Mise à jour du 05/05/2021 : le Xiaomi Mi 11 Ultra est maintenant disponible en France au tarif de 1199 €.

Pluie de nouveautés chez Xiaomi. Quelques semaines après l’introduction du Mi 11, le constructeur chinois revient sur le devant de la scène et présente les Xiaomi Mi 11 Ultra, un terminal aux caractéristiques très ambitieuses, notamment sur la partie photo – Xiaomi n’hésitant pas à le comparer à un compact expert. Au terme d’une conférence de deux heures, la marque présente aussi les Mi 11i et Mi 11 Lite, deux terminaux plus abordables. Retour sur leurs différentes caractéristiques.

Xiaomi Mi 11 Ultra : le « smartphone ultime » (selon son constructeur)

Une fois n’est pas coutume, commençons par le modèle le plus haut de gamme de ce nouveau trio. Mettant fin à plusieurs semaines de rumeurs en tout genre, Xiaomi dévoile son nouveau Mi 11 Ultra, qu’elle décrit comme « le smartphone ultime sous Android ». Véritable démonstration de puissance, il se dote d’une fiche technique (presque) sans concession.

Du côté de l’écran, on retrouve un écran AMOLED de 6,81 pouces rafraîchi à 120 Hz, d’une définition de 1440 x 3200 pixels, avec un petit poinçon placé dans le coin supérieur gauche. Ses bords sont légèrement incurvés sur les côtés. En revanche, point de technologie LTPO, qui vient ajuster automatiquement le rafraîchissement de l’écran en fonction de l’utilisation, comme sur les récents Samsung Galaxy S21 Ultra ou OnePlus 9 Pro. On se consolera avec la certification IP 68, qui doit permettre aux smartphone de résister à l’eau et à la poussière.

Côté performances, le Mi 11 Ultra mise sur la puce Snapdragon 888. Gravée en 5 nm, elle doit offrir un excellent ratio entre performances de pointe et autonomie. À ce propos, le terminal embarque une batterie de  5000 mAh. Côté recharge, la firme chinoise embarque la même puissance pour la charge filaire comme pour la charge sans fil (67 W). De quoi redonner des couleurs rapidement au smartphone.

Côté photo, le Mi 11 Ultra met les petits plats dans les grands. En premier lieu, on notera la taille du bloc photo, qui occupe toute la largeur du smartphone.

En second lieu, on remarque la présence d’un petit écran. Ce dernier vient afficher différentes informations (l’heure, le niveau de batterie…) mais peut aussi servir d’écran de contrôle pour les selfies. Un petit détail très judicieux, et qui permettra de capturer des clichés de bien meilleure qualité, en utilisant les optiques dorsales plutôt que le petit capteur situé à l’avant.

À la manœuvre, le Xiaomi Mi 11 Ultra place un capteur Samsung Isocell GN2. Ce dernier ne nous est pas inconnu. Dévoilé début mars par le sud-coréen, il affiche 50 Mpx. Ses pixels mesurent 1,4 µm de côté ; grâce au pixel binning, 4 pixels en 1 sont fusionnés pour des photosites de 2,8 µm. L’optique, composée de 8 lentilles, opte pour une ouverture à f/1,95.

Nouveau capteur Samsung ISOCELL GN2 : autofocus, plage dynamique et détails améliorés

De type 1/1,12 pouce, il mesure 11,4 x 8,6 mm. De par sa taille, il se rapproche dangereusement des capteurs 1 pouce – la taille de référence pour les capteurs des compacts experts, qui mesure 13,2 x 8,8 mm.

D’ailleurs, Xiaomi n’a pas hésité à comparer les performances du Mi 11 Ultra avec le Sony RX100 VII (doté d’un capteur 1 pouce), afin de vanter les mérites de son smartphone. Cependant, une telle comparaison peut paraître légèrement biaisée : les compacts experts n’intègrent pas d’algorithmes de traitement de l’image, laissant au photographe le soin d’opérer cette étape lors du post-traitement.

À gauche, une photo « brute » capturée par le Sony RX100 VII ; à droite, la même scène capturée avec le Xiaomi Mi 11 Ultra

Au-delà du capteur principal, le Xiaomi Mi 11 se distingue en embarquant le même capteur pour le téléobjectif et pour l’ultra grand-angle. On retrouve donc 2 capteurs Sony IMX586 de 48 Mpx, de type 1/2 pouce.

L’ultra grand-angle, équivalent 14 mm, ouvre à f/2,2. De son côté, le téléobjectif est de type « périscopique » (les lentilles étant montées perpendiculairement au châssis pour diminuer l’épaisseur du smartphone). Équivalent 120 mm, il offre ainsi un zoom x5. Cependant, il est à craindre que l’écart entre le zoom « standard » (24 mm) et le zoom x5 (120 mm) ne soit comblé par un zoom numérique, au risque de dégrader fortement la qualité d’image. Pour aller encore plus loin, le Mi 11 Ultra mise sur un zoom « hybride » x10, et un zoom numérique x100, qui n’est pas sans rappeler la fonction « Space Zoom » des derniers smartphones de Samsung.

Étonnamment, le constructeur chinois n’a pas beaucoup développé la partie logicielle de son smartphone. Tout juste saurons-nous que le Mi 11 Ultra dispose d’algorithmes spécifiques pour la photo de nuit, afin de capturer les moindres détails de la scène – y compris lorsque cette dernière est faiblement éclairée. Le terminal embarque également un mode multi-caméra, analogue à l’application Filmic pour iPhone.

Côté vidéo, le Mi 11 Ultra doit être capable de filmer en 8K à 30 fps, en 4K à 60 fps et en slow-motion jusqu’à 1920 fps avec toutes les optiques.

À noter que Xiaomi a également présenté son Xiaomi Mi 11 Pro, qui repose sur une base technique assez similaire (sauf au niveau des optiques dites « secondaires »). Contacté par nos soins, Xiaomi nous a confirmé que ce modèle sera réservé à la Chine.

Xiaomi Mi 11i : 108 Mpx et écran plat

Aux côtés de la version « Ultra », Xiaomi présente également une curieuse déclinaison « i ». Ce nouveau Xiaomi Mi 11i reprend bon nombre de caractéristiques du Mi 11 « tout court », annoncé en février dernier. On retrouve le même processeur haut de gamme Snapdragon 888.

Mais aussi le même capteur principal : ce dernier n’est autre que le Samsung Isocell HM3, de type 1/1,33 pouce, et comptant 108 Mpx – que nous avions croisé lors de notre test du Samsung Galaxy S21 Ultra. Ce capteur permet au Mi 11i de filmer en 8K à 30 fps, et en 4K à 60 i/s.

La vraie différence entre le Mi 11 « tout court » et le Mi 11i se situe au niveau des optiques « secondaires ». Ainsi, l’ultra grand-angle (16 mm, f/2,2) est propulsé par un capteur de seulement 8 Mpx. Il est donc à craindre que ses performances ne soient en net retrait par rapport au capteur principal – mais aussi par rapport à l’UGA du Mi 11.

Enfin, le Mi 11i (comme le Mi 11) brille par l’absence de télézoom. Pour compenser, le terminal embarque une optique macro (équivalent 50 mm) ouvrant à f/2,4. Elle est propulsée par un très petit capteur (type 1/5,0 pouce) de 5 Mpx.

Par ailleurs, l’autre grande différence entre le Mi 11 et le Mi 11i se situe au niveau de l’écran. Ici, point d’écran aux bords incurvés, mais une dalle plus simple, plus plate, d’une définition de 2400 x 1080 pixels. Elle propose cependant un taux de rafraîchissement de 120 Hz, et est compatible avec la norme HDR10+.

Sur le terrain de l’autonomie, le Mi 11i opte pour une batterie de 4520 mAh, compatible avec la charge rapide (filaire) à 33 W.

Xiaomi Mi 11 : un smartphone (presque) abordable doté d’un capteur photo de 108 Mpx

Xiaomi Mi 11 Lite : la version colorée et abordable

Last but not least, Xiaomi a dévoilé une déclinaison « Lite » de son Mi 11. Destinée à une cible plus jeune, elle opte pour une fiche technique peut-être moins fournie, mais elle présente des arguments intéressants.

Ainsi, ce smartphone se distingue par sa grande finesse : seulement 6,81 mm d’épaisseur et 159 grammes sur la balance. Une prouesse que l’on aimerait voir plus souvent, et pas seulement sur les appareils d’entrée de gamme.

Malgré cette grande finesse, le Mi 11 Lite embarque une batterie de 4250 mAh, qui devrait lui fournir une autonomie confortable (sur le papier tout du moins).

Côté photo, le Mi 11 Lite se montre assez différent de ses frères. Ainsi, il mise sur un capteur principal Sony IMX686. De type 1/1,17 pouce, il compte pas moins de 64 Mpx. Grâce au pixel binning, ses photosites atteignent 1,4 µm. L’optique, équivalent 26 mm, ouvre à f/1,8.

On retrouve évidemment un module ultra grand-angle, équivalent 14 mm, ouvrant à f/2,2. Afin de compresser les coûts, Xiaomi a opté pour un capteur de très petite taille : de type 1/4 pouce, il risque de se montrer peu à l’aise pour les clichés nocturnes.

Enfin, cette version « Lite » fait l’impasse sur le téléobjectif. À la place, elle intègre un objectif « macro » ouvrant à f/2,4, propulsé par un petit capteur de 5 Mpx – dont la taille demeure inconnue.

En vidéo, point de 8K – réservée aux modèles plus haut de gamme. Ainsi, le « petit frère » doit se contenter de la 4K à 30 i/s. Pour une cadence d’images plus élevée, il faut se diriger vers la Full HD (30, 60 ou 120 i/s).

Du reste, le Xiaomi Mi 11 Lite intègre un écran de type « 2,5D », dont les bords sont très légèrement biseautés. Cette dalle est de type AMOLED – un point suffisamment rare pour un modèle d’entrée de gamme. Mesurant 6,55 pouces de diagonale, elle possède une définition de 1080 x 2400 pixels et est compatible HDR10+.

En dernier lieu, on notera sa puce Snapdragon 780G. Récemment dévoilée par Qualcomm – et compatible 5G –, cette puce de milieu de gamme devrait s’avérer très équilibrée. Peut-être un peu moins puissante qu’un Snapdragon 888, elle devrait cependant se montrer plus respectueuse de l’autonomie du smartphone.

À noter cependant qu’une variante du Xiaomi Mi 11 Lite sera proposée à un tarif inférieur, mais fera l’impasse sur la compatibilité 5G en intégrant un processeur Snapdragon 732G.

Prix et disponibilité des Xiaomi Mi 11 Lite, Mi 11 Pro et Mi 11 Ultra

Contactée par la rédaction de Phototrend, la marque chinoise nous a indiqué une disponibilité des Xiaomi Mi 11 Lite et Mi 11 Lite 5G « d’ici les prochains jours ». Du côté des tarifs, le Mi 11 Lite est disponible à partir de 349 € pour la version 5G, et de 299 € pour la version 4G.

De son côté, le Xiaomi Mi 11i sera disponible plus tardivement, sans plus de précisions. Son tarif devrait démarrer à 649 €.

Enfin, le Xiaomi Mi 11 Ultra à la fiche technique la plus fournie, est proposé au tarif de 1119 €.

Pour mémoire, le Xiaomi Mi 11 est proposé au tarif de 799 €.

Notre premier avis sur les Xiaomi Mi 11 Lite, Mi 11 Pro et Mi 11 Ultra

Plus rien ne semble arrêter Xiaomi. Bien décidée à se mesurer (et à détrôner) les mastodontes du secteur – Samsung en tête – la marque chinoise dévoile une armada de smartphones aux caractéristiques alléchantes.

La version Ultra est assurément la plus intéressante. Le petit écran situé à l’arrière est original, et devrait faciliter la capture de selfies en tirant parti des performances des optiques dorsales – autrement plus performantes que le capteur situé à l’avant.

On apprécie aussi l’utilisation de 2 capteurs identiques (et de bonne facture) pour l’ultra grand-angle et le téléobjectif. En effet, bon nombre de smartphones avaient une certaine tendance à sous-équiper les optiques « secondaires », créant ainsi un net écart avec les performances du capteur dit « principal ». En revanche, la comparaison avec un compact expert comme le RX100 VII paraît légèrement saugrenue, tant les différences de technologies sont prononcées.