Lancé en avril 2026, le Panasonic Lumix S 40 mm f/2 mise sur une grande compacité, afin de former un tandem bien assorti avec un boîtier comme le Lumix S9. Il dispose d’une focale 40 mm polyvalente, adaptée à la photo de rue et au reportage. Il doit offrir une bonne qualité d’image ainsi qu’un autofocus réactif.
Sur le terrain, quel niveau de performance pouvons-nous obtenir avec cette focale fixe compacte ? Nous l’avons utilisée au quotidien pendant plusieurs semaines : voici notre test complet du Lumix S 40 mm f/2.

Sommaire
Présentation du Panasonic Lumix S 40 mm f/2
Panasonic continue de faire croître son catalogue d’optiques en monture L, mais qui s’avère (hélas) toujours moins fourni que celui de certains concurrents et partenaires.
Très compact et léger, le Lumix S 40 mm f/2 est le troisième objectif conçu spécialement pour l’hybride Lumix S9. Il vient ainsi combler un « vide » assez criant entre la focale fixe (manuelle) Lumix S 26 mm f/8 et le zoom compact Lumix S 18-40 mm f/4,5-6,3. Deux objectifs certes compacts… mais fort peu lumineux.

En termes techniques, le Lumix S 40 mm f/2 repose sur 7 éléments répartis en 6 groupes, dont 3 lentilles asphériques. On notera que les lentilles ayant un grand diamètre sont placées au plus près du capteur. Cette conception permet de corriger plus facilement les aberrations chromatiques et la courbure de champ (ce qui accroît l’homogénéité). Ceci est permis par le tirage mécanique très faible des hybrides, qui autorise les constructeurs de s’affranchir de la conception rétro-focus d’antan.

L’ouverture à f/2 est assurée par un diaphragme circulaire à 7 lamelles. La distance minimale de mise au point est de 30 cm. Enfin, l’autofocus est assuré par une motorisation STM classique.
Voici la liste des caractéristiques techniques du Panasonic Lumix S 40 mm f/2 :
- focale : 40 mm (60 mm en APS-C)
- objectif pour capteur : plein format
- angle de champ : 57°
- ouverture maximale : f/2
- ouverture minimale : f/22
- formule optique : 7 éléments en 6 groupes, dont 3 lentilles asphériques
- diaphragme : circulaire, 7 lamelles
- distance minimale de mise au point : 30 cm
- stabilisation d’image : non
- tropicalisation : joint d’étanchéité
- grossissement max : N.C.
- mise au point : autofocus (STM)
- diamètre du filtre : ø 62 mm
- dimensions : ø 69,4 x 40,9 mm
- poids : 144 g (sans pare-soleil)
- monture compatible : L-Mount
- prix au lancement : 399 €

Ergonomie et prise en main
Le Lumix S 40 mm f/2 adopte un gabarit bien réduit. Comptez 4 cm de long et un diamètre maximal de 6,9 cm, pour un poids de 144 g seulement. Monté sur un Lumix S9, le duo atteint 630 g : idéal pour rester en bandoulière sur votre épaule, prêt à déclencher.

Sans surprise, un poids aussi léger implique un recours au plastique (pardon, au polycarbonate). Heureusement, l’objectif paraît bien construit et fini et la baïonnette est en métal. On apprécie la présence de joints d’étanchéité, qui permettront à l’objectif de résister à l’humidité, à la poussière, voire au gel.

En dépit de ses dimensions réduites, l’objectif intègre une bague de mise au point, un commutateur AF/MF et un bouton personnalisable, attribué par défaut au verrouillage de la mise au point. Le diamètre de filtre est de 62 mm. L’objectif est livré avec ses bouchons avant et arrière… mais aucun pare-soleil n’est disponible ou compatible.

Au final, Panasonic livre une optique remarquablement compacte, que l’on prend vraiment plaisir à utiliser avec un boîtier comme le Lumix S9. Les street photographers et les amateurs de reportage seront ravis, et les voyageurs apprécieront grandement la compacité et la polyvalence de l’ensemble.
Qualité d’image du Panasonic Lumix S 40 mm f/2
Nous avons testé cette focale compacte et lumineuse sur un Panasonic Lumix S9, dont le capteur plein format compte 24 Mpx.
N’hésitez pas à cliquer sur chaque image pour l’afficher en plus grand.



Sensation de piqué et netteté
En termes de qualité d’image, le Lumix S 40 mm f/2 livre des performances optiques très convaincantes – malgré quelques nuances aux ouvertures extrêmes.
Dans le détail, dès la pleine ouverture (f/2), le piqué est assez élevé au centre de l’image, avec une belle restitution des détails. L’homogénéité est au rendez-vous, même si les coins restent légèrement en retrait par rapport au centre. À cette ouverture, on note surtout un vignetage bien prononcé, mais nous y reviendrons.


À f/2,8, l’objectif passe la seconde. Le centre devient très piqué, l’homogénéité progresse de façon notable et le vignetage s’estompe très largement. À f/4, il devient excellent : la sensation de piqué est très présente au centre et l’homogénéité est très élevée.


Au-delà, les choses évoluent de façon plus subtile. À f/5,6 comme à f/8, le centre décroît de manière infime, tandis que les bords s’améliorent très, très légèrement. Des écarts qui demeurent imperceptibles en usage courant. À f/11, le piqué recule très légèrement et la diffraction fait une timide apparition.


À f/16, l’image devient plus molle, en particulier sur les bords où la netteté se dégrade plus nettement. Enfin, à f/22, la diffraction est bien présente : l’image perd en finesse de détails. On évitera donc cette ouverture, à réserver aux situations où une vitesse d’obturation très lente est nécessaire (pose longue à main levée sans filtre ND, par exemple) ou pour obtenir un bel effet starburst).

Au final, la plage f/4 – f/8 constitue le « sweet spot » de cet objectif, avec une qualité d’image tout à fait remarquable. Mais il offre déjà de bonnes performances dès la pleine ouverture, ce qui le rend pleinement exploitable en toute circonstance.
Distorsions et aberrations
Les distorsions et le vignetage sont corrigés automatiquement par le boîtier (sur les JPEG) et par nos logiciels de post-traitement (sur les RAW). Avec le profil de correction proposé par Lightroom Classic, les aberrations chromatiques sont assez bien gérées… même si une légère frange verte ou violette est visible sur les éléments situés dans les zones floues.

Si la déformation en barillet est très légère, le vignetage s’avère très prononcé à la pleine ouverture. Heureusement, il s’estompe nettement dès f/2,8 et disparaît à f/4.


Le flare et le ghosting sont très bien maîtrisés. Nous n’avons pas réussi à déceler d’artefacts bleus ou verts. Concernant le starbust, il faut fermer à f/11 voire f/16 pour voir apparaître de belles étoiles.

L’effet de focus breathing est absent. Un point qui ravira les vidéastes et les vloggers.
Distance minimale de mise au point et bokeh
En dépit de sa compacité, cet objectif Lumix opte pour une ouverture à f/2 assez lumineuse. Ajoutez à cela une distance minimale de MAP assez courte de 30 cm et il devient possible de jouer facilement avec la profondeur de champ.

Sans surprise, le bokeh n’est pas aussi marqué qu’avec une optique ouvrant à f/1,4 ou f/1,2. Mais à condition que le sujet et l’arrière-plan soient suffisamment séparés, il est possible d’obtenir un joli flou de profondeur de champ. Les bulles de bokeh sont bien rondes et la séparation des plans est progressive. On remarque un peu d’œil de chat en périphérie. Il témoigne d’un léger vignetage optique, phénomène plutôt attendu vu la compacité de l’objectif.

Autofocus du Panasonic Lumix S 40 mm f/2
L’autofocus du Lumix S 40 mm f/2 repose sur une motorisation STM classique. Sur le terrain, la mise au point est effectuée avec précision et sans délai. Même le passage d’un sujet proche à un sujet lointain s’avère suffisamment rapide.

L’objectif s’avère un très bon allié pour la photo de rue ou les portraits environnementaux. Les modes de détection et de suivi automatique du sujet proposés par Panasonic font un très bon travail. Nos seuls ratés proviennent de réglages incorrects des modes AF sur le boîtier.

De même, l’objectif se montrera assez à l’aise en basse lumière, sauf conditions extrêmes. À ce sujet, on notera que l’objectif fait l’impasse sur la stabilisation optique – ce qui n’est guère surprenant. Heureusement, l’IBIS des boîtiers Lumix fait un bon travail et nous avons réussi à descendre à 0,6 seconde à main levée sans difficulté.

Retrouvez ci-dessous une galerie de photos capturées avec le Panasonic Lumix S 40 mm f/2 :
















Face à la concurrence
Compte tenu de sa focale 40 mm peu répandue, le Panasonic Lumix S 40 mm f/2 ne rencontre que peu de concurrents sur sa route. Mais en élargissant le périmètre de notre recherche, on retrouve plusieurs alternatives pertinentes :
- TTArtisan AF 40 mm f/2 : proposée en monture E, L et Z, cette focale fixe profite d’une bonne qualité d’image, d’une construction soignée et d’un tarif de 179 € très serré. Seul regret : son AF est moins précis et plus bruyant que celui de l’optique Lumix !
- Sigma 35 mm f/2 DG Contemporary : notre coup de cœur de fin 2021 ! Très compact, il offre une très bonne qualité d’image, des finitions exemplaires et un AF réactif. Néanmoins, son tarif de 619 € (neuf) est assez salé. À noter que Sigma propose aussi un objectif 45 mm f/2 de la même série.
Lumix S 40 mm f/2 : la focale fixe idéale en monture L ?
Indubitablement, le Lumix S 40 est un excellent compagnon pour le Lumix S9. À tel point que l’on se demande pourquoi cette optique arrive presque deux ans après le lancement du boîtier ! Léger et bien plus lumineux ou polyvalent que les Lumix S 26 mm f/8 et Lumix S 18-40 mm, il deviendra vite l’optique de choix des fans de photo de rue, au quotidien ou en voyage.
La sensation de piqué, déjà élevée à la pleine ouverture, devient excellente en fermant un peu le diaphragme. Son bokeh esthétique, son autofocus réactif et son gabarit réduit en font un très bon objectif, que l’on prend vraiment plaisir à garder vissé en permanence sur son boîtier.
Proposé à 399 €, il offre un bon rapport qualité-prix – bien que la concurrence (chinoise) soit à l’affût.
Vous retrouverez cet objectif chez Digit-Photo, MN Photo Vidéo, Digixo, IPLN, Panajou, à la Fnac et auprès des revendeurs spécialisés.



