expliquer cette sensibilité élevée ? Le nouveau capteur du Nikon D500, sûrement fabriqué par Sony, dispose d’une densité de pixels modeste par rapport à sa taille. Cela permet d’utiliser des photosites plus gros, ce qui se traduit généralement par une image moins bruitée. À ce jeu, le Nikon D5, avec le même nombre de mégapixels sur un capteur plein format – donc plus grand – fait mieux.

A qui se destine le Nikon D500 ?

Nous voilà presque à la fin de notre test du Nikon D500. Ce boîtier, par ses capacités impressionnantes et son ergonomie professionnelle, s’adresse naturellement aux photographes professionnels à la recherche d’un boîtier principal ou second boîtier APS-C aux performances quasi identiques à celles du D5, au format DX.

Selon nous, le Nikon D500 est un boîtier idéal pour les photographes de sport, d’action ou d’animalier, car il permet de disposer d’une qualité et de fonctionnalités pros avec un capteur APS-C (donc ratio 1.5x par rapport au 24×36) utile lorsque l’on utilise un zoom ou téléobjectif.

Enfin, le Nikon D500 peut également faire office de boîtier unique pour un photographe souhaitant passer le pas après avoir goûté à la visée reflex avec un boîtier d’entrée de gamme. En conservant vos optiques, vous pouvez ainsi accéder à un niveau de fonctionnalités et de performances digne d’un boîtier professionnel. Petite confidence : si le Nikon D500 était sorti lorsque je souhaitais mettre à jour mon D80, j’aurai choisi ce boîtier sans hésitation, ou bien le D750 pour passer au plein format, mais pas forcément le D800.

Avec ce boîtier, Nikon complète sa gamme de reflex numériques au format APS-C, jusqu’alors orpheline après un D300(s) épuisé, et c’est pour nous le boîtier photo de la maturité.

D500 : le boîtier APS-C pro tant attendu chez Nikon

Le Nikon D500 est pour nous le boîtier APS-C de la maturité pour Nikon. Malgré un design plutôt conservateur, ce boîtier est tout ce que les photographes attendent : qualité d’image, autofocus rapide et efficace, sensibilité élevée et rafale de 10 i/s. En plus d’être séduisant sur le papier, ce boîtier est efficace sur le terrain.

Reste son prix. Vendu nu aux environs de 2200€, le Nikon D500 est cher et ne sera pas pour toutes les bourses. Mais une fois en main, ses qualités vous feront vite oublier l’addition.

Test terrain du Nikon D500, un boîtier APS-C pro longtemps attendu
Qualité d’imageSensibilité élevéeAutofocus réactifRafale de 10 i/sSnapBridgeEcran arrière orientable et tactileFaible bruit au déclenchementConception tout tempsErgonomie professionnelleVidéo 4K
Pas de flash intégréMenus historiques de plus en plus chargésAutofocus Live View en retraitMode vidéo 4K, mais réglages limitésPoidsPrix
9.5Note finale
Avis des lecteurs 0 Avis
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  • fabrice

    Merci pour ce test terrain!!
     » du D
    Appareil qui me plairait vraiment!
    Pour le moment je suis sur un D7100 dont je suis très content, mais la montée en ISO est encore « faible » pour certains de mes besoins: je fais beaucoup de photos en lumière TRES difficile (scène de théâtre très peu éclairée principalement).
    Même avec un objo ouvert (Tamron 17-50 2.8), je me limite à 1600Iso, passant très rarement au dessus (je suis très sensible au bruit généré, je ne trouve pas ça beau :/ ).

    Alors oui, le plein format pourrait être une solution, mais cela voudrait dire changer toutes mes optiques: question budget… :/

    Et question budget, le D500 n’est pas pour aujourd’hui non plus 😉

    Néanmoins, 2 petites questions:

    _sur des photos vraiment sombres, le D7100 est pris en faute en générant non seulement du bruit, mais surtout, et c’est vraiment très décevant, du « banding ».. Qu’en est-il sur D500? Avez-vous remarqué ce type de phénomène..?

    _le D7100 a une position Q pour amoindrir le bruit du déclencheur (oui, encore une histoire de bruit! 😉 ), option dont je me sers quand je suis en shoot de spectacle (je ne fais pas de photos dans une grande salle, mais imaginez le public, une 50aine de personnes seulement, dans une pièce carrée d’environ 50m² et les comédiens au centre): qu’en est-il du « faible bruit au déclenchement » du D500? plus discret encore?

    J’imagine qu’il sera difficile d’y répondre.. amis bon, ce sont deux questions qui me taraudent depuis la sortie de ce bel APN…

    (dommage, je n’arrive pas à uploader une petite photo réalisée dernièrement, avec l’éclairage le plus difficile qu’il m’ait été donné de travailler)

    • Bonjour Fabrice.
      Pour répondre à tes questions :
      – non je n’ai pas remarqué de banding sur cet appareil, y compris dans les hautes résolutions. Peut-être qu’aux ISO max tu peux avoir cela, mais j’ai des doutes.
      – Le mode Quiet, sur tous les modèles Nikon, ne réduit pas beaucoup le bruit, mais ajoute un délai dans les mouvements du miroir. Je pense, sans pouvoir le vérifier, que le bruit du D500 est plus faible que celui du D7100. A tester par toi même car le bruit est très subjectif.

      Pour ton problème d’upload il y a un petit icône « image » en bas à gauche de la fenêtre de commentaire où tu peux mettre une image. Ca devrait fonctionner.

    • fabrice

      merci pour ces réponses!
      (et oui, je m’étais bien servi du petit icône.. que je reteste ici.. mais sans succès, tout en respectant les « règles ».. pas grave 😉 )