Après Nikon (D500, D5 et KeyMission 360) et Fuji, c’est au tour d’Olympus de présenter ses nouveautés avec l’annonce du Pen-F, son nouvel appareil photo numérique hybride résolument rétro.

Pen-F, voici un nom qui résonne sûrement dans la tête de certains photographes. Il s’agit en effet d’un boîtier argentique 35mm sorti en 1963 par Olympus. En 2016, Olympus célèbre les 80 ans de son premier appareil photo, le Semi-Olympus I. C’est donc tout naturellement que le constructeur propose aujourd’hui une nouvelle version numérique de l’un de ses boîtiers argentiques mythiques, tout en conservant une esthétique rétro, un peu à la manière du Df de chez Nikon.

Pen-F : l'argentique vs le numérique

Pen-F : l’argentique vs le numérique

Le Pen-F cuvée 2016 est donc le nouvel appareil photo hybride (ou mirrorless, on ne sait plus trop) d’Olympus, qui vient compléter la gamme Pen qui n’avait pas bougé depuis un petit moment, avec l’E-P5 qui remonte à 2013. Avec ce boîtier hybride, Olympus souhaite capitaliser sur les technologies développées dans la gamme OM-D et c’est une très bonne nouvelle pour les fans du Pen. Attention, il ne s’agirait pas du successeur de l’E-P5.

Un hybride compact au look rétro

Vous souhaitez sûrement savoir ce que ce Pen-F a dans le ventre, mais il est important de commencer cette présentation par son apparence, son look. L’Olympus Pen-F reprend le style rétro de son ancêtre, le Pen-F SLR : métal, similicuir et grosse molette à l’avant, inscription « Olympus Pen » en façade, couleurs et allure similaires. Bref, d’un rapide coup d’oeil on pourrait faire la confusion. Avec ce Pen, Olympus poursuit dans sa direction « classique » rétro que l’on retrouve dans la gamme OM-D.

Pen-F-style

Sur le dessus de l’appareil à gauche, la molette de mise sous tension ressemble à s’y méprendre à la molette de rembobinage manuelle de nos chers appareils argentiques. Pour le reste, une molette de choix de mode, une molette de correction d’exposition, deux roues crantées (avant et arrière) pour les réglages et des boutons Fn personnalisables offrent l’équilibre parfait entre tradition et modernité.

Olympus-Pen-F-top

À noter : le déclencheur dispose d’un pas de vis que les puristes reconnaitront : ce dernier permet de visser un déclencheur souple mécanique sur le boîtier, fonction que l’on retrouve sur quelques appareils numériques comme les Fuji X100.

À l’avant, tout comme sur la version argentique, on retrouve donc une grosse molette de réglages. Au lieu de permettre le réglage des ISO et de la vitesse d’obturation, elle offre la possibilité de choisir le rendu que l’on souhaite donner à l’image, en direct. Une sorte de « mode créatif » qui permet d’accéder aux filtres Art d’Olympus qui sont bien plus poussés que sur les boîtiers OM-D. On peut ainsi créer ses propres profils, choisir l’intensité du contraste, de la netteté, du grain et régler finement la colorimétrie. Une fonction accessoire pour certains, mais très poussée qui permettra à d’autres photographes de trouver leur propre rendu.

Sur la balance, l’appareil pèse 427g (batterie et carte mémoire incluses). Il mesure 124,8 x 72,1 x 37,3 mm. Point important à noter, ce dernier n’est pas tropicalisé, un des avantages que les OM-D, boîtiers plus experts, conservent jalousement.

Nouveau capteur Micro 4/3 de 20 Mpx et viseur électronique

Parlons un peu des caractéristiques techniques de ce nouvel hybride. L’Olympus Pen-F utilise un nouveau capteur Micro 4/3 de 20 Mpx qui semblerait être le même que celui présent dans le Lumix GX8 et donc serait fabriqué par Sony. En passant de 16 à 20 Mpx, il s’agit d’ailleurs du capteur le plus défini chez Olympus à l’heure actuelle.

Olympus-Pen-F-face

L’autre grosse nouveauté sur cet appareil est l’apparition d’un viseur électronique. Jusqu’alors, la gamme Pen nécessitait l’achat d’un viseur externe, cher et plutôt encombrant. Avec ce viseur OLED de 2,36 Mpx, couverture 100% et grossissement 0,62x, le Pen-F entre dans la modernité et c’est tant mieux. Cependant, ce viseur électronique oblige Olympus à supprimer le flash pop-up de l’E-P5 qui est heureusement remplacé par le flash externe FL-LM3 fourni avec l’appareil. Il s’agit du même flash que celui de l’E-M1 ou E-M5 Mark II.

Le Pen-F dispose également d’une stabilisation du capteur sur cinq axes, une spécialité chez Olympus (et les derniers Sony) qui permet de vraiment aider le photographe à obtenir des images nettes, surtout en cas de faible lumière et que ce soit en photo ou en vidéo.

En parlant capteur et électronique, le Pen-F reprend les mêmes caractéristiques que l’E-M5 Mark II : sensibilité de 80 à 25600 ISO, Fast AF, 81 points de mesure, Processeur True Pic VII, rafale de 10 i/s (5 i/s avec suivi AF), vitesse max de 1/8 000s avec obturation mécanique et 1/16 000s en électronique, Wi-Fi et mode ultra haute définition permettant de réaliser des photos de 50 Mpx (réservé au paysage, car il faut mettre l’appareil sur trépied et photographier un sujet statique).

Pen-F-side

Le Pen-F inaugure également un écran tactile et orientable de 3 pouces (d’une définition (et non résolution) de 1 037 Mpx) qu’il est possible de refermer complètement pour n’utiliser que l’EVF. Olympus a même poussé le style à son paroxysme en choisissant un revêtement similaire au reste du boîtier à l’arrière de l’écran.

Pour les amateurs de vidéo, ce nouvel appareil fait l’impasse sur la 4K, alors que son concurrent direct, le Lumix GX8, propose l’enregistrement en ultra HD. Malgré tout, il peut filmer en 1080p à 50i/s et dispose de fonctions utiles comme le focus peaking, le zébra, le time code, les vumètres, etc. En revanche, pour le son l’appareil n’a pas de prise casque ou micro et il faudra se contenter de son micro interne capable d’enregistrer en stéréo.

Petite nouvelle intéressante : la batterie du Pen-F est la BLN-1, la même que celle utilisée dans la gamme OM-D. Si vous voulez un grip plus prononcé, sachez que la poignée métallique ECG-4 offre une meilleure préhension du boîtier (mais coûte tout de même 129€).

Prix et disponibilité

L’Olympus Pen-F sera disponible à partir du mois de mars 2016 au tarif de 11 99€ nu. En kit, deux options seront proposées : avec un 14-42mm (1 399€) ou avec un 17mm f/1.8 (1 499€). Il sera disponible en deux couleurs : argent et noir.

Olympus-Pen-F-face-noir

Notre premier avis sur le Pen-F

Le style rétro, on aime ou on n’aime pas. Ici, Olympus revisite le Pen-F avec un boîtier élégant et agréable à regarder. Au niveau technique, il reprend la majorité des composants du E-M5 Mark II, le châssis en moins, le prix en plus. Comme avec Nikon et son Df, Olympus propose en effet un appareil premium : vendu à 1199€ nu (prix public au lancement, qui devrait on l’espère baisser rapidement) cet appareil reste cher. À caractéristiques égales, l’OM-D E-M5 Mark II est plus séduisant sur le plan tarifaire, pour un encombrement et un poids un tout petit peu supérieurs.

Olympus-Pen