Lorsque l’on parle de drones, DJI (prononcé diji-aïe) est le constructeur dont tout le monde parle. En juin 2017, la société chinoise a lancé son nouveau drone caméra grand public, ludique et facile à prendre en main, le Spark. Avec ce mini drone, DJI cherche à démocratiser encore plus l’usage du drone.

Le Spark est le plus petit drone jamais créé par DJI et s’adresse au marché du grand public qui souhaite utiliser un drone caméra simple, compact et intelligent pour réaliser des vidéos et photos de qualité, sans s’encombrer d’un plus gros drone bien plus onéreux et visible.

En plus de cela, le Spark se présente comme un drone autonome capable d’être utilisé grâce à des gestes (GestureControl), notamment pour réaliser des selfies dans des angles inédits. Il dispose également de modes de reconnaissance utiles pour obtenir un suivi intelligent du sujet en vidéo.

Nous avons testé le drone DJI Spark dans sa version Alpine , sans radiocommande (un détail important à garder en tête). Pourquoi le Spark fait-il autant parler de lui et est-il le drone par excellence pour les amateurs souhaitant débuter la prise de vue aérienne ? Découvrez la réponse dans notre test.

Merci à Digit-Photo de nous avoir prêté le DJI Spark pour ce test.

A propos de DJI et des drones de loisir

En quelques années, le chinois DJI s’est fait un nom dans le monde du drone de loisir. Avec ses gammes Phantom et Inspire, destinées principalement aux amateurs avancés et aux professionnels de l’image, DJI a réussi à conquérir le marché du drone (dont il détiendrait la moitié du marché mondial, selon ses propres chiffres). Les premiers drones Phantom étaient équipés de caméras GoPro, mais ensuite DJI a développé ses propres caméras de prise de vue.

De gauche à droite : Spark, Mavic Pro, Phantom 4 Pro, Inspire 2

En janvier dernier, DJI a racheté le constructeur suédois Hasselblad, ce qui augure que le chinois souhaite se développer davantage dans la prise de vue en développant des produits intégrés pour les professionnels de l’image.

Le constructeur de drone chinois DJI rachète le suédois Hasselblad

Aujourd’hui, le modèle Phantom 4 est la référence des drones de loisir, mais reste onéreux et encombrant. En octobre 2016, DJI a lancé le Mavic Pro, un premier drone photo et vidéo suffisamment compact pour rentrer dans un petit sac à dos, ses bras se repliant le long du corps de l’appareil. Doté de la vidéo 4K, du format photo RAW et d’une autonomie de 27 minutes, le Mavic Pro reste cher (compter 1200€) pour quelqu’un qui souhaite débuter.

Avec le Spark, DJI s’appuie sur la technologie développée pour ses drones professionnels tout en démocratisant son utilisation grâce à une intelligence et une facilité d’usage. L’objectif : proposer un drone accessible à tous. Le drone est d’ailleurs suffisamment petit pour accompagner un photographe en plus de son matériel photographique, comme nous le verrons plus bas dans ce test.

Prise en main du DJI Spark

Le DJI Spark est un drone quadrirotor (4 hélices) équipé d’une nacelle qui transporte et stabilise une caméra sur 2 axes. Nous avons testé la version Alpine blanche du drone Spark de DJI : il s’agit de la version simple, sans accessoires supplémentaires.

Le drone est livré dans une boîte de rangement noire en polystyrène. Le kit de base comprend le drone, la batterie de vol intelligente rechargeable en micro USB (chargeur mural et cable USB fournis), les quatre hélices et deux jeux d’hélices supplémentaires.

Le drone dans sa boîte de transport

La première chose que l’on note lors de l’ouverture de la boîte de rangement, c’est la taille du drone. Il ressemble aux petits drones jouets que l’on trouve encore dans certains magasins. Difficile de se dire que ce produit est un concentré de technologie.

DJI Spark à côté d’un iPhone 6s, c’est tout petit !

En parlant technologie, voici les caractéristiques techniques du drone Spark :

  • Capteur photo : capteur 1/2,3’’ CMOS de 12 Mpx
  • Stabilisation : 2 axes
  • Objectif : équivalent 25mm f/2.6
  • Qualité vidéo : Full HD 1920x1080p 30i/s
  • Qualité photo : JPEG, jusqu’à 3968 x 2976 pixels
  • Poids : 300g
  • Dimensions : 143x143x55 mm (170 mm de diagonale)
  • Vitesse maximum : jusqu’à 50 km/h en mode Sport et avec radiocommande
  • Altitude maximum : 50m sans radiocommande (4000m par rapport au niveau de la mer avec télécommande)
  • Autonomie : jusqu’à 16 min (batterie amovible de 1480 mAh)
  • Positionnement GPS : GPS / GLONASS
  • Détection d’obstacles : de 0,2m jusqu’à 5m, sous le drone et à l’avant
  • Connectique : Wifi 2.4Ghz / 5.8Ghz jusqu’à 100m de distance et 50m d’altitude sans radiocommande (500m avec la radiocommande)
  • Carte mémoire : microSDHC/SDXC

L’encombrement du Spark est minimal. Avec une diagonale de 17cm, c’est le drone photo / vidéo le moins encombrant. Les pales des hélices se replient pour pouvoir le ranger dans sa boîte en polystyrène. Avec le Spark, on peut enfin partir en balade sans prendre un sac à dos spécial drone, chose également possible avec son grand frère le DJI Mavic Pro.

Zone d’atterrissage improvisée

Par contre, on apprécie davantage le Mavic Pro pour son rangement plus facile, les bras se repliant le long du corps pour ne créer qu’un bloc, là où le Spark a des bras qui peuvent gêner pour le rangement avec un autre matériel.

Nous conseillons donc de transporter le drone dans sa boîte de protection pour éviter d’abimer les hélices ou la nacelle de la caméra qui n’est pas protégée. La boîte permet de loger deux batteries supplémentaires et offre un emplacement pour ranger les hélices de remplacement.

L’avant du drone est doté d’un module 3D infrarouge pour détecter les obstacles jusqu’à 5m. Sous ce module, la nacelle stabilise sur 2 axes l’appareil photo et vidéo. Il n’est pas possible d’ajouter de filtre ND sur l’objectif du Spark, contrairement aux modèles plus avancés comme le Mavic ou le Phantom.

Derrière la vitre rose, on trouve le module 3D infrarouge

Sous le drone, deux capteurs infrarouges 3D et un système optique

Sous le drone, deux capteurs infrarouges 3D et un système optique (le VisionPositioning) permettent au drone de rester stable même lorsque le GPS est perdu, grâce aux données visuelles enregistrées.

À l’intérieur, on retrouve un système de positionnement GPS qui permet à l’appareil de garder sa stabilité, mais aussi de pouvoir voler vers son point de départ automatiquement lorsque la batterie est faible.

Sous chacune des hélices, on retrouve des LED de couleur qui servent à indiquer l’orientation du drone (les LED rouges indiquent l’avant) et l’état du drone. Par exemple, en mode P avec GPS, les LED arrières clignotent lentement pour indiquer que l’état est bon.

La batterie se fixe sous le drone. À l’arrière, le bouton d’allumage permet également de donner le niveau de la batterie grâce à 4 LED vertes. Pour allumer le drone, il faut appuyer une fois sur le bouton d’allumage puis appuyer une seconde fois plus longtemps, jusqu’à ce que les 4 diodes soient allumées.

Avec le kit de base, le chargeur externe n’est pas fourni et pour recharger la batterie il faut laisser celle-ci sur le drone et brancher directement le câble Micro USB à l’arrière du drone. C’est bien dommage, car cela implique d’immobiliser le drone. Si vous achetez une seconde batterie, nous vous conseillons donc de prendre le chargeur externe avec.

C’est à l’arrière que l’on insère la carte mémoire microSD pour l’enregistrement des photos et vidéos.

La batterie de vol intelligent du DJI Spark

La batterie de vol intelligent du DJI Spark

Le slot carte micro SD et le port USB pour recharger la batterie

Application de pilotage DJI GO 4

Le drone se pilote à l’aide de l’application gratuite DJI GO 4 sur iOS et Android. L’application peut fonctionner seule via une connexion Wi-Fi avec le drone, ou couplée à la radiocommande pour Spark. Nous l’avons testé sans radiocommande, avec un iPhone et un iPad. Nous avons eu certains retours au sujet de petits problèmes de Wi-Fi sous Android, selon les modèles de smartphone, il faudra vérifier avec votre téléphone.

L’application DJI GO 4 permet de contrôler le drone avec deux joysticks virtuels

L’appli est complète et est commune à tous les drones DJI. Elle offre un retour vidéo en direct de ce que le drone voit. L’écran dispose d’une barre de menu haute offrant des informations sur le système (la force du signal GPS, le niveau de batterie du drone, l’état du système de détection 3D, les réglages Wi-Fi, etc.)

Source : DJI / le drone est à 789m d’altitude…

Sur la gauche de l’écran, on trouve les options liées au pilotage, comme le bouton pour décoller/atterrir, le bouton Return-to-Home, le mode de pilotage et l’activation des joysticks virtuels.

Sur la droite de l’écran, vous avez toutes les options relatives à la nacelle et à l’appareil photo : l’orientation de la nacelle, le bouton pour choisir le mode vidéo ou photo, le déclencheur, le bouton pour accéder aux réglages vidéo ou photo (ISO, vitesse, exposition, etc.) et un bouton pour lire les vidéos ou photos réalisées.

En haut de l’écran sous la barre des menus, vous retrouvez les paramètres de la caméra, avec un récapitulatif des réglages et de l’espace de stockage disponible sur la carte microSD.

En bas de l’écran, on retrouve les informations sur l’état du drone : l’altitude, la distance et sa vitesse (en m/s)

De nombreuses options avancées permettent de personnaliser l’expérience de vol. Parmi elles, il est possible d’activer un mode débutant pour réduire la vitesse et la distance maximale à laquelle peut aller l’appareil (rayon de 30m). Il est conseillé de l’activer pour les premiers vols, surtout si vous n’avez jamais piloté de drone.

Notre conseil est également de bien regarder les différents réglages et informations données par cette application pour savoir contrôler votre drone en plein vol.

Avec l’application, seul le mode classique (mode P) est disponible. Le mode Sport (et les vitesses jusqu’à 50 km/h) n’est disponible qu’avec la radiocommande. La hauteur maximale est également limitée à 50m avec une distance de 100m par rapport à la radiocommande. Ces limitations sont liées à la puissance d’émission du smartphone. Avec la radiocommande, le signal Wi-Fi est augmenté et offre davantage d’amplitude.

Radiocommande pour DJI Spark (en option)

Pilotage du drone

Pour piloter un drone de loisir, il n’y a pas de permis nécessaire, mais il existe cependant quelques grandes règles pour voler en toute sécurité, éviter les accidents et respecter le cadre légal.

Voici quelques rappels concernant le pilotage d’un drone :

  • ne pas utiliser en cas de conditions météorologiques mauvaises (pluie, vent supérieur à 10 m/s, neige et brouillard)
  • toujours garder son drone à vue et à une distance de moins de 200m
  • faire voler le drone dans des espaces dégagés, surtout pour débuter
  • éviter les lignes à haute tension, les arbres, les étendues d’eau et les foules
  • ne pas survoler de passants ni vous rapprocher à une distance de moins de 30 mètres d’une personne non consentante
  • volez dans une zone autorisée (hors zones d’exclusion aérienne comme les aéroports et les zones réglementées où un drone peut poser un problème de sécurité). Il est important de rappeler que le vol est interdit au-dessus de l’espace public en agglomération. Pour connaître les zones interdites, allez sur le site Geoportail.

Photo prise à 49,5m d’altitude

L’altitude autorisée par le drone DJI Spark est de 500m. Le drone est capable d’aller bien plus haut, mais DJI l’a bridé. Sachez qu’en France, la règlementation limite à 150m l’altitude maximum d’un drone piloté à vue et 50m l’altitude maximum pour un drone piloté en FPV (avec un élément capable de transmettre en direct la caméra du drone). En utilisant le smartphone, ces règles sont respectées. À 50m, le drone est déjà assez haut pour réaliser des images spectaculaires.

Retrouvez la liste complète des règles sur ce PDF de la DGAC et dans cette vidéo :

La mise en service du drone se fait très rapidement. Aucun temps de chauffe n’est nécessaire, il suffit de le sortir de sa boîte, de vérifier que les hélices soient bien fixées et de l’allumer. Ensuite, après avoir connecté le smartphone au drone via le Wi-Fi, l’appareil est prêt au décollage.

Si vous n’avez jamais piloté de drone, sachez que le pilotage se fait très simplement : le décollage se fait automatiquement en appuyant sur un bouton. Le drone est ensuite en stationnaire jusqu’à ce que vous touchiez aux outils de navigation. Sur l’application DJI GO 4, deux joysticks virtuels permettent de le contrôler. Dans le mode par défaut, le joystick de gauche permet de déplacer le drone vers le haut, vers le bas, vers la gauche ou vers la droite alors que le joystick de droite permet de se déplacer d’avant en arrière ou latéralement.

Réglages des joysticks dans l’application DJI Go 4

Il suffit d’une heure de vol pour pouvoir appréhender correctement le pilotage du drone.

Durant nos tests de pilotage manuel, nous avons noté que le drone se comportait très bien. Le retour vidéo est fluide. Dans quelques rares cas, aux limites des distances autorisées par le Wi-Fi (50m d’altitude, 100m de distance), la connexion a été perdue avec le drone. À ce moment-là, petit coup de panique, mais c’est sans oublier le mode RTH (Return to Home) qui s’active automatiquement lorsque le drone perd le signal ou en cas de batterie faible. Avec ce mode, le drone retourne automatiquement au point de départ. Attention, la précision de la zone de départ n’est pas parfaite, alors mieux vaut décoller dans une zone dégagée.

Attention, batterie faible ! Le smartphone me prévient par des vibrations et un signal à l’écran

Le DJI Spark est étonnement stable par temps un peu venteux. En bord de mer, l’image reste stable jusqu’à un certain point où la stabilisation ne permet plus de supporter les mouvements. Par contre, l’autonomie est réduite, car le drone doit davantage forcer pour rester stable. DJI conseille de ne pas l’utiliser pour un vent supérieur à 10m/s. La petite taille du drone joue en sa faveur, car il offre moins de prise au vent.

Attention toutefois, les séquences vidéo réalisées par temps un peu venteux sont un peu moins stables et fluides, surtout en mode QuickShot, car le drone doit à la fois compenser le vent et réaliser un travelling fluide. Cela peut entraîner quelques saccades, mais sans vent la vidéo est vraiment fluide.

Mode Return-to-Home et atterrissage automatique

Les différents modes de vol et de capture vidéo : QuickShot, ActiveTrack, TapFly, Trépied, GestureControl

Le Spark dispose, comme les autres drones de la marque DJI, de modes de vol et de prise de vue intelligents permettant de diriger le drone automatiquement et de réaliser des séquences vidéo.

Ces modes viennent compléter le pilotage manuel du drone.

QuickShot, pour un rendu cinématique

Parmi eux, on trouve les modes QuickShot suivants :

  • Dronie : le drone vole en arrière et vers le haut, tout en fixant le sujet, ce qui offre une séquence où la caméra s’éloigne progressivement du sujet.

  • Fusée (Rocket) : le drone monte avec la caméra pointée vers le bas, avec pour effet d’élargir progressivement le plan et de dévoiler l’environnement sous un angle inédit.

  • Cercle (Circle) : le drone tourne autour du sujet avec la caméra centrée sur le sujet, un mode idéal pour les promenades afin de dévoiler le paysage environnant.

  • Spirale (Helix) : le drone prend de l’altitude tout en tournant autour du sujet en dessinant une spirale.

Pour utiliser un mode QuickShot il faut sélectionner son sujet en traçant un rectangle sur l’écran du smartphone, puis le drone détecte la zone et propose de confirmer par un « GO » pour commencer à filmer.

En mode Quickshot, il faut être au moins à 3m du drone pour qu’il puisse se lancer

Il est important de savoir que le Spark est capable de détecter les obstacles et freine automatiquement, mais uniquement à l’avant de l’appareil. Si vous le faites voler en latéral ou en arrière, les obstacles ne sont pas détectés et vous devrez faire très attention à ce qui entoure votre drone. En mode Dronie, j’ai failli perdre le drone, car aucun détecteur d’obstacle ne se trouve à l’arrière de l’appareil.

ActiveTrack pour suivre un sujet en mouvement

Le drone est la nouvelle GoPro des sports extrêmes et les activités en plein air. Avec la fonction ActiveTrack, le Spark permet de suivre un sujet en mouvement. Deux modes existent :

  • Trace, pour un suivi à distance constante et avec la possibilité de tourner autour du sujet avec le manche de roulis. Dans ce mode, le drone est capable d’éviter les obstacles qui se présentent à lui.
  • Profil, le drone suit le sujet de profil. Nous avons testé ce mode en courant et le drone accroche bien son sujet pour un rendu travelling étonnant. Dans ce mode, le drone est incapable d’éviter les obstacles, il est donc important de l’utiliser en zone dégagée.

Le mode ActiveTrack est très utile pour une randonnée ou une promenade.

TapFly, pour diriger le drone

Le mode TapFly permet de diriger simplement son drone en fixant une destination à l’écran en appuyant simplement sur la zone visible. Cette zone devient la destination et le drone se dirige seul vers elle. En mode Direction, le drone continue dans cette direction sauf ordre contraire (ou jusqu’à ce qu’il arrive à la limite de son périmètre ou détecte un obstacle).

Mode Trépied

Ce mode, bien nommé, permet de stabiliser le drone (et l’appareil photo) pour obtenir des mouvements plus doux et fluides. Dans ce mode, la vitesse maximale du drone est de 3,6 km/h.

Mode Gestes (GestureControl) pour contrôler le drone à la main

Le Spark est le premier drone de DJI a avoir intégré le mode de contrôle à l’aide de gestes. Sans télécommande ni smartphone, il est possible de contrôler le drone uniquement à l’aide de commandes gestuelles grâce à la reconnaissance. Gadget ou fonction véritablement utile ?

Contrôle du drone en mode Gesture

Le mode GestureControl permet les fonctions suivantes :

  • décollage du drone depuis la paume de la main (PalmLaunch)
  • contrôle de la navigation (PalmControl) en plaçant un bras tendu devant le drone et en déplacer sa main dans la direction voulue
  • activation du suivi en secouant la main devant le drone : le drone prend de l’altitude et s’éloigne tout en vous suivant si vous vous déplacez. C’est un point de vue idéal pour réaliser un selfie
  • prise de photos selfies en formant un cadre avec vos mains, devant le drone. L’appareil déclenche 3 secondes après que les LED se soient allumées en rouge.
  • rappel du drone en levant les mains bras au-dessus de la tête pendant 2 secondes : le drone se rapproche et vient atterrir sur votre main pour un « PalmLand ».

Ces fonctions gestuelles, combinées avec le petit format du drone Spark, n’ont pas pour vocation à remplacer la radiocommande ou l’application mobile, mais sont utiles pour rapidement obtenir une photo selfie avec un angle inédit sans sortir son smartphone. En mode GestureControl, la seule fonction d’enregistrement est la photo selfie, dans un format restreint (1440 x 1080 px), car la vidéo reste active tout le temps pour garder le suivi. Il s’agit donc d’une capture photo du flux vidéo.

Le GestureControl est réussi : il permet de lancer le drone et le contrôler uniquement avec la main. Son cas d’usage est typiquement la photo selfie rapide : on sort le drone, on l’allume, on le positionne et on réalise un selfie.

Le mode Gesture pour prendre un selfie, ça fonctionne même à une main

Lors de notre test, nous avons noté certaines fois que le drone ne détectait pas nos gestes, soit parce que nous étions trop près de lui, soit parce que nous étions trop impatients (en secouant la main trop vite, en déplaçant la main trop vite).

Une fois conscient des limites de ce mode, on peut l’utiliser sereinement, ou pas (si vous n’êtes pas fan des selfies). Il est de toute façon toujours possible de faire la même chose en commandant le drone avec le smartphone. Ce mode est désormais disponible sur tous les drones DJI et de nouveaux gestes viendront peut-être offrir de nouvelles options.

Options de prise de vue et qualité d’image

En plus des modes présentés plus haut, le Spark dispose de plusieurs options de prise de vue.

En vidéo, un seul réglage est disponible : Full HD 1080p 30 fps en 24 Mb/s avec enregistrement au format MP4.

En photo, il est possible de choisir entre la prise de vue simple, la rafale de 3 photos, le bracketing d’exposition, le retardateur, le mode ShallowFocus (pour obtenir un fond flou, un peu comme sur les derniers smartphones) et un mode panoramique 180° vertical ou horizontal (non testé, car l’option a été ajoutée après notre test).

En photo comme en vidéo, il est possible de passer en mode manuel afin de régler la vitesse, la sensibilité ISO (de 100 à 1600 ISO en photo et de 100 à 3200 ISO en vidéo) et l’exposition de l’image. C’est notamment utile en vidéo pour obtenir une exposition constante tout au long d’une séquence.

Comme expliqué plus haut, les réglages de prise de vue se font depuis l’application sur la partie droite de l’écran. À cet endroit, il est également possible de contrôler à distance l’inclinaison de l’appareil dans la nacelle stabilisée. L’angle va de 0 à -85° pour réaliser des images « vues du ciel ».

L’inclinaison peut se faire de deux façons :

  • en mode suivi, l’axe reste toujours à niveau et est réglable
  • en mode FPV (First Person View), la nacelle suit l’inclinaison du smartphone. C’est pratique, car cela permet de modifier l’inclinaison tout en pilotant manuellement le drone, chose impossible en mode suivi, car le réglage d’inclinaison n’est disponible que lorsque les joysticks virtuels ne sont pas utilisés.

Passons maintenant à la qualité d’image du drone Spark. Rappelons que le capteur photo est un capteur 1/2,3’’ CMOS de 12 Mpx.

Pour nous, les drones viennent en accompagnement d’un appareil photo classique pour le photographe. Ils permettent d’accéder à des angles et des points de vue inaccessibles autrement et permettent de compléter un shooting photo grâce à des images inédites.

En photo, le Spark délivre des JPEG au format 4/3. Le format RAW n’est pas disponible sur ce drone, et les images sont donc déjà traitées. DJI applique un traitement assez poussé sur ses images pour accentuer la netteté et les couleurs : les images produites sont ainsi très propres et immédiatement prêtes à être partagées.

Pour certains photographes, l’absence d’un format RAW sera rédhibitoire, mais avec ce modèle DJI s’adresse plutôt aux photographes amateurs et passionnés qui souhaitent d’abord obtenir une image prête à l’emploi, plutôt qu’un RAW à développer dans un logiciel supplémentaire.

Pour certaines prises de vue où la différence de luminosité entre le ciel et le sol est trop forte, on se retrouve facilement avec des éléments brûlés. Un mode HDR (avec la rafale de 3 i/s) pourrait permettre de régler cela et nous sommes certains que DJI pourrait ajouter cette fonction avec une prochaine mise à jour du micrologiciel.

Voici quelques photos réalisées avec le drone. Celles-ci ont été réalisées dans des conditions de lumière satisfaisantes et nous ne sommes donc pas montés en ISO, car de toute façon il est déconseillé de voler lorsque la luminosité est limitée, et encore moins la nuit.

En vidéo, le Spark délivre des séquences en 1080p à 30 images/s stabilisées d’une très bonne qualité. Ici encore, il faut faire avec les contraintes du capteur 1/2,3’’ et la 4K n’est pas disponible. Les fichiers MP4 sortis du drone sont directement exploitables pour réaliser un petit montage, possible directement depuis l’application DJI GO 4. Les vidéastes les plus exigeants passeront sûrement par une étape de « color grading » sur ces vidéos pour donner de la profondeur et du contraste aux images animées.

Voici une vidéo de plusieurs séquences réalisées avec le drone DJI Spark en Bretagne et en Bourgogne :

Acheter le DJI Spark version Alpine seule ou en kit ?

Le Spark que nous avons testé est la version Alpine. Il s’agit du drone dans sa version la plus simple. Il faut compter 589€ pour se procurer cette version qui comprend les éléments suivants :

Kit DJI Spark Alpine

Cela permet d’acheter un drone compact et performant à moins de 600€, mais avec un compromis de taille.

Sans télécommande, le drone est bridé : distance et altitude limitées et impossible d’utiliser le mode Sport. Sans compter le pilotage à l’aide des joysticks virtuels qui offre moins de précision qu’avec une véritable télécommande. L’autre limite, c’est la batterie : une seule batterie offre une autonomie de 16 min et oblige à immobiliser le drone pour la charger. Une seconde batterie est selon nous vraiment nécessaire.

La boutique Digit-Photo, qui nous a prêté le drone, propose un kit drone DJI Spark Alpine + radiocommande + carte microSD et adaptateur à 699€, mais sans batterie supplémentaire. C’est mieux, mais pas suffisant, car le problème de la batterie supplémentaire n’est pas réglé.

Kit drone Spark Alpine + télécommande + carte microSD

Pour cette raison, il est plus intéressant de s’orienter vers le kit Fly More DJI Spark à 799€. Il est bien plus complet et finalement meilleur marché que si vous achetez le drone seul puis achetez ensuite des accessoires.

Voici le contenu du kit Fly Combo du Spark :
  • DJI Spark
  • Radiocommande (vendu séparément à 179€)
  • 8 paires d’hélices
  • Protections d’hélices (vendues séparément à 24,90€)
  • 2 Batteries de Vol Intelligente (vendu séparément, 54,90€ la batterie)
  • Chargeur
  • Station de recharge de batterie pour recharger jusqu’à 3 batteries (vendu séparément à 79€)
  • Câble micro USB
  • Boîte de rangement
  • Sac en bandoulière

Avec ce kit, vous êtes paré !

Kit Fly More DJI Spark

DJI Spark, le drone parfait pour débuter et s’amuser

Avec le Spark, DJI propose un drone grand public léger, compact et facile à utiliser. Il s’agit de la solution la plus transportable à ce jour et les modes intelligents de vol et de capture offrent des possibilités étendues.

À moins de 600€ (voir la partie précédente), le Spark est aujourd’hui le drone idéal pour débuter et s’amuser en même temps, grâce notamment au mode Gestures et sa prise de vue Selfie sans smartphone.

Pour le même prix, il est toujours possible d’obtenir un drone plus performant comme le Phantom 3 Standard, mais le DJI Spark est plus facile à faire voler et peut facilement se faire oublier dans un sac, en attendant la prochaine sortie.

Il ne lui manque que le format RAW pour véritablement ne plus pouvoir s’en passer, à condition aussi d’acheter la radiocommande pour le débrider.

Test du mini drone DJI Spark, parfait pour débuter
CompactLégerSimple à piloterIntelligent et de nouvelles fonctions ajoutées par firmware
Autonomie : 16 min par batterie, 2 batteries minimum pour en profiterAbsence de RAWPas assez de choix pour l’enregistrement vidéoSans radiocommande, pilotage et portée limitée
7.4Note finale
Qualité d’image7
Fonctionnalités8
Maniabilité7
Encombrement7.5