En avril dernier, Sony dévoilait le Sony Xperia 1 III, son nouveau smartphone (très) haut de gamme. Principale nouveauté de ce modèle : un téléobjectif à double-focale (70 et 105 mm). Ce dispositif inédit lui permet de proposer 4 focales avec 3 capteurs photo. Mais sur le terrain, comment se comporte ce nouveau télézoom à double-focale ? Quelle qualité d’image pouvons-nous obtenir avec le plus récent des smartphones de Sony ? Réponse – en avant-première – dans ce test photo.

Sony Xperia 1 III : le plus élitiste des smartphones de Sony est de retour

Un an pile après le lancement du Xperia 1 II, Sony revient sur le devant de la scène et présente son Xperia 1 III.

Ce nouveau modèle premium signe une nouvelle tentative de Sony de se faire une place au soleil au milieu du duopole Samsung/Apple (sans parler de la concurrence chinoise, de plus en plus présente).

Sony Xperia 1 III et 5 III : premiers smartphones dotés d’un téléobjectif à double-focale

Misant sur un design atypique, une fiche technique très fournie et un triple module photo très original, ce nouveau smartphone met les petits plats dans les grands pour conquérir le cœur – et le portefeuille – des consommateurs très exigeants, notamment côté photo. Le tout pour un tarif franchement élitiste de 1299 €.

Ce nouveau modèle – et son téléobjectif à double focale – parviennent-ils à relever le défi ? Réponse ici.

Design et prise en main du Sony Xperia 1 III

Extérieurement, le Sony Xperia 1 III ressemble comme 2 gouttes d’eau à son prédécesseur. Il reprend le même gabarit tout en hauteur, caractéristique de Sony. De même, point d’encoche ni poinçon en haut de l’écran, mais une très fine bordure.

Dans la pratique, le terminal mesure 16,6 cm de haut, 7,1 cm de large, et 8,2 mm d’épaisseur – identique à celles du Xperia 1 II – et pèse 186 g. Sony continue également de proposer une dalle au format 21:9, censée être plus pratique pour les contenus multimédias.

Sony mise toujours sur un écran 4K OLED de 6,5 pouces compatible HDR – qui procure une excellente lisibilité, malgré une luminosité maximale parfois un peu faible. Principale nouveauté de cette année : il est possible d’opter pour un affichage en 120 Hz, certes plus énergivore mais plus agréable pour le défilement des animations. En revanche, la dalle fait l’impasse sur la fréquence dite « adaptative », à l’instar des derniers modèles de Samsung.

Le dos de l’appareil est en verre Gorilla Glass (pour permettre la recharge sans fil). Optant pour une finition matte, il confère au terminal une grande sobriété.

Malgré son format tout en hauteur, le Sony Xperia 1 III offre une très bonne prise en main. On apprécie d’ailleurs les différentes options logicielles intégrées par le constructeur, et qui permettent d’utiliser plus facilement l’appareil à une main.

Sur la tranche droite, le lecteur d’empreinte est toujours placé au sein du bouton Power. Ce dernier est particulièrement réactif. Sony corrige ainsi l’un des points négatifs du Xperia 1 II. On retrouve également un bouton dédié à Google Assistant, mais aussi – et surtout – le bouton physique du déclencheur photo. Placé très bas, il convient davantage à une utilisation à l’horizontale.

Enfin, le Sony Xperia 1 III est l’un des rarissimes smartphones haut de gamme à proposer une prise jack 3,5 mm. Sony propose par ailleurs son algorithme DSEE, capable d’améliorer la qualité du son (une fonction très pratique avec Spotify, notamment). L’appareil est certifié Hi-Res, et offre une qualité de son (très) largement supérieure à la majorité des smartphones que nous avons pu tester.

Sous le capot, Sony a intégré une puce Snapdragon 888 de dernière génération, couplée à 12 Go de mémoire vive. Sur le terrain, le terminal est d’une impeccable fluidité. En revanche, l’utilisation de l’application photo entraine une légère chauffe de l’appareil.

L’appareil dispose de 256 Go de stockage interne, extensible jusqu’à 1 To à l’aide d’une carte micro SDXC. Ne cherchez pas de version 128 Go ou 512 Go, Sony opte ici plutôt pour un stockage amovible, inspiré du monde des appareils photo.

Enfin, le Xperia 1 III est doté d’une batterie de 4500 mAh. Sans être exceptionnelle, l’autonomie est satisfaisante. On peut ainsi utiliser le terminal pendant une journée et demi sans devoir le recharger.

Retrouvez ci-dessous la liste des caractéristiques du Sony Xperia 1 III :

  • Écran : OLED, 6,5 pouces au format 21:9
  • Résolution : 1644 x 3840 pixels
  • Appareil photo dorsal :
    • Capteur 12 Mpx de 1/1,7 pouce, optique 24 mm, ouverture f/1,7, Dual Pixel AF, stabilisation optique
    • Capteur 12 Mpx de 1/2,55 pouce, optique 16 mm, ouverture f/2,2, Dual Pixel AF
    • Capteur 12 Mpx de 1/2,9 pouce, optique 70 mm / 105 mm, ouverture f/2,3 / f/2,8, Dual Pixel AF, stabilisation optique
  • Appareil photo frontal : 8 Mpx, f/2,0, 1/4 pouce
  • Vidéo : 4K à 60 i/s, ralenti à 120 i/s
  • OS : Android 11
  • Processeur : Snapdragon 888
  • Stockage : 256 Go (extensible jusqu’à 1 To avec carte microSDXC)
  • Double SIM hybride
  • Résistance à l’eau : norme IP68
  • Dimensions : 165 x 71 x 8,2 mm
  • Poids : 186 g

Qui a dit qu’il pleuvait tout le temps en Normandie ? Sony Xperia 1 III, 24 mm, 1/4000s, f/1,7, 64 ISO

Un mot sur l’interface photo et vidéo du Sony Xperia 1 III

Avec le Xperia 1 III, Sony en profite pour clarifier (et simplifier) ses applications photo et vidéo. Ainsi, l’application Photo Pro intègre maintenant le mode « Basic », destiné aux photographes amateurs, et qui s’affiche par défaut au lancement de l’appareil. Pratique pour capturer rapidement une photo ou une vidéo sans entrer dans les réglages.

Malgré tout, Sony continue de ranger les modes selfie, panorama et effets créatifs (ainsi que les vidéos au ralenti) dans des applications séparées, dont l’interface est perfectible.

En utilisant la commande idoine, on peut accéder aux modes Auto et P/S/M. On bascule ainsi vers l’interface « Pro », qui rappelle beaucoup celle des boîtiers Sony Alpha. On peut ainsi reprendre en main les différents paramètres de prise de vue : sensibilité ISO, vitesse d’obturation, mode de mesure, balance des blancs, mode de mise au point et de déclenchement, capture en RAW… Bon point : un mode dédié permet d’enregistrer une combinaison de réglages et de les réutiliser ultérieurement.

Côté vidéo, on retrouve également l’application Cinema Pro, qui rappelle les caméras professionnelles Sony Alta. Cette dernière permet notamment de « débloquer » la capture en 4K à 60 fps, indisponible dans l’interface « classique ». Mais aussi d’utiliser le rendu Venice SC, à la colorimétrie chaleureuse très « cinématographique ».

Ces différentes interfaces devraient être faciles à appréhender par les utilisateurs d’un hybride Sony Alpha ; en revanche, les utilisateurs plus néophytes risquent de les trouver un tantinet trop « techniques », pas assez conviviales.

De fait, cette interface indique clairement la cible de ce smartphone. Comme ses prédécesseurs, le Xperia 1 III vise davantage les « spécialistes » de la photo et de la vidéo… au risque de laisser de côté les utilisateurs moins expérimentés, avec un mode « Basic » un poil trop sobre comparé à l’interface des modèles concurrents.

Sony Xperia 1 III : 3 objectifs, 4 focales, 1 révolution

À ce jour, le Sony Xperia 1 III est le seul terminal au monde à proposer un objectif doté d’une double-focale. Alors qu’un grand nombre de constructeurs tendent à multiplier le nombre de capteurs et d’objectifs (parfois à double ouverture), Sony innove et offre une solution plus polyvalente et in fine plus compacte.

Ainsi, on retrouve 3 capteurs de 12 Mpx. Le capteur principal est muni d’un objectif équivalent 26 mm ; le 2nd capteur est dédié à l’ultra grand-angle (équivalent 16 mm). Enfin, le 3e capteur est surmonté par ce « fameux » téléobjectif à double-focale.

De haut en bas : le capteur principal (24 mm), l’ultra grand-angle (16 mm), le flash et le capteur 3D iToF, et le téléobjectif à double-focale

Cet objectif est de type périscopique. Ainsi, les lentilles sont montées à la perpendiculaire par rapport au dos du smartphone. En ajustant la position des lentilles, l’appareil permet d’obtenir 2 longueurs focales distinctes : 70 mm et 105 mm. De fait, il ne s’agit pas d’une plage focale glissante – contrairement au zoom d’un appareil photo « classique ». Cependant, ce système est particulièrement novateur, et permettra sans doute à l’avenir de minimiser le nombre d’objectifs au dos de nos smartphones, jusqu’à peut-être un jour proposer un véritable zoom optique ultra-compact.

Le choix de ces longueurs focales ne doit rien au hasard. D’après Sony, le but était de coller à celle des objectifs pour hybrides plein format. Cependant, certains photographes auraient sans doute apprécié de pouvoir jouer avec un zoom encore plus étendu. À titre de comparaison, le Samsung Galaxy S21 Ultra propose un objectif équivalent 240 mm (en plus d’un autre téléobjectif équivalent 70 mm).

Les 2 longueurs focales du Xperia 1 III possèdent chacune leur propre valeur d’ouverture. À 70 mm, l’objectif ouvre à f/2,3. À 105 mm, il ouvre à f/2,8. Ainsi paré, le téléobjectif n’est donc pas très lumineux. Associé à un capteur de petite taille (1/2,9 pouce), il laisse craindre des photos de nuit en retrait par rapport aux capteur principal. Est-ce le cas ? C’est ce que nous allons étudier ensemble.

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Qualité d’image du double-télézoom du Sony Xperia 1 III

D’une manière générale, la qualité d’image du Sony Xperia 1 III est très bonne. Le rendu des couleurs et des contrastes est très naturel. Sony évite ainsi le travers de certains constructeurs, dont l’effet HDR est parfois (beaucoup) trop prononcé.

Rosa Parks, perspective – Sony Xperia 1 III, 24 mm, 1/2000s, f/1,7s, 64 ISO

Comme nous l’écrivions pour son prédécesseur, l’objectif principal permet de capturer de superbes images. Il offre une restitution très fine des détails, qui tend à se rapprocher du niveau d’un compact expert comme les Sony RX100.

Petit salon de thé bien caché – Sony Xperia 1 III, 24 mm, f/1,7, 1/1600s, 64 ISO

L’exposition est parfaite, et la colorimétrie est particulièrement neutre. Les images sont très plaisantes à regarder. Si le cœur vous en dit, vous pouvez toujours booster la saturation des couleurs en utilisant l’une des nombreuses applications de retouche du Google Play.

Livre ouvert – Sony Xperia 1 III, 24 mm, f/1,7, 1/40s, 160 ISO

Du côté de l’ultra grand-angle (équivalent 16 mm), les résultats sont très bons aussi… mais le niveau de détails est un peu moins élevé, surtout sur les bords de l’image. Heureusement, l’appareil se rattrape en permettant de corriger efficacement les distorsions.

Batignolles – Sony Xperia 1 III, 16 mm, f/2,2, 1/640s, 50 ISO

Retrouvez ci-dessous une galerie d’images capturées avec le grand-angle et l’ultra grand-angle du Sony Xperia 1 III : 

Du côté du télézoom, les résultats sont également très bons. Le rendu des images est identique à celui du module principal et de l’ultra grand-angle. Un point suffisamment rare pour être souligné. Cependant, les images manquent un peu de peps et paraissent assez molles, même en pleine journée. Un point qui se vérifie surtout à la focale 105 mm.

Dieppe, port de pêche – Sony Xperia 1 III, 105 mm, 1/1600s, f/2,8, 50 ISO

Pour lutter contre l’apparition du bruit numérique, le terminal applique un lissage assez prononcé. En zoomant à 100 % sur nos images, on observe que l’appareil cherche à la fois à lisser l’image tout en augmentant les micro-contrastes. Le résultat est loin d’être mauvais, mais il souffre parfois de la comparaison avec le capteur principal.

Cathédrale de Rouen, dentelle de pierre – Sony Xperia 1 III, 70 mm, 1/2000s, f/2,3, 50 ISO

Festival vapeur de la Baie de Somme… sous la pluie ! Sony Xperia 1 III, 105 mm, 1/200s, f/2,8, 50 ISO

En mode P/S/M, l’appareil permet de capturer facilement des images en RAW + JPEG. Dans la pratique, les photos sont enregistrées au format DNG et pèsent environ 25 Mo. Une fois ouverts dans notre logiciel de post-traitement préféré, les clichés paraissent un peu plats, habituel pour du RAW. Cependant, ils offrent une grande latitude de retouche et permettent d’obtenir des images de très belle facture. À noter que les modes de prise de vue avancée n’offrent pas la possibilité de s’affranchir du lissage, qui reste très présent.

Quai de Seine et ciel nuageux. Malgré l’utilisation du mode P, le lissage reste très important – Sony Xperia 1 III, 105 mm, 1/1250s, f/2,8, 50 ISO

Les choses tendent à se gâter plus sérieusement lorsque la lumière vient à manquer. En intérieur, le niveau de détails baisse brutalement. Les détails paraissent « gommés ». À 70 mm, l’appareil tend à accentuer artificiellement les micro-contrastes, ce qui peut rattraper certains clichés ; en revanche, ce traitement est moins visible à 105 mm.

Anciens quais postaux – Sony Xperia 1 III, 70 mm, 1/15s, f/2,8, 640 ISO

Bilan : les images deviennent parfois assez indigestes – surtout si on les affiche sur grand écran. Le capteur du télézoom (de type 1/2,9 pouce) montre ici ses limites

Concrete paradise – Sony Xperia 1 III, 105 mm, 1/15s, f/2,8, 640 ISO

Heureusement, le téléobjectif à double-focale du Xperia 1 III est capable de livrer des photos de nuit agréables à l’œil. Et pour cause : Sony a (enfin !) intégré un mode Nuit à son smartphone.

Reflets nocturnes – Sony Xperia 1 III, 70 mm, 1/30s, f/1,7, 800 ISO

Dans les faits, l’IA du smartphone détecte la faible luminosité de la scène, et active ledit mode Nuit. Sony corrige ainsi l’un des principaux défauts du Sony Xperia 1 II, qui faisait l’impasse sur ce mode pourtant incontournable sur la quasi-totalité des smartphones récents.

Late evening rush – Sony Xperia 1 III, 105 mm, 1/13s, f/2,8, 640 ISO

Dans les faits, le smartphone capture donc des photos pendant 1 seconde, avant de les fusionner pour générer un unique ficher optimisé. À la clé, une meilleure restitution de scène, tant pour l’exposition, les contrastes et le niveau de détails, en réduisant également le bruit numérique.

Blue & golden – Sony Xperia 1 III, 24 mm, 1/13s, f/1,7, 320 ISO

Sur le terrain, les résultats sont honnêtes. À 70 mm (f/2,3), les photos sont plaisantes. Malgré tout, le capteur du télézoom ne parvient pas à faire de miracles. Les détails sont gommés, et les photos manquent franchement de peps. Pire, certains éléments sont totalement brouillés.

Le bar au coin de la rue – Sony Xperia 1 III, 70 mm, f/2,3, 1/30s, 640 ISO

À 105 mm, ce phénomène est encore plus prononcé – l’ouverture à f/2,8 étant encore moins lumineuse. De fait, le rendu des détails est franchement en retrait. On constate également un phénomène de « blooming » très prononcé, les hautes lumières formant des taches dans l’image. Bien qu’agréables à regarder sur le smartphones, les images nocturnes sont difficilement exploitables sur grand écran.

En terrasse – Sony Xperia 1 III, 105 mm, 1/10s, f/2,8, 640 ISO

Naturellement, il est possible de reprendre la main sur les paramètres de prise de vue grâce à l’interface de Sony. En mode S (priorité vitesse), on peut ainsi contourner les artifices logiciels de Sony et capturer des photos en pose longue. Mais dans ce cas, un trépied est fortement recommandé. En effet, le mécanisme de stabilisation du double-téléobjectif est efficace, mais il vaut mieux éviter d’avoir la tremblante pour obtenir une photo nette en-dessous de 1/15s.

Avenue d’Orléans – Sony Xperia 1 III, 105 mm, f/2,8, 1/15s, 640 ISO

Enfin, un mot sur l’autofocus. Comme l’an passé, Sony continue d’exploiter sa technologie Dual Photo Diode, analogue au Dual Pixel AF des reflex et hybrides Canon. On retrouve également le capteur 3D iToF, qui doit accroître les performances de l’AF en basse lumière. Dans les faits, l’autofocus s’avère efficace, de jour comme de nuit. La mise au point est effectuée sans délai, et l’appareil déclenche sans aucun problème.

À ce titre, les performances du Sony Xperia 1 III en rafale sont impressionnantes. Capable de monter à 20 i/s, il offre une réactivité rarement atteinte sur smartphone. Quel dommage que la rafale soit limitée avec le téléobjectif…

La détection automatique des sujets est impeccable, même lorsque ce dernier se déplace à grande vitesse dans le champ. De même, la détection de l’œil du sujet (humain ou animal) est parfaitement géré. Seul souci : lorsque le sujet est situé dans un environnement très dense, les algorithmes de l’appareil sont facilement « distraits » et la MAP est effectuée sur un élément à côté du sujet. Ce point se vérifier particulièrement avec le téléobjectif.

Petite Fripouille – Sony Xperia 1 III, 70 mm, 1/200s, f/2,3, 50 ISO

Au final, le télézoom à double-focale du Sony Xperia 1 III est satisfaisant. Il offre une certaine polyvalence, tout en évitant à Sony de devoir multiplier les capteurs photo au dos de son smartphone. Le rendu des images est globalement très agréable. Mais dès que la lumière diminue, il est confronté aux limites du combo petit capteur + ouverture peu lumineuse. Malgré les algorithmes de Sony et le nouveau mode nuit, le Xperia 1 III ne peut faire de miracles.

Street food at night – Sony Xperia 1 III, 70 mm, 1/20s, f/2,3, 640 ISO

Dans un monde idéal, nous aurions donc voulu voir ce téléobjectif à double-focale sur un capteur plus grand… mais dans ce cas, le module dorsal du smartphone aurait sans doute été nettement moins compact !

Le Sony Xperia 1 III face à la concurrence

Disponible au tarif de de 1299 €, le Sony Xperia 1 III fait face aux smartphones les plus haut de gamme.

Sur sa route, il croise l’iPhone 12 Pro Max. Le modèle premium d’Apple offre des prestations de haute volée, et l’écosystème iOS est d’une rare cohérence. Certes, il fait l’impasse sur les réglages « pro » en photo et en vidéo, mais de nombreuses applications (Halide, Filmic…) permettent de reprendre entièrement la main sur les différents réglages de prise de vue. Proposé à partir de 1259 €, il s’agit de l’un des choix les plus pertinents – jusqu’à la sortie de l’iPhone 13.

Test iPhone 12 Pro Max, le poids lourd de la photographie mobile

Il entre également en concurrence avec l’excellent Samsung Galaxy S21 Ultra. Le poids lourd du constructeur coréen mise lui aussi sur une fiche technique très complète. Côté photo et vidéo, son quadruple module dorsal lui offre une grande polyvalence. Il propose d’ailleurs 2 téléobjectifs, offrant une focale de 70 mm et 240 mm. Cette dernière focale est pénalisée par un capteur de très petite taille ; malgré tout, le Samsung Galaxy S21 Ultra est un smartphone particulièrement plaisant et performant. Il est disponible à partir de 1259 €.

Test Samsung Galaxy S21 Ultra : le quatuor photo qui ne déçoit pas

Coïncidemment, le Sony Xperia 1 III est disponible au même tarif que le… Sony RX100 VII. Les deux appareils n’ont peut-être pas la même vocation, l’un étant un smartphone et l’autre un compact expert. Cependant, tous deux visent à offrir la meilleure qualité d’image possible au sein d’un appareil tenant dans n’importe quelle poche. Et de ce point de vue, le RX100 VII s’avère autrement plus performant (grâce à son capteur de type 1 pouce) et plus polyvalent, grâce à son zoom équivalent 24-200 mm. Pour qui recherche la meilleure qualité en photo (et en vidéo), la question peut donc se poser – d’autant que d’autres itérations du RX100 sont beaucoup moins onéreuses.

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Un smartphone atypique et innovant

De par son design d’une grande sobriété et son format tout en hauteur, le Sony Xperia 1 III fait figure d’exception sur le marché des smartphones haut de gamme.

Avec son téléobjectif à double-focale inédit, ce smartphone accentue sa différence et offre une solution très novatrice pour réduire le nombre de capteurs photo – tout en conservant une grande polyvalence sur le terrain. Ce nouveau système préfigure (peut-être) l’avenir de la photographie mobile, avec un seul module capable de remplacer les quelques 3, 4 voire 5 objectifs présents à l’arrière de nos smartphones.

Late evening in Paris – Sony Xperia 1 III, 70 mm, f/2,3, 1/250s, 50 ISO

En pratique, la qualité d’image est au rendez-vous, malgré un rendu parfois un peu mou. La nuit, ce manque de détails devient plus flagrant. La faute à un capteur de très petite taille et à une (double) ouverture peu lumineuse. Les performances autofocus, suivi du sujet et de rafale permettent cependant une très grande réactivité.

Véritable concentré de technologies, le Sony Xperia 1 III est un smartphone très réussi… mais aussi très élitiste. Il s’affiche à un tarif très élevé comme pour coller à la concurrence haut de gamme dont les prix se sont envolés ces dernières années. Sony se distingue par de nombreux aspects, mais aurait tout à gagner en proposant son smartphone à un tarif (un peu) plus raisonnable.

Le Sony Xperia 1 III est disponible en précommande au tarif de 1299 € (avec 256 Go de stockage). Jusqu’au 19 août, un kit intégrant les écouteurs sans fil Sony WF-1000XM3 est proposé au même tarif.

Test photo du Sony Xperia 1 III et de son téléobjectif à double-focale
Excellente qualité d'image avec le capteur principalTéléobjectif à double-focale très originalFinitions irréprochablesNombreuses options de prise de vue avec les apps Photo Pro et Camera ProAutofocus et suivi du sujet réussiEnfin un mode nuit !
Niveau de détail en retrait avec le téléobjectif en basse lumièreInterface du mode "Basic" un peu (trop) basiqueTarif très élevéEst-ce qu'on vous a parlé du prix ?
8.3Note finale
Design8
Ergonomie et prise en main8.5
Fonctionnalités8
Qualité d'image8.7