Test Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena : l’optique portrait reine du bokeh

Dévoilé en septembre 2023, le Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena se présente comme la référence des objectifs à portrait pour les hybrides plein format en monture Z. Dotée d’une large ouverture f/1,8, d’une longueur focale bien connue des portraitistes et d’une qualité de bokeh présentée comme exceptionnelle, cet objectif massif ne doit pas laisser indifférent.

Mais qu’en est-il sur le terrain ? Cet objectif mérite-t-il son petit nom Plena, signe d’une optique d’exception ? Nous avons eu l’occasion d’utiliser cet objectif 135 mm pendant plusieurs semaines et voici notre test complet du Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena.

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena

Présentation du Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena

Nikon poursuit le développement de sa monture Z pour ses appareils photo hybrides plein format avec des objectifs premium. L’entreprise apporte un soin tout particulier aux focales fixes lumineuses pour le portrait.

Après un Nikkor Z 85 mm f/1,2 S lancé en février 2023, Nikon a présenté à l’automne de la même année son faux jumeau, le Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena. Reprenant le même gabarit, il offre une focale radicalement différente, presque plus exigeante.

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena

L’optique nommée Plena tire son nom du latin Plenum qui signifie littéralement « plein » ou un « espace entièrement rempli de matière ». Cet objectif doit ainsi offrir une image remplie de détails. Il s’agit d’ailleurs de la seconde optique Nikon en monture Z à obtenir un petit nom après l’extravagant Nikkor Z 58 mm f/0,95 S Noct.

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena

Ce 135 mm se distingue par sa formule optique complexe de 16 éléments répartis en 14 groupes, dont 4 lentilles ED (dispersion ultra-faible), 1 lentille asphérique et 1 lentille SR. Nikon utilise un traitement anti-reflets méso-amorphe de dernière génération. Une première pour une focale aussi « courte », puisque celui-ci était jusque-là utilisé sur les gros téléobjectifs. Ainsi équipée, Nikon promet que son objectif devrait délivrer une qualité d’image exceptionnelle.

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena - construction optique

La distance minimale de MAP s’établit à 82 cm. Le grossissement maximal est de 0,2x. Côté autofocus, le 135 mm utilise deux moteurs STM pas à pas. Un agencement que l’on retrouve déjà sur le zoom Z 24-70 mm f/2,8 S. L’ouverture lumineuse f/1,8 est assurée par un diaphragme à 11 lamelles, gage de séparation marquée entre le sujet et l’arrière-plan.

La suite après cette publicité
Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena - ouverture

Malgré son gabarit massif, la focale fixe fait l’impasse sur la stabilisation optique. Il se reposera sur l’IBIS des boîtiers Nikon plein format. Notez enfin que l’objectif est doté de plusieurs joints d’étanchéité pour une protection tout temps.

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena

Nikon destine avant tout son optique aux spécialistes du portrait. La focale est toute indiquée pour la pratique. Associée à un 85 et 105 mm, on pourrait parler d’une trinité du portrait. Le pouvoir de séparation d’un 135 mm, allié à une grande ouverture f/1,8, permet de bien mettre en avant le sujet, effaçant totalement l’arrière-plan.

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena

Le 135 mm f/1,8 S Plena pourrait devenir un partenaire de choix pour du portrait, en extérieur comme en studio ou bien pour le mariage. Certains photographes animaliers, de paysages, d’astrophotographie, pourraient aussi y voir un outil très intéressant, même si ce n’est pas vraiment son objectif.

Voici les caractéristiques complètes du Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena :

  • focale : 135 mm (200 mm en APS-C)
  • objectif pour capteur : plein format
  • ouverture max : f/1,8
  • ouverture min : f/16
  • angle de champ : 18° 10′
  • construction optique : 16 éléments répartis en 14 groupes (dont 4 lentilles ED, 1 lentille asphérique, 1 lentille SR et traitements meso-amorphe et ARNEO)
  • diaphragme : circulaire à 11 lamelles
  • distance minimale de mise au point : 82 cm
  • stabilisation d’image : non
  • tropicalisation : construction résistante à l’humidité et à la poussière, revêtement de la lentille frontale au fluor
  • grossissement max : 0,2x
  • mise au point : autofocus, deux moteurs STM pas à pas
  • diamètre du filtre : 82 mm
  • dimensions : 98 mm x 139,5 mm (D x L)
    poids : 995 g
  • accessoires fournis : pare-soleil, bouchons d’objectif, étui CL-C2
  • monture compatible : Nikon Z
  • Prix de lancement : 2999 €

Ergonomie et prise en main

Dire que ce Nikkor Z 135 mm est imposant relèverait presque de l’euphémisme. En effet, avec environ 14 cm de long pour un diamètre proche de 10 cm et surtout un poids de 995 g, cet objectif est un « beau bébé. » À titre de comparaison, il est plus gros et lourd que le Canon RF 135 mm f/1,8L IS USM, qui est pourtant doté d’une stabilisation optique !

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena

Pour l’utiliser de manière confortable, on évitera de le monter sur un Nikon Z ƒle manque de grip se fera bien ressentir. D’ailleurs, monté sur un tel boîtier, l’objectif paraîtra très disproportionné. Même associé à un Nikon Z8 (ou un Z9), le 135 mm Plena ne passe guère inaperçu. Le duo Z8 + Plena atteignant tout de même les 1,9 kg et les 21 cm de long (et on ne compte pas le pare-soleil) !

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena

L’utilisation à une main est donc à proscrire – à moins d’avoir une poigne de fer. Une fois bien attrapé, il faut cependant admettre que tout tombe assez bien sous les doigts sur cet objectif.

La suite après cette publicité
Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena

La bague de mise au point offre une course souple, mais précise, et on peut compter sur deux boutons paramétrables encerclant le « S » d’argent, symbole de la S-Line, le haut de gamme chez Nikon. Le caillou dispose aussi d’un commutateur AF/MF. Enfin, comme la plupart des optiques Z, le 135 mm f/1,8 S Plena est doté d’une bague personnalisable.

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena

Comme à chaque fois, on se demande pourquoi cet anneau ne dispose pas d’une option avec une course crantée. La rotation est ainsi toujours trop fluide, ce qui fait que peu importe l’option sélectionnée (le réglage de l’ouverture par défaut), les changements de paramètres sont trop imprécis. On peut ainsi passer de f/1,8 à f/11 d’un frôlement de pouce sans le vouloir.

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena

Par ailleurs, malgré sa taille importante, l’optique est suffisamment évasée à sa base pour que l’on puisse atteindre les boutons FN situés en façade du Nikon Z8.

La qualité de construction de l’objectif est exemplaire. Le mélange entre métal et polycarbonate est assez harmonieux. On apprécie la délicate inscription Plena gravée en écriture cursive.

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena

Inscrite dans un jaune rappelant la couleur phare de Nikon, elle rompt un peu la monotonie d’une optique très sobre et apporte à l’ensemble une touche haut de gamme.

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena

Performances et qualité d’image

Le Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena est certes un objectif impressionnant par son gabarit, mais il est censé l’être encore plus par ses performances optiques.

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena

Pour le vérifier, nous l’avons mis à l’épreuve avec les Nikon Z7 II et Z8, tous deux dotés d’un capteur plein format de 45,7 Mpx.

La suite après cette publicité

N’hésitez pas à cliquer sur chaque image pour les voir en qualité optimale.

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena
Un bébé – Nikon Z7 II – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/250 s – ƒ / 1,8 – ISO 1600
Test Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena
Début d’arc-en-ciel – Nikon Z8 – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/2500 s – ƒ / 9,0 – ISO 64
Test Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena
Rosée perlante -Nikon Z8 – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/250 s – ƒ / 2,8 – ISO 80

Dès la pleine ouverture f/1,8, le Plena fait très forte impression. Au centre de l’image, le piqué est très bon et c’est un ravissement. Les couleurs sont vives et les contrastes bien marqués. En périphérie à f/1,8, la qualité est aussi au rendez-vous, même si le niveau de netteté fléchit un petit peu.

Insecte discret – Nikon Z8 – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/2500 s – ƒ / 1,8 – ISO 640

Sur un objectif de ce type, la qualité d’image à pleine ouverture est importante, permettant de rester à f/1,8 pour un effacement complet de l’arrière-plan et conserver l’effet wahou en toute circonstance.

Ciel doré – Nikon Z8 – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/2500 s – ƒ / 8,0 – ISO 1000

En fermant un peu le diaphragme, le piqué s’améliore encore pour atteindre un plateau d’excellence entre f/2,8 et f/8. Même la valeur f/11 reste très acceptable. Surtout, à partir de f/2,8, on constate une excellente homogénéité entre le centre et les bords de l’image. Une performance de très haut vol.

Détermination – Nikon Z7 II – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/1000 s – ƒ / 1,8 – ISO 100

Les opticiens de Nikon se sont surpassés pour proposer une qualité optique presque sans concession. À de rares exceptions où la mise au point a pu échouer, c’est un plaisir que de zoomer à fond dans l’image pour constater à quel point le piqué est très présent, presque clinique.

Joli béret – Nikon Z7 II – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/1250 s – ƒ / 1,8 – ISO 100

Avec ce 135 mm f/1,8 de Nikon, il est intéressant de jouer avec le pouvoir séparateur de l’optique et de comprendre la relation entre diaphragme et longueur focale. On peut facilement observer la différence entre un cliché capturé à f/1,8 et la même photo, mais capturée à f/16. Le fond étant de moins en moins flou.

Néanmoins, grâce à la longue focale importante, l’arrière-plan demeure toujours assez « écrasé » et reste bien détaché du sujet, malgré un iris très fermé. Il est ainsi aisé de réaliser pourquoi un 135 mm est très apprécié des portraitistes.

La suite après cette publicité
Arthur – Nikon Z8 – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/250 s – ƒ / 2,8 – ISO 3200

Certains préfèreront une optique moins longue pour conserver plus de contexte, quitte a compter sur une plus grande ouverture et un flou plus intense, comme avec le Nikkor Z 85 mm f/1,2 S. Toutefois, le 135 mm f/1,8 S Plena ne démérite pas de ce côté-là en offrant un flou très diffus et délicat.

Joli buste – Nikon Z7 II – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/3200 s – ƒ / 1,8 – ISO 100

Concernant le bokeh, c’est ici que le Plena prend tout son sens. Les bulles sont d’une remarquable rondeur et surtout, elles conservent leur forme même si on s’éloigne du centre de l’image. Aucun œil de chat n’est donc à observer. Bokeh-licious.

Bokeh Plena – Profil rêve – Nikon Z8 – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/2000 s – ƒ / 1,8 – ISO 640

On observe une remarquable homogénéité dans le rendu du bokeh ce qui permet de distinguer davantage ce 135 mm de Nikon de la concurrence.

Birdie – Nikon Z8 – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/250 s – ƒ / 1,8 – ISO 1000

Ce qui ressort au premier coup d’œil, c’est le pouvoir de compression de l’arrière-plan de l’objectif. Immédiatement, le sujet est totalement séparé du fond qui, de plus, disparaît dans un flou très élégant.

Surréaliste – Nikon Z8 – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/320 s – ƒ / 1,8 – ISO 64

Ce découpage du sujet est particulièrement flatteur à l’œil et permet la réalisation de portraits très qualitatifs. On apprécie le rendu crémeux, voire éthéré, proposé par l’optique.

Alice – Nikon Z8 – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/250 s – ƒ / 1,8 – ISO 160

Très pratique pour les portraits, le Plena peut s’avère aussi très intéressant pour la photo de paysage. À f/1,8, la très courte profondeur de champ, associée à la focale, permet de donner un effet miniature assez réussi.

Vraie ou fausse pelouse ? Nikon Z8 – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/1250 s – ƒ / 1,8 – ISO 64

Il convient de souligner le très bon travail de Nikon pour limiter les aberrations chromatiques. On en trouve certes quelques traces à f/1,8, mais dès f/2,8, elles s’estompent assez nettement, pour devenir presque invisibles à f/4.

La suite après cette publicité

Toutefois, selon vos clichés, des franges colorées pourront néanmoins se faire remarquer dans les zones les plus surexposées de l’image.

Concernant le vignettage, il faut reconnaître que ce Nikon Plena se montre très bon. Alors qu’avec les optiques modernes lumineuses, le vignettage est parfois très marqué aux plus grandes ouvertures, il n’en est rien ici.

On note bien un très léger assombrissement dans les coins de l’image à f/1,8, mais dès f/2,8, cela devient imperceptible. De plus, il est très aisé de compenser cela au développement.

On peut remarquer de légères distorsions en coussinet. Cela ne se voit pas forcément au premier coup d’œil, mais en fonction du sujet photographié, il est possible de les repérer.

Quoiqu’il en soit, ces distorsions sont aisément corrigeable (en interne, comme via logiciel) au prix d’un recadrage marginal.

Autofocus et (absence de) stabilisation

Pour la mise au point automatique, le Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena utilise deux moteurs STM. Nikon promettait un autofocus précis, rapide et silencieux. Dans les faits, l’objectif est certes très discret et peut se montrer très précis, mais il est par moment assez peu véloce.

Il lui faut parfois quelques instants et plusieurs essais pour arriver à faire le point. Ça et là, le Plena peut se perdre dans l’arrière-plan et il faut forcer la mise au point pour qu’il trouve le sujet principal.

La suite après cette publicité
Échec au premier plan – Nikon Z8 – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/1000 s – ƒ / 1,8 – ISO 640

On imagine que le mouvement de grosses lentilles, surtout à la pleine ouverture f/1,8, est un exercice exigeant. Sachant cela, peut-être que Nikon aurait pu doter son « monstre » de moteurs plus dynamiques.

Crieuse – Nikon Z7 II – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/800 s – ƒ / 1,8 – ISO 100

Pour autant, une fois le sujet acquis, le suivi de l’œil fait très bien le travail et le nombre de ratés est très limité. On notera toutefois que l’exercice est plus aisé avec les Z8 ou Z ƒ, dotés d’un système AF plus perfectionné, qu’avec un Nikon Z7 II par exemple.

Look at me ! Nikon Z8 – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/250 s – ƒ / 1,8 – ISO 360

Même avec de fortes rafales à 20 i/s, une fois le sujet acquis, l’optique se montre tout à fait à la hauteur. Pour de la photo sportive ou animalière, une focale fixe de ce type se montrera, bien entendu, moins polyvalente qu’un zoom dédié, mais sa capacité à mettre le sujet en avant peut autoriser la réalisation de portraits saisissants, comme nous avons pu l’observer avec le test du Samyang AF 135 mm f/1,8 FE.

Faune locale – Nikon Z8 – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/5000 s – ƒ / 1,8 – ISO 640

Par basse lumière, malgré les quelques « errements » que l’on peut constater, le Plena se montre tout de même très performant. La grande ouverture f/1,8 est ici un bon allié pour compenser la perte de luminosité. Il faudra tout même surveiller sa montée en sensibilité, nous ne sommes pas en présence d’une optique f/1,2.

D’autant que le Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena n’est pas équipé de stabilisation optique. Il n’est d’ailleurs pas le seul, ni le Sony FE 135 mm f/1,8 GM, ni le Sigma 135 mm f/1,8 DG HSM Art n’en sont dotés. Seul le Canon RF 135 mm f/1,8 IS USM en dispose.

Presque nette – Nikon Z8 – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/250 s – ƒ / 1,8 – ISO 500

Ainsi, l’objectif Nikon se repose uniquement sur la stabilisation IBIS du boîtier. À main levée, il est ainsi possible de récupérer – théoriquement – jusqu’à 6 stops avec un Nikon Z8. Que ce soit du fait de la préhension générale de l’optique ou d’un IBIS moins efficace qu’annoncé, nous n’avons jamais atteint cette valeur.

Métro foudroyé – Nikon Z8 – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1.3 s – ƒ / 13 – ISO 640

Tout au plus, il est possible de descendre jusqu’à 1/15 s avec un niveau de déchets minimal. À partir de 1/8 s, les résultats seront beaucoup plus aléatoires. En dessous, les photos nettes deviendront rarissimes. Il faudra donc se contenter d’un gain de 3 à 4 stops, ce qui demeure honorable.

La suite après cette publicité

Face à la concurrence

La monture Z est encore relativement jeune et les optiques dédiées au portrait ne se bousculent pas (encore) au portillon.

On dispose pour l’instant du Nikkor Z 85 mm f/1,2 S, qui reprend exactement les mêmes dimensions que le Plena. Il est certes plus court, mais son ouverture f/1,2 en fait un allié redoutable pour les amateurs de bokeh. Il offre par ailleurs une exceptionnelle qualité d’image associée à un rendu inimitable. Petit revers de la médaille, il est affiché au tarif bien dodu de 3289 €.

Plus abordable avec ses 899 €, on trouve également le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S. Une optique portrait plus classique, mais à ne pas négliger. Elle propose un très bon piqué et se montrera bien moins encombrante dans votre sac.

On ne trouve ainsi pas de concurrent direct en termes de focale. On peut toutefois espérer voir un jour Samyang décliner son AF 135 mm f/1,8 pour la monture Z. On attend également l’arrivée prochaine du Viltrox AF 135 mm f/1,8 LAB.

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena : l’objectif portrait de tous les superlatifs

Nikon frappe un très grand coup avec son Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena. En combinant grande ouverture, piqué hors norme et bokeh exceptionnel, l’opticien japonais offre un objectif portrait presque incomparable.

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena

Le « Plena » propose des images d’une très grande netteté dès la pleine ouverture f/1,8 et c’est un vrai régal pour les yeux. On se plait à zoomer dans le cliché pour se délecter d’un tel piqué. Avec cette longueur focale, la mise en valeur du sujet est telle que cela paraît presque surréaliste, mais on ne peut que rester ébahi devant le résultat. Le travail des ingénieurs sur le bokeh ravira les amateurs et on aime à contempler un flou d’arrière-plan d’une rare douceur.

Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena
Le printemps – Nikon Z8 – Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena – 1/3200 s – ƒ / 1,8 – ISO 640

Certes, les esprits chagrins regretteront (un peu à raison) un encombrement conséquent, mais on justifiera la chose en se disant que c’est presque de rigueur avec des telles lentilles. Par contre, on aurait apprécié un autofocus un peu plus véloce, même si on comprend qu’il ne s’agit pas là d’une optique sport. Aussi, étant donné le gabarit (et le prix) de la bête, on se dit qu’il y avait peut-être de la place pour de la stabilisation optique.

La suite après cette publicité

Néanmoins, nous pinaillons tant la qualité d’image du 135 mm f/1,8 de Nikon compense largement ses quelques défauts. Nikon livre ici une optique de haut vol qui a su nous séduire.

Le Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena est disponible au tarif de 2999 € directement sur le store de Nikon et chez Digit-PhotoIPLNMiss Numérique, Fnac ainsi que dans les magasins photo spécialisés.

Test Nikon Nikkor Z 135 mm f/1,8 S Plena : l’optique portrait reine du bokeh
Qualité d'image
9.6
Fabrication / finitions
9
Fonctionnalités
8.5
Vitesse autofocus et précision
8.4
Qualité du bokeh
9.5
Ergonomie
8.2
Poids et taille
7.5
Rapport qualité-prix
7.3
Points forts
Excellent piqué dès f/1,8
Très Bonne homogénéité
Rendu du Bokeh exceptionnel
Aberrations chromatiques très contenues
Finitions premium
Points faibles
Lourd et encombrant
Légères distorsions en coussinet
Mise au point parfois capricieuse
Bague paramétrable toujours peu pratique
Pas de stabilisation optique
9
sur 10