Test Sigma BF au Japon : un boîtier design, mais est-ce suffisant ?

Un boîtier à part, 100% aluminium avec une interface revisitée

En février 2025, Sigma a dévoilé un nouvel appareil tout à fait unique. Le Sigma BF est un hybride plein format de 24 Mpx, au design minimaliste et taillé dans un seul bloc d’aluminium. Il entend proposer une expérience photographique épurée, réinventant les codes.

L’appareil cherche à raviver la magie de la photo quotidienne en s’inspirant de l’interface des smartphones, et misant sur son stockage interne et son unique port USB-C. Mais Sigma réussit-il son pari ? Cet appareil photo de niche allie-t-il vraiment élégance et performance ? Nous avons pu utiliser ce boîtier pendant plusieurs semaines lors de notre déplacement au Japon pour le CP+ 2025 et voici notre test complet du Sigma BF.

Test Sigma BF au JAPON : un OVNI dans la photo ?

Sigma, ce constructeur d’optiques qui fait AUSSI des boîtiers photo

Un boîtier photo fait par un constructeur d’optiques tiers, quelle drôle d’idée ? À première vue oui, mais c’est oublier la longue histoire de Sigma dans la conception d’appareils photo. L’opticien japonais a produit des appareils photo argentiques dans les années 70 et 90, puis des boîtiers photo numériques, dont plusieurs dotés d’un capteur Foveon X3.

Test Sigma BF

On pense notamment à la série des reflex APS-C SD à monture SA sortis entre 2002 et 2011 ou à la série des DP, des compacts experts mêlants capteur APS-C et focale fixe, ou encore la série dp Quattro doté d’un design angulaire et un traitement d’image amélioré.

Après avoir rejoint la L-Mount Alliance, Sigma a lancé respectivement en 2019 et 2021 les boîtiers fp et fp L, deux hybrides plein format en monture L très compacts et modulaires, particulièrement optimisés pour la vidéo – le fp L disposant néanmoins d’un capteur 61 Mpx, davantage pensé pour la photo.

Test Sigma BF
Le Sigma BF face au Sigma fp

Sigma n’est donc pas novice dans ce domaine, et c’est même fait spécialiste des boîtiers à l’ergonomie rompant avec l’ordinaire.

De son côté, doté d’un raisonnable capteur plein format de 24 Mpx, capable de filmer jusqu’en 6K L-Log, avec mémoire interne et un simple port USB-C comme interface, le BF détonne et étonne, avec notamment une interface utilisateur complètement repensée.

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M. Yamaki, PDG de Sigma

Kazuto Yamaki, le PDG de Sigma, a rappelé lors du lancement du BF le développement rapide des smartphones en termes de qualité d’image et d’usage. Pour lui, l’appareil photo du quotidien doit se réinventer, et il présente le Sigma BF comme “l’appareil photo du quotidien pour les esprits créatifs”, avec une philosophie de simplicité et d’élégance.

Test Sigma BF
Même le bouchon d’appareil photo est en aluminium

Sigma a également profité de la sortie du BF pour décliner sa série de focales fixes Contemporary Série I en argent (en plus du noir), afin de mieux se marier avec ce boîtier.

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Le Sigma BF, disponible en silver ou en noir

Voici la liste des caractéristiques techniques du Sigma BF :

  • capteur : plein format CMOS BSI 24,6 Mpx
  • filtre passe-bas : N.C.
  • processeur : N.C.
  • monture : L
  • viseur électronique : N/A
  • écran LCD : fixe, tactile, 3,15 pouces, 2,1 millions de points
  • autofocus : AF hybride
  • nombre de points AF : N.C.
  • couverture AF : 100 %
  • détection et suivi automatique : humains, félins, canidés
  • plage AF : N.C.
  • sensibilité : 100 à 102 400 ISO (extensible à ISO 6)
  • rafale (obturateur mécanique) : N/A
  • rafale (obturateur électronique) : 8 i/s avec suivi AE/AF
  • obturation : 30 s – 1/25 600 s (électronique seulement)
  • vidéo : 6K 30p, 4K 30p, Full HD 120p
  • profils colorimétriquess vidéo : L-Log
  • stockage : 230 Go interne
  • connectivité sans fil : N.A.
  • batterie : BP-81, autonomie 260 images (CIPA)
  • rechargement par port USB : oui USB-C
  • tropicalisation : résistant aux intempéries et à la poussière
  • dimensions : 130 x 72,8 x 36,8 mm
  • poids : 446 g (avec batterie)
  • prix au lancement (nu) : 2349 €
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Sigma BF : design épuré et ergonomie minimaliste

Dès le premier contact, le Sigma BF produit un petit effet “wahou”, surtout dans sa version argentée. Usiné à partir d’un seul bloc d’aluminium pendant 7 heures, cet appareil photo semble tout droit sorti du laboratoire d’un designer très inspiré.

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BF désossé

Esthétiquement, le Sigma BF évoque le design Braun et les créations rétro-futuristes de Teenage Engineering, assumant une approche épurée et audacieuse. D’ailleurs, BF signifie Beautiful Foolishness, une belle folie.

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D’autres ont pu aussi mentionner que le Sigma BF aurait pu sortir des studios de design d’Apple, si la firme californienne concevait un appareil photo, puisque le géant de la tech est connu et reconnu pour ses produits aluminium unibody.

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Plus proche de nous, cet appareil fait également penser à la série TL de Leica, qui se distinguait par un design minimaliste et innovant, fruit d’une collaboration avec Audi.

Le Leica T, conçu également à partir d’un bloc d’aluminium

Comme expliqué plus haut, le Sigma BF dispose d’un design très épuré, avec le strict minimum en termes de commandes physiques – on en reparle plus bas. Le constructeur va peut-être même un peu trop loin en ne dotant pas son boîtier de griffe porte-accessoire, pour y fixer un micro ou un flash, ou encore d’un grip.

Le boîtier affiche des dimensions de 13 x 7,28 x 3,68 cm (L x H x P) pour un poids de 446 g sans objectif. Comparé au Sigma fp, il est légèrement plus grand mais aussi un peu moins épais. Le BF est ainsi l’un des hybrides plein format les plus compacts et portables, plus encore que le Lumix S9 ou encore le Sony A7C II, même si ce dernier bénéficie d’un grip et d’un viseur. Notons également, que le BF n‘est point doté d’un capteur stabilisé, contrairement aux boîtiers sus-mentionnés. On espère vraiment que Sigma proposera rapidement un objectif pancake en monture L (et avec autofocus) pour ce boîtier.

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Sigma BF comparé au Leica Q3, Panasonic Lumix S9 et Sony A7C II

Avec un châssis tout en aluminium, on aurait pu se retrouver face à une savonnette. Mais ce n’est pas le cas, et la prise en main du BF est plutôt réussie grâce à un motif clous de Paris sur la moitié de la face avant, là où viennent se placer les doigts. Pas de grip donc, même si des accessoiristes sont déjà à l’oeuvre pour en proposer, comme c’est le cas d’Helium Design Lab.

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Le repose pouce à l’arrière permet de maintenir correctement le boîtier à une main. Si les arêtes du boîtier sont bien tranchées, on retrouve deux angles biseautés là où les paumes de main viennent naturellement se poser, permettant au global une bonne préhension.

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La partie inférieure dispose d’un revêtement anti-dérapant avec quatre petits patins pour surélever le boîtier, évitant ainsi les rayures lorsqu’il est posé.

Bien sûr, le Sigma BF a été pensé pour offrir un équilibre parfait avec les objectifs Sigma en monture L, en particulier les focales fixes de la Série I, réputées pour leur compacité et leur performance optique. S’il est possible de lui monter des optiques plus imposantes, comme le 24-70 mm f/2,8 DG DN Art II sans perdre en confort, ce ne sera pas forcément sa vocation première.

Test Sigma BF

Sigma affirme que la conception unibody aluminium renforce la durabilité de l’appareil, offrant une protection efficace contre l’humidité et la poussière. Nous avons pu l’utiliser sous la pluie et la neige sans aucun soucis.

Pour autant, les bords du boîtier rendent ce dernier fragile face aux chocs, et au sortir de notre test, nous avons noté un petit accro sur l’une des arêtes, alors même que nous avons pris excessivement soin de ce boîtier.

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Une interface utilisateur déroutante, mais très agréable

Le Sigma BF présente une interface avec très peu de commandes physiques, contrairement aux hybrides actuels. Ici encore, Sigma joue le jeu de la simplicité et cherche à proposer une façon plus intuitive d’utiliser l’appareil photo.

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A l’arrière, on retrouve un écran LCD de 3,15 pouces, avec 2,1 millions de points. Cet écran n’est pas orientable et ne dépasse pas de l’appareil. Il offre une très bonne restitution des images et est relativement lumineux, un point très important puisque le BF ne dispose pas de viseur électronique.

Test Sigma BF
Trouvez ce qui ne va pas dans cette photo

Par contre, cet écran est assez sensible aux reflets, et en plein soleil, on se retrouve avec une dalle très brillante sur laquelle il est assez difficile de voir son image. Le fait de devoir utiliser un écran non orientable sur un hybride de 2025 devient également assez vite handicapant si vous êtes habitués aux prises de vue en plongée et contre-plongée.

Coté commandes, le constructeur propose une approche dite One Finger, conçue pour accéder à tous les réglages uniquement avec le pouce. Le Sigma dispose d’un déclencheur sur la tranche, d’un bouton d’allumage, d’une roue codeuse directionnelle et de trois boutons à retour haptique (centre de la roue, bouton lecture et bouton menu “…”) à l’arrière du boîtier. Et c’est tout.

Test Sigma BF

Le Sigma BF ne propose ainsi pas de bouton de sélection de mode (PASM), qui est une relique d’une époque révolue selon le constructeur. Les cinq éléments de réglage (vitesse d’obturation, ouverture, sensibilité ISO, compensation d’exposition et style colorimétrique) sont accessibles directement dans la partie inférieure de l’écran, via la roue codeuse.

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D’ailleurs, si l’écran est tactile, il ne l’est que pour sélectionner le collimateur AF actif ou pour choisir le sujet sur lequel faire le suivi. Les réglages ne peuvent ainsi être sélectionnés qu’à l’aide d’une commande physique, un choix discutable, mais qui reste dans la logique du minimalisme. Dans certains menus, comme le choix du type de sujet à suivre, il faut obligatoirement passer par l’écran. On aurait presque aimé une commande 100 % à l’aide des boutons, car on se retrouve parfois à ne plus savoir si tel ou tel élément est cliquable à l’écran.

Sigma a repensé son interface en s’inspirant des applications photo mobiles : les réglages principaux sont accessibles depuis les parties supérieures et inférieures de l’écran, tandis qu’un menu à deux niveaux précède un menu plus classique pour les options secondaires (firmware, horloge, etc.).

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On retrouve également un petit écran de statut qui prend la forme d’une pilule de 2 cm. Il permet d’afficher certaines informations utiles, comme le niveau de la batterie quand l’appareil est en veille.

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Il permet ainsi de vérifier le réglage actif, permettant de conserver l’image seule à l’écran, puisque les options de réglage disparaissent au bout de quelques secondes.

Un appui sur le bouton au centre de la roue codeuse permet de réafficher les réglages supérieurs et inférieurs, et un appui vers le haut/bas ou gauche/droite permet de passer d’un réglage à l’autre.

Sigma BF : interface et menus

Franchement, au début, ce mode de fonctionnement est un peu déroutant, mais au bout de quelques sessions avec le boîtier, on s’y fait vraiment bien, et un rapide coup d’oeil à l’écran permet de vérifier ses réglages.

Est-ce que le BF est réservé aux amateurs de réglages manuels ? On est tenté de répondre que oui, même s’il est possible, un peu à l’instar des boîtiers Fujifilm, de passer chaque réglage en mode Auto, pour repasser sur des modes PASM (non explicités ici).

Revenons un moment sur les boutons à retour haptique : il s’agit d’une première sur un boîtier photo, et nous ne boudons vraiment pas notre plaisir. Lorsque l’appareil est hors tension, ces boutons ne sont pas actifs. Une fois le boîtier allumé, un petit clic vient soudain se faire entendre, à la manière des pavés tactiles des Mac.

L’avantage de cette technologie haptique est qu’un simple effleurement du bouton permet d’activer une fonction. Ainsi, en passant le doigt sur le bouton Lecture, on peut afficher la dernière photo prise, qui disparaît dès que l’on soulève le doigt. Au premier contact, c’est presque magique, et rudement efficace pour visualiser rapidement sa dernière photo. En passant le doigt sur le bouton Menu, matérialisé par trois petits points, on affiche le niveau de batterie, l’heure et le nombre de photos qu’il est possible de faire.

D’ailleurs, en dehors de ces accès rapides aux réglages, les menus sont assez spartiates : un appui sur le bouton Menu donne un accès aux réglages (infos de prise de vue, repère central, quadrillage, niveau, affichage de la focale et distance de mise au point) ainsi que les réglages de la luminosité du moniteur, des sons, du micro et du comportement de l’USB.

Ensuite, un menu “système” composé de seulement 10 lignes permet d’aller dans des réglages secondaires comme la gestion du stockage, la mise à jour firmware, le réglage de l’heure, la réinitialisation du boîtier etc.

En bref, Sigma a conçu l’ergonomie du BF sans vraiment se reposer sur un héritage des boîtiers photo, et c’est à la fois déroutant et rafraîchissant. Ce ne sera pas forcément l’interface favorite de ceux qui souhaitent changer très rapidement de réglages, utiliser des préréglages enregistrés, etc, mais ces choix imposent une pratique plus posée de la photographie. D’ailleurs, au fur et à mesure que l’on utilise le boîtier – sans manuel – on découvre de nouveaux raccourcis ou petites astuces.

Performances et qualité d’image

Le Sigma BF est équipé d’un capteur CMOS plein format rétroéclairé de 24,6 Mpx très conventionnel, identique à celui du fp. L’hybride innove ainsi davantage dans son format et son ergonomie que dans ses caractéristiques purement techniques.

Les fichiers offrent une définition de 6016 x 4012 pixels. Les JPEG font environ 10-15 Mo, quand les RAW (14 bits, au format DNG) font approximativement 34-40 Mo.

Lors de notre test, nous avons pu tester le Sigma BF avec les Sigma 35 mm f/2 DG Contemporary, 24-70 mm f/2,8 DG DN II Art, 17 mm f/4 DG DN Contemporary, 90 mm f/2,8 DG DN Contemporary, 24 mm f/3,5 DG DN Contemporary, ainsi que le Panasonic Lumix S 35 mm f/1,8.

N’hésitez pas à cliquer sur les photos présentes dans ce test pour les afficher en qualité supérieure.

Sigma BF – 17 mm f/4 DG DN Contemporary – 17 mm – 1/50 s – ƒ / 4,0 – ISO 400
Sigma BF – 24 mm f/3,5 DG DN Contemporary – 24 mm – 1/640 s – ƒ / 8,0 – ISO 400
Sigma BF – 24-70 mm f/2,8 DG DN II Art – 52.9 mm – 1/320 s – ƒ / 5,0 – ISO 200
Sigma BF – 90 mm f/2,8 DG DN Contemporary – 90 mm – 1/12800 s – ƒ / 2,8 – ISO 250
Sigma BF – 35 mm f/2 DG Contemporary – 35 mm – 1/500 s – ƒ / 2,0 – ISO 320

Lors de notre test au Japon, nous avons été agréablement surpris par la qualité d’image obtenue avec ce boîtier. Si les 24,6 Mpx ne permettent pas de beaucoup recadrer dans l’image et constituent aujourd’hui une définition standard, le Sigma BF offre une très bonne restitution des détails, notamment avec les focales fixes de qualité proposées par Sigma, comme le 35 mm f/2 DN proposé en kit avec le boîtier. Autre point très intéressant, la colorimétrie de ce boîtier est souvent très soignée.

On apprécie d’ailleurs les différents styles de couleur issus des Sigma fp et fp L dont les deux nouveaux styles Rich et Calm qui proposent respectivement des rendus plus contrastés ou plus doux. Les fans de Foveon retrouveront également les couleurs FOV Classic Blue et Classic Yellow, tandis que le Teal and Orange saura transformer vos images, notamment pour les paysages de nature ou les clichés urbains de nuit.

Sigma BF – 24-70 mm f/2,8 DG DN II Art – 59.2 mm – 2.0 s – ƒ / 13 – ISO 100
Monochrome – Sigma BF – 24-70 mm f/2,8 DG DN II Art – 48.5 mm – 1/320 s – ƒ / 2,8 – ISO 4000

Au total, on dénombre 13 rendus : Standard, Rich, Calm, Powder Blue, Warm Gold, Teal and Orange, FOV Classic Blue, FOV Classic Yellow, Forest Green, Sunset Red, Cinema, 709 Look et Monochrome.

Les différents modes colorimétriques du Sigma BF : Fujifilm a de quoi frissonner

Montée en ISO

La sensibilité par défaut du Sigma BF va de 100 à 102 400 ISO, extensible jusqu’à… 6 ISO.

On observe une excellente qualité d’image jusqu’à 1600 ISO, où le bruit fait timidement son apparition. Cela s’accroit légèrement par la suite tout en restant tout à fait raisonnable. Un nouveau palier est atteint à partir de 12 800 ISO où on observe un grain plus marqué, mais cela demeure encore bien récupérable.

L’accentuation du bruit numérique s’intensifie assez logiquement à mesure que l’on monte dans les ISO, et à partir de 51 200 ISO, le fourmillement se fait très présent. Pour autant, même à 102 400 ISO, on constate une assez bonne tenue du cliché. Certes, le bruit a envahi le cliché, mais le niveau de détails resterait presque « acceptable », surtout que l’on observe aucune dérive colorimétrique, ni bruit de chrominance.

Le choix d’opter pour un capteur rétroéclairé et modérément défini permet d’obtenir de très bonnes performances. De plus, Sigma a eu le bon goût de ne pas ajouter de valeurs étendues souvent inexploitables, si ce n’est aux ISO les plus faibles, puisqu’il est possible de descendre à ISO 6, 12, 25 ou 50 en plage ISO étendue. Mais ce choix s’accompagne d’une limitation, puisque la vitesse maximale d’obturation passe de 1/25 600 s à 1/1600 s.

Quelques exemples de photos en basse lumière capturées avec le Sigma BF :

Sigma BF – 17 mm f/4 DG DN Contemporary – 17 mm – 1/100 s – ƒ / 4,0 – ISO 2500
Sigma BF – 24-70 mm f/2,8 DG DN II Art – 70 mm – 1/320 s – ƒ / 2,8 – ISO 16000
Sigma BF – 24-70 mm f/2,8 DG DN II Art – 70 mm – 1/320 s – ƒ / 2,8 – ISO 20000
Sigma BF – 17 mm f/4 DG DN Contemporary – 17 mm – 1/100 s – ƒ / 4,0 – ISO 2500

Plage dynamique

En ce qui concerne la gestion des basses lumières, le Sigma BF peut récupère les ombres sans défaut jusqu’à -2 IL. À partir de -3,33 IL, la compensation des zones sombres entrainera un bruit très prononcé. Au-delà, une dérive colorimétrique verdâtre commencera de plus à se manifester. Enfin à + 5 IL, le grain sera bien trop marqué et le bruit de chrominance altérera l’image.

Plus surprenant, la gestion des hautes lumières se montre plus probante. On arrive à récupérer des détails sans dégradation majeure les clichés jusqu’à +2 IL, une excellente performance. À partir de là, si les détails sont toujours bien présents, la colorimétrie a varié. À partir de + 3 IL, les dérives sont trop importantes pour êtres compensées correctement.

Sigma BF – 24-70 mm f/2,8 DG DN II Art – 40.2 mm – 5.0 s – ƒ / 8,0 – ISO 100

Autofocus et suivi du Sigma BF

Le Sigma BF utilise un autofocus hybride (détection de phase et de contraste) doté de 1215 points AF à corrélation de phase et 345 points AF à détection de contraste. L’autofocus est également capable de suivre les humains (et leur visage) et les animaux comme les chats, les chiens ou encore les oiseaux.

Sur le terrain, l’autofocus du Sigma BF nous a positivement surpris par sa vélocité et l’accroche du sujet. Le choix de zone AF est limité à un point précis ou toute la zone de l’écran, il n’y a pas vraiment de juste milieu.

Heureusement, en AF-C, il suffit de taper sur le sujet à l’écran pour que l’appareil le verrouille. Certes, le BF n’est pas taillé pour de la photographie sportive, mais il se débrouille très bien pour saisir les instants du quotidien, aussi fugaces soient-ils.

Sigma BF – 90 mm f/2,8 DG DN Contemporary – 90 mm – 1/500 s – ƒ / 5,6 – ISO 640
Sigma BF – 90 mm f/2,8 DG DN Contemporary – 90 mm – 1/6400 s – ƒ / 2,8 – ISO 400
Sigma BF – 24-70 mm f/2,8 DG DN II Art – 70 mm – 1/5000 s – ƒ / 2,8 – ISO 400
Sigma BF – 17 mm f/4 DG DN Contemporary – 17 mm – 1/100 s – ƒ / 4,0 – ISO 2500

Ici, Sigma a fait un pas de géant par rapport aux Sigma fp et fp L, et les performances AF du Sigma BF nous semblent assez proche de celles du Lumix S5 II.

Réactivité, rafale et rolling shutter

Comme expliqué plus haut, le Sigma BF n’est pas un boîtier pensé pour la photographie de sport ou animalière. Pour autant, en termes de réactivité globale, cet hybride plein format est aussi compact que vif, tant à l’allumage que dans la navigation, notamment dans la consultation des images

Si l’obturateur est techniquement silencieux, on apprécie le petit clic généré par le haut-parleur. Une bonne façon de savoir quand on appuie, car le déclencheur est assez sensible.

Pour des situations exigeant un temps de pose très court, le Sigma BF est capable de monter à 1/25 600 s, une valeur assez élevée pour le mentionner.

Le Sigma BF propose une rafale maximale de 8 i/s avec suivi AE/AF. Celle-ci n’est disponible qu’en obturateur électronique, puisque le boîtier est dépourvu d’obturateur mécanique. On observe un très léger black-out entre les vues, mais rien de rédhibitoire.

Nous avons testé le buffer, et on peut dire que la mémoire tampon du BF – un stockage interne, rappelons-le – est très conséquente, avec plus de 30 secondes sans ralentissement de la rafale, soit plus de 240 images, en DNG + JPEG. D’ailleurs, même après une longue rafale, le boîtier n’est pas paralysé, une très bonne chose. La faible cadence étant ici bien pratique.

Même à 1/25 600 s, impossible de conserver des pales non déformées.

Le capteur du BF étant rétroéclairé, mais pas empilé, et n’ayant pas d’obturateur mécanique, il faudra faire attention au phénomène de rolling shutter, inévitable si le sujet se déplace rapidement (ou en cas de panning très rapide).

Absence de stabilisation

L’un des points faibles du Sigma BF, c’est clairement son absence de stabilisation mécanique. En regardant le capteur à nu et la taille du boîtier, on comprend très vite pourquoi Sigma n’a pas réussi à intégrer une nacelle pour stabiliser le capteur, d’autant que le constructeur ne dispose surement pas (encore) de la technologie nécessaire.

Même si certains zooms en monture L sont stabilisés, comme le Lumix S 24-105 mm f/4 Macro OIS de Panasonic ou certains télézooms de chez Sigma, Panasonic et Leica, ce boîtier sera davantage à utiliser avec des focales fixes, qui elles, ne sont pas stabilisées. Il faudra donc veiller à sa vitesse d’obturation, quitte à augmenter la sensibilité ISO.

Sigma BF – 24-70 mm f/2,8 DG DN II Art – 55.7 mm – 1/13 s – ƒ / 2,8 – ISO 100

Ce sera cependant surtout pénalisant pour faire de la vidéo rapidement, même si le boîtier dispose d’une stabilisation électronique dans certains formats.

Voici une sélection d’images capturées avec le Sigma BF :

Sigma BF – 90 mm f/2,8 DG DN Contemporary – 90 mm – 1/3200 s – ƒ / 2,8 – ISO 160

6K 30p au menu

Le Sigma BF est clairement un appareil plus orienté photo que vidéo, comme en témoigne l’absence de prise micro ou de port HDMI. Pour autant, Sigma semble avoir voulu le doter de fonctionnalités vidéo avancées.

Le BF est capable de filmer jusqu’en 6K 30p sans crop en H.265 et L-Log (disponible sur tous les formats), il en va de même pour la 4K, tandis que la Full HD permet de filmer en ralenti à 120p.

En L-Log, il est possible de visualiser le flux en Rec.709 pour avec un meilleur aperçu de l’exposition de la vidéo, et on retrouve des fonctions inspirées de la Sigma fp, comme les zebras ou les fausses couleurs, afin de vérifier l’exposition. Celles-ci seront d’autant plus utiles qu’aucun Waveform n’est disponible à l’affichage. On a même la possibilité de régler la vitesse avec l’angle d’obturation plutôt que la vitesse, avec la possibilité de fixer l’angle maximum.

Sigma BF : qualité vidéo

En 4K et Full HD, il est possible d’opter pour un recadrage APS-C, entraînant un crop de 1,57x. À noter qu’en vidéo, la sensibilité de base est de 320 ISO, et même de 1250 ISO en L-Log.

Une stabilisation électronique est disponible sur tous les modes, sauf la 6K, avec un léger crop de 1,25x. Couplé au crop APS-C en 4K et Full HD, cela donne un recadrage 1,96x. Côté audio, le boîtier intègre deux micros sur la partie supérieure mais n’a pas pu prendre en charge notre micro externe via l’interface USB-C.

Lors de rapides tests vidéo, nous avons conclus une chose : si le rendu peut-être très cinématique pour des sujets fixes, et l’appareil placé sur un trépied, la prise de vue en mode Run & Gun est limitée par l’absence de stabilisation. De même, l’autofocus est un peu retrait par rapport à la photo, sans la possibilité de régler sa sensibilité ou sa vitesse.

Autonomie du Sigma BF

Le Sigma BF dispose d’une nouvelle batterie BP-81 de 3300 mAh qui a la forme d’un stick à lèvres. Une capacité étonnante pour une si petite batterie, comparée à ce que peut par exemple proposer Nikon avec la batterie EN-EL15 de 1900 mAh.

Sigma indique toutefois une autonomie de seulement 260 photos (norme CIPA) ou 60 minutes de vidéo. Lors de l’annonce, nous avions trouvé cette autonomie relativement limitée. Malheureusement, dans les faits, le Sigma BF s’essoufle très vite et nous avons souvent dû recharger le boîtier photo en USB-C en pleine journée pour être certain de ne pas être à sec.

Test Sigma BF
Le niveau de batterie s’affiche lorsque l’appareil est en veille

Attention d’ailleurs car un appui rapide sur le bouton d’allumage n’éteint pas le boîtier mais le met en veille, ce qui peut continuer à consommer de l’énergie. Une seconde batterie (159 €) ne sera donc pas de refus si vous êtes un déclencheur acharné.

Connectique : de l’USB-C et pis c’est tout !

Dans sa quête de minimalisme, Sigma opte pour une connectique unique à base d’USB-C. On dispose ainsi d’un port USB-C 3.2 Gen2 (10 Gbit/s) qui servira à la fois à charger le boîtier, à transférer ses fichiers ou à connecter la caméra comme webcam grâce au standard UAC/UVC. On déplore l’absence l’absence de prise micro, ou casque, de port HDMI, ou encore l’impasse faite sur le Wi-Fi ou le Bluetooth. À l’heure où tous les constructeurs proposent une connectivité transparente avec un smartphone, Sigma fait ici le chemin inverse.

Et pas de slot pour carte mémoire également, puisque le boîtier dispose d’une mémoire interne de 230 Go, qui permet, selon Sigma, d’enregistrer plus de 14 000 fichiers JPEG4 300 images RAW non compressées ou 2,5 heures de vidéo 6K.

Dans les faits, ce stockage est suffisant pour de la photo et ressemble à de la mémoire flash. Par contre, elle n’est pas des plus rapides, puisqu’il faut environ 8 minutes pour déplacer 100 Go de données vers son ordinateur. Bon point, le Sigma BF prend en charge l’enregistrement sur SSD… mais pas directement à la prise de vue.

Vitesse du stockage interne : pas des plus rapide, mais suffisant pour l’écriture

Il est donc possible de décharger ses photos (ou de réaliser une seconde copie, le boîtier proposant les deux options) vers un SSD, un smartphone ou bien même un iPad, sans ordinateur. Pour faciliter le visionnage, le boîtier crée un dossier par jour. D’ailleurs, l’interface de visionnage des images dans le boîtier permet rapidement de passer d’un jour à l’autre.

Sigma BF, un boîtier qu’on aime ou qu’on déteste

Avec le Sigma BF, le fabricant japonais propose un boîtier original, très original même (trop original ?). Lors de l’annonce, les commentaires étaient très clivants, avec d’un côté ceux qui trouvaient le boîtier inintéressant, et ceux qui étaient vraiment séduits.

Au termes de ce test, on peut vraiment dire que le Sigma BF est un appareil atypique qui séduit par son design épuré, sa conception aluminium unibody et son approche minimaliste. En se concentrant sur l’essentiel, Sigma propose une expérience photographique unique qui privilégie la simplicité. Et sur le terrain, cela donne une petite touche de créativité supplémentaire, notamment grâce aux rendus colorimétriques proposés par Sigma ; on adore le Teal & Orange.

Bien que limité par l’absence de stabilisation interne, de viseur et de connectivité sans fil, le BF offre une excellente qualité d’image dans un format très compact et avec une ergonomie pensée pour une pratique “posée” de la photographie.

Nous sommes toutefois un peu frustrés que Sigma bride, par moment, son concept de boîtier du quotidien. Ainsi, avec un appareil permettant de se concentrer uniquement sur le rendu des couleurs en interne et sur JPEG, il aurait été, selon nous, plus pertinent d’autoriser le partage sans fil avec un smartphone ou une tablette. Heureusement, l’USB-C est désormais très courant (et obligatoire sur les smartphones récents en Europe).

Test Sigma BF

Le Sigma BF est un appareil photo dit “de niche”, qui a été pensé pour une certaine catégorie de photographes. À le comparer à un Lumix S9, le Sigma BF est en-deça sur tous les points purement techniques… tout en étant affiché 650 € plus cher !

Pour autant, c’est justement cela qui pourrait plaire à certaines personnes lasses de la surenchère technologique. On pourrait ainsi plus facilement le comparer à un Leica, mais plus abordable. Le luxe accessible ? À vous de juger, mais on est en présence d’un véritable “statement” de la part de Sigma, qui ose se démarquer de la concurrence.

En bref, le Sigma BF, on adore ou on déteste. Et chez Phototrend, malgré certains choix techniques, on… apprécie l’audace de faire différement.

Le Sigma BF est disponible dans deux coloris, un modèle argent très visible, et un modèle noir plus discret, au tarif de 2349 € nu. Il est aussi proposé en kit avec le Sigma 35 mm f/2 DG Contemporary pour 2949 €.

L’appareil est disponible chez Digit-Photo, PanajouMiss NumériquePhoto-UniversIPLNPhox et dans les boutiques spécialisées.

Test Sigma BF au Japon : un boîtier design, mais est-ce suffisant ?
Fabrication / finitions
9.7
Ergonomie
7.2
Qualité d'image
9
Montée en ISO
8.8
Efficacité de l'autofocus
8.2
Fonctionnalités
7
Vitesse en rafale
6
Capacité du buffer
9.1
Autonomie
7
Vidéo
7
Rapport qualité-prix
7.2
Points forts
Design très élégant
Interface très travaillée
Bonne gestion de la sensibilité
Très bonne qualité d'image
Excellente mémoire tampon
Bon suivi autofocus
Stockage interne
Prise de risque
Points faibles
Ergonomie déroutante
Prise en main compliquée avec des objectifs un peu imposants
Capteur non stabilisé
Aucun support de stockage externe, ni de connexion sans fil
Absence de viseur électronique et écran non orientable
Pas d'obturateur mécanique
Rapport qualité/prix en retrait
8
sur 10
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  1. 2400 balles -sans objo- pour littéralement un smartphone (ergonomie inexistante, pas d’EVF, pas d’obturateur mécanique) mais avec un capteur plein format. 100% Sigma cible plutôt les techbros que les photographes.

    1. Quelqu’un qui utiliserait un téléphone pour faire selon lui de la photographie n’aurait rien à faire sur ce site. 🙂

      Ce SIGMA n’a rien d’un « smartphone » et ne peut susciter QUE de l’intérêt pour ceux (comme moi) qui ont eu des APN Sigma (pour ma part SD1 Merrill, DP2, DP3 Merrill et DP2 Quattro). Ces boitiers sont attachants, différents de tout ce que l’on trouve, délivrent des clichés de tes grandes qualités quand on sait les utiliser pour ceux qu’ils sont faits, avec leurs « défauts » .

      Plaquer sur ce boitier un objectif d’un kilo et se plaindre de l’absence de stabilisation est juste aberrant , pourquoi pas un 600 ?

      Plus personne n’est fichu de faire de la photo sans des assistances prenant tout en charge et exonérant les vrais photographes de composer cadrer, régler et utiliser leur boitier en faisant fonctionner leurs neurones. Il est vrai que nous sommes dans un monde où on chasse l’effort ..

      Ce nouveau boitier SIGMA avec l’objectif qu’ils proposent n’est pas destiné à des mitrailleurs. On achète en fonction de sa pratique.

      Quand je pense que j’utilisais des pellicules de 12, 24, 36 poses il y a 45 ans et ne dépassait jamais les 400 ISO/ASA .. , je développais avec soin et évidemment, il n’y a fait aucune stabilisation etc ..la photo est devenue essentiellement de la comparaison de caractéristiques techniques et on est jamais content, tout ça la plus part du temps pour prendre mémé ou le chat en photo 🙂

      Il suffit de regarder les clichés de ce test , ouvrir les yeux pour constater , comme toujours avec les boitiers et objectifs SIGMA , que c’est du bon matériel.

      Quant à Leica, pour avoir un Q3, on paye la marque, c’est évident. Il n’y a qu’à comparer les résultats photos en « aveugle » d’un boitier SL et son cousin Lumix pour s’en rendre objectivement compte .

      De manière générale, et c’est vrai pour tout, il n’y a rien de « cher » soit on a les moyens et on est intéressé et on achète soit on passe son chemin. 2400 euro au regard d’un « smartphone » jetable à 1500 euros, c’est pas « cher »

      1. La raison pour laquelle je compare ça à un smartphone, c’est que, taille de capteur mis à part, l’avantage d’un appareil dédié par rapport à un smartphone c’est son ergonomie, son viseur, son obturateur mécanique. Ici on a un APN où on peut quasi rien régler à l’aveugle puisque dépendant d’un affichage, avec une seule molette pour tout régler, pas de viseur (le Ricoh GR est très bien sans mais il est largement plus compact et discret), pas d’obturateur mécanique (donc autant dire que faudra pas trop que ça bouge non plus si on veut éviter le rolling shutter). Comme si pour Sigma, la seule différence entre un smartphone et un APN aujourd’hui c’était la taille du capteur.

        J’ai pas compris ta diatribe sur la stabilisation puisque j’en ai pas parlé.
        Et la qualité du capteur du boitier on s’en tamponne, aujourd’hui tous les capteurs sont bons pour 99% des photos.

        Et puisque tu parles du Leica Q, je pense que tu passes à côté de l’avantage majeur du boitier. Tu n’as absolument aucun concurrent sur le marché sur le même segment. Ce qui s’en rapproche le plus (pour avoir longuement cherché) c’est un Sony A7C couplé à un 28mm F/2 et ça reste un cran en dessous (sauf pour le capteur).

        Enfin, faire de l’absolutisme sur les prix, c’est vraiment un truc de privilégié. Quand un truc est « cher », ça veut de fait dire « cher pour la plus grosse partie de la population ». Evidemment qu’un nanti en a rien à secouer de mettre 6000 balles dans un boitier mais son référentiel n’est pas représentatif.

    2. Tu n’as même pas essayé ce boîtier, et pour avoir à la fois le Leica Q3 43 et le Sigma BF, je peux te dire qu’ergonomiquement, le BF est 100 fois meilleur que le Leica.
      En plus, le Leica est d’une lenteur incroyable, ce qui, à ce prix-là, frôle l’insulte. Dès que je trouve un acheteur, je vends le mien.

      1. On t’a reconnu Mickaël du service RP de Sigma France.

  2. Et comparer ça à un Leica c’est scandaleux. On peut aimer ou pas Leica et ses tarifs stratosphériques compte tenu des technos embarquées MAIS leurs boitiers sont toujours pensés pour la pratique photo. Ici on a juste un bloc en alu avec un design sympa mais dont absolument aucune feature n’est faite pour les photographes.

  3. Franchement il est classe ,pour photographier dés narcissiques dans la rue il est top à mon avis.
    Après,pour le reste c’est comme beaucoup d’appareils photo pour handicapés, il y a plein d’assistance à tous ,comme chez beaucoup et de plus de consommateurs pardon constructeurs ,faut croire que les appareils photo pallient de plus en plus à la paresse ou au manque de dextérité des photographes, vivement qu’ils fassent la même chose avec les guitares je m’y remet demain, nan mais sérieux.
    Ok il est beau il faut de belles photos,mais à quand un appareil photo sans trop de prothèses cérébrale,qui permette à l’imaginaire de s’exprimer,pas qu’il soit déjà suggérer par un simulateur,(simulateur le pied).
    Et avec svp un résultat qui soit aussi qualitatif qu’une pellicule, en monochrome par exemple,et avec une pré configuration du choix de la pellicule avec ,svp le rendu avec différents révélateurs.
    Sans vidéo,grande dynamique de capteur bien entendu.
    Et la ouhais, je vous en prend un.

    1. Je precise,le rendu,ou oui simulation de films(avec différents rendus en fonction de la pellicule et du révélateur utilisé ,il serait visible non pas à la prise de vue ,mais uniquement en écran.)bon ok les profanateurs , je vais continuer de rêver

    2. Si tu veux quelque chose qui ressemble à l’argentique, tu ne crois pas que tu pourrais simplement faire de l’argentique ? Vouloir reproduire artificiellement un procédé juste par nostalgie, alors qu’il n’est absolument pas adapté à la technologie en question, c’est juste complètement ridicule. Oui, le numérique ne fonctionne pas comme l’argentique, mais personne ne t’oblige à l’utiliser. Oui, les constructeurs ont développé plein d’outils et d’aides : autofocus, suivi, rafale, etc. Mais encore une fois, qui t’oblige à les utiliser ? Bref, tu passes juste pour un vieux réac frustré

      ps : on comprend la moitié de ce que t’as écrit.

      1. Merci pour ton jugement ,il est expéditif ,ta compréhension partiel de ce que j’ai pu écrire y est sans doute pour beaucoup ,mon style peut être également ,ma prose te semble flou ?oui sans doute ,ou simplement ton avis de tes propres émotions ce sont projetter sur mon texte .(une mauvaise journée?)
        J’aurai peut être du developper un peu plus.
        L’argentique ,bon oui je l’ai laisser de coté ,je suis peut être le seul à mesurer l’urgence de notre époque ,ainsi que le rôle que la photographie y joue ,bien entendu j ‘plaisante il y plus calé que moi sur le sujet .
        Néanmoins ,je n’adhère pas trop à l’idée que l’artiste ai le temps ,personnellement je ne suis pas artiste et ma profession ne me laisse pas beaucoup de temps ,en tous cas pas suffisamment ,je ne suis pas riche ,le cout de l’argentique en temps et en argent n’est pas à ma porté ,alors oui ,j’ai à essuyer les insultes d’un petit bras ,tu bosses dans quoi déjà trolli?t’es technicien de surface en photographie?Et oui ,et comme consommateur de matériel photographique j’estime avoir le droit à cet endroit d’exprimer mes déceptions sur le matériel photographique à m portée financière ,mais t’inquiètes ,je pense de plus en plus à investir chez Leica ,ils ont le matériel qui me correspond ,la j’ai une Gibson LP et je prévois d’investir dans une ES335 ,mais t’as raison c’est des trucs de vieux ,t’es trop jeune pour connaitre .

  4. My 2Cent

    Ça fait deux semaines que j’ai le boîtier en noir avec le 50mm f/2.

    Franchement, je le trouve top, et pourtant j’en ai des boîtiers : Q3 43, S9, Zf, OM3, A7C II, Z6 III, Z8, R5 II.

    Je le préfère, et de loin, au S9, au Zf et Q3 43. Pourtant, j’aime utiliser le viseur, mais ce boîtier a quelque chose. Quand on l’a en main, il donne vraiment envie de prendre des photos. Il a un charme, une ergonomie, une simplicité qui le rendent très attachant.

    J’adore aussi la possibilité de changer les presets photo (recettes, LUTs… appelez ça comme vous voulez) en direct. On peut le faire aussi avec le S9, certes, mais sur le BF, c’est encore plus simple. Ce n’est pas illimité, mais c’est super intuitif. L’OM3 propose aussi cette fonction, et j’aime beaucoup.

    L’absence de stabilisation IBIS ne me gêne pas personnellement, sauf peut-être en AF-S dans des conditions de très faible luminosité avec des sujets statiques. En usage normal, même en AF-S, j’ai très peu de flous de bougé.

    Niveau prise en main, je le trouve excellent. Je ne ressens pas du tout le besoin de lui ajouter un grip.

    Je l’ai essayé avec des optiques manuelles comme le Voigtländer APO Ultron 90mm f/2, et le mode manuel fonctionne aussi bien que sur tous les autres boîtiers que je possède.

    L’autofocus m’a franchement impressionné. Ce n’est pas un R5 II, évidemment, mais j’ai fait la comparaison avec le combo R5 II et 50mm f/1.4 VCM : la vitesse d’acquisition du point et la précision sont vraiment bonnes. Même par rapport au S9 que j’ai encore, ou aux anciens Panasonic S5 II que j’ai possédés, ce boîtier est au-dessus à mes yeux. Je préfère même son autofocus à celui de Nikon, c’est dire.

    Honnêtement, je regrette un peu l’achat du Leica Q3 43. Il est d’une lenteur… C’est vrai que l’optique est excellente, mais l’ensemble est trop lent pour moi. Du coup, j’aurais préféré avoir le BF avec un capteur de 60 mégapixels.

    Personnellement, je change l’ouverture directement sur l’objectif, je règle juste la vitesse (sauf en mode priorité ouverture), et j’adore le fait que, lorsqu’on fait le point, on peut ajuster la compensation d’exposition facilement.

    Bref, j’adore ce boîtier. C’est vraiment mon coup de cœur !