Dévoilé en octobre 2025, le Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR est le premier zoom transstandard DX doté d’une ouverture constante f/2,8 de la monture Z. Léger, assez compact et stabilisé, il doit offrir de très bonnes performances optiques et autofocus avec les hybrides APS-C de la marque jaune et noir.
Sur le terrain, ce zoom DX remplit-il son pari : celui de devenir le nouveau meilleur ami d’un boîtier comme le Nikon Z50 II ? Voici notre test complet du Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR.

Sommaire
Présentation du Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR
Avant de débuter ce test, faisons un peu d’histoire. Nikon lance sa monture hybride en août 2018. Un an plus tard, le premier hybride APS-C en monture Z, le Z50, fait son apparition. Hélas, jusqu’à présent, le parc optique “DX” restait relativement restreint, malgré l’apport des constructeurs tiers. Ainsi, l’arrivée du Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR – et du Nikkor Z DX MC 35 mm f/1,7 – fin 2025 apporte une belle bouffée d’air frais.

Sa longueur focale 16-50 mm (équivalent 24-75 mm en plein format FX) permet d’immortaliser un nombre assez varié de sujets, au quotidien comme en voyage : portraits, paysages, architecture, reportage, urbex, et bien plus. Cette plage focale rappelle évidemment le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR (2019).



Mais hormis cette plage focale, les deux objectifs ont finalement peu en commun. Le Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR offre une ouverture bien plus lumineuse (et constante !), augurant une – potentielle – montée en gamme de l’écosystème DX en monture Z.

En ce qui concerne la formule optique, le Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR repose sur 12 éléments répartis en 11 groupes (dont 2 lentilles asphériques et une lentille ED). Côté AF, il emploie une motorisation STM classique. Il se démarque aussi grâce à sa stabilisation optique, avec un gain maximal (théorique) de 5 stops. Sa distance minimale de MaP est de 15 cm au grand-angle et de 25 cm à fond de zoom. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter l’article que nous avions publié au moment de sa sortie.

Voici les caractéristiques techniques du Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR :
- Focale : 16-50 mm (équivalent 24-75 mm en plein format)
- Objectif pour capteur : DX (APS-C)
- Ouverture max : f/2.8
- Ouverture min : f/16-22
- Angle de champ : 83° à 31°30′
- Construction optique : 12 éléments en 11 groupes (dont 1 lentille ED et 2 lentilles asphériques)
- Diaphragme : circulaire, 9 lamelles
- Distance minimale de mise au point : 0,15 m (à 16 mm) / 0,25 m (à 50 mm)
- Stabilisation d’image : Oui (gain de 5 stops)
- Tropicalisation : Résistant aux projections d’eau et à la poussière
- Grossissement max : 0,24x (à 50 mm)
- Mise au point : Motorisation STM
- Diamètre du filtre : 67 mm
- Dimensions : ø 74,5 x 88 mm
- Poids : 330 g
- Accessoires fournis : pare-soleil, bouchons avant et arrière
- Montures compatibles : Nikon Z
- Prix au lancement : 899 €
Ergonomie et prise en main
Compte tenu de son ouverture constante à f/2,8, ce zoom signé Nikon s’avère remarquablement léger. Avec 330 g seulement sur la balance, il s’accorde très bien avec un boîtier comme le Nikon Z50 II, le duo affichant 904 g. À aucun moment nous n’avons ressenti de gêne par rapport au poids de l’ensemble.

De même, les mensurations du Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR sont assez réduites. Comptez 8,8 cm de long, un diamètre maximal de 7,45 cm – et un diamètre de filtre de 67 mm. En revanche, les dimensions du pare-soleil sont franchement imposantes par rapport à celles de l’optique !

Sans surprise, le zoom n’est pas à encombrement constant. Comptez 3 cm de plus à fond de zoom.


Côté contrôles manuels, l’optique est assez minimaliste. La bague de zoom est très large, offre une bonne préhension et sa course n’est pas trop longue. La bague de contrôle, non-crantée, située près de la monture, n’est pas trop lisse. En revanche, point de bague de mise au point ni de commutateurs liés à l’AF ou à la stabilisation. Compte tenu de la cible visée, Nikon a sans doute estimé que ces fonctions étaient superflues.

Enfin, les finitions sont très correctes… mais le fût fait vraiment la part belle au polycarbonate, dont le toucher manque un peu de noblesse, ce qui est désormais classique avec les optiques Nikkor Z. Heureusement, l’objectif se distingue avec ses nombreux joints d’étanchéité. On peut donc l’utiliser sans inquiétude sous la pluie – ce qui n’est pas le cas avec le Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR.
Qualité d’image
Nous avons testé le Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR sur un Nikon Z50 II, équipé d’un capteur APS-C de 20,9 Mpx.
N’hésitez pas à cliquer sur les photos présentes dans ce test pour les afficher en qualité supérieure.



Sensation de piqué et netteté
Autant le dire tout de suite : le Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR est vraiment bon. La sensation de piqué est particulièrement élevée au centre. De même, l’homogénéité est remarquable. Le rendu des couleurs et des contrastes est très satisfaisant.
Dans le détail, les performances optiques sont excellentes au grand-angle (16 mm) au centre de l’image, dès la pleine ouverture et jusqu’à f/11. De même, la restitution des bords est très bonne à f/2,8, mais devient encore meilleure en fermant le diaphragme, de f/4 à f/11. La diffraction entraîne mécaniquement une baisse de performance à partir de f/16.


Aux focales médianes (35 mm), le piqué demeure très correct au centre, de f/2,8 à f/11. De plus, les bords sont bons jusqu’à f/11, avec une homogénéité assez exceptionnelle pour ce type de zoom. Là aussi, les performances diminuent à partir de f/16.


Enfin, à fond de zoom, le piqué est toujours excellent au centre de f/2,8 jusqu’à f/11. En revanche, si les bords sont corrects à f/2,8, il est nécessaire de fermer à f/5,6 pour obtenir une bonne homogénéité. Enfin, les performances diminuent sensiblement à f/16.


Au final, le Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR livre une partition presque sans fausse note. Excellent au centre à toutes les ouvertures, le zoom offre un niveau d’homogénéité de haut vol aux focales médianes. Élève Nikon, mention très bien.
Distance minimale de mise au point réduite et bokeh assez esthétique
Le Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR offre une distance minimale de mise au point assez courte : 15 cm au grand-angle et 25 cm à fond de zoom.

On obtient ainsi un rapport de grossissement de 0,24x à 50 mm. L’objectif permet ainsi de s’approcher très près du sujet et de capturer de belles images en gros plan. L’effet bokeh est globalement plaisant. Les bulles sont bien rondes, mais leur pourtour est assez marqué. Heureusement, l’effet d’onion ring est absent, et l’œil de chat très modéré.

Néanmoins, la séparation des plans n’est pas toujours éblouissante. Si la distance entre le sujet et son environnement n’est pas assez longue, l’arrière-plan baigne dans un “demi-flou” pas forcément très esthétique. On touche ici à l’une des limites des « petits » capteurs…

Distorsions et vignetage
Les aberrations sont globalement bien gérées par le Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR. La perte de contraste en contre-jour est aussi assez limitée. Mais surtout, le flare est particulièrement maîtrisé, les artefacts vert et orange étant quasiment absents. Le starburst est assez timide, même si de jolies étoiles (de petite taille) peuvent être obtenues dès f/5,6.

Les aberrations chromatiques sont très bien gérées au centre de l’image. On remarque cependant une petite frange verte en périphérie du cliché, notamment en bordure des bulles de bokeh.

Si on s’amuse à désactiver les corrections automatiques, on découvre une légère déformation en barillet (au grand-angle) et un très léger assombrissement des coins.
De même, sans correction auto, on observe une petite distorsion en coussinet à fond de zoom. Dans tous les cas, le phénomène est très discret. Les corrections logicielles appliquées par Nikon sont donc efficaces. Un point que nous avions noté, d’ailleurs, sur le récent Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S II.
Autofocus du Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR
Côté autofocus, le Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR mise sur une motorisation STM “classique”. Sur le terrain, l’accroche du sujet est rapide et précise, et l’objectif est pleinement compatible avec les modes avancés de détection/suivi des sujets du Z50 II. De quoi satisfaire les photographes de portrait ou de reportage.


En revanche, avec le suivi de véhicules en mouvement, on constate que l’objectif a tendance à “décrocher” lorsque le sujet s’approche du photographe – alors même que l’on reste (très) loin de la distance minimale de mise au point.

Pour autant, l’objectif se montre à l’aise en basse lumière. L’acquisition du point est effectuée rapidement. Prudence cependant en très basse lumière.

Stabilisation du Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR
Comme l’indique la mention “VR” dans son nom, le Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR est équipé de la stabilisation optique, avec un gain maximal de 5 stops. De quoi compenser (un peu) l’absence complète de stabilisation du capteur des hybrides APS-C de Nikon.

Sur le terrain : cette stabilisation ne peut faire de miracles. À 1/3 s, le nombre d’images nettes est déjà assez bas (à 40 mm). À 1/2 s, nos (rares) images réussies sont capturées au grand-angle (16 mm), ce qui fait relativiser la performance.

Retrouvez ci-dessous une galerie de photos capturées avec le Nikkor Z DX 16-50 mm f/2.8 VR :

















Face à la concurrence
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’écosystème de Nikon du côté de l’APS-C (DX) n’est pas spécialement fourni. Ainsi, le Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR ne rencontre qu’un seul concurrent direct sur sa route : le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR mentionné plus haut.

Si les deux objectifs partagent la même longueur focale, les deux optiques n’ont pratiquement rien en commun. En effet, le Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR est un objectif de kit qui pâtit d’une ouverture variable et peu lumineuse. Sur le terrain, ses performances optiques sont moins éblouissantes, notamment aux bords de l’image et à fond de zoom. Heureusement, son AF et sa stabilisation font un très bon travail.
Mais le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR conserve un atout indéniable : son gabarit riquiqui et son poids plume (135 g seulement). Certes, il faut le déployer avant usage, mais il sait vraiment se faire oublier. Ce mini-zoom est proposé à 379 € ; il est également disponible en kit avec les Nikon Z fc et Nikon Z50 II.

Du côté du parc reflex de Nikon, on retrouve aussi l’AF-S Nikkor DX 18-55 mm f/3,5-5,6 D VR II. Lancé en 2014, offre de bonnes performances optiques, mais son homogénéité et son autofocus sont un peu en retrait. Heureusement, il se montre très léger (195 g) et il s’avère particulièrement abordable en occasion : 95 € en état « neuf ».
Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR : le zoom plus lumineux (et le plus cher) du parc Nikon
Avec ce zoom transstandard, Nikon vient combler un “vide” au sein de son écosystème pour hybrides APS-C / DX. Les utilisateurs d’un Nikon Z50, Z50 II ou Zfc disposent donc (enfin !) d’un objectif offrant une focale “standard” et une ouverture constante à f/2,8.
Sur le terrain, Nikon fait montre de tout son savoir-faire d’opticien, avec un niveau de performances optiques très élevé, au centre comme sur les bords. De même, son autofocus se montre réactif et précis, et sa stabilisation s’avère assez efficace – d’autant qu’elle corrige (un peu) l’absence de stabilisation du capteur des hybrides APS-C de Nikon.

Côté ergonomie, il est certes plus gros que le “petit” Nikkor Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR – mais ce dernier doit composer avec une ouverture nettement moins lumineuse. Tout juste, regrette-t-on, sur le Z DX 16-50 mm f/2,8, l’absence de bague de mise au point et de commutateurs pour l’AF et la stabilisation.
Au final, le seul petit reproche de ce zoom transstandard lumineux concerne… son tarif. Proposé à 899 €, le Nikkor Z DX 16-50 mm f/2,8 VR incarne une certaine montée en gamme dans l’univers APS-C de Nikon. Pour autant, son ouverture constante à f/2,8 et son excellente qualité d’image en font un excellent compagnon pour les nikonistes. Et nous le recommandons sans hésiter.
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