Dans le 16e arrondissement de Paris, l’institut Goethe nous propose de découvrir la nouvelle scène photographique allemande. Douze étudiants présentent leur projet sur le thème « Comment ai-je pu me perdre ? »

Goethe Institut

Die Zeit Vertreiben © Laura Brichta

Grâce à des partenariats privilégiés avec de grandes écoles et académies, l’institut allemand a le plaisir d’accueillir douze élèves appartenant à la master class Martin Liebscher de la Hochschule für Gestaltung d’Offenbach, l’école supérieure d’art de la Hesse.

Ces jeunes talents proposent des styles différents correspondant à leur parcours, à leur enfance et à leurs affinités culturelles. Douze séries différentes allant de l’abstrait au minimalisme en passant par le nu, le paysage ou encore la nature morte.

Chacun a dû travailler sur le thème du rapport entre l’espace architectural et l’espace plastique. « Comment ai-je pu me perdre ? » tente de comprendre le flou que chacun ressent lors de ses études. Pour l’illustrer, nous allons présenter trois photographes.

Goethe Institut

Flut (Sammlung) © Annika Grabold

Annika Grabold est née en 1995 dans le land d’Hesse au centre de l’Allemagne. Cela fait maintenant quatre ans qu’elle étudie à l’université de l’Art et du Design. Elle revient cette année d’un échange universitaire avec une école des Beaux Arts en Estonie, toujours spécialisée dans la photographie.

Dans ses clichés réalisés depuis maintenant deux ans, la jeune artiste cherche le calme et la sérénité dans ces tons blancs et ses formes géométriques droites. Des cadres apaisants qui nous font voyager dans un espace fluide et irréel.

Goethe Institut

Aus Fragmente Der Anwesenheit © Janine Baechle

La forêt est au cœur du travail de Janine Baechle. Pendant l’été 2014, quand tout le monde était parti en vacances, la photographe a souhaité recueillir les marques et les pistes laissées par l’Homme dans la nature. Les chemins, les plateformes flottantes, ou encore les feux de camp sont donc les sujets de ses clichés.

Etudiante en graphisme et en photographie également à l’école Hochschule für Gestaltung d’Offenbach, Janine propose des paysages relaxants et agréables sur la nature et l’Homme. On peut associer ce projet à la documentation de l’anthropocène, c’est-à-dire à la trace laissée par l’humain dans la nature. Ici, l’impact sur la forêt n’est pas nocif pour l’environnement.

Malte Sänger, The Hinterland, 2013, 100cm X 100cm, Analoge Mittelformat Fotografie, Inkjet Pigment Print Kaschiert

Malte Sänger est né en 1987 à Francfort. Il expose à l’institut Goethe sa série The Hinterland, recherche transgénérationnelle, internationale qui souhaite également faire de l’historique de traces.

Le terme « The Hinterland » est issu de l’allemand et utilisé en anglais et parfois en français signifie l’arrière-pays, c’est-à-dire une zone continentale située après les côtes ou un fleuve. Le jeune photographe a souhaité suivre les pas de ses parents émigrés aux États-Unis dans le courant du XIXe siècle pour échapper aux conditions de vie misérables et avoir un avenir radieux sur le Nouveau Continent. Mais les espoirs de ces populations émigrés sont vite déçus et l’arrière-pays prend une connotation négative.

Institut Goethe

Christophorus © Laura Brichta

Laura BrichtaUrs Tilman DaunDennis HausteinNikolaus KockelFelicitas von LutzauPaul PapeRobert SchittkoJochen Stierberger et Rudi Weissbeck vous attendent aussi à l’institut Goethe jusqu’au 10 juin 2018.

Informations pratiques
« Comment ai-je pu me perdre ? »
Du 13 avril au 10 juin 2018
Au Goethe Institut de Paris
17 avenue d’Iéna à Paris dans le 16e arrondissement
De 9h à 21h du lundi au vendredi et de 9h à 14h le samedi
Fermé le dimanche
Entrée libre