Panasonic dévoile son tout dernier hybride Lumix G100, plus spécifiquement dédié aux créateurs de contenu vidéo. Le fabricant révèle un boîtier ultra compact à capteur micro 4/3, capable de filmer en vidéo 4K/UHD, intégrant trois microphones internes et de nombreuses fonctionnalités avancées pour créer du contenu personnalisé photo et vidéo.

2020 : l’année de la création vidéo accessible ?

Avec 46 millions de visiteurs français sur Youtube, 1,5 milliard d’utilisateurs dans le monde par mois, il est clair que la vidéo est la tendance du moment. Ainsi, 89% de la génération Z utilise YouTube et passe en moyenne 3h25 par jour sur des vidéos. Par ailleurs, environ 82% du trafic web devrait être généré par le contenu vidéo d’ici 2021.

Ainsi, nombreux sont les constructeurs photo à dédier leur dernière nouveauté plus spécifiquement à la vidéo. Leur objectif semble plutôt clair : convaincre le plus grand nombre, proposer un boîtier compact et facile à prendre en main. Après Sony qui a récemment dévoilé son compact à capteur 1 pouce ZV-1 et Nikon qui a lancé un kit vidéo vlogger pour le Z 50, c’est donc au tour de Panasonic de révéler son petit dernier Lumix G100 pour suivre la tendance et répondre aux besoins des utilisateurs.

La vidéo est au cœur des boîtiers Panasonic depuis la sortie du GH1 en 2009 et n’a cessé d’évoluer, présente aussi bien dans les modèles experts – comme dans le plein format Lumix S1H par exemple – que dans les modèles dédiés aux amateurs expérimentés tels que le G90.

Si le G100 semble donc logiquement s’imposer comme le successeur de ce dernier, Panasonic précise que ce n’est pas le cas puisqu’il se destine à un public plus jeune, qui souhaite raconter des histoires visuelles avec une meilleure qualité qu’un smartphone.

Présentation du Panasonic Lumix G100

Le Panasonic Lumix G100 est présenté comme une meilleure alternative aux smartphones pour les créateurs de contenu. L’appareil est effectivement équipé d’un capteur 4/3″ de 20 Mpx, sans filtre passe-bas, le même que celui qui équipe les G90 et G9, couplé au processeur Venus Engine et dont la plage de sensibilité ISO s’étend de 100 à 25 600 ISO.

Il comprend une fonction Photo 4K et autorise également l’enregistrement vidéo jusqu’en 4K/UHD 3840 x 2160 px 30, 25 et 24p, ainsi qu’en Full HD 60, 50, 30, 25 et 24 p. Un mode ralenti jusqu’à 120p en Full HD est disponible.

Pour la stabilisation, ce Lumix fait l’impasse sur la stabilisation capteur sur ce boîtier, mais propose tout de même une stabilisation pour la vidéo. Ainsi, Panasonic parle de Hybrid I.S., qui équivaut à une stabilisation numérique sur 5 axes en vidéo, et même seulement sur 4 axes en 4K. C’est une déception, là où Panasonic nous avait habitué à proposer des capteurs stabilisés sur ses hybrides. Sûrement une contrainte liée à la compacité du boîtier, mais aussi pour réduire la facture. Il faudra ainsi s’équiper d’objectifs avec O.I.S. pour réduire les mouvements sans recadrage numérique.

L’hybride embarque aussi un système autofocus à technologie DFD sur 49 zones, capable de détecter l’oeil du sujet, ainsi que le suivi. Des modes de mise au point très appréciés pour suivre un sujet ou se filmer soi-même.

L’appareil propose des fonctionnalités avancées telles qu’un mode « Selfie vidéo » bourré de filtres et qui ajuste correctement la mise au point et l’exposition sur le visage, des modes de Slow Motion ou Time Lapse 4K pour des rendus plus créatifs directement accessibles via la molette de modes, ou encore l’enregistrement V-Log L – 8 bits seulement – pour les plus expérimentés qui pourront ainsi mieux gérer la colorimétrie de leur enregistrement.

Si le G100 est pourvu de nombreuses caractéristiques techniques évoluées, son boîtier reste très compact avec 115.6 x 82.5 x 54.2 mm et un poids de 412 grammes seulement. C’est deux fois plus léger que le GH5. On notera cependant que le boîtier n’est pas tropicalisé.

Malgré ses mensurations, le G100 dispose toute de même un viseur intégré d’une définition de 3 680 000 points et un écran 3″ tactile. Pour une utilisation simplifiée, l’écran est monté sur une rotule, donc orientable dans plusieurs directions. Indispensable pour la prise de vidéos selfies.

Pour faciliter l’usage, l’appareil propose un « Frame Mode » qui permet de vérifier rapidement son cadrage dans différents ratios d’image, un indicateur visuel via un cadre rouge pour savoir si l’enregistrement vidéo est en cours – déjà à l’œuvre sur le S1H – et un mode vertical qui oriente automatiquement la vidéo filmée à la verticale à la lecture pour une meilleure visibilité.

Là où Sony propose un mode floutage d’arrière plan sur le ZV1, Panasonic propose lui une option « arrière plan net » qui permet d’étendre la profondeur de champ pour une vision plus détaillée de tous les plans en mode vlog.

Côté prise de son, Panasonic a intégré le système OZO AUDIO de Nokia qui comprend trois microphones internes. L’objectif de ce système est de ne pas avoir à investir dans un microphone externe. Ce nouveau système de captation permet de capter le son en fonction du type de vidéo (captation sonore avant, arrière, surround ou suivi) et de supprimer les bruits générés par le vent.

Le mode de captation audio « Suivi » est particulièrement intéressant : il permet de capter le son grâce à la reconnaissance faciale et peut ainsi varier la direction et la profondeur de la prise de son en fonction du sujet.

Une prise micro 3,5 mm est tout de même disponible en cas de nécessité, en plus des prises mini HDMI et Micro USB – pas d’USB-C ni de prise casque donc.

Enfin, l’appareil intègre la connectivité Wi-Fi et Bluetooth 4.2 pour partager rapidement et facilement ses fichiers, directement via un bouton dédié et via l’application Lumix ou pour télécommander l’appareil à distance.

En option, Panasonic propose une poignée trépied complémentaire SHGR1 qui se connecte via USB et n’est pas auto-alimentée. Elle pèse 102 g et permet de déclencher la vidéo, la photo et de de mettre l’appareil en veille.

On notera également en terme d’ergonomie du boîtier des grips avant et arrière qui permettent de bien le maintenir, même en mode selfie. L’ergonomie a été selon Panasonic un vrai défi pour les ingénieurs pour ce produit pensé pour la photo, la vidéo et le vlog.

Notez aussi que le G100 peut être utilisé pendant son rechargement en USB et affiche une autonomie jusqu’à 900 vues en mode économie du viseur. En mode normal, l’autonomie est de 270 images (visée écran) et 250 images avec le viseur.

Une batterie pleine permettra de filmer jusqu’à 40 minutes en 4K à 30 i/s ou 45 minutes en Full HD à 60 i/s.

 

Prix et disponibilité du Panasonic Lumix G100

Le Lumix G100 sera disponible courant août 2020. Il est déjà proposé en précommande en plusieurs kit :

  • Lumix G100 boîtier nu : 649 €
  • Lumix G100 + 12-32 mm f/3.5-5.6 : 749€
  • Lumix G100 + 12-32 mm f/3.5-5.6 + poignée trépied SHGR1 : 799€
  • Lumix G100 + 12-60 mm f/3.5-5.6 : 849€
  • Lumix G100 + 12-32 mm f/3.5-5.6 + 35-100 mm f/4.0-5.6 : 999€

Notre premier avis sur le Panasonic Lumix G100

Le Lumix G100 est un boîtier polyvalent et abordable aussi bien destiné à la photo qu’à la vidéo. Le fabricant met toutefois l’accent sur les fonctionnalités vidéo variées qu’il propose, à destination des plus jeunes et des créateurs de contenus qui souhaitent se filmer.

Contrairement au compact ZV1 de Sony, le G100 s’apparente à un vrai boîtier évolutif. Chacun pourra ainsi adapter l’objectif qui lui convient parmi le parc étendu d’optiques Lumix Micro 4/3 et en changer au fil du temps et des pratiques. S’il n’est pas présenté comme le successeur du G90, sa fiche technique relativement proche nous fait dire le contraire. La cible n’est peut-être pas la même, mais le boîtier intègre tout le savoir-faire technologique du fabricant.

Panasonic semble en tout cas avoir relevé haut la main les défis ergonomiques liés à un tel boîtier en alliant compacité, grip, écran orientable et tactile, touches de raccourci, viseur intégré, prises externes, etc. Un boîtier compact donc, doté de toutes les fonctionnalités nécessaires pour optimiser ses photos et ses vidéos et conçu pour toucher un large public. On regrette cependant l’absence de stabilisation capteur.