Explorer la période charnière qui mène de la fin du lycée à l’entrée dans la vie active. C’est le fruit du travail d’Antoine Martin, tour à tour acteur et témoin de ce récit photographique. Son premier livre Quand je serai jeune fait actuellement l’objet d’une campagne de financement participatif. Un vent de liberté accompagne ce plaidoyer pour les relations amicales et le lien social, en miroir avec les restrictions que subit la génération actuelle.

Quand je serai jeune : une réflexion sur toute une génération

Jeune photographe indépendant, Antoine Martin a déjà exposé ses projets à Paris et Toronto. Membre de l’agence Hans Lucas, il a reçu en 2019 le Prix du Public – Grand Prix du photo-reportage Paris Match pour son photoreportage MMA. Son premier livre Quand je serai jeune est pensé comme un plaidoyer en faveur de l’amitié et des relations fraternelles qui nourrissent cette période fondatrice. À l’heure du tout-numérique et des restrictions sanitaires, il rappelle l’importance du lien, pour se construire et expérimenter cette tranche de vie.

L’histoire se passe en France, mais elle reflète la jeunesse à une échelle plus large et une histoire d’amitié universelle. Durant 3 ans, le jeune photographe a emporté son appareil photo argentique 35 mm au gré de son quotidien avec ses amis, en y portant un regard authentique. S’y dégagent des thèmes tels que l’apprentissage de soi, l’insouciance, les antagonismes entre jeunesse et vie adulte.

Mais c’est également une génération qui se raconte, prenant le contre-pied de l’image véhiculée par un système qui les caricature. Pour cela, Antoine Martin emploie à son tour la caricature, mais sous ses traits se dissimulent des êtres multiples, avec de nombreuses aspirations, caractères, et différences.

« Commençons par le récit, celui d’une poignée de jeunes gens, dans cette courte période où ils quittent le lycée avant d’entamer « la vraie vie » ou ce que d’autres nomment pléonasme criant ou métaphysique impeccable, « la vie active ». Comme si ce qui précédait n’était qu’une introduction, un échauffement avant le grand saut ; comme si la jeunesse n’était peuplée que d’homoncules capables de mouvements imperceptibles sans grand impact sur une partition humaine. Somme toute, et à en croire ces dires, ce récit n’aurait rien de fascinant, nous voudrions entendre la vraie histoire, l’histoire active par ceux qui font varier la musique. »Mathieu Pennella.

Décortiquant l’adage « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait », Antoine Martin et Mathieu Pennella montrent que les frontières sont plus brouillées qu’on veut bien le croire. À travers son récit photographique, Antoine Martin se fait l’écho de toute une génération et fait souffler un vent de liberté sur cette tranche de vie suspendue.

Festival de musique, Paris, 2019. © Antoine Martin

© Antoine Martin

© Antoine Martin

Jessy dans le airbnb, Lacanau, 2020. © Antoine Martin

« La Colline », Sucy en Brie, 2019.© Antoine Martin

L’ouvrage de 160 pages, au format 19 x 24 cm est composé d’une centaine de photographies. Celles-ci sont accompagnées des textes de Mathieu Pennella, jeune auteur ayant publié notamment un roman d’anticipation aux Éditions du Panthéon. Quand je serai jeune sera un ouvrage bilingue, pour mener une réflexion plus abordable sur la jeunesse, ses espoirs, aspirations, actes et pensées, et sur l’entrée dans la vie active.

Afin de financer l’ouvrage, Antoine Martin a lancé une campagne de financement participatif via la plateforme Kickstarter. Cette dernière est ouverte jusqu’au 17 mars 2021. Une contribution de 25 € vous permettra de recevoir l’ouvrage au format ebook – et au format papier pour tout don supérieur à 50 €. Si l’objectif de cette campagne, fixé à 10 000 €, est atteint, l’ouvrage sera tiré par l’imprimeur Escourbiac.

Pour découvrir l’ensemble des séries d’Antoine Martin, rendez-vous sur sa page Hans Lucas.