Sony a récemment lancé son nouveau smartphone haut de gamme, le Sony Xperia 1 II. Disponible au tarif de 1199 €, il se pare de caractéristiques techniques très ambitieuses pour séduire les photographes et les vidéastes. Triple capteur photo, Dual Pixel AF, Eye-AF, processeur surpuissant, compatibilité 5G… ce smartphone dispose de nombreux modes de prise de vue et de 3 applications photo et vidéo dédiées inspirées de la gamme d’appareils Sony Alpha.

Au terme d’un mois de test, quel bilan pouvons-nous faire de ce nouveau terminal signé Sony ? Parvient-il à se hisser au même niveau que ses principaux concurrents ? Réponses dans notre test photo du Sony Xperia 1 II.

Sony Xperia 1 II : le smartphone du renouveau

Le succès rencontré par Sony avec ses appareils photo hybrides plein format est indéniable. En revanche, sa branche mobile rencontre d’importantes difficultés depuis plusieurs années. Aussi, ce Xperia 1 II incarne une forme de renouveau pour la marque japonaise, qui mise beaucoup sur ses terminaux les plus récents pour redynamiser ses ventes.

Avec ce nouveau terminal, Sony compte bien capitaliser sur la renommée de ses boîtiers photo. Certes, sa dénomination à 2 nombres est assez étrange – mais dénote la volonté d’introduire une certaine continuité entre les deux modèles… et reprend la logique de numérotation des hybrides Sony.

Ce terminal doit intégrer les technologies de prise de vue les plus pointues et offrir une excellente expérience photographique, aussi bien pour les utilisateurs novices que pour les amateurs chevronnés ou les professionnels. Aussi, on notera d’emblée la présence de 3 applications photo et vidéo : une application « classique » et deux applications avancées nommées Photo Pro et Cinema Pro.

Le Sony Xperia 1 II est disponible en deux coloris : noir et violet. L’appareil intègre 256 Go de stockage, et dispose d’une compatibilité 5G grâce à sa puce Snapdragon 865 de dernière génération.

In fine, ce terminal doit offrir la parfaite synthèse pour les utilisateurs les plus exigeants, quel que soit leur domaine de prédilection : photo, vidéo, musique, cinéma ou jeu vidéo.

Voici les caractéristiques complètes du Sony Xperia 1 II :

  • Écran : OLED, 6,5 pouces
  • Résolution : 1644 x 3840 pixels
  • Appareil photo dorsal :
    • Capteur 12 Mpx de 1/1,7 pouce, optique 24 mm, ouverture f/1,7, Dual Pixel AF, stabilisation optique
    • Capteur 12 Mpx de 1/3,4 pouce, optique 70 mm, ouverture f/2,4, Dual Pixel AF, stabilisation optique
    • Capteur 12 Mpx de 1/2,55 pouce, optique 16 mm, ouverture f/2,2, Dual Pixel AF
  • Appareil photo frontal : 8 Mpx, f/2,0
  • Vidéo : 4K à 60 i/s, Full HD à 120 i/s
  • OS : Android 10
  • Processeur : Snapdragon 865
  • Stockage : 256 Go
  • Résistance à l’eau : norme IP68
  • Dimensions : 165,1 x 71,1 x 7,6 mm
  • Poids : 181,4 g

Sony Xperia 1 II : un design tout en hauteur très surprenant

Sony continue de vouloir se différencier radicalement de la concurrence. Ainsi, le Xperia 1 II est d’un anticonformisme rare. On notera son format tout en hauteur (ou en largeur) : le terminal mesure 16,5 cm de haut pour seulement 7,2 cm de large. Ceci permet à Sony d’intégrer une dalle au format 21:9, censée être plus agréable pour les contenus multimédias.

Résolument à contre-courant, l’écran n’est pas incurvé mais totalement plat. De même, aucune encoche ni poinçon ne viennent troubler l’expérience de navigation… ce que l’on peut difficilement reprocher à ce modèle. En revanche, il fait l’impasse sur la reconnaissance faciale, pourtant très pratique.

À la place, on retrouve un lecteur d’empreinte digital, placé sur le côté au sein du bouton On/Off. Dans la pratique, celui-ci tombe parfaitement sous le pouce (à condition d’être droitier) … mais est extrêmement capricieux ! 9 fois sur 10, on se retrouve à devoir taper son code pour déverrouiller l’appareil, ce qui est très agaçant au quotidien.

Le dos de l’appareil, tout en verre, est d’une remarquable sobriété… mais est un véritable aimant à traces de doigts et s’avère très glissant. Heureusement, l’appareil mise sur un verre Gorilla Glass très résistant, mais très sensible aux rayures.

Pesant pas moins de 181 grammes, l’appareil est très haut. La prise en main est perfectible : trop souvent, l’angle inférieur vient appuyer au creux de la main, ce qui peut devenir désagréable au bout d’un certain temps. Par ailleurs, le terminal est tellement haut qu’il peine à rentrer dans nos poches de jean. En vélo ou en s’asseyant simplement sur un siège, ceci peut engendrer quelques sueurs froides.

Le Sony Xperia 1 II mise sur une dalle OLED, d’une définition de 1644 x 3840 pixels (4K UHD). Une résolution très élevée… mais guère indispensable : ainsi, sur mobile, Netflix limite l’affichage au Full HD (1080p) ! Si cet écran est compatible HDR, il fait l’impasse sur l’affichage en 90 Hz (voire 120 Hz), pourtant plus agréable lors des défilements d’écran.

Cet afficheur possède une bonne luminosité en plein soleil, et propose 2 modes de couleurs. Malheureusement, tous deux offrent un rendu trop neutre. Pire, l’écran affiche une colorimétrie étrange, qui tire nettement vers le bleu. Un détour dans les paramètres permet de corriger ce point, mais il est regrettable que l’écran de ce Sony ne soit pas impeccablement calibré à la sortie d’usine. Enfin, notons la présence d’une LED de notification, un détail de plus en plus rare. Cette dernière prend place dans l’angle supérieur droit.

Sur le côté droit de l’appareil, on notera la présence d’un déclencheur physique – Sony étant la seule marque à proposer ce détail ergonomique. Lorsque l’appareil est à l’horizontale, il doit permettre de capturer une photo ou une vidéo « comme sur un boîtier hybride ». Mais en position verticale, il est situé beaucoup trop bas et est donc peu pratique.

Pour satisfaire les audiophiles, Sony a doté son Xperia 1 II d’une prise jack 3,5 mm. Une excellente décision que nous applaudissons des deux mains, tant ce port est devenu rare. On notera aussi les deux haut-parleurs en façade, qui doivent offrir une belle restitution sonore pour contenus multimédias.

Au final, Sony livre une copie extrêmement sobre, aux antipodes des choix esthétiques opérés par Samsung, Huawei ou Xiaomi. Est-ce là une mauvaise chose ? Non, mais le Xperia 1 II manque d’une dose de fantaisie pour attirer l’œil et se distinguer de la masse des smartphones disponible sur le marché. Cependant, saluons la qualité des finitions, qui rivalisent sans peine avec les meilleurs terminaux.

Qualité photo : une excellente qualité d’image mais une interface déroutante

Côté photo, le Xperia 1 II se dote de caractéristiques techniques a priori alléchantes. À l’instar de plusieurs modèles avant lui, le smartphone de Sony opte pour un quadruple module photo – composé de trois objectifs et d’un capteur TOF supplémentaire. Les différentes optiques sont placées à la verticale sur la partie gauche de l’appareil. À noter que le module photo n’est pas (trop) proéminent. Malgré tout, le terminal est légèrement déséquilibré lorsqu’on le pose à plat sur une table.

À la manœuvre, on retrouve donc :

  • Un capteur principal Exmor RS de 12 Mpx de 1/1,7 pouce, surmonté d’une optique équivalent 24 mm ouvrant à f/1,7 ;
  • Un capteur secondaire Exmor RS de 12 Mpx de 1/2,55 pouce, muni d’une optique ultra grand-angle équivalent 16 mm avec ouverture à f/2,2 ;
  • Un troisième capteur de 12 Mpx de 1/3,4 pouce, doté d’un télézoom équivalent 70 mm ouvrant à f/2,4.
  • Un quatrième capteur iToF (indirect Time of Flight), qui doit aider l’appareil à la mise au point.

D’emblée, notons que Sony évite d’entrer dans la course au nombre de millions de pixels. Les 3 capteurs du Xperia 1 II comptent 12 Mpx, pas plus. Ainsi, ils font l’impasse sur la technologie du pixel binning, pourtant présente sur bon nombre d’autres capteurs Sony intégrés dans d’autres smartphones. Mais aussi sur le zoom hybride, pourtant bien moins destructif que le zoom numérique.

Les trois objectifs sont désormais fournies par Zeiss – partenaire historique de Sony pour les optiques de la monture FE.

Enfin, notons dès à présent que le Xperia 1 II n’est doté d’aucun mode de capture de photos en RAW. D’après Sony, cette fonctionnalité devrait arriver dans une prochaine mise à jour, mais son omission est regrettable. D’autant que cet ajout ne sera que pour l’application Photo Pro, et non pour l’application « classique ».

Comment les 3 optiques du Xperia 1 II se comportent-elles sur le terrain ? C’est ce que nous allons voir ensemble.

Un capteur photo principal de très haute volée

Autant le dire tout de suite : le capteur principal du Sony Xperia 1 II permet de réaliser de superbes images. Les photographies sont parfaitement exposées et fourmillent de détails. Le piqué est excellent ; contrairement à bon nombre d’autres modèles, Sony ne sur-accentue pas le niveau de détails artificiellement. Les images sont très plaisantes à regarder.

Checker cab – Sony Xperia 1 II, 24 mm, f/1,7, 1/250s, 64 ISO

La colorimétrie est particulièrement neutre (aussi bien avec l’application Appareil photo « classique » qu’avec l’appli Photo Pro). Le HDR s’avère extrêmement mesuré et le rendu est très proche de celui que l’on obtient avec un hybride. Si l’on souhaite booster un tantinet la saturation ou les contrastes, on peut évidemment passer par l’une des multiples applications de retouche disponibles sur Google Play.

Palais Garnier – Sony Xperia 1 II, 24 mm, f/1,7, 1/1250s, 64 ISO

Les excellentes performances de ce module sont sans doute liées au capteur principal – fabriqué par Sony, cela va sans dire. Mesurant 1/1,7 pouce, il s’avère très proche de celui des récents Samsung Galaxy S20 et S20+… mais aussi du Huawei P40 Pro.

Early morning ambiance – Sony Xperia 1 II, 24 mm, f/1,7, 1/500s, 64 ISO

Lorsque la lumière vient à diminuer, le capteur principal continue d’être bon… mais sans plus. La faute à un lissage parfois important, qui vient rapidement diminuer la qualité du rendu. Malgré tout, le niveau de détails reste satisfaisant.

Early Sunset – Sony Xperia 1 II, 24 mm, f/1,7, 1/1600s, 64 ISO

La nuit, le capteur parvient à produire des résultats intéressants… à condition de ne pas bouger ! En effet, le Sony Xperia 1 II fait l’impasse sur le mode « Cliché nocturne », que l’on retrouve depuis un moment chez Google, Apple, Samsung, Huawei, Xiaomi et bien d’autres. Pour éviter le bruit numérique, Sony a choisi d’accroître le temps de pose plutôt que d’augmenter la sensibilité ISO. L’ennui, c’est que cela génère un grand nombre de photos floues…

Contrairement à un grand nombre de smartphones haut de gamme récents, Sony n’a pas jugé bon d’utiliser plusieurs capteurs à la fois pour accroître la qualité des images nocturnes. Une technique qui a pourtant fait ses preuves sur les terminaux de Huawei, par exemple. Ceci vient sans doute expliquer pourquoi l’appareil augmente à ce point le temps de pose.

Malgré tout, les photos nocturnes (quand elles sont nettes) peuvent être de belle facture pour un smartphone, avec une bonne gestion des détails. Malgré tout, nous lui préférons le Google Pixel 4 XL et son mode Nuit, beaucoup plus fiable sur le terrain.

Berges de Seine – Sony Xperia 1 II, 24 mm, f/1,7, 1/5s, 800 ISO

Un ultra grand-angle de bonne facture… au prix de certaines lenteurs

Plébiscité par de nombreux utilisateurs, l’ultra grand-angle du Sony Xperia 1 II est – au global – très satisfaisant. Avec sa focale équivalent 16 mm, il est particulièrement pertinent pour l’architecture, le paysage… ou les photos de groupe.

Dans la pratique, les photos livrées par l’ultra grand-angle sont de bonne, voire de très bonne facture. La colorimétrie est en tout point semblable à celle du module principal – un très bon point qui se vérifie assez peu souvent sur les modèles concurrents, hormis chez Apple. Les images sont parfaitement exposées et le HDR toujours aussi subtil.

Escaliers – Sony Xperia 1 II, 16 mm, f/2,2, 1/125s, 100 ISO

Au niveau des distorsions, le Xperia 1 II laisse le choix à l’utilisateur. D’un côté, l’objectif permet de capturer des images « telles quelles », sans aucune correction… mais au prix d’importantes distorsions en barillet. Toutefois, l’appareil permet également de corriger automatiquement les déformations de l’image, et se montre efficace – au prix d’un léger rognage.

En revanche, la gestion des détails est un poil plus brouillonne qu’avec le capteur principal. Le piqué semble parfois un tantinet artificiel – mais rien de dramatique, loin de là. Malgré tout, il est un cran en-dessous des prouesses du module principal… tout en restant au-dessus de ce que proposent bon nombre de smartphones concurrents.

Palais Garnier, ultra grand-angle – Sony Xperia 1 II, 16 mm, f/2,2, 1/1250s, 50 ISO

Malheureusement, la qualité des images diminue assez nettement dès que la lumière vient à baisser. Les détails deviennent moins précis et les contrastes sont assez mous. Les sources de lumière présentes dans le champ (éclairage public, etc.) génèrent une sorte de halo assez peu esthétique. De même, l’appareil semble avoir la main un peu lourde sur le lissage, dommage.

Early sunset – Sony Xperia 1 II, 16 mm, f/2,2, 1/1000s, 50 ISO

De nuit, l’objectif se montre assez difficile à utiliser. N’étant pas stabilisé, l’ultra grand-angle génère un grand nombre de photos floues, puisque l’appareil opte pour un temps de pose assez long pour limiter le bruit numérique et le lissage.

Petite église de campagne – Sony Xperia 1 II, 16 mm f/2,2, 1/10s, 1600 ISO

Pourquoi ces piètres performances nocturnes ? Pour le savoir, il faut creuser du côté des caractéristiques techniques de ce module. En effet, ce dernier est composé d’un capteur assez petit, mesurant environ 5 x 4 mm. Par ailleurs, l’ouverture de l’objectif est assez faible (f/2,2).

Qui plus est, l’appareil n’utilise pas le capteur principal pour augmenter la quantité de lumière de l’ultra grand-angle (une technique que l’on retrouver notamment chez Huawei). En conséquence, l’ultra grand-angle capte assez peu de lumière, ce qui l’oblige à accroître le temps de pose, générant ainsi les photos floues évoquées ci-dessus.

Nuit d’encre – Sony Xperia 1 II, 16 mm, f/2,2, 1/8s, 1600 ISO

Enfin, l’appareil met très souvent 1 à 2 secondes à rendre la main après chaque photo. L’appareil semble entièrement bloqué, avant de revenir à de meilleurs sentiments.

Pour un smartphone aussi haut de gamme, c’est assez gênant.

Un zoom x3… en demi-teinte

Last but not least, le Sony Xperia 1 II intègre un zoom x3, équivalent 70 mm… seulement. Là où d’autres constructeurs (Samsung ou Huawei par exemple) optent pour des zooms équivalent 135 mm – voire au-delà –, le téléobjectif du Xperia 1 II joue les grands timides. D’après Sony, ce choix technique était uniquement guidé par la volonté de correspondre aux optiques Sony proposées pour les boîtiers plein format de la marque. Une explication que l’on appréciera diversement.

Intense reflections – Sony Xperia 1 II, 70 mm, f/2,4, 1/125s, 50 ISO

Au niveau de la qualité d’image stricto sensu, ce téléobjectif est… moyen. Commençons par les aspects positif : oui, cet objectif génère de belles images. Le rendu des couleurs et des contrastes est identique à celui du module principal et de l’ultra grand-angle, ce qui est évidemment une très bonne chose (et qui est suffisamment rare pour être soulignée !).

Perspective(s) – Sony Xperia 1 II, 70 mm, f/2,4 – 1/5000s, 200 ISO

Malheureusement, les images manquent franchement de piqué et semblent un peu molles, même en pleine journée. L’appareil joue un peu trop avec le lissage des photos : en zoomant, on se rend vite compte que l’appareil tente d’accentuer artificiellement la netteté… ce qui donne un résultat parfois assez brouillon.

Depuis la rue Scribe – Sony Xperia 1 II, 70 mm, f/2,4, 1/800s, 25 ISO

Lorsque la lumière vient à baisser, le zoom tend souvent à privilégier l’exposition des zones sombres, au risque de « cramer » le ciel. Cependant, les sources de lumière dans le champ sont plutôt bien gérées et l’objectif offre des images surprenantes (au bon sens du terme).

La nuit, le téléobjectif peut s’avérer excellent, avec une remarquable gestion des couleurs, comme en témoigne la photo ci-dessous.

Carte postale parisienne – Sony Xperia 1 II, 70 mm, f/2,4, 1/8s, 1000 ISO

Malgré tout, ce zoom impose de ne pas avoir la tremblante. À l’instar de l’ultra grand-angle, le capteur du zoom vient augmenter le temps de pose – ce qui accroît énormément le risque de photos floues.

En effet, il se repose à la fois sur un très petit capteur de 1/3,4 pouce, qui mesure environ 4 x 3 mm seulement. Ajoutez à cela une optique très peu lumineuse (f/2,4). Sans oublier que le terminal n’est pas capable d’utiliser plusieurs capteurs photo pour doper la quantité de lumière reçue par le téléobjectif. Au final, vous obtenez un module assez mal pourvu pour capturer des photos nocturnes, ce qui se vérifie sur le terrain.

Village nocturne – Sony Xperia 1 II, 70 mm, f/2,4, 1/8s, 1000 ISO

Au final, le téléobjectif et l’ultra grand-angle sont ceux qui souffrent le plus de l’absence du mode Nuit. Son absence est très difficile à justifier sur un smartphone aussi haut de gamme et aussi onéreux. Enfin, mentionnons les mêmes problèmes de lenteurs que sur l’ultra grand-angle. Presque systématiquement, l’appareil prend 1 seconde entière avant d’autoriser la capture d’une seconde image.

Et du côté de l’autofocus ?

Le Xperia 1 II affiche une certaine modestie avec ses 3 capteurs de 12 Mpx. Toutefois, la marque japonaise déploie un véritable arsenal technologique pour faciliter la capture de photos.

Ainsi, le capteur principal et celui de l’ultra grand-angle arborent la mention « Exmor RS », à l’image des capteurs présents au sein des Sony RX 100 VII et Sony A9 II. De même, le capteur principal et celui dédié au télézoom inaugureraient une technologie nommée Dual Photo Diode, analogue au Dual Pixel AF des reflex et hybrides Canon. Enfin, le capteur 3D iToF doit accroître les performances de l’autofocus en basse lumière.

Ainsi paré, le Sony Xperia 1 II doit offrir des performances hors-pair. Est-ce le cas ? Heureusement, la réponse est oui. L’autofocus est d’une très grande réactivité et l’appareil fait la mise au point instantanément, même lorsque la lumière vient à baisser.

Cécile – Sony Xperia 1 II, 24 mm, f/1,7, 1/250s, 125 ISO

Le smartphone profite pleinement de la technologie Real-Time Eye AF et détecte parfaitement l’œil du sujet – qu’il soit humain ou animal. Même lorsque la lumière vient à baisser, nous n’avons pas réussi à prendre l’autofocus en défaut et l’appareil offre une réactivité hors-pair.

Mentionnons aussi la rafale à 20 i/s – un chiffre analogue à celui du Sony A7 III avec l’obturateur électronique. Dans la pratique, l’appareil est capable de capturer des rafales très efficace, où le suivi du sujet est parfaitement opéré. Sur ce point, le Sony Xperia 1 II est donc une vraie réussite.

Interface photo et modes de prise de vue : deux applications pour le prix d’une !

Pour son Xperia 1 II, Sony opte pour 2 applications photo distinctes. Oui, deux applis. Ainsi, on retrouve d’un côté l’application Appareil photo « classique », destinée au grand public. Et de l’autre, une nouvelle application Photo Pro, dont le design reprend les codes stylistiques de l’interface des boîtiers Sony Alpha. À l’usage cette séparation est-elle une bonne idée ? Oui et non…

« Appareil photo » : une interface classique mais perfectible

L’application Appareil photo est assez classique, avec son déclencheur (virtuel) placé au centre de l’écran. Naturellement, elle permet aussi bien de capturer des photos que des vidéos.

Sony propose plusieurs options (assez) intéressantes : on peut ainsi appliquer un flou de profondeur de champ, ou encore régler précisément l’exposition au moyen de curseurs qui permettent de jouer sur l’intensité des ombres et des hautes lumières et de moduler le rendu final de vos images.

L’application dispose aussi d’un mode automatique de reconnaissance de scènes (gastronomie, portraits, etc), censée appliquer les réglages les plus adaptés. En revanche, pas moyen d’opter manuellement pour le mode macro pour réaliser nos prises de vue rapprochées.

Seulement voilà : cette interface n’est pas extraordinairement agréable au quotidien. La faute à un trop grand nombre de boutons virtuels – chacun étant censé donner accès à une option de prise de vue.

De même, Sony a jugé bon de séparer totalement les modes « ralenti », « édition de selfie », « effet créatif » et « images panoramiques ». Pour y accéder, il faut appuyer sur le bouton « Mode » (situé tout en bas à droite », choisir le mode désiré… et l’appareil photo bascule vers une interface totalement différente – et parfois mal adaptée au format tout en largeur de l’appareil. Bref, cette interface « à tiroirs » est loin d’être aussi agréable à manier que celle proposée par la concurrence, et c’est bien dommage.

Enfin, un détail nous a agacé à plusieurs reprises. Dès que l’on quitte l’interface de l’appareil photo – pour voir la photo que l’on vient de prendre, par exemple – l’appareil revient au capteur principal, même si l’on était en train de capturer des images avec le télézoom ou l’ultra grand-angle. De quoi faire perdre 1 à 2 secondes à chaque fois… et risquer de manquer une prise de vue, puisque le passage d’un optique à une autre n’est pas des plus rapides.

« Photo Pro » : une interface à la sauce Sony Alpha

En parallèle de cette 1e appli, Sony propose une seconde application photo, nommée Photo Pro. Cette dernière était déjà proposée sur le Xperia 1 de première génération, et tire donc pleinement parti du format tout en hauteur de l’appareil (ou tout en largeur, selon le point de vue).

Photo Pro reprend trait pour trait l’interface des boîtiers Sony Alpha. Ainsi, on retrouve les modes Programme, Vitesse et Manuel (le mode Ouverture étant porté disparu, ce qui est logique puisque les optiques smartphones sont dotées d’une ouverture fixe). Les images capturées ont un rendu totalement identique à celui de l’application « principale » : la seule différence se situe donc au niveau de l’interface… et du nombre de réglages disponible, évidemment.

© Sony

Cette application regorge d’options de prise de vue et permet de reprendre totalement la main sur la capture des photos. Réglage de la sensibilité ISO, de la balance des blancs, de la zone de mise au point, du mode de mesure de l’exposition ou du suivi du sujet…

Une roue crantée (virtuelle) permet de régler précisément le niveau du zoom – en passant par le zoom numérique pour utiliser les focales « intermédiaires » (entre 16 et 24 mm, entre 24 et 70 mm et au-delà de 70 mm). Hélas, trop souvent, on se retrouve à utiliser le zoom numérique, qui dégrade fortement l’image.

Pour renforcer l’impression d’être sur un boîtier hybride (et non sur un smartphone), l’appli Photo Pro fait l’impasse sur le déclencheur virtuel et oblige de passer par le bouton physique. Ce dernier propose 2 « étapes » (comme un reflex ou un hybride) : une pour la mise au point, l’autre pour la capture.

En mode paysage, l’emploi de ce déclencheur ne pose pas de problème ; en revanche, la capture en mode portrait est beaucoup plus compliqué puisque ce bouton est placé beaucoup trop bas sur le côté du smartphone.

Seulement voilà : si cette interface est assez agréable à utiliser sur un hybride comme le Sony A7 III – doté de nombreux boutons physiques – la réalité est assez différente sur un smartphone.

Oui, les fonctionnalités proposées par Photo Pro sont vraiment intéressantes et pertinentes. Mais en termes d’UX, cette application n’est pas adaptée à un usage sur smartphone et peine à nous convaincre pleinement. Heureusement, les réglages manuels permettent de capturer des images très créatives.

Rêverie nocturne – Sony Xperia 1 II, 24 mm, f/1,7, 30s, 2000 ISO

Pourquoi ne pas offrir une interface proche de celle d’Apple, Samsung, Huawei (et bien d’autres), où les différents modes de prise de vue sont classés par rubriques, qu’il suffit de faire défiler horizontalement ? Pourquoi ne pas avoir intégré le mode « Pro » au sein de l’application principale, à l’instar de ce que propose Huawei depuis bien longtemps ?

In fine, cette volonté de trop se différencier est préjudiciable pour Sony. Le fait de séparer les fonctionnalités en deux applications distinctes est trop souvent déroutant et s’avère peu pratique au quotidien.

Crocodile en liberté – Sony Xperia 1 II, 80 mm f/2,4, 1/125s, 25 ISO

Côté vidéo : 4K à 60 i/s et deux applications distinctes, là aussi

En vidéo, le Sony Xperia 1 II mise de nouveau sur 2 applications distinctes. D’un côté, l’application « Appareil photo« , évoquée précédemment. De l’autre, une nouvelle application, nommée Cinema Pro.

Les images capturées avec l’application Appareil photo sont d’assez bonne qualité. Les images sont correctement exposées – même si l’on peut regretter le léger manque de peps du rendu adopté par Sony. Un peu plus de vibrance des couleurs ne serait pas superflu… La stabilisation est extrêmement efficace en Full HD… mais moins en 4K. Cependant, l’atténuation du vent est efficace : un bon point pour ce terminal signé Sony. Les images peuvent être capturées en 4K à 30 i/s maximum. Pour la 4K à 60 i/s, il faut impérativement passer par l’app Cinema Pro ! Un choix assez incompréhensible.

La nuit, les résultats sont… contrastés. Avec le capteur principal, l’appareil s’en sort plutôt bien. En revanche, les images sont extrêmement sombres avec l’ultra grand-angle et le télézoom. De même, la stabilisation semble mal à l’aise et les images ont souvent la tremblotte. Si vous filmez de nuit, on vous recommandera donc de vous en tenir à l’objectif 24 mm… et de ne pas trop bouger !

Au-delà des détails ergonomiques évoqués dans la partie photo, l’application Appareil Photo pose aussi quelques soucis. Puisque l’appareil n’est pas capable d’utiliser plusieurs capteur simultanément, il n’est pas possible de passer d’un capteur à un autre en vidéo. Si vous commencez à filmer avec l’ultra grand-angle, vous ne pourrez pas continuer avec l’objectif principal, ni avec le téléobjectif. L’appareil permet seulement d’utiliser le zoom numérique, qui dégrade fortement la qualité de l’image.

Enfin, le terminal propose aussi un mode de ralenti, mais celui-ci est limité à 120 i/s, là où la concurrence propose la capture en 240 i/s voire au-delà. Pire encore, la définition des séquences en slow motion est limitée à la HD (1280 x 720 pixels), indigne d’un smartphone récent.

L’application Cinema Pro est une autre paire de manches. Conçue avec Cine Alta, la branche cinéma du groupe Sony, elle vise à offrir une interface ultra-complète aux vidéastes les plus chevronnés. La capture de vidéos est gérée en projets. De même, les rushs sont à retrouver (et à exporter) depuis une rubrique nommée Cinema Library.

À la création d’un projet, on choisit la résolution de l’image, le framerate – ces derniers ne pouvant être modifiés a posteriori, ce qui semble logique. Surprise, la capture en 4K à 60 i/s est bel et bien disponible, comme nous le disions ci-dessus.

On définit ensuite l’objectif à utiliser (16, 24 ou 70 mm), la vitesse d’obturation, la sensibilité ISO (de 64 à 800 ISO seulement) ou encore la balance des blancs. On peut aussi définir manuellement la mise au point, et programmer une transition très fluide entre deux plans.

Enfin, l’application permet d’utiliser les tables colorimétriques (LUT) pour personnaliser le rendu de vos séquences. Les images sont capturées en HLG (Hybrid Log Gamma) pour une plus grande dynamique des contrastes.

Si cette interface n’est pas des plus intuitives, elle devrait a priori séduire les vidéastes passionnés, familiers des réglages manuels en vidéo. En revanche, le grand public y perdra sûrement son latin, d’autant que l’application nécessite un certain temps d’adaptation.

Les images, quant à elles, sont d’assez bonne facture, même si les LUTs proposés par Sony manquent de subtilité à notre goût. Par ailleurs, la stabilisation s’avère nettement moins efficace qu’avec l’application caméra « normale ».

Qualité audio : le Xperia 1 II, un smartphone mélomane

Chez Sony, la qualité du son a toujours été un critère extrêmement important. Venant de la marque à l’origine du Walkman, le contraire aurait été étonnant, serions-nous tentés d’ajouter. Notons la présence de la prise jack 3,5 mm, extrêmement appréciable.

Mais sur le terrain, le Sony Xperia 1 II fait-il un bon baladeur audio ? « La question, elle est vite répondue » : oui, cent fois oui. En termes de qualité du son, le Xperia 1 II est tout simplement le meilleur appareil mobile que nous ayons pu tester, toute catégorie confondue.

Certifié Hi-Res, le terminal offre une restitution du son 24 bits à 192 kHz. Il propose aussi son algorithme d’upscaling DSEE Ultimate qui vient accroître la qualité sonore, et qui se montre très efficace.

Dans la pratique, la sortie sonore est tout simplement… divine. Avec notre casque de monitoring Sony MDR-V6, le son est extrêmement précis – et d’une grande douceur. Le moindre détail, la moindre nuance est impeccablement restituée et chaque session d’écoute est un vrai plaisir. En Bluetooth, l’appareil supporte le standard APT-X pour une sortie en HD avec un casque compatible, à l’instar de notre Plantronics PLT Focus. Là aussi, aucun souffle, aucune distorsion n’est à signaler.

Au niveau des haut-parleurs, en revanche, le constat est un peu moins bon. Les 2 haut-parleurs en façade sont corrects mais leur rendu est assez métallique comparé à un iPhone 11 Pro, par exemple. Enfin, la qualité sonore en appel est seulement moyenne : outre des soucis de réception, le téléphone ne parvient pas à éliminer les bruits ambiants, rendant parfois la conversation difficile.

Performances et interface

Notre Xperia 1 II est équipé d’une puce Snapdragon 865 de dernière génération, couplé à 8 Go de mémoire vive, rien que ça. L’ensemble est propulsé par Android 10, la dernière version de l’OS de Google. Dans la pratique, l’ensemble est d’une remarquable fluidité et nous ne sommes jamais parvenus à faire ramer le téléphone.

Il se montre également une excellente console de jeu et parvient à faire tourner les titres les plus récents, même avec les graphismes au maximum. Reste que certains jeux ne sont pas optimisés avec le format 21:9 de l’écran. Mais lorsqu’ils le sont, l’écran tout en largeur se montre très confortable. Nous avons ainsi passé de très bons moments avec le jeu #Drive, très gourmand en ressources graphiques. Le terminal s’en sort avec les honneurs, même si la température monte un peu (41 degrés).

Au niveau de l’interface, Sony n’a quasiment pas apporté de modifications à Android. L’ensemble est donc très (trop ?) sobre et manque d’un brin de fantaisie. Nous lui préférons par exemple l’interface de Huawei (EMUI), ou celle de Samsung (One UI 2).

Cependant, Sony propose quelques fonctions intéressantes pour permettre d’utiliser plus facilement le terminal d’une seule main. Néanmoins, certains écrans et icônes made by Sony semblent dater d’il y a plusieurs années et dénotent un peu dans le paysage.

Quelle autonomie pour le Sony Xperia 1 II ?

Avec sa batterie de 4000 mAh, ce terminal devrait logiquement offrir une excellente autonomie. Est-ce réellement le cas ?

Heureusement, la réponse est positive. Les choix opérés par Sony, notamment en matière d’écran, s’avèrent payants. L’appareil se montre très équilibré dans sa consommation d’énergie. À plusieurs reprises, nous avons pu passer un week-end entier (avec photo, vidéo, musique et jeux) sans recharger l’appareil. Un confort auquel on s’habitue très vite !

Avec le chargeur fourni de 18W, l’appareil retrouve rapidement des couleurs. Problème, Sony n’a pas jugé bon d’intégrer son chargeur rapide 21W dans la boîte du terminal : une radinerie qui passe mal sur un terminal aussi onéreux.

Le terminal dispose aussi de la charge sans fil (non-réversible), qui recharge complètement le Xperia 1 II en 2h environ.

À qui se destine le Sony Xperia 1 II ?

Avec son écran géant tout en hauteur, le Sony Xperia 1 II n’est pas vraiment destiné aux amateurs de petits smartphones !

Son design est résolument à contre-courant, et sera sans doute apprécié par les utilisateurs en recherche de sobriété. Pas d’écran incurvé, pas d’encoche ni de poinçon : Sony signe un terminal très rectangulaire, sans la moindre fioriture.

Avec afficheur tout en hauteur, il saura séduire celles et ceux qui lisent beaucoup de longues pages web… ou qui scrollent fréquemment à travers le fil Instagram, par exemple. À la verticale, le format 21:9 propose un confort de lecture très appréciable. À l’horizontale, il permet de profiter pleinement des contenus adaptés sur Netflix, par exemple.

Avec ses 3 applications de prise de vue (Appareil photo « classique », Camera Pro et Cine Pro), le terminal s’adresse aussi – et surtout aux passionnés de photo et de vidéo. Dommage que l’interface ne soit pas de plus agréables… et que Sony fasse l’impasse sur certaines fonctions comme le mode Nuit, dont l’absence est réellement préjudiciable.

Quelles sont les alternatives au Sony Xperia 1 II ?

Disponible au tarif de 1199 €, le Sony Xperia 1 II se place sur le segment du (très) haut de gamme, hautement concurrentiel. Ainsi, le terminal de Sony vient se confronter aux terminaux d’Apple, de Samsung, de Huawei ou encore de Google.

Au vu de son positionnement tarifaire, son concurrent le plus logique n’est autre que l’iPhone 11 Pro Max. Celui-ci offre un niveau de performances extrêmement élevé, aussi bien en photo qu’en vidéo. Son écran OLED de 6,5 pouces est d’une remarquable précision et iOS se montre toujours aussi agréable à utiliser. Disponible à partir de 1159 €, il est sans doute l’un des choix les plus pertinents du moment… jusqu’à la sortie de l’iPhone 12 en septembre prochain.

Le Sony Xperia 1 II vient aussi rivaliser avec le Samsung Galaxy S20 Ultra. Avec son écran géant de 6,9 pouces, il est à recommander pour celles et ceux consommant beaucoup de contenus multimédias. Côté photo, il se permet de griller la politesse avec son capteur de 108 Mpx, capable de filmer en 8K. Un véritable arsenal de technologies que Samsung propose au tarif de « seulement » 1359 €.

Toujours avec un écran géant, on retrouve aussi le Samsung Galaxy Note 10+. Lancé en août 2019, il plaira immédiatement aux amateurs de smartphone grand format avec son écran de… 6,75 pouces. En photo, on retrouve un triple module photo à double-ouverture. Petit détail : son stylet permet aussi de déclencher l’appareil photo à distance. Il est disponible au tarif de 880,68 €.

Du côté de Huawei, nous aurions aimé vous recommander le P40 Pro+. Malheureusement, ce modèle n’est pas (encore) vendu en France. Toutefois, vous pourrez vous orienter vers son petit frère, le Huawei P40 Pro. Il opte pour un design borderless séduisant et une configuration photo très musclée. Attention : le smartphone ne bénéficie pas de services de Google, ce qui complique l’installation et l’usage de certaines applications (Messenger, Instagram, Whatsapp et autres). Il est proposé au tarif de 949 € avec 256 Go de stockage.

Enfin, nous attendons avec impatience l’annonce du Google Pixel 5 XL – qui devrait être dévoilé à l’automne prochain. Son prédécesseur, le Pixel 4 XL, était l’un des meilleurs photophones de 2019 : gageons que Google renouvellera son exploit cette année.

Test du Google Pixel 4 XL, le smartphone photo dopé à l’algorithme

Sony Xperia 1 II : un smartphone très haut de gamme en demi-teinte

Au terme de ce test, le Sony Xperia 1 II nous laisse une impression hélas mitigée.

Commençons par les aspects les plus positifs. Nous avons été très agréablement surpris par la qualité des photos et des vidéos capturées avec le capteur principal. De même, le format tout en hauteur de l’appareil est finalement assez confortable… même si l’appareil peine à rentrer dans nos poches de jeans. Enfin, le Sony Xperia 1 II est un baladeur audio hors pair, doté d’un rendu sonore tout simplement excellent.

Criel-sur-Mer – Sony Xperia 1 II, 24 mm, f/1,7, 1/2500s, 64 ISO

Malheureusement, un certain nombre d’aspects du Sony Xperia 1 II nous chagrinent. Au vu de son tarif, on s’attend à un smartphone sans le moindre défaut – et la moindre omission. Hélas, le lecteur d’empreinte est très capricieux, un détail très agaçant au quotidien. Niveau photo et vidéo, il pêche par certains oublis regrettables. Point de mode Nuit, de zoom hybride, de capture en RAW ni d’enregistrement 4K à 60 i/s dans l’application photo classique. De même, le zoom x3 est trop peu lumineux et sa portée est trop réduite, surtout par rapport à la concurrence.

Enfin, la multiplication des applications photo et vidéo peine à nous convaincre. L’application « principale » manque d’optimisation et est moins agréable que celle des autres constructeurs. Les applications Photo Pro et Cinema Pro regorgent de fonctionnalités intéressantes, mais leur interface peine à nous séduire pleinement.

Au final, le Sony Xperia 1 II est donc un bon smartphone… mais doit encore être peaufiné pour pouvoir détrôner les smartphones les plus haut de gamme. Le Sony Xperia 1 II est disponible au tarif de 1199 €.

Test Sony Xperia 1 II : j'aurais tant voulu t'aimer
Très bonne qualité d'image avec le capteur photo principalQualité de fabrication et des finitionsFormat vertical assez agréable pour la navigation webPartie audio exemplaireÉcran OLED de belle factureTrès bonne autonomieNombreuses options de prise de vue avec les apps Photo Pro et Camera ProCertification IP68 (résistance à l'eau et à la poussière)
Pas (encore) de mode de capture des photos en RAWNiveau de détails des photos en retrait avec l’ultra grand-angle et le télézoomPhotos de nuit décevantesAbsence de mode Nuit, trop de clichés nocturnes flousZoom x3 limité et pas de zoom hybride4K à 60 i/s indisponible avec l'appli caméra "classique"Slow motion limité à 120 i/s et en HDImpossible de changer d’objectif en cours de capture vidéoApplications Photo Pro et Cinéma peu ergonomiquesTrois applications distinctes pour la photo et la vidéo, c’est tropLecteur d’empreinte peu fiable
6.9Note finale
Design8
Ergonomie et prise en main6.5
Fonctionnalités6.5
Qualité d'image6.5