Au cours du salon CES, PowerVision a de dévoilé le PowerEgg X, un produit pour le moins surprenant. Présenté sous forme d’un œuf, l’engin se situe à mi-chemin entre un drone et une caméra d’action. Grâce à un jeu d’accessoires spécifiques, il peut même voler sous la pluie et se poser sur l’eau. Il est déjà disponible sur le site de la marque à partir de 849 €.

Un nouvel appareil signé PowerVision

Si DJI demeure le numéro 1 sur le marché des drones grand public avec 70 % de parts de marché, la concurrence fourbit ses armes. Preuve en est avec PowerVision, une entreprise basée à Pékin. Son nom ne vous est peut-être pas inconnu : en 2016, PowerVision avait fait parler d’elle avec la première vision du PowerEgg, et qui prenait la forme – particulièrement surprenante – d’un œuf volant. La marque commercialise également plusieurs modèles de drones pouvant aller sur et sous l’eau.

PowerEgg

Le PowerEgg, première version de l’œuf volant de PowerVision

Cette année, la marque revient en grande forme et dévoile le PowerEgg X, un nouvel engin pouvant à la fois servir de caméra d’action et de caméra volante. Et ce, à grand renfort d’intelligence artificielle. À noter que PowerVision le range dans la catégorie « AI Camera » (dont il est le seul représentant) et non dans celle nommée « Aerial Drones ». La caméra se présente sous la forme d’un œuf blanc pesant 522 grammes et mesurant 165 x 100 x 100 cm. La partie inférieure peut être enlevée, révélant le bloc caméra en lui-même (ainsi que le compartiment réservé à la batterie).

Retrouvez ci-dessous les caractéristiques du PowerEgg X :

  • Capteur : CMOS 1/2,8’’, 12 Mpx
  • Focale : équivalent 27 mm
  • Ouverture : f/1,8
  • Distance de mise au point : 1 m à l’infini
  • Résolution photo : 4000 x 3000 pixels
  • Résolution vidéo : 3840 x 2160 pixels à 60 i/s, 1920 x 1080 pixels à 120 i/s, 1280 x 720 pixels à 240 i/s
  • Bitrate vidéo : 75 Mo/s
  • Format d’images (photo) : JPEG, RAW
  • Format d’images (vidéo) : MP4, MOV
  • Modes vidéo : standard
  • Modes photo : standard, rafale, intervallomètre
  • Vitesse d’obturation : 8s – 1/8000s
  • Sensibilité du capteur : 100-3200 ISO (extensible à 6400 ISO)
  • Stabilisation mécanique sur 3 axes
  • Reconnaissance faciale : oui
  • Détection et suivi automatique du sujet : oui
  • Contrôle vocal : oui
  • Détection d’obstacles : oui, minimum 20m
  • Résistance à l’eau : oui (version Wizard uniquement)
  • Résistance au vent : jusqu’à 38 km/h
  • Distance maximale : 6 km
  • Connectivité : GPS, Glonass, WiFi
  • Stockage : port Micro-SD UHS-I jusqu’à 128 Go
  • Températures de fonctionnement : 0-40°C
  • Batterie : 3800 mAh
  • Autonomie : 4h au sol, 30 min en vol
  • Poids : 522 g / 862 g (avec bras amovibles)

Une caméra boostée à l’intelligence artificielle

La caméra en elle-même est composée d’un capteur CMOS de 1/2,8’’ pouces comptant 12 Mpx, dont la sensibilité va de 100 à 3200 ISO (extensible à 6400 ISO). Il est surmonté d’un objectif équivalent 27 mm avec angle de vue de 78,4 degrés et ouvrant à f/1,8. Le bloc caméra est disposé au sein d’une nacelle stabilisée mécaniquement sur 3 axes.

Le PowerEgg est capable de capturer des photos de 4000 x 3000 pixels en JPEG mais aussi en RAW. Il permet également de réaliser des vidéos en 4K (2160p) à 60 i/s à 75 Mo/s maximum. En Full HD, la caméra peut filmer en slow motion à 120 i/s ; en revanche, il faudra passer en HD simple (720p) pour filmer à 240 i/s. Les images sont enregistrées sur une carte Micro-SD standard, dont la capacité maximale peut monter jusqu’à 128 Go.

À l’instar de certaines caméras d’action récentes (comme l’Insta360 ONE R, elle aussi dévoilée à l’occasion du CES 2020), la caméra du PowerEgg X est dotée de la reconnaissance faciale basé sur du Deep Learning. Il est ainsi capable de reconnaître son propriétaire au milieu d’autres personnes, de le suivre  et de cadrer l’image automatiquement. Ainsi, la personne désignée est toujours au centre du cadre. Par ailleurs, la caméra dotée de la reconnaissance gestuelle, permettant de déclencher la capture d’une photo ou d’une vidéo ou le suivi du sujet plus facilement. Un point qui n’est pas sans nous rappeler le DJI Spark. D’après PowerVision, la reconnaissance faciale est effectuée « en interne » et ne transite pas par un serveur tiers afin de garantir une meilleure confidentialité des données.

PowerEgg X : entre caméra d’action et caméra volante

Le PowerEgg X peut ainsi être posé sur une table via un mini-trépied, mais peut aussi être utilisé en tant que caméra de poing (grâce à la petite sangle souple à fixer sur le côté de l’engin). Il vient remplacer une caméra d’action et doit offrir des images extrêmement fluides grâce à la stabilisation mécanique de l’objectif sur trois axes. On notera son autonomie de 4 heures grâce à sa batterie amovible. Pour vérifier le cadrage et visualiser les images, la caméra peut être connectée à un smartphone via l’application dédiée – un point sur lequel nous reviendrons ci-après.

Mais il peut aussi (et surtout) être employé en tant que drone. Pour ce faire, il suffit d’accrocher les bras repliables et les hélices fournis. Dans cette configuration, son poids monte à 862 grammes, ce qui obligera son propriétaire à passer la formation en ligne dispensée sur la plateforme AlphaTango.

Une télécommande permet de monter son smartphone et de diriger le drone. À noter que l’engin est capable d’assurer un retour vidéo en Full HD (1080p), et doit pouvoir voler jusqu’à 6 km de distance – attention toutefois à respecter les réglementations imposant de garder son drone à vue en toute circonstance.

Grâce à sa caméra 4K/60 i/s, le PowerEgg X devrait permettre d’obtenir des images aériennes de belle facture. Cependant, PowerVision n’a mentionné aucun mode de vol automatique. Leur absence serait regrettable, car ils permettent d’obtenir très facilement des séquences aériennes au rendu professionnel – et sont d’ailleurs l’un des atouts phares des appareils de DJI et, dans une certaine mesure, de Parrot.

On notera aussi la grande autonomie de vol de 30 minutes, qui permet au PowerEgg X de rivaliser avec le DJI Mavic 2 Pro. Son mécanisme de stabilisation doit également lui permettre résister à des vents allant jusqu’à 38 km/h. Enfin, mentionnons son mécanisme de détection d’obstacles situé à l’avant et sous l’appareil. Hélas, point de détection sur les côtés et à l’arrière du PowerEgg X, ce qui est bien dommage.

Toutefois, l’appareil se distingue par sa capacité à enregistrer du son autour de son propriétaire. En se basant sur la technologie SyncVoice, le drone exploite le micro du smartphone et vient synchroniser le son avec les images capturées par la caméra. Un point qui permettra d’éviter les traditionnelles vidéos muettes filmées depuis un drone.

PowerEgg X : filmons sous la pluie

Mais le véritable atout différenciateur de ce petit drone vient de sa capacité à voler sous la pluie et à se poser sur l’eau. Attention toutefois : ces deux points sont réservés au pack « Wizard » du PowerEgg X, moyennant un surcoût d’environ 150 $ – une somme plutôt modique par rapport au rachat d’un drone en cas de noyade de ce dernier.

Grâce à un jeu de flotteurs et à un traitement aux nanoparticules sur ses 4 rotors, le PowerEgg X peut ainsi affronter sans crainte les éléments. Une protection transparente vient également protéger le bloc caméra des projections.

Des séquences prêtes à être partagées

Comme indiqué précédemment, l’application pour iOS et Android doit permettre de contrôler le cadrage, de piloter le drone mais également de visualiser les séquences capturées. Toutefois, cette appli se distingue en proposant des options de montage vidéo simplifiées, nourries à l’intelligence artificielle. Là aussi, le parallèle avec les solutions proposées par Insta360 (ou par GoPro) est assez évident : cela étant, la démocratisation de ces options permet au plus grand nombre de bénéficier de vidéos au montage plus qualitatif, prêtes à être partagées sur les réseaux sociaux pour impressionner son entourage.

Prix et disponibilité du PowerEgg X

Le nouvel engin PowerVision est d’ores et déjà disponible sur sa boutique en ligne. Le PowerEgg X est ainsi proposé en deux versions :

Cette dernière se différencie en intégrant 2 batteries (contre une seule avec la version « Explorer »), différentes protections pour le transport, une coque transparente, des bras résistants à l’eau et des flotteurs permettant de faire amerrir le drone.

Notre premier avis sur le PowerEgg X

Avec ce nouvel engin mi-caméra de poing et mi-drone compact, PowerVision dévoile une alternative pour le moins originale aux drones de DJI. Très polyvalent, cet engin d’un nouveau genre devrait (sur le papier) convenir à une multitude d’usage et répondre aux besoins de nombreux photographes et vidéastes.

Il ne reste plus qu’à voir le comportement réel du PowerEgg X sur le terrain, notamment en termes de qualité d’image, d’autonomie et d’ergonomie de son application mobile. Autant de critères qui lui permettront, le cas échéant, de s’imposer comme un réel concurrent du Mavic 2 Pro, dont la réputation n’est plus à faire.