Avec « D’après Nature » de Jean Gaumy, la galerie Sit Down place son exposition de rentrée sous l’égide d’une photographie de paysage exigeante. Réalisée à la fin des années 2000 dans le Piémont, la série présentée ici est composée d’images noir et blanc à l’esthétique propre à Jean Gaumy, où la beauté de territoires inhabités, voire inhospitaliers, se cache dans la répétition de motifs dotée d’une certaine abstraction. À découvrir en entrée libre jusqu’au 13 avril 2024.
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Baptiste est photographe et écrivain. Il apprécie particulièrement la photographie sociale et documentaire, ainsi que les pratiques contemporaines de la photographie qui cassent les codes du genre.
Pour sa première exposition de 2024, la MEP accueille entre ses murs « Extérieurs », une exposition qui rassemble près de 29 photographes autour de la figure littéraire Annie Ernaux, les fragments de son Journal du Dehors en face de tirages issus de la vaste collection de la MEP. À découvrir jusqu'au 26 mai 2024.
Alors qu’il vient juste d’annoncer son retrait du terrain, Sebastião Salgado est exposé jusqu’au 16 mars à la Galerie Polka, avec la 2e partie de son "Magnum Opus".
La Galerie Polka poursuit l’exposition du travail de Nick Brandt avec la présentation de SINK/RISE, troisième chapitre de The Day May Break, projet au long cours du photographe sur les conséquences de la crise climatique sur l’environnement.
La nouvelle est tombée dans le quotidien britannique The Guardian : Sebastião Salgado, tout juste âgé de 80 ans, annonce prendre sa retraite. Disons plutôt qu’il se retire du terrain, puisqu’il reste l’éditeur de l’œuvre de toute une vie qui, il y a quinze ans, comptait près de 500 000 œuvres ; et les projets qui arrivent dans les prochains mois ne vont pas indiquer le contraire.
Jusqu’au 2 mars 2024, différents lieux culturels de Brest accueillent le festival Pluie d’Images, destiné à promouvoir plusieurs photographes contemporains sous une thématique commune. Sobrement et simplement intitulée « 15-25 », cette édition met la jeunesse et sa représentation à l’honneur à travers le travail de cinq artistes : Morgane Delfosse, Gwenvaël Enger, Daniel Molinier, Margaux Olivré et Patrice Terraz. Tour d’horizon de leurs expositions respectives.
Il fait nul doute : la photographie de mode, longtemps considéré comme un genre mineur ou un gagne-pain, a depuis quelque temps trouvé toute sa place dans les musées. C’est ce que confirme le Musée de la Photographie de Charleroi en invitant Peter Knapp entre ses murs, pour une rétrospective concentrée sur ses années de création entre 1965 et 1980, à découvrir jusqu’au 26 mai 2024.
Depuis les années 1970, Stéphane Duroy dresse un portrait complexe de l'Europe et de ses habitants ; d’abord par le reportage lorsqu’il était à l’agence Sipa, pour ensuite s'approcher d’une démarche davantage documentaire voire conceptuelle. Son travail fait l'objet d'une exposition inédite jusqu’au 23 février 2024 à la Galerie VU’, à Paris – en parallèle d'un nouvel ouvrage de la collection Photo Poche paru aux éditions Actes Sud.
Leurs photographies étaient conservées dans les Archives diplomatiques françaises, elles sont aujourd’hui exposées au Jeu de Paume de Tours : les photographies de la Chine d’Hélène Hoppenot et d’André Travert sont à y découvrir jusqu’au 26 mai 2024. À travers leur regard, transparaissent les profondes mutations que le pays a traversé, des années 30 aux années 70.
Le Grand Palais éphémère expose « i need to live » du photographe contemporain Juergen Teller. Que ce soit par la scénographie ou la sélection des images, cette exposition se démarque singulièrement et propose un vaste aperçu du travail considérable de Juergen Teller, avec près de 700 tirages, 300 documents et 5 films.
Le Fotomuseum d’Anvers expose jusqu’au 10 mars 2024 une impressionnante sélection des photographies de James Barnor – qu’on avait déjà pu découvrir durant l’édition 2022 des Rencontres de la Photographie d’Arles. « Studio of Life » retrace l’ensemble de sa carrière, et plus particulièrement son travail de portraitiste dans son pays d’origine, le Ghana.
On le connaissait pour ses clichés de célébrités, on le redécouvre aujourd’hui avec ses photographies d’une Amérique mise à l’arrêt par la pandémie de Covid. Brian Bowen Smith est exposé à la Polka Factory avec sa série « Drivebys », un road trip photographique à découvrir jusqu’au 13 janvier 2024.
La Galerie les Douches expose jusqu’au 24 février « Je veux voir de l’art », une sélection de l’impressionnante et singulière collection de Christian Bouqueret, galeriste décédé il y a dix ans. Sous l’égide d’Éric Rémy, son compagnon et commissaire de cette exposition, nous pouvons ainsi découvrir un ensemble de photographies articulé autour de thématiques qui préoccupaient Christian Bouqueret.
Depuis sa création, le Prix Françoise Demulder récompense le travail et le parcours de deux femmes photographes de presse dans le cadre du Festival international Visa pour l’image. Cette année, ce sont deux projets singuliers qui ont été récompensés : celui de Juliette Pavy, « Sous la glace de l’Arctique, le mercure », et celui de Mahé Elipe, « Celles qui sèment la lutte ». Coup d’œil sur leurs démarches résolument politiques.