Photographe français basé à Dijon, Fabien Olart a fait du noir et blanc fortement contrasté sa signature artistique. Membre du collectif Street Photography France, représenté par la galerie Artsper et ambassadeur OM System depuis 2025, il photographe par ailleurs en couleur pour l’agence Hemis.fr, où il est régulièrement publié dans la presse et l’édition.
Il vient de publier son premier livre, « Moments », un recueil de 140 photos de rue prises à travers l’Europe sur les trois dernières années, préfacé par Mustafa Seven. Dans cette interview, il revient avec nous sur sa démarche en photo de rue, son passage à l’OM System OM-3 et les choix qui structurent son travail au quotidien.


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Peux-tu te présenter en quelques mots, nous dire qui tu es, ton parcours, et comment tu es venu à la photographie ?
Je m’appelle Fabien Olart, je suis photographe français installé en Bourgogne, à Dijon. J’ai 44 ans et j’évolue dans l’univers de la photographie depuis la fin de mes études en communication et image en 2009.
Je m’intéresse à la photographie depuis l’adolescence, notamment grâce à la découverte de photographes comme Dorothea Lange et Lee Miller. Puis ce sont les photographes Robert Capa, Henri Cartier-Bresson et Sebastião Salgado qui m’ont véritablement donné envie de photographier.

Juste après mes études, j’ai rejoint l’agence photo Hemis.fr en tant que documentaliste-iconographe. En affinant chaque jour mon regard sur des images de professionnels, je suis moi-même devenu photographe pour l’agence il y a huit ans. Les photographies que je réalise pour Hemis.fr sont entièrement en couleur ; il s’agit de photographies d’illustration, de tourisme et de voyage destinées à la presse (Le Monde, AFP, Le Figaro, etc.) ainsi qu’aux maisons d’édition (Gallimard, Hachette, Michelin, etc.).

Au-delà de la photographie d’agence, je pratique la photographie de rue en noir et blanc, dans une démarche que je considère plus artistique, avec notamment des tirages d’art vendus sur la galerie en ligne Artsper et sur le site Street Photography France. C’est dans ce domaine que j’exprime le plus ma sensibilité artistique.
Comment décrirais-tu ton style photographique ? Le noir et blanc fortement contrasté est devenu ta signature, et l’humain y occupe toujours une place particulière. Qu’est-ce qui te porte vers cette esthétique ?
J’aime travailler avec des contrastes très marqués entre ombre et lumière, en créant de véritables images noir et blanc où les gris sont réduits au minimum. J’aime aussi jouer entre présence et vide.

J’essaie autant que possible que la figure humaine soit seule, en retrait ou dans une posture contemplative, tout en gardant une place centrale dans la composition. Évoquer l’introspection et la relation entre l’individu et l’espace urbain est une idée que je cherche à mettre en avant.
Mes photographies se veulent une invitation à voir la solitude autrement : non comme un isolement, mais comme un état de contemplation et de dialogue intérieur. Une solitude qui, loin d’être un poids, devient un compagnon silencieux, un miroir de notre propre existence. L’utilisation d’espaces noirs me permet d’accentuer cette impression de solitude.


Quelle est ton approche de la photographie de rue ? Peux-tu nous expliquer ta méthode de travail au quotidien, et la place que tu donnes à l’observation et à l’attente ?
Travailler la lumière, les textures, observer une scène de rue, anticiper les mouvements des passants, attendre qu’ils entrent dans la lumière ou dans l’ombre et déclencher au bon moment : voilà ce qui me plaît le plus dans la photographie de rue.

Je prends d’ailleurs très peu de photos ; je n’utilise jamais le mode rafale. Je préfère attendre le moment que je considère comme opportun plutôt que de garder le doigt appuyé sur le déclencheur. Cela me fait gagner beaucoup de temps lors de l’editing, et c’est peut-être aussi une façon de rester fidèle à ceux que j’admirais plus jeune, qui travaillaient en argentique.

Pour moi, la photographie rime avec découverte : nouveaux lieux, nouvelles villes, nouveaux pays, nouvelles cultures… tout ce qui rend cette pratique si passionnante et addictive. Déambuler dans les ruelles de Venise, jouer avec l’architecture des monuments parisiens ou capturer l’énergie d’Istanbul. Mes images explorent la ville, ses formes et ses contrastes, souvent à travers le regard d’un individu, d’un passant, d’une silhouette, mais toujours en relation avec l’architecture, le lieu et la lumière.
Au final, la photographie apparaît comme le moyen d’être un observateur du quotidien. Il m’arrive parfois d’attendre, de regarder une scène parfois même sans déclencher, juste pour profiter du moment.
Tu viens de publier ton livre « Moments », préfacé par Mustafa Seven. Peux-tu nous parler de ce projet, de la sélection des images, et de ce qu’il représente pour toi ?
C’est un projet que j’avais dans un coin de ma tête, mais le temps m’avait toujours manqué. Comme une exposition, le livre est un aboutissement, c’est la dernière étape de vie d’une photo qui commence dans l’œil du photographe. C’est finalement la maison d’édition Dashbook.fr qui a accéléré les choses en me proposant de le publier.


C’est une sélection de 140 photos de rue, prises à travers l’Europe sur les trois dernières années. Le livre est réparti en 5 thématiques que l’on retrouve dans mes photos : la lumière, les gens, les silhouettes, la solitude et l’architecture.
En ce qui concerne la préface, c’est un vrai cadeau que me fait Mustafa Seven. Après avoir passé deux jours avec lui à prendre des photos à Istanbul, je suis resté admiratif de sa façon d’aborder la rue, tout en douceur, avec un profond respect pour les gens et un véritable humanisme qui ressort à travers ses photos.
Tu es devenu ambassadeur OM System en 2025 et tu shootes désormais avec l’OM-3. Qu’est-ce qui t’a amené vers ce système, et qu’est-ce qui a fait basculer ta décision ?
J’ai découvert l’OM-3 à travers des vidéos YouTube quelques mois après sa sortie, il y a un peu plus d’un an. J’ai d’abord été intéressé et intrigué par son esthétique, qui fait clairement référence aux appareils Olympus argentiques des années 1970 (je possède un OM-1 de 1974).

Je suis donc passé par le programme Test & Wow d’OM System, qui permet de tester un appareil pendant quelques jours sans aucun frais. J’ai tout de suite été séduit par son ergonomie, même si j’y ai ajouté une poignée pour améliorer la prise en main. La compacité du boîtier est un véritable atout, notamment pour la photographie de rue.
Mais ce qui m’a définitivement convaincu, c’est ce qu’il a dans le ventre : la stabilisation, le bouton permettant de passer directement au monochrome et les modes personnalisables. Je réalise d’ailleurs que je passe désormais de plus en plus de temps avec l’OM-3 et de moins en moins sur mon ordinateur et Lightroom, ce qui est loin d’être une mauvaise chose !
La connexion avec l’application smartphone OM Image Share est également un plus, puisqu’elle permet des transferts rapides sur le téléphone et un partage quasi immédiat sur les réseaux sociaux.

De manière plus générale, qu’est-ce qui est important pour toi dans le choix d’un boîtier pour faire de la photographie de rue ?
Un boîtier doit être discret, ne pas effrayer les gens. Je remarque depuis que j’utilise l’OM-3 que les gens ont tendance à plus regarder mon appareil, ils sont curieux, certains me demandent si c’est un argentique. Il me permet donc d’entamer des discussions et d’avoir un rapport plus chaleureux avec la rue.

Mais l’atout essentiel, c’est le poids : je marche parfois 15 à 20 km dans la journée, et à la fin, mon dos est bien content de ne pas avoir transporté une pierre tout du long.
Quelles sont les fonctions de l’OM-3 que tu utilises vraiment au quotidien et qui changent ta façon de shooter ? Qu’est-ce qui est essentiel pour toi, et qu’est-ce qui reste anecdotique ?
La fonction que j’utilise le plus est la molette permettant de passer en mode monochrome (le filtre est appliqué seulement sur le JPG et pas sur le RAW). Elle me permet de prévisualiser en un instant ce qu’une scène pourrait donner en noir et blanc, d’autant plus que ce mode est paramétrable : on peut par exemple accentuer les contrastes et se rapprocher le plus possible d’un traitement que l’on ferait en post-production.

Au-delà des fonctions, c’est l’ergonomie du boîtier et sa simplicité d’utilisation qui me permettent de shooter plus vite (ce qui est essentiel en photographie de rue). En extérieur, de jour, ISO 200, mise au point automatique avec reconnaissance des visages, je gère ensuite avec l’index l’exposition et avec le pouce la focale : rapide et efficace !
Par contre, je n’utilise jamais le mode rafale (qui est apparemment très performant sur l’OM-3) pour la simple et bonne raison que je ne souhaite pas perdre de temps à l’editing à choisir entre 5 photos qui sont quasiment les mêmes.
Au-delà du boîtier, quelle optique utilises-tu le plus, et comment penses-tu la cohérence du kit pour la photographie de rue ?
Je tourne essentiellement avec 3 optiques : le M.Zuiko Digital 17 mm f/1,8 II, le M.Zuiko Digital 25 mm f/1,8 II et le M.Zuiko Digital ED 12-40 mm f/2,8 PRO II.
L’utilisation de chaque optique dépend du lieu que je vais shooter, et si je ne vais faire que de la photo de rue ou également de la photo d’illustration. Par exemple, dans les rues étroites de Venise, j’utilise plus le 17 mm et à Paris plutôt le 25 mm. J’utilise le 12-40 mm f/2,8 PRO II si je veux faire à la fois de la photographie de voyage/illustration et de la photographie de rue.
Ce qui est sûr, c’est que je ne sors toujours qu’avec une seule optique (y compris pour une journée entière). Je ne prends jamais de sac avec moi, seulement l’appareil en bandoulière, l’optique montée, une deuxième batterie dans la poche et c’est parti : pas besoin de protection contre la pluie, l’OM-3 est résistant à l’eau !
Au-delà du matériel lui-même, est-ce que ton approche, ton rapport au sujet ou ton rythme de prise de vue ont changé depuis que tu shootes avec OM System ?
Ce qui a changé, c’est que je n’utilise plus d’autres boîtiers que l’OM-3. Étant plus compact que ce que j’utilisais avant (Fuji X-H2), j’ai tendance à plus le prendre quand je sors, y compris quand je n’ai pas planifié une sortie photo. J’ai donc sans doute pris des photos que je n’aurais pas prises avec mon ancien équipement…
Si tu devais donner trois conseils à quelqu’un qui débute en photographie de rue, ce serait quoi ?
Le premier conseil que je donnerais à quelqu’un qui débute en photographie de rue, ce serait déjà de s’inspirer des grands photographes de rue (passé et présent).
Ensuite, c’est en prenant son temps, en observant, en essayant d’anticiper ce qu’il va se passer que l’on crée son propre style photographique.
Pour cela, le meilleur conseil, c’est de prendre et reprendre des photos, c’est ainsi que l’on ne cesse de s’améliorer. Henri Cartier-Bresson disait : « vos 10 000 premières photos seront les pires ». On pourrait peut-être ajouter un 0 avec le numérique désormais ?

Merci à Fabien Olart d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.
Pour découvrir son travail, rendez-vous sur son compte Instagram @fabien.olart ainsi que sur son site internet.
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