Alerte étoiles filantes ! Les astronomes annoncent une pluie d’étoiles filantes dans les nuits du 27 au 30 juillet 2016 en France avec les Piscis Austrinides, les Delta Aquarides et les Alpha Capricornides qui connaîtront leurs pics durant cette fin de mois.

Ne vous attendez pas à une pluie d’étoiles filantes constante, car il s’agira plutôt d’environ 5 étoiles filantes par heure. Ce sera le 12 août 2016, avec l’essaim des Perséides, que l’on assistera à une véritable pluie d’étoiles avec pas loin de 90 étoiles par heure.

Parce que ce moment est l’occasion rêvée de vous tourner vers le ciel pour prendre des photos d’étoiles, voici nos conseils photo pour vous aider à prendre en photo les étoiles (filantes ou non).

Cet article reprend en partie les éléments présentés dans notre premier Mercredi Pratique de 2010 consacré à ce sujet mais est bien plus complet (nous nous sommes perfectionnés depuis …)

Trouver le bon endroit pour observer et photographier les étoiles

Pour observer les étoiles, vous devez vous éloigner de toutes les sources de pollution lumineuses existantes (et c’est de plus en plus difficile). Pour faire simple, écartez-vous des villes et trouvez une zone vierge où la lumière est suffisamment faible pour ne pas déranger l’observation des étoiles.

20s - f/2.8 - 26mm - ISO 3200 - Nikon D800 - © Damien Roué

20s – f/2.8 – 26mm – ISO 3200 – Nikon D800 – © Damien Roué

Voici une carte de la pollution lumineuse en France, datant de 2015. Les zones blanches, rouges et oranges sont à éviter. C’est à partir du jaune que l’on commence à avoir une pollution lumineuse faible, offrant une visibilité maximale des étoiles.

A noter que si vous souhaitez photographier le ciel ET des éléments tels que la montagne, une maison ou tout autre objet « terrestre », il vous faudra redoubler de vigilance quant à la qualité du ciel, au risque d’avoir une partie brumeuse et lumineuse sur votre image.

Carte de l’ANPCEN

Carte de l’ANPCEN

Il existe également des applications mobiles pour trouver des zones appropriées où la pollution lumineuse est faible, comme Dark Sky Guide présenté par Thibaud De Clerck dans cet article.

Un ciel dégagé est primordial

Pour observer les étoiles, un ciel dégagé est primordial. Pensez donc à regarder la météo pour les nuits qui vous concernent. Plus que d’avoir un temps sec, il est important de ne pas avoir de nuages dans le ciel. Sur cette page du site Meteo Paris vous pouvez voir les dernières images satellites avec une bonne vision des nuages en France.

20s - f/2.8 - 24mm - ISO 3200 - Nikon D800 - La lueur jaune est liée au fait que le soleil n'était pas encore complètement couché

20s – f/2.8 – 24mm – ISO 3200 – Nikon D800 – La lueur jaune est liée au fait que le soleil n’était pas encore complètement couché – © Damien Roué

Pensez également à voir l’état de la Lune. Lorsque la Lune est très visible, elle est également très lumineuse et pollue le ciel de sa lumière. Heureusement, du 27 au 30 juillet, la Lune est décroissante et sera visible à seulement 18% le 30 juillet. Voici un calendrier lunaire pour prévoir les évolutions de la Lune lors de vos prochaines sorties.

Le matériel recommandé pour photographier les étoiles (filantes ou fixes)

Voici une liste (non exhaustive) du matériel que vous pouvez utiliser pour photographier les étoiles :

  • un boîtier photo avec de bonnes performances dans les hauts ISO. C’est essentiel car vous allez photographier avec une valeur ISO élevée pour capter le maximum de lumière
  • une seconde batterie, la pose longue ça consomme
  • un objectif grand angle et lumineux (de f/1.8 à f/4). Le grand angle est important afin d’avoir une grande zone de ciel. Privilégiez par exemple un objectif 11-16mm en APS-C et 16mm en plein format. Plus vous allez utiliser une longue focale, plus vos photos d’étoiles seront « zoomées », et il sera aussi difficile d’intégrer l’environnement à l’image.
  • un trépied stable avec la possibilité d’orienter votre appareil vers le ciel. Sans lui, difficile d’avoir des images nettes car le moindre mouvement d’appareil rendra votre image floue.
  • une télécommande ou une fonction retardateur. En complément du trépied, la télécommande permettra de ne pas transférer de vibrations à l’appareil photo lors du déclenchement.
  • un petit pull, la nuit il fait froid, même en été

Les réglages pour photographier les étoiles

Maintenant que le matériel photo est prêt, voici les réglages à appliquer pour réussir vos photos d’étoiles. Attention, ici nous allons appliquer des réglages pour avoir des étoiles nettes et non des trainées d’étoiles (« star trails », un effet très recherché). En photographiant le ciel, il faut prendre en compte la rotation de la Terre. Imperceptible à l’oeil nu, cette rotation se fait vite ressentir en photo, avec des trainées d’étoiles en forme d’arc de cercle.

La vitesse et la règle de 500 / 500 Rule

Pour éviter d’avoir des étoiles avec un flou de mouvement, il existe une règle connue des astrophotographes : la règle de 500 (500 Rule, chez nos amis anglophones). Cette règle permet de fixer le temps de pose à ne pas dépasser lorsque vous photographiez les étoiles pour éviter des étoiles en mouvement.

La formule pour déterminer le temps de pose à ne pas dépasser est la suivante :

500 / focale utilisée (en mm) = temps de pose à ne pas dépasser (en secondes)

Prenons un exemple. A 16mm, la formule me donne : 500 / 16 = 31 secondes.

Cela veut donc dire que je peux réaliser une pose longue jusqu’à 31 secondes sans voir bouger les étoiles sur mon image.

Cette formule est exacte pour les appareils plein format ou 24×36. Au format APS-C, il faut faire un léger changement en intégrant le coefficient multiplicateur de l’objectif. Chez Nikon, Sony et Pentax c’est 1.5x. Chez Canon c’est 1.6x. Sur les hybrides, cela dépend de la taille du capteur : chez Fuji c’est 1.5x, chez Olympus et Panasonic c’est 2x, etc.

Pour un capteur APS-C, la formule devient :

500 / (coeff multiplicateur x focale utilisée (en mm)) = temps de pose à ne pas dépasser (en secondes)

Ainsi, un reflex Canon avec une focale 11 mm donne : 500 / (1,6 x 11) = 28 secondes.

A vous de faire les calculs pour votre objectif afin de déterminer la vitesse basse à ne pas dépasser.

L’ouverture

Comme expliqué plus haut, il est recommandé d’utiliser un objectif avec une grande ouverture (f/ petit) afin de capter beaucoup de lumière et d’obtenir une image suffisamment lumineuse une fois le temps de pose écoulé.

30s ISO 2500 - Canon EOS 6D - © mLu.fotos / <a href="https://www.flickr.com/photos/luppes777/20387390798/" target="_blank" rel="nofollow">Flickr</a>

30s ISO 2500 – Canon EOS 6D – Perséides 2015 –  © mLu.fotos / Flickr

Ainsi, si vous utilisez un objectif avec une ouverture de f/2.8 ou f/4, utilisez l’ouverture maximale. Si vous utilisez un objectif à f/1.8, il peut être intéressant de fermer un peu le diaphragme pour améliorer le piqué de votre image, mais pas trop car vous perdrez l’avantage d’un objectif lumineux.

Les ISO

Contrairement aux poses longues habituelles, où l’on va utiliser la valeur ISO minimum pour augmenter le temps de pose, la photo d’étoiles force à utiliser une valeur ISO élevée, sinon les étoiles ne seront pas assez lumineuses pour le capteur.

Selon votre boîtier et ses performances en terme de bruit à hauts ISO, optez pour une valeur au minimum de 1600 ISO. Attention, rien ne sert de monter les ISO au maximum car vous allez augmenter le bruit numérique sur votre image.

Quel mode de prise de vue (PASM) utiliser ?

Pour photographier les étoiles, il n’est pas nécessaire de privilégier un mode plutôt qu’un autre. Si vous choisissez le mode priorité ouverture, prenez une grande ouverture afin de réduire le temps de pose et de capter le maximum de lumière. Si vous choisissez le mode priorité vitesse, il faudra choisir une vitesse suffisamment lente, sans dépasser la vitesse obtenue à partir de la règle de 500 énoncée plus haut.
Si vous maîtrisez le mode manuel, à vous de trouver la bonne exposition.

La balance des blancs et le format de fichier

Ici, c’est simple : utilisez la balance des blancs automatique et le format RAW pour vos photos de ciel étoilé. Pourquoi ? Parce qu’avec ce format, vous pouvez régler la balance des blancs a posteriori et vous gagnerez également une grande latitude de retouche pour vos images.

20s f/2.8 - 24mm - ISO 3200 - Canon EOS 5D Mark II - © Jessie Hodge / <a href="https://www.flickr.com/photos/spaceyjessie/21150273659/" target="_blank" rel="nofollow">Flickr</a>

20s f/2.8 – 24mm – ISO 3200 – Canon EOS 5D Mark II – © Jessie Hodge / Flickr

Comment faire la mise au point sur les étoiles ?

En pleine nuit, il est difficile de faire la mise au point sur les étoiles, ou le ciel en règle général. Les étoiles étant très loin de nous, il est cependant possible d’utiliser la mise au point manuelle de votre appareil et de régler votre mise au point à l’infini.

Si vous n’arrivez pas à faire la mise au point sur l’infini, essayez de faire la mise au point sur un élément suffisamment loin (environ 50m et plus) et vous serez bon. Une fois la mise au point faite sur l’infini, passez en mise au point manuelle et n’y touchez plus.

Les astuces à connaître

Pour faciliter la prise de vue, il est conseillé d’emporter avec vous une lampe torche, ou mieux, une lampe frontale, afin de pouvoir régler votre appareil photo dans la pénombre.

Sur trépied, pensez aussi à désactiver la stabilisation optique et à masquer l’oeilleton du viseur lorsque vous déclenchez. Cela évitera toute lumière parasite venant de l’arrière qui pourrait traverser votre viseur. Si vous n’utilisez pas le mode Live View pour la prise de vue et que vous avez un reflex, pensez à lever le miroir avant le déclenchement (option accessible dans les réglages) pour limiter les vibrations.

Retrouvez également nos autres conseils pour améliorer la netteté de vos photos de nuit.

Conclusion

Après avoir potassé ces conseils, vous êtes prêt pour aller photographier les étoiles avec votre appareil photo. N’hésitez pas à poster vos photos de la voie lactée en commentaire de l’article pour les partager avec les lecteurs.

Bonne sortie photo nocturne !

  • Jérémie

    Merci pour ce Mercredi Pratique. Je me suis justement essayé aux photos d’étoiles pendant les vacances et n’étais pas fan du résultat. Je pense que le problème se situe sur la valeur ISO que j’ai choisie faible. A re-tester donc.

    Une remarque sur la phrase « Si vous n’utilisez pas le mode Live View pour la prise de vue et que
    vous avez un reflex, pensez à lever celui-ci avant la prise de vue
    (option accessible dans les réglages) pour limiter les vibrations. »
    Je suppose que tu parles de l’option pour lever le miroir avant le déclenchement, mais ce n’est pas du tout clair dans ta phrase. Une reformulation en précisant les choses serait bienvenue.

    Bonne journée.

  • Thanh Tung Nguyen

    Pour le réglage de l’appareil : frontale et lumière rouge. Et encore, si vous êtes en groupe, les autres risquent d’être gênés. Le mieux c’est de connaitre par coeur son appareil 🙂

    • Ah ah un connaisseur. La lumière rouge est pratique, mais parfois c’est pas assez fort je trouve. Connaître son appareil reste essentiel 😉

  • Pierre

    Petite rectification: le coefficient multiplicateur pour les APS-C est 1,5 chez Nikon et 1,6 chez Canon.

  • Pour avoir une bonne netteté du premier plan (arbres, maisons, etc.) jusqu’aux étoiles dans le ciel, il est possible de combiner deux photos, l’une du ciel étoilé avec des ISO élevés, une grande ouverture et un temps de pose respectant la règle des 500 (le coef multiplicateur APS-C chez Canon est 1,6, pas 1,5), et une autre photo pour le premier plan, avec des ISO moins élevés, une ouverture plus petite (du genre f/8) et donc un temps de pose de plusieurs dizaines de secondes. Mais cela implique du travail de post-traitement…

    • Merci Stéphane pour le conseil. En effet c’est une bonne idée mais comme tu dis cela implique un post-traitement plus important. A réserver pour certaines occasions 😉

  • guegan maxime

    Bien fait, cet article!
    Juste une précision concernant les cartes de la pollution lumineuse: sous nos latitudes la voie lactée va apparaître au sud, donc il faut vérifier que le spot que l’on choisit soit au nord d’une zone ayant une pollution lumineuse faible.
    Deuxième chose, par expérience, les modes semi auto (priorité ouverture et vitesse) galerent vraiment à trouver la bonne exposition de nuit. L’utilisation du mode manuel ne se justifie rarement plus que dans le cas des photos de nuit…

    • Merci Maxime pour ton commentaire. D’accord avec toi pour le mode semi auto, c’est pour ça que je dis d’ailleurs qu’on peut utiliser n’importe quel mode au final, surtout qu’on a le temps de faire des réglages. Il faut simplement savoir comment bien exposer une image.

    • Hervé BRIANDET

      justement , c’est quoi un bon histogramme de photo de ciel nocturne ?(ça irait plus vite comme explication)

    • Un exemple 😉

  • Jessy Giacomoni

    Bonjour,
    Très bon billet !! Je le garde dans mes notes 😉
    C’est dommage de ne pas avoir parlé de l’histogramme vers la droite (surexposition pour éviter le bruit si possible en respectant la règle des 500) mais aussi de l’empilement 😉

    Bonne soirée 😉

  • Damata

    http://www.lightpollutionmap.info

    Map mondiale, 2016 y compris.
    PS: Si t’habite en Belgique c’est mort ^^

    • Hervé BRIANDET

      Pour la Belgique je pense que c’est parce que tous les autoroutes sont éclairés par lampadaires.

  • Laintra

    Bonjour Damien,

    Je viens de lire ton trés intéressant article sur la photographie des étoiles. Je veux juste ajouter qu’il existe un site spécialisé dans la pollution lumineuse. On peut y télécharger une carte de France et de sa pollution lumineuse. Elle est très précise et l’on peux zoomer jusqu’à vérifier la pollution lumineuse du moindre petit hameau de quatre ou cinq maison seulement et d’un ou deux réverbères.
    Il s’agit du site :www.avex-asso.org
    Le téléchargement est assez long car la carte est vraiment trés trés détaillée. Le téléchargement est gratuit et la carte est mise à jour régulièrement.
    Il existe aussi un triangle noir en France. C’est à dire une zone où la pollution lumineuse est la plus faible… voir nulle. Il ce situe dans le Quercy.
    En traversant cette région au cours de ma pérégrination sur les chemins de Saint-Jacques il y a deux ans, j’aurai bien voulu faire une photographie de la Voie Lactée mais malheureusement la lune était omniprésente.
    Je connaissais la règle que tu viens d’énoncer mais je te remercie d’avoir apporté une précision pour les objectifs APS-C.
    Reçois mes amicales salutation.

    Alain L.

  • Laintra

    Bonjour Damien,

    J’ai dû dépasser le nombre de caractères maximum pour un message aussi je vais reprendre la fin de mon précédent message.
    J’expliquais qu’il existe un triangle noir en France. Il définit une zone où la pollution lumineuse est la moins importante. Elle comprend le Quercy que j’ai traversé pendant le mois de juillet 2014. J’avais l’intention de photographier la Voie Lactée mais une belle lune règnait dans le ciel. Elle a détruit tous les espoirs pour cette semaine là.
    Je n’ai pas réessayé depuis.
    Reçois mais amicales salutation.

    Alain L.

  • selinav

    Bonjour,

    J’ai testé suite à la parution de l’article, n’ayant pas un objectif ultra lumineux en grand angle, j’ai pris le 18/55 du kit canon qui ouvre à 3.5. C’est pas le Pérou, mais pour faire des tests c’est pas mal. D’après le calcul j’arrive à 17s à ne pas dépasser pour avoir une photo nette.
    J’en ai pris une à 20s donc les étoiles sont un peu floues, normal me direz vous, mais par contre mon premier plan aussi, comme si j’avais bougé sur toutes mes photos avec le trépied. Est-ce normal?
    J’ai eu beaucoup de difficultés pour faire la mise au point sur l’infini, en mode manuel, je ne voyais pas la différence de profondeur de champ, donc j’ai un peu fait au pif. Et en live view, l’écran était noir. Si vous avez des astuces, je suis preneuse.

    Mes photos ne sont pas géniales, mais ça permet de se faire une idée. Pour ma part je trouve que le ciel sans élément de contexte (arbes, maison, rochers…) est peu intéressant.

    J’ai eu la chance de capturer une étoile filante, et d’en voir 4 ou 5 hors du viseur. Et rien que ça c’était génial. Merci pour cet excellent article qui m’a permis de voir la beauté de notre ciel à une heure ou d’ordinaire en semaine je suis au lit.

  • Evan Forget

    J’ai organisé une sortie sur les étoiles avec l’asso que j’ai fondé (Studio Raw) et j’en ai profité pour tester le Leica Q sur ce terrain là. C’est très particulier, impossible de dépasser les 4 secondes de pose quand on est à 3200 ISO. Etrange…

    • Une limitation liée au capteur ? Tu as pu faire des poses de plus de 4 secondes (peu importe l’ISO ?)

    • Evan Forget

      Sortie d’usine l’appareil pouvait poser jusqu’à 30 secondes. Avec la mise à jour 2.0 du 26 Juillet 2016 ce temps est passé à 120 secondes. Il est possible d’aller plus loin mais dans ce cas il faut baisser les ISO… En gros il cherche toujours à garder une proportion. Pour 120 secondes de pose ce soir là je devais être à 100 ISO. Sauf que du coup, j’avais un filé énorme (normal). Je n’ai pas aimé cette limitation sur le boitier, mais mon article sur celui-ci est toujours en cours, je ne vais pas manquer d’en parler. Il sera publié prochainement d’ailleurs, après plusieurs semaines de test.

  • Jonathan D

    Bonjour,j’ai un petit problème au niveau des photos des étoiles. En dessous des 3200 ISO mon ciel est orange… A n’importe quel endroit,il est toujours orange. 20/sec f/3.5 pour les autres réglages. J’utilise un D5500 avec l’objectif 18-140 VR,en attente d’un grand angle 🙂 J’aurais bien voulu savoir si le problème venait du logiciel ou de l’objectif ? Merci d’avance

    • Bonjour Jonathan.
      Le problème dont tu parles est peut-être lié à une pollution lumineuse ou à une mauvaise balance des blancs.