Test Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD : un zoom atypique, compact et performant

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Lancé le 19 février 2026 pour les hybrides plein format en montures Sony E et Nikon Z, le Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD vise à allier plage focale étendue et ouverture constante à f/2,8, avec un autofocus réactif et une très bonne qualité d’image. Au sein du portfolio du constructeur, il peut aussi incarner une alternative au 35-150 mm f/2-2,8 Di III VXD, en se montrant considérablement plus léger, plus compact et plus abordable.

Cet objectif vient également inaugurer le Tamron Link, un accessoire pensé pour permettre une liaison sans fil avec l’appli Tamron Lens Utility, qui devient ainsi compatible iOS.

Sur le terrain, ce zoom polyvalent et lumineux réussit-il son pari ? Ses performances optiques et AF sont-elles à la hauteur de nos exigences ? Nous l’avons testé au quotidien pendant plusieurs semaines. Voici notre test complet du Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD.

Présentation du Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD

Ce n’est un secret pour personne : Tamron apprécie beaucoup les focales atypiques. Ainsi, en 2021, le constructeur avait lancé un pavé dans la mare avec le Tamron 35-150 mm f/2-2,8 Di III VXD, un zoom très ambitieux visant à remplacer toute une série de focales fixes.

Cette philosophie se retrouve aujourd’hui avec le Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD. Certes, sa plage focale est un peu moins étendue, et son ouverture constante est de f/2,8. Pour autant, il peut être vu comme un concurrent du zoom 28-105 mm f/2,8 DG DN Art proposé par Sigma.

En revanche, il se différencie par une focale 35 mm moins large au grand-angle, mais très adaptée au reportage. Pour “voir plus large”, il sera donc nécessaire de compléter cet objectif par une focale fixe 20 ou 24 mm, – ou par un zoom comme le Tamron 20-40 mm f/2,8 Di III VXD.

Pour réussir à concilier plage focale très étendue et qualité d’image, le Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD mise sur une formule optique complexe. Comptez 15 éléments répartis en 13 groupes. Le nombre et le type de lentilles spéciales n’ont pas été communiqués.

L’ouverture constante à f/2,8 est assurée par un diaphragme circulaire à 9 lamelles. La distance minimale de MAP est assez courte : 22 cm au grand-angle et 65 cm à fond de zoom. De quoi permettre de se rapprocher très près du sujet. Le rapport grossissement maximal est ainsi de 0,33x (à 35 mm) et de 0,16x (à 100 mm).

On retrouve aussi la motorisation autofocus VXD (VoiceCoil eXtreme Torque drive), pour une mise au point rapide et précise. Enfin, l’objectif n’est pas stabilisé et se repose entièrement sur l’IBIS des boîtiers Sony ou Nikon.

Le Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD est aussi le premier objectif à être compatible avec l’accessoire Tamron Link en USB-C, qui permet une liaison sans fil avec l’appli Tamron Lens Utility. Déjà compatible Android, cette dernière devient (enfin) compatible avec iOS.

Enfin, ce nouveau zoom peut être vu comme le lointain descendant d’un autre objectif atypique, le Tamron SP AF 28-105 mm f/2,8 LD Aspherical IF, lancé en… 1990.

Voici la liste des caractéristiques du Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD :

  • plage focale : 35-100 mm (équivalent 52,2-150 mm en APS-C)
  • objectif pour capteur : plein format
  • ouverture max : f/2,8
  • ouverture min : f/16
  • angle de champ : 63°26′- 24°25′
  • construction optique : 15 éléments en 13 groupes
  • diaphragme : circulaire, 9 lamelles
  • distance minimale de mise au point : 22 cm (35 mm) / 65 cm (100 mm)
  • stabilisation d’image : non
  • tropicalisation : résistant à l’eau et aux intempéries
  • grossissement max : 0,33x (35 mm) / 0,16x (100 mm)
  • mise au point : motorisation VXD
  • diamètre du filtre : 67 mm
  • dimensions : ø 80,6 x 119,2 mm (Sony E) / ø 80,6 x 121,5 mm
  • poids : 565 g (Sony E) / 575 g (Nikon Z)
  • accessoires fournis : bouchons avant et arrière, pare-soleil
  • montures compatibles : Sony E, Nikon Z
  • prix au lancement : 899 € (Sony E) / 929 € (Nikon Z)

Ergonomie et prise en main

Au premier abord, le Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD est étonnamment compact, avec ses 12,2 cm de long, son diamètre maximal de 8 cm et un poids de 565 g (en monture E). Il réussit l’exploit d’être (presque) aussi menu et léger que le 28-75 mm f/2,8 Di III VXD G2 – même si le diamètre de ce dernier est un peu plus réduit. Il est surtout considérablement plus léger que le 35-150 mm f/2-2,8, puisque ce dernier monte à presque 1,2 kg !

Sans surprise, le zooming ne se fait pas en interne : comptez 2 cm de plus à fond de zoom – et 3 cm avec le pare-soleil en corolle fournie. Le diamètre de filtre est de 67 mm, comme sur la quasi-totalité des zooms Tamron.

Côté commandes manuelles, on retrouve une bague de zoom plutôt large placée à l’arrière, près de la baïonnette, ainsi qu’une fine bague de mise au point tout à l’avant. On dispose aussi d’un bouton et d’un commutateur Custom 1/2/3, tous deux paramétrables depuis la solution Tamron Lens Utility (macOS, Windows, Android et maintenant iOS), grâce au port USB-C présent sur le côté. Aucun loquet de verrouillage du zoom n’est présent – mais l’objectif ne se déploie pas lorsqu’il est porté vers le bas.

On retrouve aussi la finition noir mat des autres objectifs de Tamron. Le polycarbonate se montre assez doux au toucher. Par ailleurs, l’objectif est muni de joints d’étanchéité. Nous avons donc pu l’employer dans un environnement poussiéreux ou sous une averse sans autre difficulté qu’une bronchite carabinée.

Depuis 2021, le constructeur propose sa solution Tamron Lens Utility pour personnaliser le fonctionnement de son objectif. Grâce au port USB-C mentionné ci-dessus, on peut le brancher (via un câble) à un PC, à un Mac ou à un smartphone tournant sous Android.

Cependant, la marque franchit ici une étape décisive avec le Tamron Link. Ce petit accessoire vient se brancher directement sur le port USB-C de l’objectif, et permet pour la 1e fois une communication sans-fil avec l’application Tamron Lens Utility, y compris avec les iPhone.

Une fois la connexion effectuée, on peut ainsi modifier les fonctions assignées aux modes Custom 1/2/3, lesquelles régissent le comportement du bouton présent sur l’objectif (via un appui court ou long).

Nous avons donc attribué au mode 1, la bascule AF/MF, au mode 2, la bascule entre bague de MAP et bague d’ouverture non-crantée, et au mode 3 la fonction Astro Fine adjustment. On peut également commander à distance le réglage de l’ouverture et de la mise au point (avec un système de marqueurs bien connu des cinéastes), ou encore sélectionner et alterner entre 3 préréglages de mise au point.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous référer à cet article.

Qualité d’image du Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD

Nous avons utilisé le Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD sur un Sony A7 IV et sur un Sony A1, équipés respectivement de capteurs plein format de 33 et 50 Mpx. Mais également sur un Nikon Z8 (45,7 Mpx) via la bague Megadap ETZ21 Pro+.

N’hésitez pas à cliquer sur chaque image pour l’afficher en qualité optimale.

Sony A1 – Tamron 35-100 mm f/2.8 Di III VXD – 100 mm – ƒ / 2,8 – 1/200 s – ISO 500
Sony A7 IV – Tamron 35-100 mm f/2.8 Di III VXD – 71 mm – ƒ / 2,8 – 1/1600 s – ISO 3200
Sony A7 IV – Tamron 35-100 mm f/2.8 Di III VXD – 40 mm – ƒ / 8,0 – 1/160 s – ISO 4000

Sensation de piqué et netteté

En termes de qualité d’image, le Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD est un bon élève. La sensation de piqué est bien marquée au centre dès la pleine ouverture (f/2,8) à toutes les focales, et le rendu couleurs et des contrastes est soigné. Pour un supplément de créativité toutefois, nous avons parfois pris la liberté d’utiliser les profils colorimétriques des boîtiers Sony.

Dans le détail, l’objectif offre de bonnes performances au grand-angle (35 mm) au centre de l’image, dès la pleine ouverture. Cependant, la restitution des bords manque de précision, et il faut attendre f/5,6 pour une vraie amélioration. On obtient une bonne homogénéité à f/8, ce que les photographes d’architecture ou de paysage apprécieront. La diffraction apparaît à f/11, et devient logiquement plus marquée à partir de f/16.

Nikon Z8 – Tamron 35-100 mm f/2.8 Di III VXD – 35 mm – ƒ / 2,8 – 1/160 s – ISO 2000
Sony A7 IV – Tamron 35-100 mm f/2.8 Di III VXD – 35 mm – ƒ / 5,6 – 1/400 s – ISO 100

On observe une réelle amélioration des performances à partir des focales médianes (autour de 70 mm). Le piqué est excellent au centre et s’avère très bon aux bords dès f/2,8. Fermer à f/4 améliore encore un peu l’homogénéité, qui demeure excellente jusqu’à f/8. Ces très bons résultats se maintiennent jusqu’à f/11. La diffraction est timide à f/16 – et bien réelle à f/22.

Sony A7 IV – Tamron 35-100 mm f/2.8 Di III VXD – 62 mm – ƒ / 2,8 – 1/1600 s – ISO 5000
Sony A7 IV – Tamron 35-100 mm f/2.8 Di III VXD – 86 mm – ƒ / 3,2 – 1/125 s – ISO 100

Nos conclusions à 70 mm sont aussi vraies à fond de zoom (100 mm). On note ainsi un excellent piqué au centre dès f/2,8. Fermer à f/4 permet d’obtenir une très bonne homogénéité, observable jusqu’à f/8. Cependant, la diffraction frappe un peu plus tôt (f/11), et devient plus marquée à partir de f/16.

Sony A7 IV – Tamron 35-100 mm f/2.8 Di III VXD – 100 mm – ƒ / 2,8 – 1/1250 s – ISO 320
Sony A7 IV – Tamron 35-100 mm f/2.8 Di III VXD – 100 mm – ƒ / 2,8 – 1/400 s – ISO 400

Au final, le comportement du Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD est une très bonne surprise compte tenu de sa plage focale étendue. Aux focales médianes, l’homogénéité est excellente en fermant un peu le diaphragme – et les performances se maintiennent largement à fond de zoom. De ce point de vue, la copie livrée par Tamron est très réussie.

Distance minimale de mise au point raccourcie et bokeh esthétique

Le Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD se distingue également par sa distance minimale de MaP raccourcie. À 35 mm, elle est de 22 cm seulement par rapport au plan focal. De quoi offrir un rapport de grossissement maximal de 0,33x : les amateurs de proxiphoto seront ravis. À fond de zoom, la distance minimale passe à 65 cm.

Grâce à l’ouverture constante à f/2,8, on peut aisément jouer sur la profondeur de champ. L’effet bokeh est esthétique, avec des bulles bien rondes. Cependant, on observe quelques dérives chromatiques sur le pourtour des bulles, un effet d’onion ring et un petit effet “œil de chat” à partir de 70 mm.

Nikon Z8 – Tamron 35-100 mm f/2.8 Di III VXD – 100 mm – ƒ / 2,8 – 1/640 s – ISO 2000

Distorsions et vignetage

Sur le Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD, le flare est globalement bien géré, même si quelques (rares) artefacts verts peuvent parfois apparaître. L’effet starburst est assez timide, mais permet d’obtenir des étoiles à 18 branches.

Nikon Z8 – Tamron 35-100 mm f/2.8 Di III VXD – 35 mm – ƒ / 22 – 1/20 s – ISO 1000

Les aberrations chromatiques sont aussi bien maîtrisées par l’objectif. Cependant, on distingue parfois une jolie frange vert et rose sur les éléments placés en périphérie de l’image. Un point que nous avions déjà noté sur le récent Tamron 25-200 mm f/2.8-5.6 Di III VXD .

Sony A7 IV – Tamron 35-100 mm f/2.8 Di III VXD – 35 mm – ƒ / 2,8 – 1/160 s – ISO 1600

L’objectif est pris en charge par nos logiciels de post-traitement – mais uniquement pour la compensation du vignetage. Au grand-angle, les distorsions en barillet et l’assombrissement des coins sont virtuellement invisibles.

En revanche, on observe de franches distorsions en coussinet à fond de zoom, ainsi qu’un léger assombrissement des coins. Ces deux phénomènes sont bien corrigés automatiquement par les boîtiers Sony.

Autofocus du Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD

À l’instar des autres zooms (récents) de Tamron, ce zoom 35-100 mm emploie une motorisation autofocus VXD. Le but : offrir une mise au point rapide, précise et silencieuse.

Sur le terrain, l’autofocus du Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD offre de solides performances. L’accroche du sujet est rapide et précise. Pour des sujets statiques ou aux mouvements doux, l’objectif n’offre aucune difficulté. Il est évidemment compatible avec les modes de détection / suivi du sujet, et est donc un bon allié pour les portraits.

Nikon Z8 – Tamron 35-100 mm f/2.8 Di III VXD – 100 mm – ƒ / 2,8 – 1/100 s – ISO 4000

Les performances sont toujours très bonnes avec des sujets rapides ou aux mouvements aléatoires. Le suivi s’avère très efficace, sans décrochage du sujet au milieu d’une rafale. Que ce soit à 10 ou 15 i/s, sur les boîtiers Sony, ou à 20, voire 60 ou 120 i/s sur un Nikon Z8, le zoom ne mollit pas et se montre tout à fait à la hauteur. Les photographes de sport ou d’action trouveront ici un bon compagnon – même si la focale 100 mm sera peut-être un peu trop courte au bord de certains terrains.

Nikon Z8 – Tamron 35-100 mm f/2.8 Di III VXD – 100 mm – ƒ / 2,8 – 1/2000 s – ISO 2000
Nikon Z8 – Tamron 35-100 mm f/2.8 Di III VXD – 100 mm – ƒ / 4,0 – 1/1000 s – ISO 2000

De même, les basses lumières ne font pas peur à ce 35-100 mm et l’AF demeure réactif. Là encore, la copie de Tamron est soignée.

Enfin, l’objectif n’est pas stabilisé et se repose donc entièrement sur l’IBIS du boîtier. À 35 mm, nous avons réussi à descendre à 0,4 s. À 100 mm, nous avons pu capturer toute une série d’images à 1/3 s sans trop difficulté. Des performances de premier ordre.

Retrouvez ci-dessous une sélection de photos capturées avec le Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD :

Face à la concurrence

Avec ce zoom 35-100 mm doté d’une ouverture constante à f/2,8, Tamron propose une optique très originale. Il est donc assez difficile de lui trouver des concurrents directs – d’autant que son tarif de 899 € (monture E) ou 929 € (monture Z) est particulièrement agressif. Situé à mi-chemin entre les “classiques” 24-70 mm et 70-200 mm, il peut être comparé aux (nombreux) objectifs 24-105 mm f/4 – mais ces derniers sont un stop moins lumineux.

Pour autant, l’expansion de la monture E de Sony permet à notre 35-100 mm de rencontrer plusieurs rivaux pertinents sur sa route.

Sigma 28-105mm f/2,8 DG DN Art

Lancé en septembre 2024 en monture E et L, le Sigma 28-105 mm f/2,8 DG DN Art est un concurrent très sérieux. Il propose une plage focale plus étendue, tout en offrant lui aussi une ouverture constante à f/2,8. Ses performances optiques sont également excellentes – même si, dans son cas, le piqué est un peu meilleur au grand-angle qu’à fond de zoom (l’inverse de notre Tamron donc). Son AF est aussi très réactif et Sigma oblige, ses finitions sont vraiment très soignées, avec une ergonomie un peu plus poussée.

Cet excellent zoom n’a finalement que 2 défauts : un encombrement assez prononcé (15,9 cm de long replié et 990 g) et un tarif de 1599 € bien plus élevé que celui du 35-100 mm de Tamron.

Tamron 35-150 mm f/2-2,8 Di III VXD

Dévoilé en septembre 2021 en monture E – et en septembre 2023 en monture Z – le Tamron 35-150 mm f/2-2,8 Di III VXD est l’un des objectifs les plus premium du constructeur. Au-delà d’une plage focale plus étendue à fond de zoom (150 vs 100 mm), il se distingue par son ouverture encore plus lumineuse (f/2-2,8).

Sur le terrain, il offre des performances optiques de premier ordre, avec un piqué (au centre) très élevé. Néanmoins, on regrette un certain manque d’homogénéité à toutes les focales, ainsi que le gabarit (très) généreux de ce zoom (15,8 cm de long, 1,2 kg). Sans oublier un tarif de 1699 € (monture E) ou même 1799 € (monture Z) toujours assez élevé.

Samyang 35-150 mm f/2-2,8 FE

En avril 2023, Samyang prenait tout le monde par surprise avec ce zoom, qui reprend la même plage focale et la même ouverture f/2-2,8 que l’objectif de Tamron mentionné ci-dessus.

Disponible en monture E, le Samyang 35-150 mm f/2-2,8 FE offre de bonnes performances optiques – même s’il est nécessaire de fermer à f/5,6 pour obtenir le meilleur piqué au grand-angle. Les choses s’améliorent nettement en zoomant, même si l’homogénéité demeure perfectible. Son bokeh est d’une grande douceur, et son AF est très précis. À l’instar de l’optique de Tamron, ses mensurations sont généreuses (15,7 cm de long, 1,2 kg) mais son tarif de 964 € lui confère un très bon rapport qualité-prix.

Enfin, notez que l’opticien sud-coréen a présenté à l’IBC 2025 un prototype d’un futur objectif Samyang AF 28-135 mm f/2,8 FE. Soit une formule très ambitieuse, avec une plage focale très étendue mêlée à une ouverture à f/2,8. Pour l’heure, cet objectif n’a pas encore été dévoilé officiellement et nous ignorons donc sa disponibilité et son tarif.

Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD, un zoom surprenant, allégé et réussi

Avec ce nouveau zoom 35-100 mm f/2,8 Di III VXD, Tamron réussit à marier efficacement une plage focale étendue, une ouverture à f/2,8, de solides performances optiques et un autofocus réactif.

Dans le détail, la qualité d’image est très bonne au centre dès la pleine ouverture à toutes les focales – quand l’homogénéité est remarquable aux focales médianes et à fond de zoom. De plus, l’ouverture à f/2,8 est très pertinente pour les portraits ou la photographie de détails.

De plus, cet objectif réussit à être considérablement plus léger et compact que son “grand frère”, le Tamron 35-150 mm f/2-2,8 Di III VXD (voir ci-dessus), gommant ainsi ses 2 points faibles. En dépit de sa plage focale étendue et de son ouverture lumineuse, ce 35-100 mm est à peine plus gros que le 28-75 mm f/2,8 Di III VXD G2 de la marque.

Il n’en reste pas moins que la plage focale choisie par Tamron peut parfois être déroutante, notamment avec sa focale minimale à 35 mm. Pour autant, elle permet de multiplier les cadrages, et s’avère très pertinente en street photo, en reportage ou pour des sujets plus éloignés.

Disponible à 899 € (monture Sony E) ou de 929 € (monture Nikon Z), le Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD offre un rapport qualité-prix difficilement égalable. Et nous le recommandons sans hésiter.

Vous pouvez retrouver cet objectif chez Digit-Photo, MN Photo Vidéo, Digixo, Camara, Photo-Univers, IPLN, Panajou, à la Fnac et dans les boutiques spécialisées.

Test Tamron 35-100 mm f/2,8 Di III VXD : un zoom atypique, compact et performant
Fabrication / finitions
8.5
Ergonomie
8.7
Qualité d'image
8.9
Qualité du Bokeh
8.4
Vitesse de l'autofocus
8.9
Fonctionnalités
8.8
Rapport qualité-prix
9.1
Points forts
Plage focale étendue
Léger et compact compte tenu de sa plage focale
Bon piqué au grand-angle et à fond de zoom, excellent piqué aux focales médianes
Autofocus très efficace
Distance minimale de MAP réduite
Excellent rapport qualité-prix
Flou de profondeur de champ harmonieux
Points faibles
Plage focale assez atypique, "seulement" 35 mm au grand-angle
Pas de stabilisation optique
Aberrations chromatiques en périphérie de l'image
Distorsions en coussinet prononcées à fond de zoom
8.8
sur 10