Et de 3 ! Après des mois de suspense, de rumeurs et de teasers, DJI dévoile son nouveau drone haut de gamme. Le DJI Mavic 3 – et sa déclinaison DJI Mavic 3 Ciné viennent succéder aux très populaires DJI Mavic 2 Pro et Mavic 2 Zoom, lancés il y a 3 ans. Au menu, une fiche technique ultra-fournie : capteur 4/3, autonomie de 46 minutes, portée de 15 km, vidéo 4K 120p et 5,1K 50p, Apple ProRes pour la version Ciné… Décryptons ensemble toutes les caractéristiques de ce nouveau duo de drones.

DJI Mavic 3 et Mavic 3 Ciné : ils sont enfin là !

Pluie de nouveautés chez DJI. Après sa nouvelle caméra Action 2, lancée la semaine dernière – et une caméra professionnelle stabilisé Ronin 4D – le géant chinois de Shenzhen lance (enfin !) son nouveau drone haut de gamme.

Il faut dire que les Mavic 2 Pro et Mavic 2 Zoom, malgré d’évidentes qualités, commencent à dater un peu. Pour mémoire, ils ont tous deux été lancés en 2018 – une éternité dans le monde de la tech. Après des mois de suspense, liées notamment à la pénurie de composants engendrée par la reprise post-Covid, DJI dévoile donc son drone DJI Mavic 3.

Ce dernier se décline en 2 versions : Mavic 3 et Mavic 3 Ciné. Cette version « Ciné » se distingue en supportant l’Apple ProRes 422, et en étant pourvu d’un SSD interne de 1 To.

En revanche, tous deux partagent la même fiche technique, centrée autour d’une nouvelle double-caméra fournie par Hasselblad, utilisant (entre autres) un capteur 4/3.

Voici les caractéristiques détaillées du DJI Mavic 3 : 

  • Bras repliables : Oui
  • Poids : 900 grammes
  • Dimensions du drone :
    • 221×96,3×90,3 mm (replié, sans hélices)
    • 347,5×283×107,7 mm (déplié, sans hélices)
  • Diagonale : 380,1 mm
  • Vitesse maximale :
    • Mode Normal : 16 m/s (57,6 km/h)
    • Mode Sport : 21 m/s (75,6 km/h)
    • Mode Ciné : 5 m/s (18 km/h)
  • Vitesse ascensionnelle maximale :
    • Mode Normal : 6 m/s
    • Mode Sport : 8 m/s
    • Mode Ciné : 1 m/s
  • Vitesse descensionnelle maximale : 
    • Mode Normal : 6 m/s
    • Mode Sport : 8 m/s
    • Mode Ciné : 1 m/s
  • Module caméra : Hasselblad L2D-20c 
    • Caméra principal : capteur 4/3, 20 Mpx, optique équivalent 24 mm, f/2,8-11, VDAF
    • Caméra secondaire : capteur type 1/2 pouce, 12 Mpx, optique équivalent 162 mm, f/4,4
  • Résolution vidéo :
    • 5,1K 50/48/30/25/24p
    • 4K DCI ou UHD 120/60/50/48/30/25/24p
    • Full HD : 200/120/60/50/48/30/25/24p
  • Codecs vidéo : 
    • Mavic 3 « standard » : H.264 ou H.265
    • Mavic 3 Ciné : Apple ProRes 422 HQ
  • Taille maximale photo : 5280 × 3956 pixels
  • Format photo : JPEG et RAW
  • Inclinaison nacelle : 90° vers le bas, 35° vers le haut
  • Batterie : 5000 mAh
  • Durée maximale de vol : 46 minutes (mesuré en vol à 32 km/h dans des conditions sans vent, sans détection d’obstacles)
  • Température de fonctionnement : -10°C à 40°C
  • Portée maximale : 15 km (bridée à 12 km sur la version européenne)
  • Détection d’obstacles : omnidirectionnelle
  • Positionnement : GPS, Glonass, Beidou
  • Transmission : Ocusync 3+
  • Stockage interne :
    • Mavic 3 « standard » : 8 Go + slot microSD
    • Mavic 3 Ciné : SSD 1 To + slot microSD
  • Emplacement micro SD : UHS-I, 2 To maximum.

Nouvelle double-caméra Hasselblad L2D-20c

Le nouveau drone Mavic porte-étendard de DJI se distingue de ses prédécesseurs (et de tous ses concurrents) en optant pour un double-module caméra, offrant à la fois un grand-angle et un téléobjectif. Un point que l’on retrouve sur de (très) nombreux smartphones, mais une vraie première sur un drone, où chaque gramme supplémentaire a une incidence sur l’autonomie en vol. À la clé, une polyvalence inégalée.

Comme sur les précédents drones de la marque, le module caméra prend place sur une gimbal stabilisée mécaniquement sur 3 axes (tilt, roll, pan). La nacelle peut être inclinée à 90° vers le bas et à 35° vers le haut, offrant une grande flexibilité. Elle peut également tourner vers la gauche ou vers la droite sur 5°.

Capteur principal 4/3 de 20 Mpx et objectif grand-angle

Conçu par Hasselblad, ce double-module photo/vidéo se compose d’un capteur CMOS 4/3″ – une première sur un drone grand public, jusque là souvent équipés de capteur 1 pouce. Comptant 20 Mpx, il doit offrir une dynamique exceptionnelle de 12,8 stops. Il est surmonté par une optique 12 mm (équivalent 24 mm en plein format), dotée d’une ouverture pouvant aller de f/2,8 à f/11. Côté autofocus, DJI exploite une technologie nommée VDAF (Vision Detection Auto Focus), qui emploie les capteurs de distance pour accélérer la mesure du point.

Ce capteur « principal » livre des images de 5280 x 3956 pixels. Il offre une plage ISO allant de 100 à 6400 ISO (en photo comme en vidéo), et possède une vitesse d’obturation allant de 8s à 1/8000s. Les images sont disponibles en JPG ainsi qu’en RAW au format DNG. On notera aussi la présence d’un mode panorama, qui permet de capturer des images de 100 Mpx en assemblant automatiquement un grand nombre d’images.

Cappadoce (2021), par Timelab Pro. Pris avec Mavic 3©

Dans tous les cas, l’augmentation de la taille du capteur – et des photosites – est une excellente nouvelle pour les photographes et les vidéastes. On devrait ainsi pouvoir obtenir des images plus détaillées, y compris en basse lumière… ce qu’il faudra évidemment vérifier sur le terrain.

Capteur secondaire de 12 Mpx et téléobjectif 162 mm

Mais le DJI Mavic 3 est aussi muni d’un capteur « secondaire ». À la manœuvre, on retrouve un capteur de 1/2 pouce de 12 Mpx. Il est surmonté par un téléobjectif équivalent 162 mm, ouvrant à f/4,4.

Par ailleurs, le drone est capable d’utiliser les 2 capteurs en même temps, afin de proposer un zoom « hybride » (comme certains smartphones, d’ailleurs). On peut donc obtenir un zoom x28, équivalent 672 mm (!).

Ce télézoom est conçu pour être utilisé en mode « Explore » (et ne peut être utilisé que dans ce mode, d’ailleurs). Il est donc pensé comme une sorte d’aide au cadrage, en permettant de voir rapidement les éléments les plus lointains sans devoir déplacer le drone. Bien sûr, il est possible d’enregistrer des images dans ce mode, mais les options sont limitées : pas de RAW, pas d’utilisation en mode Pro.

En photo, DJI met en avant la technologie Hasselblad Natural Color Solution (HNCS). À la clé, des couleurs plus fidèles, une meilleure restitution des nuances des ombres et des hautes lumières.

Enfin, notons que le drone est fourni avec un jeu de filtres ND, qui viennent s’attacher devant le module caméra grâce à un jeu d’aimants. 2 lots de filtres sont proposés : ND4/8/16/32 et ND64/128/256/512, tous deux proposés au tarif de 149 €.

Vidéo : 5,1K 50p et 4K jusqu’à 120p

En vidéo, le DJI Mavic 3 est particulièrement bien doté. Avec son capteur 4/3 de 20 Mpx, il est capable de livrer des images en 5K (5120 x 2700 pixels) à 50p. On peut aussi filmer en 4K DCI et UHD à 24p et jusqu’à 60p – ce que les vidéastes chevronnés devraient apprécier. Enfin, mentionnons la présence d’un mode de ralenti à 120p en 4K et à 200p en Full HD. De son côté, le téléobjectif est capable de filmer en 4K et en Full HD en 30p.

Sur la version « standard » du Mavic 3, les vidéos sont enregistrées en MP4, avec au choix les codecs H.264 ou H.265.

Le Mavic 3 Ciné, quant à lui, offre une flexibilité inédite. Il est capable de livrer des séquences au format Apple ProRes 422 HQ avec un débit maximal de 3772 Mb/s obtenu en 4K120p, offrant une grande latitude dans l’étalonnage des couleurs en post-production. À cette fin, un mode 10 bits D-Log est également disponible.

Pour gérer ce flux de données ultra-élevé, le DJI Mavic 3 Ciné intègre un SSD de 1 To, là où la version standard se limite à 8 Go de stockage interne. Les deux disposent d’un slot microSD UHS-I permettant d’utiliser des cartes jusqu’à 2 To..

De nouveaux modes de vol et de prise de vue

DJI en profite également pour ajouter de nouveaux modes de prise de vue. On retrouve les habituels modes de HDR, de panoramas et de bracketing d’exposition, ainsi que les « traditionnels » Quickshots, qui permettent de valoriser facilement le sujet de la vidéo en prenant de la hauteur et/ou en tournant autour.

Mentionnons aussi le mode « hyperlapse », qui permet de créer des vidéos en accéléré très impressionnantes grâce à la mémorisation des coordonnées GPS de l’appareil.

DJI inclut également le mode MasterShots. Déjà croisé sur le DJI Air 2S, il permet au drone de planifier automatiquement sa trajectoire de vol, et de filmer le sujet de manière intelligente, avant de créer un petit montage des plans les plus intéressants.

Sans oublier le mode Panorama 100 Mpx mentionné ci-dessus, qui permet de capturer automatiquement des photos panoramiques grâce à la fusion d’un grand nombre d’images.

Du côté des modes de prise de vue, DJI dégaine son outil de planification des vols Waypoints 3.0 (afin de reproduire le même vol). Mais aussi l’ActiveTrack 5.0, qui doit offrir un suivi encore plus précis et performant, même lorsque le sujet est masqué temporairement par un obstacle. Grâce à ses capteurs et à ses nouveaux algorithmes, le drone doit être en mesure d’anticiper plus efficacement les déplacements du sujet.

DJI met aussi en avant un nouveau mode de téléchargement réduit. Au lieu d’exporter tout un clip, on peut ainsi récupérer la partie intéressante. De quoi ménager le stockage de son smartphone et limiter le temps d’exportation. Enfin, un mode QuickTransfer permet de récupérer directement les images du drone, sans liaison avec la télécommande, en exploitant la liaison en Wifi 6.

DJI Mavic 3 : un drone à grande vitesse

Comme ses prédécesseurs, le Mavic 3 est doté de 3 modes de vol : Normal, Ciné et Sport. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ses données de vitesse maximale sont impressionnantes.

En mode Normal, le drone peut atteindre 16 m/s, soit 57,6 km/h. En mode Sport, il est capable de monter à 75,6 km/h. Pour un rendu plus esthétique, le mode Ciné permet de brider la vitesse max à 18 km/h.

Du côté de la vitesse ascensionnelle, même topo. En mode normal, le drone peut monter dans les airs à 6 m/s (21,6 km/h). En mode Sport, on atteint 28,8 km/h, et 3,6 km/h en mode Ciné.

Même chose du côté de la vitesse en descente : 21,6 km/h en mode Normal et en mode Sport, et 3,6 km/h en mode Ciné.

Enfin, le drone est capable de résister à des vents soufflant à 12 m/s (43,2 km/h). Mais dans ce cas de figure, prévoyez une consommation de batterie plus importante.

Selon DJI, la précision du positionnement a été améliorée en vol stationnaire – ce qui devrait être utile en timelapse, notamment. À ce titre, notons que le Mavic 3 est compatible avec les satellites GPS, Glonass et Beidou (mais pas Galileo).

De nouveaux capteurs de détection d’obstacles

Pour éviter au drone d’encadrer la planète, DJI équipe son Mavic 3 d’un système de détection d’obstacles « omnidirectionnel ». Il comporte ainsi 4 détecteurs (2 à l’avant, 2 à l’arrière). Ces derniers sont placés en biais, permettant ainsi au drone de « voir » sur les côtés.

À ce titre, notons que les détecteurs situés à l’avant offrent une portée de 200 mètres (en mode Advanced RTH), et sont donc capables de « voir » le décor bien avant qu’il ne soit à proximité du drone. D’après DJI, tous les capteurs sont beaucoup plus sensibles que par le passé, permettant à l’aéronef d’éviter les obstacles, même en volant sur le côté ou en arrière.

Le DJI Mavic 3 inaugure également un nouveau mode de retour au point de départ, nommé Advanced RTH. Ce dernier se distingue en étant capable de calculer automatiquement le chemin le plus court, le plus sûr et le plus économe en énergie, en prenant en compte la vitesse du vent. D’après la marque, ce nouveau procédé « intelligent » doit offrir plus de sérénité aux télépilotes, qui pourront se focaliser davantage sur la prise de vue.

Notons aussi l’arrivée du système APAS 5.0. Il doit permettre au Mavic 3 de tracer sa route plus efficacement, tout en évitant les obstacles. Il doit aussi se montrer plus fiable dans les environnements dits « complexes », au milieu des arbres, par exemple.

Système de transmission Ocusync 3+

DJI propose également  un nouveau contrôleur de vol nommé DJI RC Pro, compatible avec le Mavic 3 et le Mavic 3 Ciné. La liaison avec le drone se fait grâce au système Ocusync 3+, une nouvelle évolution de l’Ocusync 3 « tout court » lancé avec le DJI Air 2S.

Le système doit ainsi offrir « une transmission vidéo stable, fluide et claire, même dans des conditions difficiles », selon la marque. Et surtout, la retransmission vidéo se fait pour la 1e fois en Full HD à 60p.

Par ailleurs, la portée maximale du drone passe à 15 km, bridée à 12 km sur la version européenne. Rappelons cependant que les règles françaises (et européennes) imposent de garder le drone à portée de vue en permanence – ce qui limite sérieusement son rayon d’action.

Pour plus de sécurité, DJI propose également un accessoire nommé Cellular Transmission Dongle. Il permet au drone de se connecter aux réseaux 4G environnants pour une transmission du signal plus efficace lorsque les interférences (Wifi notamment) sont très importantes – en milieu urbain par exemple. Malheureusement, pour maintenir un poids sous la barre des 900 g, cet accessoire ne sera pas disponible en Europe.

Notons aussi que le drone n’est pas compatible avec le casque FPV Goggles V2, dévoilé lors de la sortie du DJI FPV.

Enfin, comme ses prédécesseurs, le DJI Mavic 3 n’est pas doté du marquage CE (C0, C1, C2…), qui, à terme, sera obligatoire pour tous les drones vendus dans l’UE. Pour en savoir plus n’hésitez pas à consulter notre Mercredi Pratique, où nous examinons en détail ce sujet assez complexe.

MP #206 : conseils et règles à respecter pour faire voler votre drone en toute sécurité

Côté design : dans la droite ligne des derniers drones de DJI

Extérieurement, le DJI Mavic 3 est une fusion entre un Mavic 2 Pro et les derniers drones de la marque, comme l’Air 2S lancé plus tôt cette année.

 

Compte tenu de ses capacités, le drone est toujours remarquablement compact. Comptez 22,1 cm de long, 9,6 cm de large et 9 cm de haut replié. Lorsque le drone est prêt au décollage, il mesure 34,7 x 28,3 x 10,7 cm (hors hélices). Côté poids, comptez 900 grammes au décollage.

Selon les dires de la marque, l’aérodynamisme du drone a été entièrement revu afin de diminuer sa résistance à l’air et ainsi sa consommation de batterie. De même, la structure du corps du drone et ses moteurs ont été améliorés.

Et, last but not least, le design des hélices a été modifié. Le bout s’avère plus souple. À la clé, moins de bruit en vol, et plus de sécurité au sol en cas de chute du drone.

Autonomie : jusqu’à 46 minutes de vol !

Enfin, le DJI Mavic 3 devrait battre de nouveaux records d’autonomie. Il intègre une nouvelle batterie de 5000 mAh, qui doit lui permettre de voler pendant… 46 minutes ! Un vrai bond en avant par rapport à son prédécesseur, le Mavic 2 Pro, avec ses 30 minutes (ce qui n’était déjà pas si mal, loin de là).

Bien sûr, cette durée (théorique) risque d’être inférieure sur le terrain, notamment en cas de fortes rafales de vent – et aussi lorsque vous filmez en 4K ou en 5K. Cependant, cette autonomie améliorée devrait apporter un réel confort aux télépilotes. Vous pourrez ainsi vous concentrer davantage sur le pilotage et la prise de vue, plutôt que de garder constamment un œil sur la jauge de batterie.

Le drone est doté d’un port USB-C, qui peut être utilisé pour la recharge avec le bloc secteur 65W fourni, mais aussi via un kit allume cigare. Comptez environ 96 minutes pour recharger complètement une batterie. Cependant, le drone pourra être rechargé avec un ordinateur ou une batterie de secours – ce qui, sur le terrain, est loin d’être anecdotique. En pack « Fly More », le drone est fourni avec un total de 3 batteries et avec une base de chargement.

Prix et disponibilité du DJI Mavic 3

À peine éclos, il prend déjà son envol. Le Mavic 3 est disponible dès aujourd’hui auprès des revendeurs habituels comme Studio Sport, Digit-Photo ou Miss Numérique avec une livraison prévue autour du 11 novembre 2021.

Comptez 2099 € pour la version « Standard » du Mavic 3. Le drone est accompagné d’une batterie, d’une télécommande RC-N1, d’un chargeur, d’une protection de la nacelle, de 3 paires d’hélices et d’un jeu de câbles.

Comme à son habitude, DJI propose également son Bundle Mavic 3 Fly More. Disponible à 2799 €, il inclut le drone, 3 paires d’hélices, 3 batteries, une station de recharge, une télécommande RC-N1, une protection de nacelle, un jeu de câbles, un jeu de filtres ND (ND4/8/16/32) et un sac de transport en bandoulière convertible en sac à dos.

Enfin, le Mavic 3 Ciné est proposé sous forme d’un pack Premium, au tarif de 4799 €. Il comporte les mêmes accessoires que le Bundle Fly More de la version « classique » du Mavic 3, ainsi qu’un câble de données grande vitesse 10 Go/s.

Notre premier avis sur le DJI Mavic 3

Décidément très en forme, DJI livre une copie extrêmement soignée. Véritable porte-étendard du savoir-faire de la marque, le Mavic 3 vise à rappeler la suprématie de DJI sur le marché des drones civils, même si jusque là aucun concurrent n’était venu le détrôner.

La présence d’un grand capteur 4/3″ devrait procurer un avantage incontestable, avec une meilleure qualité d’image en toute circonstance. Sans oublier le capteur « secondaire » dédié au téléobjectif, qui devrait singulièrement aider au repérage des lieux intéressants situés à une certaine distance. Espérons simplement qu’il ne donnera pas de mauvaises idées aux paparazzis aériens !

Enfin, avec sa version Mavic 3 Ciné, DJI vient chasser sur les terres de ses drones réservés aux professionnels – même si ces derniers peuvent être contrôlés à l’aide de plusieurs télécommandes, ce qui n’est pas le cas avec le Mavic 3. Cependant, la possibilité de filmer en 4K 60p 4:2:2 10 bits en interne avec un drone ultra-léger et compact est une véritable prouesse, qu’il convient ici de saluer.