Le Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM Art est le second objectif constitutif de la série Global Vision Art, introduite en 2013 avec le 35 mm f/1,4. Cette gamme « Art » a donné à Sigma l’image de constructeur d’optiques de haute qualité accessibles et en fait aujourd’hui une alternative solide des professionnels par rapport aux modèle Canon et Nikon.

Disponible dans de nombreuses montures dont Canon EF et Nikon F, cet objectif a fait le bonheur des utilisateurs de reflex plein format ou d’hybrides Sony. Mais est-il adapté aux derniers hybrides Canon ? Faut-il forcément renouveler son parc optique en passant à l’hybride plein format ? Que peut-on dire de ce 50 mm une fois monté sur un hybride plein format tel que le Canon EOS R ? Tient-il ses promesses même avec une bague d’adaptation ?

Entre le Portugal, les Etats-Unis et Cuba, cet objectif à tout faire nous suit depuis deux ans et voici notre compte rendu complet des performances du Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM Art en monture EF une fois monté sur un hybride plein format Canon.

Ce test ne dispose volontairement pas de note car cet objectif a été avant tout pensé pour des performances optimales sur reflex, et non sur hybride.

Présentation du Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM Art

Pour de nombreux photographes, le 50 mm est considéré comme l’objectif de base. Petit, léger, abordable et avec une vision proche de l’oeil humain, il était vendu en kit avec la quasi-totalité des boitiers argentiques. Avec l’arrivée du numérique, le 50 mm est souvent devenu le second objectif à acheter après le zoom de kit, avec de nombreux modèles entrée de gamme, ouvrant généralement à f/1.8.

Si l’on s’intéresse aux 50 mm haut de gamme et lumineux, Canon a marqué les esprits en 2006. A ce moment-là, le constructeur lance son 50mm à ouverture f/1,2 série L en monture EF et démarre ce que certains observateurs qualifieront comme la guerre des 50 mm haut de gamme. Ces optiques se voulaient plus piquées, plus robustes dans la construction et dépourvues des défauts optiques trop courants à l’époque tels que vignettage, aberration chromatique et flare.

Cependant, cet objectif avoisinait les 1800 € au lancement. Chez Nikon, en plus du 50 mm f/1,4 G relativement abordable, on trouve le Nikkor 58 mm f/1,4 G et le Zeiss Otus 55 mm f/1,4, deux preuves additionnelles que les 50-55 mm haut de gamme n’étaient pas à la portée de toutes les bourses. C’est dans ce contexte que Sigma annonce en 2014 son nouveau 50 mm f/1,4. La gamme Art, qui commençait à se faire un nom avec son 35 mm, laisse enfin présager un 50 mm de haute facture accessible au commun des mortels.

La formule optique de ce nouveau modèle évolue considérablement par rapport au Sigma AF 50 mm f/1,4 EX DG HSM (sorti en 2008) qu’il remplace. Au lieu de 8 éléments en 6 groupes, nous avons désormais 13 éléments en 8 groupes dont 3 verres SLD et un asphérique. Un diaphragme à 9 lamelles assure un bokeh doux et progressif et la distance minimale de mise au point de 40 cm est 5 cm plus courte que celle de l’objectif Canon équivalent.

Le Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM Art est destiné aux boîtiers reflex plein format à monture Canon EF et Nikon F, mais peut aussi être monté sur les reflex APS-C de ces deux constructeurs. En APS-C, on obtient une focale équivalente à 75 mm, voire un peu plus sur Canon qui dispose d’un coefficient multiplicateur de 1,62x. On peut également le monter sur un des nouveaux boîtiers hybrides à l’aide d’une bague adaptatrice, comme Sony FE, Nikon Z ou Canon avec la gamme EOS R à monture RF et ceci se fait sans aucune dégradation des performances autofocus comme nous allons le voir.

Le Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM Art à côté du Canon RF 50mm f/1,2L USM

Voici les caractéristiques techniques de l’objectif Sigma 50mm f/1,4 DG HSM ART :

  • Distance focale : 50 mm
  • Ouverture maximum : f/1,4
  • Ouverture minimale : f/16
  • Construction optique : 13 éléments répartis en 8 groupes dont lentilles asphériques et des verres UD
  • Diaphragme : 9 lamelles circulaires
  • Rapport de grossissement maximal : 0,18 x
  • Distance de mise au point minimale : 0,40 m
  • Diamètre du filtre : 77 mm
  • Tropicalisation : non
  • Autofocus : oui, motorisation HSM
  • Poids : 815 g
  • Pare-soleil : oui, amovible
  • Stabilisation : non
  • Dimensions : 85,4 x 99,9 mm
  • Montures compatibles : Canon EF, Nikon F, Sony E, Sigma SA, monture L
  • Accessoires fournis : pare-soleil, bouchon arrière, cache objectif

L’objectif dispose du service de changement de monture de Sigma : il est ainsi possible, si vous changez de boîtier (par exemple en passant de Nikon à Canon, ou de Canon à Sigma) de faire adapter l’objectif pour continuer à l’utiliser. Ce service est payant et est effectué par Sigma.

Le Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM Art est également compatible avec le Sigma USB Dock qui permet de mettre à jour l’objectif et de régler finement les paramètres de l’optique, notamment en réglant l’autofocus.

Prise en main du Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM Art

La gamme Art s’est fait un nom pour sa qualité de fabrication et cet objectif y est fidèle. Il est massif, bien fini, presque luxueux. Il présente une combinaison de métal et plastique devenue rare aujourd’hui et significativement meilleure que les propositions Canon au chapitre de la qualité perçue et de l’impression de solidité.

Avec ses 815 grammes, cet objectif est lourd, on est loin des 50 mm de l’époque, des 290 grammes du Canon EF 50mm f/1.4 USM lancé en 1993 et même des 540 grammes du Canon EF 50mm f/1.2 L USM. Cet encombrement n’est pas bienvenu chez les amateurs de focales fixes mais monté sur un boitier plein format avec une poignée proéminente comme l’EOS R ou le 5D Mark IV, l’ensemble reste confortable.

L’objectif dispose d’une bague de mise au point en caoutchouc large et très précise avec une butée. Cette mise au point s’opère en interne et se fait sans déplacement de la lentille frontale ce qui protège le mécanisme et en fait une alternative nettement plus solide que le Canon EF 50mm f/1,4 USM souvent mis en défaut. Sur le fût, on retrouve un commutateur pour passer de la mise au point AF à MF et une fenêtre permettant de voir l’indicateur de distance en mètre et en pied. La fenêtre dispose des indications sur l’hyperfocale avec des petits indices affichant la plage de mise au point pour quelques réglages d’ouverture.

Le pare-soleil fourni est lui aussi extrêmement qualitatif. En plastique rigide, il a un dessin en pétale de fleur qui contribue à l’esthétique de l’ensemble. Après 2 ans d’utilisation, il tient toujours aussi solidement et n’affiche que très peu de marques de rayure. Un véritable soin a été apporté à la construction de l’ensemble.

Qualité d’image du Sigma 50mm f/1.4 DG HSM Art

Nous avons testé cet objectif sur l’EOS R, qui avec 30,4 Mpx est de résolution similaire à un Canon 5D IV. Voici une sélection de photos réalisées avec cet objectif. Vous pouvez cliquer sur chaque image pour la voir en meilleure qualité.

Canon EOS R – Sigma 50mm F1.4 DG HSM Art – 1/640s – f/1,4 – ISO 100

Canon EOS R – Sigma 50mm F1.4 DG HSM Art – 1/100s – f/5,6 – ISO 100

Au chapitre de la qualité d’image, cet objectif justifie son embonpoint. La résolution est maximale dans le centre dès la pleine ouverture et les coins sont déjà de très bonne facture. Une légère amélioration des coins apparait dès f/2 et se poursuit à mesure que l’on ferme pour offrir une homogénéité maximale à f/5,6. Sigma se paye le luxe d’être significativement plus piqué que le Canon EF 50mm f/1,2 L USM tout en vignettant moins à ouverture identique.

Parlant de vignettage, notre avis reste mitigé. Oui, il vignette moins que le Canon EF 50mm f/1,2 L USM mais les firmwares Canon soufflent le chaud et le froid quand il s’agit des corrections des objectifs de constructeurs tiers. Le 5D Mark IV reconnait l’objectif et applique les profils de correction dans la production de JPEG, l’EOS R ne le fait pas mais l’EOS R5 le fait à nouveau. En tout état de cause, ceci se corrige en un clic dans Lightroom ou tout logiciel comparable.

Canon EOS R – Sigma 50mm F1.4 DG HSM Art – 1/2500s – f/1,4 – ISO 100

Une autre force de cet objectif est la qualité de son bokeh. Sans avoir la douceur ou le caractère crémeux du Canon EF 50mm f/1,2 L USM ou même de son équivalent RF, il reste lisse, progressif, loin du rendu « haché » de certains objectifs comme le Canon 85mm f/1,8. Toutefois, certaines scènes peuvent conserver des contours un peu « durs ».

Détection de l’oeil – Canon EOS R – Sigma 50mm F1.4 DG HSM Art – 1/60s – f/1,4 – ISO 2000

Nous n’avons pas trouvé de manifestation alarmante de distorsion dans nos clichés et les aberrations chromatiques sont très bien contrôlées. Ces dernières sont inexistantes au-dessus de f/2 et très discrètes à la pleine ouverture.

La liste de bonnes nouvelles se poursuit en observant la résolution à la distance minimale. A f/1,4, l’image est plutôt molle si la mise au point est faite à 40 cm mais dès f/2, le piqué fait un bond en avant et à f/2.8, il est irréprochable. La profondeur de champ est tellement faible à cette distance qu’il n’est généralement pas pratique de tenter des prises en dessous de f/5.6 donc nous considérons que ceci reste une très bonne performance en comparaison aux objectifs dans cette tranche tarifaire.

Distance minimale de mise au point – Canon EOS R – Sigma 50mm F1.4 DG HSM Art – 1/60s – f/2,8 – ISO 3200

Nous serons plus mesurés dans notre appréciation de la gestion du flare. Les focales fixes à grande ouverture ne sont pas réputées pour exceller dans ce domaine et peu d’entre elles nous ont laissés véritablement satisfaits. Ce 50mm n’est pas le pire élève mais il n’est pas grandiose, les sources lumineuses très intenses faisant apparaître des artefacts dans l’image.

Canon EOS R – Sigma 50mm F1.4 DG HSM Art – 1/80s – f/16 – ISO 100

Nous précisions toutefois que nous provoquons les cas les plus extrêmes pour tester les limites de cette optique. Dans notre usage véritable, nous n’avons rien vu de tel et le pare-soleil est là pour réduire les apparitions de flare. La seule véritable déception est parfois une apparition d’un voile et une perte de contraste comme illustré sur les photos ci-dessous, notamment en conditions de lumière difficile.

Il n’est pas mauvais, il est même bien meilleur que les objectifs qui l’ont précédé mais en 2020, le dernier né Canon RF 50mm f/1,2 L USM pour la monture R est d’un tout autre calibre… pour 3 fois le prix et pour une version native aux hybrides Canon.

Performances autofocus du Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM Art

Canon EOS R – Sigma 50mm F1.4 DG HSM Art – 1/160s – f/7,1 – ISO 125

L’objectif dispose d’un autofocus à motorisation HSM (Hyper Sonic Motor) et s’adapte aisément sur les boitiers hybrides Canon, Nikon, Sony ou Panasonic sans dégradation de performances.

L’autofocus est présenté comme silencieux, il n’est pas aussi discret que peuvent l’être les derniers zooms Canon en monture RF mais il ne se fait que très peu entendre.

Cet autofocus est également rapide pour la catégorie, car si les focales à ouverture f/1,4 peuvent difficilement être décrites comme sportives, il sera ici possible de suivre la course de son chien au parc le dimanche. Un autre atout : même en mode AF, il est possible de faire une retouche du point à l’aide de la bague de mise au point. Assisté par le focus peaking, c’est un vrai régal.

Canon EOS R – Sigma 50mm F1.4 DG HSM Art – 1/125s – f/8 – ISO 200

Toujours en rapport avec l’autofocus, nous avons noté qu’un hybride comme l’EOS R offre une seconde jeunesse au Sigma 50mm F1.4 DG HSM Art.

Bon nombre d’utilisateurs Sigma sur reflex Canon ont eu besoin de s’offrir un dock USB pour calibrer l’autofocus de leur objectif afin d’en tirer le plein potentiel. Monté sur un EOS R, l’absence de miroir rend l’autofocus plus fiable et les problèmes de back-focus sont oubliés. Aussi, la technologie de détection de l’œil facilite grandement la réussite de portraits à pleine ouverture.

Quelles sont les alternatives au Sigma 50mm f/1,4 DG HSM Art en monture Canon ?

Pour ce test un peu hors norme, dans cette partie nous allons aborder à la fois les optiques en monture RF et EF. Pour cette dernière, il faudra bien entendu utiliser l’une des bagues d’adaptation EF-EOS R de Canon.

Testé sur un EOS R, il est difficile de ne pas évoquer le Canon RF 50mm f/1,2 L USM. Il est meilleur en tout point. Il ouvre à f/1,2 soit un gain dans la montée en ISO. Il est plus piqué sur les bords entre f/1,4 et f/2,8 tout en offrant un bokeh plus crémeux. Ce Canon a un vrai « rendu », un « look » distinct, à la fois très piqué et très doux. Sa résistance aux sources lumineuses est bien meilleure, il est tropicalisé pour un usage sous la pluie et tout ceci pour 950 grammes soit l’équivalent du Sigma une fois qu’on lui ajoute la bague de conversion EF/RF.

Toutefois à 2290 €, il est 3 fois plus cher et son autofocus est un peu moins rapide que le Sigma. Il appartiendra à chaque utilisateur de décider si ceci est justifié. Celui qui réalise principalement de la photographie évènementielle nocturne (concert, mariage, …) bénéficiera véritablement des performances du dernier né Canon, meilleur face aux éclairages de salles de spectacle. Autrement, le Sigma 50mm f/1,4 DG HSM Art a peu de raisons de rougir de ses prestations.

Canon EOS R – Sigma 50mm F1.4 DG HSM Art – 1/6400s – f/1,4 – ISO 100

Un autre concurrent est le Zeiss Otus 55 mm f/1,4, révolutionnaire à son lancement en 2013. Il n’est que très marginalement meilleur que le Sigma à pleine ouverture, ne présente aucune distorsion ni aberration chromatique mais coûte 3390 €, pèse un kilo et est dépourvu d’autofocus. Il s’adresse au photographe TRÈS exigeant qui n’est pas encore passé au plein format hybride, qui a besoin de la résolution maximale dans les coins à pleine ouverture et pour qui la rapidité de mise au point n’est pas un sujet. S’il est d’une qualité de fabrication irréprochable et produit un look distinct, le Sigma nous apparait un meilleur choix pour le commun des mortels.

On pense également penser au « vieux » Canon EF 50mm f/1,2 L USM de 2006. Il a l’avantage d’être plus léger, plus discret et s’il est significativement moins piqué, beaucoup trouvent que sa douceur est un attribut qui lui confère un « look » unique, plus flatteur pour le grain de peau. Il reste le favori des utilisateurs de reflex… en dessous de 30 Mpx. Les aberrations chromatiques sont très marquées à pleine ouverture.

L’optique la plus similaire serait le Tamron 45 mm f/1.8 Di VC USD, un peu meilleure en résistance au flare, un peu moins bonne au vignetage. Avec son ouverture à f/1,8, elle est moins adaptée à la photographie évènementielle où la vitesse d’obturation doit rester élevée. Mais dans une pratique plus posée, la stabilisation de cette optique en fait un meilleur partenaire en faible luminosité.

Test terrain du Tamron SP 45mm f/1.8 Di VC USD avec la série « Paysannes »

Dans la galaxie des propositions plus « entrée de gamme », on pensera au Canon EF 50 mm f/1,4 USM petit, léger, fragile et de qualité optique très inférieure. Commercialisé depuis 1993, il affiche clairement son âge et est vite dépassé par les boitiers récents à haute résolution. En deçà de f/4, le rendu n’est pas des plus satisfaisants.

Nous citerons également le dernier né de la gamme RF, le Canon RF 50mm f/1,8 STM. Tout récemment dévoilé, il est proposé pour 229 € et serait, d’après les premiers retours, très similaire à son équivalent EF, c’est-à-dire très satisfaisant dans le centre mais avec un piqué un peu « limite » sur les boitiers très définis comme un Canon EOS R5. Ces deux derniers objectifs sont des propositions séduisantes au regard de leur tarif mais tiennent difficilement la comparaison avec le Sigma. Ils s’adressent avant tout à celui qui est prêt à sacrifier la qualité d’image au profit du combo portabilité/discrétion/prix.

À qui s’adresse le Sigma 50mm f/1.4 DG HSM Art ?

A environ 700 €, le Sigma 50mm f/1,4 DG HSM Art offre des prestations professionnelles pour un tarif très contenu. Un 50 mm est un objectif à tout faire et à ce tarif, il s’adresse à tous. Celui-ci est disponible pour les reflex Nikon F, Canon EF et Sigma SA, les hybrides Sony ainsi que les hybrides à monture L et s’adapte aisément sur l’intégralité des boitiers hybrides Canon RF et Nikon Z sans dégradation de performances.

Canon EOS R – Sigma 50mm F1.4 DG HSM Art – 25s – f/14 – ISO 100

Les portraitistes seront ravis par son bokeh. Sur un boitier hybride, la détection de l’œil sera également un véritable atout pour photographier à pleine ouverture. Reporters et photojournalistes bénéficieront d’un autofocus rapide et d’un piqué qui autorisera à redimensionner des images en post-traitement. Un 50 mm à grande ouverture est également indispensable à tout photographe évènementiel qui fréquente des salles de spectacle ou églises à faible éclairage et veut contrôler sa montée en ISO. Le photographe de rue ne sera pas nécessairement ravi de l’encombrement et du poids de l’ensemble mais ce niveau de résolution n’est égalé par aucune des alternatives plus légères si l’on souhaite un modèle équipé de l’autofocus.

Canon EOS R – Sigma 50mm F1.4 DG HSM Art – 1/200s – f/1,4 – ISO 1600

Conclusion : Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM Art, à conserver sur hybride

La gamme de focales fixes Sigma Art était déjà facile à recommander sur reflex, elle le reste sur hybride. Ce 50 mm f/1,4 offre des performances très voisines de la série L Canon pour un tarif souvent 2x plus abordable, surtout vu l’envolée des prix des optiques pour hybrides plein format.

On pourra malgré tout regretter l’absence de tropicalisation, un poids et encombrement un peu élevés sur hybride. Mais la qualité de construction exemplaire du Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM Art et ses performances optiques de haut vol font de cet objectif une valeur sûre à conserver sur hybride.

Si l’usage d’une bague rend l’ensemble un peu plus volumineux, cet objectif s’avère une proposition encore plus intéressante dans l’univers hybride où les capteurs stabilisés, la détection de l’œil et le focus peaking en font un partenaire encore plus séduisant. En attendant que l’offre s’étoffe bien entendu, d’autant plus que Sigma pourrait annoncer de nouveaux objectifs en monture RF.

Lancé au tarif de 899 €, le Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM Art est actuellement proposé à partir de 700 € en monture Canon EF et Nikon F, 739 € en monture Sony E et 759 € en monture L.