Troisième et dernière journée au CP+ à Yokohama au Japon. Les yeux commencent à piquer un peu, mais cette dernière journée aura été tout aussi riche que la deuxième. On rembobine avec le Kesketavu au CP+.

Retrouvez le premier et le second épisode de la série.

On commence la matinée avec la rencontre de Kenji Nakagawa et Koji Satoh de chez Tamron. Tous les deux travaillent la division Product Planning et nous avons pu échanger avec eux sur la stratégie de Tamron en termes de développement d’objectif mais aussi et surtout sur les annonces de développement de 3 nouvelles optiques pour 2019 : SP 35 mm F/1.4 Di USD, 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD et 17-28 mm f/2,8 Di III RXD pour Sony FE. Nous avons pu prendre en main des prototypes très avancés, on vous en reparle très vite.

Pendant ce temps-là, du côté de chez Sony, les présentations sont un succès d’audience ! Mais en fait, je ne vais pas vous mentir, tous les stands affichent complet lors des présentations au CP+ cette année et il y a du monde !

Petit tour sur le stand de Vitec, avec les dernières nouveautés Joby comme ce trépied Gorillapod à plusieurs bras pour accrocher des accessoires à son boîtier, comme cette lumière LED Lumimuse.

L’astrophotographie n’est pas en reste dans les allées du salon, avec cet objectif  Celestron Rowe-Ackermann 280mm f/2.2 pour photographier la voute céleste. Le boîtier fait vraiment tout petit à côté 😉

« Gérard, on t’a vu sous ta tenue camouflage, tu peux sortir maintenant ça fait 2 jours que tu campes ici ! ».

Avec les bagues et adaptateurs pour objectifs, les optiques manuelles très lumineuses sont vraiment tendances cette année au CP+, comme le confirme cet objectif 50mm f/0.95 série III de la gamme Speedmaster chez Zhong Yi Optics. Il n’y a qu’en Asie que l’on découvre de telles marques, et cet objectif est proposé en monture Sony E, Nikon Z et Canon RF pour 98 000 yens, soit moins de 800€.

Pour continuer dans la démesure, voici des filtres CPL polarisants de chez Nisi, pensés pour la photographie de paysage car ils peuvent se placer devant des objectifs très grand angle.

Tiens, cela faisait longtemps que nous n’avions pas parlé smartphone. Sur le stand de Sirui, connu pour ses trépieds – dont nous avons testé l’un de leurs modèles – je retrouve différents objectifs et accessoires pour smartphone, dont cette petite lampe d’appoint pour donner un meilleur teint à vos selfies. Inutile, donc indispensable ?

Allez, petit quizz : « tu sais que tu es au Japon quand … » (la réponse sous la photo, mais je vous laisse bien chercher sur l’image avant de scroller)

Alors, vous avez trouvé ? La réponse : « Tu sais que tu es au Japon quand tu es exposant et que tu peux laisser ton portefeuille sur ton stand sans risquer de te le faire voler ». Ce pays m’épate par le respect et la bienveillance de ses habitants.

Changement de décor, on passe chez les jaunes. Nikon, en plus de son stand dédié à la photo, propose même un petit stand en face sur lequel on retrouve les produits optiques comme les jumelles, ou ces lunettes que l’on pourrait très bien retrouver à Montmartre ou en haut de la Tour Montparnasse à Paris. Mais d’ailleurs, qui est-ce qui produit ces lunettes ?

A l’extérieur du CP+, les rayons de soleil attirent les photographes amateurs d’architecture. Il faut dire que Yokohama Bay, le quartier où a lieu le CP+, est un quartier d’affaires moderne et très photogénique, surtout si vous aimez les lignes bien droites. 

Après une petite bouffée d’air frais, on retourne dans l’arène. Sur le stand de Profoto, la Profoto Academy (en japonais bien sûr) attire les foules. Des démonstrations du Profoto A1 sont faites.

A, C, S : Art, Contemporary, Sports. Sur le stand de Sigma, on est à fond Monture L, mais il est également possible de tester le 50mm f/1.4 série Art sur les boîtiers mirrorless plein format Canon et Nikon, à l’aide des adaptateurs natifs, pour montrer les performances de l’AF conservées.

En parlant de boîtier, mauvaise nouvelle pour Sigma : leur boitier plein format hybride à capteur Foveon est reporté à 2020. Il faudra donc se contenter encore un eu des différents SD et DP Quattro.  

Zooms, zooms, zooms : les Zooms du Salon de la Photo sont toujours exposés et attirent les curieux à la recherche d’inspiration photo.

CFExpress, ça vous dit quelque chose ? C’est le nouveau format de cartes mémoires qui devait remplacer le XQD et offrir des performances encore meilleures. Bon, en fait, c’est pas aussi simple que cela, et sur le stand de Lexar on découvre qu’il existe aussi d’autres types de CFExpress, dont le CFExpress 1.0 Type A et B, et le CFExpress 2.0 Type C. Oulala, c’est compliqué !

Les japonais sont vraiment bizarres : ils mettent leurs appareils et objectifs photo dans des caves à vin… A moins que… On me dit dans l’oreillette qu’il s’agit en fait de compartiments permettant de contrôler l’humidité (très élevée au Japon) pour éviter d’endommager son matériel photo. C’est crédible, mais ce n’est qu’au Japon.

Madame Irma, où es-tu ? Voici une collection de boules en verre pour faire des super images pour Instagram.

L’après-midi se termine, et le rendez-vous de 17h approche. En attendant, je réussis à soudoyer un employé de chez Ricoh pour qu’il me laisse un peu jouer avec son Ricoh GR III, car il y a sinon 15 minutes de queue pour prendre en main la bête. Et bien, sans parler de qualité d’image, ce boîtier est toujours aussi petit et léger, on aime !

Sur le stand Sony, les jolies modèles ont été remplacés par ce duo de musiciens qui met l’ambiance au saxophone et à la guitare. Mais attention, cette photo est une image volée, et j’ai failli me faire taper sur la tête par un jeune homme de chez Sony qui tenait une pancarte sur laquelle on devait sûrement lire « ne pas prendre de photos, sauf si tu as un Sony ». Sorry.

Face à Sony, le stand de Laowa – où l’objectif Laowa 24mm f/14 Macro attire toujours les curieux – présente sa gamme d’objectifs qui s’étoffe vraiment bien. Bon, sur les 20 optiques derrière la vitrine, 11 sont « coming soon ». Bien joué Laowa, le roi du marketing.

Je vous ai dit que j’avais pu prendre en main le nouveau Nikkor Z 24-70mm f/2.8 S ? Bon et bien voilà, c’est dit.

Sur le stand Nikon, on copine avec Sony et ses cartes CFExpress Tough fraichement annoncées. Rappelons que pour fonctionner avec les Z6 et Z7 il faudra attendre le nouveau firmware de mai 2019, qui apportera également l’Eye AF que j’ai pu tester. On notera également ce prototype de grip pour le Nikon Z7 (et Z6) qui est quand même vachement épais. Que contient-il ? Que permettra-t-il ? Nous ne le savons pas encore.

Nikon ouvre son collège, on postule ?

Le Touch and Try des Z7 et Z6 est complet.

Oh la belle roadmap Nikon Z ! En vitrine, toutes les optiques déjà disponibles, et celles à venir (6 optiques en développement).

Comment attirer les photographes sur son stand.

Réponse A : proposer des nouveautés à tester
Réponse B : faire un décor de bar à la française
Réponse C : mettre des gâteaux qui sentent bon sous votre nez
Réponse D : la réponse D

Et bien voilà, Nikon a tout bon.

Mais on peut aussi présenter tous ses objectifs ouverts en deux, pour pouvoir apercevoir la construction optique/. C’est ce qu’a choisi le stand Cosina, fabricant de verre basé à Nagano qui fait par exemple les optiques manuelles pour Zeiss et Voigtländer.

Et voilà, 17h, pile poil à l’heure pour notre dernier rendez-vous du CP+, avec Fujifilm. Nous avons pu rencontrer Noguchi-san, Watanabe-san et Udono-san, de la division Optical Device & Electronics Imaging Products chez Fujifilm. Le fruit de notre discussion sera à retrouver dans une interview à venir, mais voici déjà une idée de ce dont nous avons parlé : 

Photo de groupe, passage obligé messieurs !

Et voilà, c’est ainsi que se terminent nos aventures au CP+ 2019. J’espère que la série des articles Kesketavu au CP+ vous aura plu, on se retrouve très vite sur Phototrend pour décrypter les annonces ainsi que nos interviews et prises en main réalisées sur ce salon qui se termine ce dimanche 3 mars. Si vous avez envie d’y aller en 2020 – année olympique, le CP+ se tiendra du 27 février au 1er mars 2020.