Lancé en février 2026, le Samsung Galaxy S26 Ultra est le dernier smartphone porte-étendard du géant sud-coréen. Il mise sur une fiche technique musclée, comme en témoigne son capteur principal de 200 Mpx, tout en reprenant de nombreux ingrédients de ses prédécesseurs. Il tente de se distinguer avec son écran Privacy Display, et par une intégration toujours plus poussée de l’IA.
Sur le terrain, quelle qualité d’image pouvons-nous obtenir ? Est-il de taille à lutter contre une concurrence de plus en plus affûtée ? Pour le savoir, nous l’avons utilisé au quotidien pendant trois mois. Voici notre test complet du Samsung Galaxy S26 Ultra.

Sommaire
- Samsung Galaxy S26 Ultra : une concurrence exacerbée… sauf aux États-Unis
- Design et finitions : rien ne change, ou si peu
- Privacy Display : une fonction géniale… mais perfectible
- Un matériel premium à tout point de vue (ou presque)
- Samsung Galaxy S26 Ultra : quatre objectifs pour une belle polyvalence
- Capteur principal 200 Mpx : très bien de jour, passable de nuit
- Ultra grand-angle : égal à lui-même
- Téléobjectif 3x : un rendu des détails peu élevé
- Téléobjectif 5x : la meilleure des optiques « secondaires »
- Expert RAW : pour reprendre la main sur ses réglages
- Mode vidéo : 8K 30 fps on board
- Interface et performance du Samsung Galaxy S26 Ultra
- Quelle autonomie pour le Samsung Galaxy S26 Ultra ?
- Conclusion
Samsung Galaxy S26 Ultra : une concurrence exacerbée… sauf aux États-Unis
Est-il encore besoin de présenter la série Galaxy S de Samsung ? Née en 2010 pour contrer l’iPhone 4, elle rassemble les téléphones les plus haut de gamme de la marque. Seul le Samsung Galaxy Z Fold 7 (et bientôt Z Fold 8) se place sur un créneau encore plus prestigieux.
En Europe comme en Asie, la série des Galaxy S26 évolue dans un environnement ultra-concurrentiel, face à des rivaux comme Xiaomi, Oppo ou Vivo, sans parler d’Apple. Aux États-Unis, la donne est différente : privés de cette concurrence chinoise, les appareils de la marque restent des valeurs sûres du marché, aux côtés des iPhone évidemment. De quoi expliquer la prudence, voire le conservatisme, affichés par le géant de Séoul sur ce nouveau modèle.

S’il mise encore sur une fiche technique bien fournie et sur une intégration très poussée de l’intelligence artificielle, il emprunte beaucoup au Galaxy S25 Ultra. Réussit-il à s’en démarquer suffisamment, notamment en photo ? Réponse au fil de ce test.
Voici la liste des caractéristiques techniques du Samsung Galaxy S26 Ultra :
- écran : 6,9 pouces, 1-120 Hz LTPO AMOLED
- définition : 1440 x 3120 pixels
- appareil photo dorsal :
- 200 Mpx, type 1/1,3 pouce, grand-angle 23 mm, f/1,4, AF à détection de phase, OIS
- 50 Mpx, type 1/2,55 pouce, ultra grand-angle 13 mm, f/1,9, AF à détection de phase
- 10 Mpx, type 1/3,94 pouce, zoom 3x 69 mm, f/2,4, AF à détection de phase, OIS
- 50 Mpx, type 1/2,52 pouce, zoom 5x 115 mm, f/2,9, AF à détection de phase, OIS
- capteur « Laser AF » (pour aider le capteur principal à effectuer la mise au point)
- appareil photo frontal : 12 Mpx, type 1/3,2 pouce, 26 mm, f/2,2, Dual Pixel AF
- vidéo : 8K jusqu’à 30 fps, 4K jusqu’à 120 fps, FHD jusqu’à 240 fps, 720 p jusqu’à 960 fps
- OS : Android 16, One UI 8.5
- processeur : Snapdragon 8 Elite Gen 5
- mémoire vive : 12 ou 16 Go
- batterie : 5000 mAh
- stockage : 256 Go, 512 Go ou 1 To
- dimensions : 163,6 x 78,1 x 7,9 mm
- poids : 214 g
- prix de lancement : à partir de 1472 € (février 2026)

Design et finitions : rien ne change, ou si peu
Au premier abord, difficile (voire impossible) de distinguer le Galaxy S26 Ultra de son prédécesseur. On retrouve un smartphone aux bords très droits et aux angles légèrement arrondis. Pour les dimensions, comptez 16,4 cm de long, 7,8 cm de large et 7,9 mm d’épaisseur, et un poids relativement raisonnable de 214 grammes. Le logement du stylet S-Pen est bien présent. En revanche, Samsung troque le titane pour l’aluminium. Comme Apple, diront les plus sourcilleux.

L’écran AMOLED se montre toujours aussi agréable à utiliser et conserve les mêmes caractéristiques que l’an dernier : dalle de 6,9 pouces, définition de 1440 x 3120 pixels et un rafraîchissement dynamique oscillant entre 1 et 120 Hz. La luminosité maximale plafonne à 2600 nits en pic (pour les contenus en HDR), et les reflets sont aussi bien maîtrisés. Le rendu des couleurs par défaut est assez flatteur, mais sans excès. Le lecteur d’empreinte est placé sous l’écran. Il se distingue toutefois par l’arrivée de la fonction Privacy Display (voir partie suivante).

Enfin, le design du module photo évolue peu. Les objectifs sont toujours rangés sur la gauche du terminal. Cependant, les trois optiques « principales » dépassent d’une sorte de pilule, qui elle-même dépasse de la surface du téléphone.

Résultat : posé sur une table, le S26 Ultra est plus bancal que son prédécesseur – sauf en utilisant une coque, bien sûr.

Privacy Display : une fonction géniale… mais perfectible
La grande innovation de ce terminal est la fonction Privacy Display. Véritable prouesse matérielle et logicielle, elle agit sur la luminosité des pixels de l’écran. On dispose ainsi d’un filtre de confidentialité activable à l’envi : puisque l’angle de vision est réduit, on évite les regards indiscrets. Pratique dans les transports en commun, par exemple.


Sur le papier, cette fonctionnalité est assez géniale, puisqu’elle peut être activée manuellement ou automatiquement lors de l’ouverture d’une application sensible (messages, banque). On peut aussi la désactiver aussitôt que l’on veut montrer son écran à l’un de ses proches, à l’inverse d’un filtre « physique » qui est actif tout le temps.


Dans la pratique, la fonction Privacy Display est très séduisante… et perfectible : la baisse de contraste et de luminosité de l’écran est assez prononcée, et les angles de vision sont parfois trop réduits. Lorsque l’on utilise le mode sombre du téléphone, les informations sont difficilement lisibles : nos vidéos ont tendance à se transformer en nuances de gris. On évitera vraiment de laisser cette option activée en permanence, au profit d’une utilisation bien plus parcimonieuse : pour ses notifications, les formulaires de mots de passe, ou certaines applications spécifiques.

Comme ses aînés, le Samsung Galaxy S26 Ultra dispose d’une fiche technique très solide. Il intègre ainsi une puce Snapdragon 8 Elite Gen 5. La quantité de mémoire vive dépend de la capacité de stockage du terminal : 12 Go de RAM pour les versions 256 ou 512 Go, ou 16 Go RAM pour la version 1 To. À l’image du marché actuel, le téléphone fait l’impasse sur l’emplacement microSD.

En photo, la fiche technique du Galaxy S26 Ultra est presque identique à celle du S25 Ultra. Tout juste note-t-on l’arrivée d’optiques plus lumineuses pour l’objectif principal et pour le téléobjectif 5x... et d’un capteur plus petit pour le téléobjectif 3x ! Par rapport à la concurrence, les nouveautés sont assez maigres : pas de capteur type 1 pouce, ni d’ouverture variable, ni de zoom continu. De ce point de vue, le flagship s’avère en retard par rapport aux meilleurs modèles du moment.

Samsung Galaxy S26 Ultra : quatre objectifs pour une belle polyvalence
Comme ses prédécesseurs, le Samsung Galaxy S26 Ultra intègre 4 objectifs, offrant une focale 13 mm (ultra grand-angle), 23 mm (grand-angle standard), 69 mm (téléobjectif intermédiaire) et 115 mm (téléobjectif périscopique). Les focales « virtuelles » 2x, 10x, 30x et 100x, obtenues en recadrant dans l’image, sont toujours présentes.






Capteur principal 200 Mpx : très bien de jour, passable de nuit
Le Samsung Galaxy S26 Ultra reprend le capteur 200 Mpx inauguré avec le Samsung Galaxy S23 Ultra. Nommé Isocell HP2, il est de type 1/1,3 pouce et mesure 9,6 x 7,2 mm. Il s’avère plus petit que les capteurs type 1 pouce (13,2 x 8,8 mm) mis en avant par les meilleurs modèles du moment.

Par défaut, le smartphone capture des clichés de 12,5 Mpx. En effet, le pixel binning fusionne (virtuellement) 16 pixels en 1. Le rendu des images est très satisfaisant de jour, même si le S26 Ultra est toujours distancé par ses concurrents équipés d’un plus grand capteur. Au niveau des couleurs et des contrastes, le modèle de 2026 est en progrès, avec un débouchage des ombres assez naturel et une restitution agréable des couleurs, sans excès.

Avec la focale virtuelle 2x comme avec le zoom numérique, le manque de détails interroge : les 200 Mpx du capteur, censés faciliter le recadrage, ne sont manifestement pas exploités à leur juste valeur.

Comme certains concurrents, Samsung propose différents modes colorimétriques, qu’il est possible de personnaliser à sa guise. On peut aussi créer ses propres recettes à partir d’une image de sa bibliothèque. Après un détour par les réglages, il est possible de les appliquer par défaut. Un ajout bienvenu.






L’appareil permet aussi de capturer des photos de 50 Mpx (8160 x 6120 px). Le niveau de détails reste satisfaisant, et on dispose de fichiers plus définis, dans lesquels on peut rogner plus facilement. En revanche, le mode 200 Mpx est à éviter : en zoomant dans l’image, on voit très vite à quel point les détails sont brouillés. Une fois encore, les 200 Mpx du capteur ne sont là que pour être exploités via le pixel binning.



Ci-dessous, une photo de 200 Mpx en entier, et un crop à 100 %.


Hélas, comme sur les précédentes itérations, la gestion des basses lumières est le talon d’Achille du S26 Ultra. Pourtant, à l’heure bleue, le smartphone est capable de livrer de très belles images, avec une excellente restitution des nuances de couleur et un vrai respect des ombres, comme sur la photo ci-dessous.

Une fois la nuit tombée, l’appareil montre vraiment ses limites. L’ouverture plus lumineuse de l’objectif (f/1,4 vs f/1,7) n’entraîne pas de hausse de la qualité d’image par rapport à l’année dernière. L’appareil a la main lourde sur le sharpening et nos photos manquent vraiment de naturel. À tel point que les résultats peuvent être assez indignes d’un smartphone de cet acabit en 2026.

Par ailleurs, l’appareil a tendance à opter pour une vitesse d’obturation assez basse (1/25s, voire moins), ce qui augmente beaucoup le risque d’obtenir une photo floue.
Ultra grand-angle : égal à lui-même
Le module dédié à l’ultra grand-angle avait bénéficié l’an dernier d’un nouveau capteur, qui est logiquement reconduit avec le S26 Ultra. On retrouve ainsi un capteur Isocell JN3, type 1/2,55 pouce de 50 Mpx, associé à une optique ouvrant à f/1,9.

Les résultats sont assez inégaux. Oui, la restitution des couleurs et des contrastes est très plaisante. Mais le rendu des détails est en retrait par rapport au capteur principal, et l’homogénéité est largement perfectible. Par ailleurs, les éléments situés en bordure du cadre sont étirés.

L’ultra grand-angle est également utilisé pour les images en gros plan via la fonction « optimiseur de mise au point ». Les amateurs de photo culinaire ou de fleurs y trouveront un bon allié. Le rendu est agréable à l’œil… à condition de ne pas trop zoomer dans l’image, car l’effet d‘accentuation des détails est un peu trop prononcé.

En intérieur ou de nuit, l’objectif est à la peine. Si le rendu des détails reste honorable, les sources de lumière sont souvent floutées et l’effet de flare peut être très visible. Concrètement, cet ultra grand-angle souffre du syndrome « petit capteur + petite optique » !


Téléobjectif 3x : un rendu des détails peu élevé
Le téléobjectif 3x (équivalent 69 mm) est pertinent, puisqu’il permet de faire le pont entre l’objectif principal 23 mm et le téléobjectif 115 mm. Et pour la première fois depuis le Galaxy S21 Ultra, Samsung s’est décidé à changer de capteur. Cependant, notre joie est de courte durée : la définition de ce capteur Isocell 3LD est inchangée (10 Mpx)… et il s’avère plus petit que par le passé (1/3,94 vs 1/3,52 pouce) !

Dans ce cas, les résultats sont… discutables. Oui, le rendu des couleurs et des contrastes est agréable, mais l’appareil ajoute une grosse dose de traitement logiciel. Résultat, le rendu des détails est très artificiel… et assez décevant pour un smartphone premium.

On retrouve ce comportement en basse lumière. L’appareil abuse du lissage (pour supprimer le bruit numérique) et du sharpening (pour accentuer les détails) et le rendu est très artificiel.


Téléobjectif 5x : la meilleure des optiques « secondaires »
Samsung reconduit ici le téléobjectif 5x du Galaxy S24 Ultra. On dispose ainsi d’un capteur IMX 854 fourni par Sony (!), type 1/2,52 pouce de 50 Mpx, couplé à une optique équivalent 115 mm. La nouveauté vient de l’ouverture f/2,9 (vs f/3,4 l’an dernier), permise par une nouvelle disposition des lentilles appelée All Lenses on Prism par Samsung.

Nous sommes (à nouveau) agréablement surpris par le rendu de ce téléobjectif. En dépit d’un capteur relativement petit, la restitution de la scène est plus soignée qu’avec le téléobjectif 3x (et heureusement). Le rendu des détails est assez naturel, les couleurs sont agréables à l’œil.

De nuit, la restitution des scènes est acceptable… même si l’appareil est (de nouveau) très généreux avec le lissage et le sharpening. En outre, on observe un effet de blooming assez marqué autour des fortes sources de lumière.

Samsung met encore en avant son « zoom de qualité optique x10 », pour offrir une focale équivalent 230 mm. En réalité, l’appareil effectue un crop dopé aux algorithmes dans une image capturée avec le téléobjectif 5x. Et comme les années précédentes, le rendu reste assez artificiel, à cause d’un sharpening trop intense pour (tenter de) rattraper un manque de détails assez visible.


Enfin, on retrouve le mode « Space Zoom », pour un zoom maximal 100x. Pratique pour obtenir des images-souvenir d’un concert, ou d’un oiseau sur une branche. Mais sans surprise, la qualité d’image est toujours (très) limitée, malgré l’intervention de l’IA générative pour accroître le niveau de détails.


Expert RAW : pour reprendre la main sur ses réglages
Au-delà des modes « classiques » de prise de vue, Samsung met en avant le mode Expert RAW, proposé sous forme d’une application distincte depuis le S23 Ultra. Réponse sud-coréenne au format ProRAW d’Apple, il est disponible avec les 4 capteurs du smartphone. On peut ainsi contrôler la vitesse d’obturation, la sensibilité ISO, la correction d’exposition, la balance des blancs et la distance de mise au point. Et il est (enfin) possible de mettre en mémoire les réglages utilisés !

La capture est quasi instantanée (contre 1/2 s avec le S25 Ultra), suivie d’une optimisation en arrière-plan pendant 3 à 4 secondes. L’appareil livre ainsi un fichier DNG et un fichier JPEG par défaut. Chaque fichier RAW fait environ 40 Mo.

En pratique, ce mode s’avère pertinent. Néanmoins, le niveau des détails est assez bas par rapport au mode « normal ». Ce phénomène devient particulièrement notable avec le téléobjectif 3x, où nos images souffrent d’une mollesse générale, de jour comme de nuit, comme si la mise au point était effectuée à côté du sujet.


On dispose également de fonctions « expérimentales », à l’image d’un mode dédié à l’astrophotographie. Il rappelle celui proposé par Google depuis le Pixel 4. En cochant l’option idoine, l’appli affiche même un guide des constellations ! Néanmoins, sur le terrain, les images capturées sont très sombres, en dépit d’un temps de pose très long (de 4 à 20 minutes) couplé à un assemblage des images capturées par l’appareil. De même, on regrette qu’il ne soit pas possible de personnaliser les réglages dans ce mode.

Enfin, la latitude de retouche des fichiers DNG est très réduite, même avec le capteur principal de 200 Mpx. Le rattrapage des zones cramées ou bouchées s’avère très complexe.
Retrouvez ci-dessous une sélection de photos capturées avec le Samsung Galaxy S26 Ultra :
















Mode vidéo : 8K 30 fps on board
En vidéo, le Galaxy S26 Ultra sort le grand jeu. Il permet de filmer jusqu’en 8K 30 fps avec le capteur principal et, pour la première fois, avec l’ultra grand-angle (comme au début de la vidéo ci-dessous) comme avec le téléobjectif 5x (vers 0:21 dans la vidéo ci-dessous). Samsung gomme ainsi l’un des points faibles des modèles précédents.
Comme l’an dernier, la 4K 60 fps est disponible avec tous les capteurs. La qualité d’image est très bonne, même si le crop reste très marqué, en raison de la stabilisation numérique. Heureusement, cette dernière est très efficace.
Interface et performance du Samsung Galaxy S26 Ultra
Le Galaxy S26 Ultra est propulsé par une puce Snapdragon 8 Elite Gen 5 (modifiée spécialement pour Samsung), couplée à 12 Go de RAM sur notre exemplaire de test. Sans surprise, le niveau de performances est très élevé. Revers de la médaille, la chauffe peut être prononcée, notamment en cas d’usage intensif.


Sur les bancs de test, il fait jeu égal voire dépasse les meilleurs modèles du moment, notamment en usage multi-cœurs où il obtient un excellent score de 10720 points, contre 9744 pour l’iPhone 17 Pro avec GeekBench 6. En ce qui concerne les performances graphiques, il récolte 6957 points (avec un framerate moyen de 41,66 fps) avec 3DMark Wild Life Extreme, contre 5877 points (et 35,2 fps) pour l’iPhone 17 Pro.
Le terminal tourne sous One UI 8.5, qui s’appuie sur Android 16. Et une nouvelle fois, cette interface nous séduit, étant à la fois bien conçue et agréable à utiliser au quotidien. Aucun ralentissement n’est à signaler. Sans surprise, le terminal fait la part belle aux fonctions liées à Galaxy AI. On retrouve ainsi les fonctions introduites l’année dernière, notamment pour la retouche photo. De même, les (nombreuses) fonctions associées au stylet S Pen sont toujours de la partie.


Le terminal se dote aussi de fonctions « agentiques », comme les Now Nudge (coup de coude en français), qui rappellent les informations importantes ou proposent certaines actions rapidement en fonction du contenu affiché à l’écran.
Quelle autonomie pour le Samsung Galaxy S26 Ultra ?
Le Galaxy S26 Ultra reprend la batterie de 5000 mAh du précédent modèle. Hélas, point de technologie silicium-carbone.
Dans la vraie vie, le terminal offre une autonomie confortable. À la fin d’une journée « typique » (web, réseaux sociaux, appels, un peu de photos), il n’est pas rare de finir avec 25 % de batterie. Certes, plusieurs concurrents font mieux, mais le S26 Ultra s’en tire avec les honneurs. En usage “intensif”, avec beaucoup de photos et de vidéos, le smartphone dépasse les 24 h d’autonomie. Enfin, en cas de non-utilisation (lors d’un week-end de déconnexion, par exemple), la batterie peut durer plus de 3 jours sans flancher.




Pour ce qui est de la recharge filaire en USB-C, le Galaxy S26 Ultra est mieux loti que son prédécesseur (60 W vs 45 W)… mais reste (théoriquement) en dessous de ce que propose la concurrence, qui monte souvent à 90 W. Pourtant, sur le terrain, le Galaxy S26 Ultra fait partie des meilleurs modèles du marché. Comptez 30 minutes pour regagner 80 % de batterie, et 45 minutes pour une charge complète.
La charge sans fil 25 W (standard Qi 2.2) est disponible, mais on regrette l’absence de connexion magnétique type MagSafe.
Conclusion
Au terme de ces trois mois de test, le Galaxy S26 Ultra laisse une impression paradoxale. Indéniablement, il s’agit d’un smartphone très cohérent, agréable au quotidien et très performant. L’écran est excellent, la charge filaire enfin à la hauteur de la concurrence, et la fonction Privacy Display, bien que perfectible, s’avère très pertinente : c’est d’ailleurs le seul véritable atout visible qui le distingue de son prédécesseur. En termes d’usage, difficile de lui trouver de vrais défauts.
Mais le S26 Ultra montre aussi que Samsung semble avoir atteint un plafond de verre. D’année en année, le constructeur peaufine la même (excellente) recette sans jamais la remettre en question, là où la concurrence multiplie les innovations de rupture (capteurs plus grands, zoom optique continu).


On retrouve donc les mêmes qualités et les mêmes défauts que l’an dernier : si les images de jour sont correctes, les photos en basse lumière restent en retrait par rapport aux références du moment. Et le choix d’un capteur plus petit sur le téléobjectif 3x que sur le S25 Ultra demeure difficilement compréhensible.
Dans ce contexte, la flopée de fonctions IA « agentiques » mise en avant par Samsung peine à masquer une certaine stagnation matérielle. Le niveau reste très élevé, mais pas nécessairement à la hauteur de ce que l’on attend d’un smartphone ultra-premium de 2026, surtout à ce tarif.
Oui, le Galaxy S26 Ultra reste un excellent terminal. Mais, comme l’an dernier, il lui manque une dose d’audace pour vraiment se démarquer.
Le Samsung Galaxy S26 Ultra est disponible au tarif de 1269 € (256 Go), 1469 € (512 Go) ou 1769 € (1 To).




