Test Ricoh GR IV : l’évolution minimale d’un compact culte

7.3
sur 10

Dévoilé en août 2025, le Ricoh GR IV marque le retour d’un compact expert très apprécié. Toujours aussi facile à glisser dans une poche, il ne cherche pas la rupture technologique : Ricoh mise plutôt sur une évolution en douceur, avec plusieurs améliorations bienvenues.

Au programme, un nouveau capteur APS-C de 25,7 Mpx (légèrement plus défini) avec une formule optique revue, un autofocus plus abouti, ainsi que quelques ajustements discrets côté ergonomie.

Reste une question : malgré son format mini, ses performances font-elles vraiment de lui un vrai modèle “expert” en 2026 ? La réponse dans notre test complet du Ricoh GR IV.

Test Ricoh GR IV

Présentation

Avec le GR IV, Ricoh poursuit une trajectoire singulière sur le marché des compacts experts. Là où certains constructeurs ont fait de ce secteur une vitrine technologique, la marque japonaise reste fidèle à une philosophie inchangée depuis plus de quinze ans : proposer un appareil APS-C ultra-compact, dédié presque exclusivement à la photographie, et pensé pour une pratique spontanée, discrète et directe.

Test Ricoh GR IV

Aussi, le successeur du GR III, le Ricoh GR IV, n’entend pas révolutionner la gamme. Il s’agit plutôt d’une mise à jour prudente, presque conservatrice, qui soulève deux questions centrales. Ces évolutions justifient-elles réellement un nouveau modèle ? Ou Ricoh se contente-t-il de faire durer une formule arrivée à maturité ?

Test Ricoh GR IV

Le Ricoh GR IV repose sur un (nouveau) capteur CMOS APS-C de 25,7 Mpx (sans doute « récupéré » du Pentax K-3 Mark III), associé au processeur GR ENGINE 7. L’objectif, de son côté, conserve une focale équivalente 28 mm avec une ouverture maximale de f/2,8, mais sa formule optique a été légèrement revue.

L’appareil intègre aussi une stabilisation du capteur sur cinq axes (contre 3 auparavant), avec un gain maximal (théorique) d’environ 6 IL. Il intègre un AF hybride, combinant détection de phase et de contraste, avec reconnaissance des visages et des yeux.

Test Ricoh GR IV

Au niveau des caractéristiques, on ne peut pas dire que le Ricoh GR IV entre en concurrence frontale avec un appareil comme le Fujifilm X100VI. Cependant, il offre une compacité imbattable – tout en intégrant un « grand » capteur APS-C.

Presque aussi discret qu’un compact des années 2000, mais abritant des technologies bien plus avancées, il vise à séduire ceux qui ne veulent pas s’encombrer, tout en conservant une qualité d’image bien supérieure à celle d’un smartphone.

Test Ricoh GR IV
Fujifilm X100V et Ricoh GR IV

Voici un tableau comparatif des caractéristiques du Ricoh GR IV et du Ricoh GR III :

CaractéristiquesRicoh GR IVRicoh GR III
Capteur CMOS25,7 Mpx APS-C24 Mpx APS-C
Filtre passe-basOuiOui
ProcesseurGR ENGINE 7GR ENGINE 6
Stabilisation5 axes, 6 stops3 axes, 4 stops
Objectif18,3 mm (28 mm eq.) f/2,818,3 mm (28 mm eq.) f/2,8
Formule optique7 lentilles en 5 groupes (3 lentilles asphériques)6 lentilles en 4 groupes (2 lentilles asphériques)
Viseur électroniqueNonNon
Écran LCD3" tactile, 1,037 M points3" tactile, 1,037 M points
AutofocusHybride (détection de phase et contraste)Hybride (détection de phase et contraste)
Nombre de points AFN.C.N.C.
Couverture AFN.C.N.C.
Détection et suivi automatiqueVisage/yeuxVisage/yeux
Plage AFN.C.De -2 à +22 IL
Sensibilité100 à 204 800 ISO100 à 102 400 ISO
Rafale4 i/s avec suivi AE/AF4 i/s avec suivi AE/AF
Obturation30 s – 1/4000 s30 s – 1/4000 s
VidéoFull HD 1080p, 60 fpsFull HD 1080p, 60 fps
Profils colorimétriques vidéoN.A.N.A.
Stockage53 Go interne + microSD2 Go interne + SD
Connectivité sans filWi-Fi 6, Bluetooth 5,3Wi-Fi 2,4, Bluetooth 4,2
BatterieDB-120 (environ 250 photos)DB-110 (environ 200 photos)
Rechargement par port USBOuiOui
TropicalisationNonNon
Dimensions109.4 x 61.1 x 32.7 mm109.4 x 61.9 x 33.2 mm
Poids262 g (avec batterie et carte mémoire)257 g (avec batterie et carte mémoire)
Prix au lancement (nu)1349 € (septembre 2025)899 € (mars 2019)

Prise en main : la continuité avant tout

De prime abord, difficile (voire impossible) de différencier le GR IV de son prédécesseur. Ricoh cherche avant tout la discrétion. Le boîtier conserve ses lignes anguleuses, son revêtement granuleux et son gabarit extrêmement compact, avec des dimensions de 109,4 x 61,1 x 32,7 mm et un poids de 262 g. Ainsi, il tient sans difficulté dans une poche de veste et se manipule à une main.

Test Ricoh GR IV

Quelques ajustements ergonomiques sont perceptibles. Par exemple, on peut remarquer un grip légèrement plus profond, ou encore un sélecteur de modes PASM intégrant désormais le mode Snap, permettant de déclencher instantanément à une distance de mise au point prédéfinie.

Test Ricoh GR IV

De même, la roue codeuse au dos du boîtier laisse sa place à une croix de sélection. C’est une question de goût, mais nous avons tendance à préférer la petite roue aux bords cliquables du GR III.

Test Ricoh GR IV

Le repose-pouce est aussi un peu moins large du fait de l’ajout d’un sélecteur + / – permettant de jouer sur l’exposition (par défaut), mais aussi le zoom ou la sensibilité ISO, etc. Les menus sont toujours aussi sobres et les non-initiés pourront être un peu rebutés. Les boutons ont le mérite d’être presque tous paramètrables assez aisément.

Test Ricoh GR IV

Le viseur électronique est toujours aux abonnés absents. On se reposera donc sur l’écran (fixe) tactile de 3 pouces. Avec une définition de 1,04 Mpts (comme le GR III), il n’offre pas la meilleure lisibilité du marché et ne rend pas forcément hommage aux clichés.

Certains argumenteront que l’on ne cadre pas avec un Ricoh GR de la même manière qu’avec un boîtier « traditionnel » – mais on aurait apprécié un écran de meilleure qualité… et inclinable.

Test Ricoh GR IV

Le GR IV reste très proche du GR III, au point que les utilisateurs de longue date ne seront donc ni dépaysés, ni vraiment surpris. Ricoh mise sur une ergonomie éprouvée, quitte à laisser le sentiment d’un immobilisme assumé.

Test Ricoh GR IV
Ricoh GR III (street edition) et Ricoh GR IV

Performances et qualité d’image : une progression réelle, mais sans révolution

Le Ricoh GR IV embarque un capteur CMOS APS-C de 25,7 Mpx permettant de capturer des clichés de 6192 x 4128 pixels. À comparer avec les… 24 Mpx du GR III.

Chaque fichier RAW (format DNG) pèse environ 32 Mo, quand les fichiers JPEG font 15 Mo. Le boîtier se repose toujours sur un objectif 18,3 mm f/2,8, équivalent à 28 mm en plein format.

N’hésitez pas à cliquer sur chaque photo présente dans ce test pour les voir en qualité optimale.

Ricoh GR IV – 18,3 mm – 1/50 s – ƒ / 2,8 – ISO 1600
Ricoh GR IV – 18,3 mm – 1/50 s – ƒ / 3,2 – ISO 1250
Ricoh GR IV – 18,3 mm – 1/80 s – ƒ / 2,8 – ISO 200
Ricoh GR IV – 18.3 mm – ƒ / 16 – 1/60 s – ISO 200 – © Jean-Nicolas Lehec

Le rendu colorimétrique reste fidèle à l’ADN Ricoh. La qualité des images est vraiment très bonne, mais pour s’en rendre compte il faut voir les photos grand sur un écran d’ordinateur, ou a minima, sur un smartphone moderne – nettement plus qualitatifs que l’écran du Ricoh…

Ricoh GR IV – 18,3 mm – 1/2000 s – ƒ / 4,0 – ISO 100

Comme ses concurrents plus ou moins directs (Fujifilm X100VI, Leica Q3 et autres Sony RX1R Mark III), le GR IV intègre une fonction de « zoom » numérique. En plus du 28 mm natif, deux niveaux de recadrage permettent de simuler des focales équivalentes à 35 et 50 mm. La définition tombe alors à 16 Mpx (4944 × 3296) ou 8 Mpx (3504 × 2336).

En revanche, ce recadrage s’applique aussi aux fichiers RAW, qui sont donc enregistrés directement à une définition réduite. Impossible, ensuite, de retrouver la focale native au développement, ce qui est une différence majeure avec les compacts experts cités plus haut.

Concrètement, la définition de 26 Mpx ne permet pas de beaucoup recadrer dans le cliché, sauf à la marge pour redresser l’image par exemple.

Montée ISO et dynamique

La plage ISO du Ricoh GR IV s’étend de 100 à 204 800 ISO. Les images sont impeccables entre 100 et 1600 ISO, où les premiers fourmillements peuvent se manifester dans les ombres.

À partir de 3200 ISO, on peut observer les premières vraies dégradations, même si cela demeure encore assez contenu. À 6400 ISO et au-delà, le bruit devient plus visible, mais l’image reste exploitable.

Par contre, dès que l’on passe à 12 800 ISO, le bruit numérique envahit le cliché. C’est bien simple, on pourrait croire que l’on vient en fait d’atteindre une valeur étendue, où l’exposition est artificiellement compensée. Surprenant.

Une fois passée les 12 800 ISO, les images sont logiquement de plus en plus dégradées, noyées dans le bruit numérique et chromatique, qui fait une apparition remarquée dès 25 600 ISO.

Ici, les très hautes sensibilités, bien que disponibles, relèvent davantage de l’argument marketing que d’un réel confort d’utilisation.

Ricoh GR IV – 18,3 mm – 1/50 s – ƒ / 2,8 – ISO 51 200

En ce qui concerne la dynamique, le capteur gère bien la compensation des basses lumières. Le bruit ne commence à apparaître qu’à partir de -3 IL et il faut vraiment attendre -4 IL pour que l’image soit bien dégradée, tant par le bruit numérique que par la dérive colorimétrique.

Mieux, le capteur se comporte aussi très bien avec les hautes lumières. Il n’y a pratiquement aucune différence entre une image bien exposée et surexposée jusqu’à +2,3 IL. Une performance remarquable.

Au final, le nouveau capteur de 25,7 Mpx n’apporte qu’un (très) léger gain de définition face aux 24 Mpx du GR III. L’évolution la plus sensible vient plutôt du traitement d’image que de la résolution brute. Le processeur GR ENGINE 7 améliore la gestion des hautes lumières, avec un bruit plus fin et des transitions colorimétriques mieux préservées.

Profils d’image

Le Ricoh GR IV propose également plusieurs profils d’image. Outre les classiques Standard, Éclatant ou Monochrome, on trouve aussi Film négatif, Film positif, Monochrome dur, Monochrome doux, Bleach Bypass, Rétro, Traitement croisé, Ton HDR, Hi-Contraste N&B et deux nouveaux filtres Cinéma jaune, et Cinéma vert. Aussi, On peut à présent jouer sur l’intensité du « grain ».

Toutefois, notez que ls modes Bleach Bypass, Rétro, Hi-Contraste N&B, Traitement croisé et Ton HDR ne sont pas reconnus dans un logiciel de développement comme Lightroom et ne s’appliquent donc que sur les JPEG.

Ils donnent un certain cachet aux images et, plus que les profils de couleurs, on apprécie particulièrement les modes monochromes. Ricoh sait en effet proposer des clichés en noir et blanc très qualitatifs, rivalisant presque avec le monochrome de Leica.

Qualité de l’optique

Si la longueur focale 18,3 mm (éq. 28 mm en plein format) et l’ouverture f/2,8 ne varient pas, cet objectif dispose d’une nouvelle formule optique. Comptez désormais 7 lentilles réparties en 5 groupes – contre 6 éléments en 4 groupes auparavant. De même, on dénombre à présent une lentille asphérique supplémentaire, ce qui en fait donc 3.

Le diaphragme comporte 9 lamelles, quand la distance minimale de mise au point passe de 10 cm à seulement 6 cm (en mode macro, voir plus loin).

Le piqué est ainsi (un peu) en hausse par rapport au GR III. Dès la pleine ouverture, les images sont très nettes, peut-être même un peu plus que sur un Fujifilm X100V, mais qui ouvre lui à f/2. Une fois à f/2,8 les résultats sont sensiblement identiques au centre.

Ricoh GR IV – 18,3 mm – 1/250 s – ƒ / 2,8 – ISO 100

Ce qui change vraiment, c’est le comportement en périphérie. En effet, l’optique du GR IV est tr§s homogène, offrant une image très propre dans les coins dès f/2,8. Une performance plus qu’honorable.

Ricoh GR IV – 18,3 mm – 1/1000 s – ƒ / 2,8 – ISO 200

La qualité d’image est très bonne jusqu’à f/8, où on peut observer une petite baisse de piqué, avant que la qualité d’image ne décroche définitivement.

Ricoh GR IV – 18,3 mm – 1/1000 s – ƒ / 4,5 – ISO 100

Le mode macro permet de faire passer la distance minimale de MAP à seulement 6 cm. On peut donc se rapprocher très près du sujet pour obtenir des images assez impressionnantes.

Ricoh GR IV – 18,3 mm – 1/50 s – ƒ / 2,8 – ISO 500

Un mot, enfin, sur les défauts optiques. Les aberrations chromatiques restent très discrètes, ce qui est plutôt positif. En revanche, la distorsion en barillet et le vignetage sont bien visibles. Heureusement, la correction appliquée aux JPEG est assez efficace, de même que le profil de correction intégré à Lightroom. N’oubliez pas de l’activer !

Rafale et buffer

Le Ricoh GR IV n’est clairement pas le boîtier pour l’action. En témoigne sa rafale à seulement 4 i/s accompagnée par une mémoire tampon de… 11 clichés. Autant dire qu’elle n’a que peu d’utilité et ne servira que (vraiment) très ponctuellement.

Stabilisation : utile, mais pas toujours décisive

L’intégration d’une stabilisation capteur sur 5 axes – contre 3 auparavant – constitue l’une des principales nouveautés du GR IV. Le constructeur avance un gain de 6 stops. Sur le terrain, la différence est bien réelle : il est possible de photographier à main levée à des vitesses nettement plus basses qu’auparavant, notamment en lumière faible.

Ricoh GR IV – 18,3 mm – 1.0 s – ƒ / 16 – ISO 200

Cependant, les performances annoncées par Ricoh doivent être nuancées. Le gain varie fortement selon la posture du photographe… et le type de scène. On peut certes atteindre 1 s à main levée, ce qui correspond à presque 5 stops, soit assez proche de la valeur indiquée – mais il faut être bien gainé.

Ricoh GR IV – 18,3 mm – 1.0 s – ƒ / 8,0 – ISO 200

Dans un usage réel, la stabilisation apporte un confort supplémentaire, mais ne transforme pas radicalement l’expérience de prise de vue. Elle compense surtout l’absence de grande ouverture, sans pour autant placer le GR IV au niveau des meilleurs systèmes de stabilisation du marché.

Ricoh GR IV – 18,3 mm – 1.0 s – ƒ / 11 – ISO 200

De même, le filtre ND interne est assez pratique, d’autant qu’il dispose d’un mode auto. Pour autant, en pleine lumière, il ne peut faire le même travail qu’un filtre à visser devant l’optique.

Autofocus et réactivité : en progrès

Le passage à un autofocus hybride marque une évolution bienvenue sur le GR IV. Sur le terrain, nous avons noté que la mise au point se montrait plus rapide et plus fiable que sur le GR III, notamment en bonnes conditions lumineuses. La détection des visages et des yeux fonctionne correctement sur des sujets statiques ou aux déplacements (très) doux.

Ricoh GR IV – 18,3 mm – 1/640 s – ƒ / 2,8 – ISO 200

En revanche, le suivi des sujets en mouvement reste largement perfectible. L’appareil n’est clairement pas conçu pour la photographie d’action, et cela se ressent dès que les conditions deviennent plus exigeantes. En faible luminosité ou sur des scènes complexes, l’autofocus peut hésiter. Le Ricoh GR IV reste donc en retrait face aux autres boîtiers récents.

Ricoh GR IV – 18,3 mm – 1/50 s – ƒ / 2,8 – ISO 1600

La réactivité générale demeure cependant un point fort : démarrage quasi instantané, latence minimale et déclenchement immédiat (en mode Snap) contribuent à l’efficacité du boîtier en photographie de rue.

Ricoh GR IV – 18.3 mm – ƒ / 2,8 – 1/800 s – ISO 200 – © Jean-Nicolas Lehec

Par contre, pour un suivi plus efficace, ou pour réussir à attraper des sujets en mouvement ou par basse lumière, le boîtier est franchement en difficulté.

Ricoh GR IV – 18,3 mm – 1/50 s – ƒ / 2,8 – ISO 800

Retrouvez ci-dessous une sélection de photos réalisées avec le Ricoh GR IV :

Vidéo : une fonction toujours anecdotique

Comme ses prédécesseurs, le Ricoh GR IV traite la vidéo comme une fonctionnalité secondaire. La limitation à la Full HD et 60 fps, l’absence de profils avancés, de 4K ou de fonctions dédiées confirment que l’appareil ne s’adresse pas aux vidéastes. Le passage au mode vidéo se fait d’une simple pression sur le bouton installé sur le flanc gauche.

Un bouton… de travers

La stabilisation aide légèrement à la prise de vue à main levée, mais l’ensemble reste très basique. L’autofocus en vidéo manque de fluidité, et les réglages sont limités. Le GR IV peut dépanner pour quelques séquences occasionnelles, mais il serait illusoire de le considérer comme un vrai outil « hybride » photo/vidéo.

Ricoh GR IV vidéo Full HD 60 fps

Ce positionnement assumé a le mérite de la cohérence, mais il renforce aussi le sentiment que Ricoh ne cherche pas à élargir l’usage de sa gamme GR.

Autonomie

Le GR IV est équipé d’une batterie DB-120, offrant une capacité environ 40 % supérieure à celle de la DB-110 utilisée par le GR III. Sa taille est aussi en hausse – ce qui a conduit Ricoh à troquer l’habituel port SD pour un slot pour microSD (voir plus loin). En outre, les possesseurs d’un ancien modèle ne pourront pas réutiliser leurs batteries.

Les valeurs affichées par le constructeur sont (un peu) plus généreuses, le GR IV étant capable de prendre 250 photos – contre 200 pour le GR III (selon la norme CIPA).

En conditions réelles, ces chiffres se vérifient assez facilement. 250 clichés, ce n’est guère important, mais on déclenche avec plus de parcimonie avec un GR IV. De même, on capture finalement assez peu de vidéos. Pour plus de sécurité, on pensera à emporter une deuxième batterie ou une batterie d’appoint.

Connectique et stockage

Pour la connectique, le GR IV demeure tout aussi minimaliste. C’est bien simple, il n’est doté que d’un unique port USB-C pour le transfert et la recharge.

La gestion du stockage est plus originale. L’appareil abandonne la carte SD pour un port… microSD. Mais, il s’agira surtout d’une solution de repli : avec une mémoire interne de 53 Go, les photos et vidéos seront d’abord stockées sur ce support, ce qui est très pratique et constitue une belle évolution par rapport aux 2 Go des GR III.

En guise d’exemple, 53 Go permet de stocker 995 RAW, 774 RAW + JPEG, 3498 JPEG ou encore 1 h 26 min en vidéo Full HD 60 fps

Conclusion : Ricoh GR IV, Fidèle à l’esprit GR

Au quotidien, le Ricoh GR IV reste un appareil extrêmement agréable pour qui adhère à sa philosophie. Sa discrétion, sa légèreté et sa qualité d’image en font un excellent compagnon pour la photo de rue, le voyage ou le reportage occasionnel.

La mémoire interne généreuse facilite les prises de vue en déplacement, et l’interface, sobre, reste efficace. Le GR IV privilégie l’instantanéité et l’intuition plutôt que la surenchère technologique : un choix qui séduira les puristes, mais pourra frustrer ceux qui cherchent un appareil plus polyvalent.

Malgré ses atouts, le Ricoh GR IV conserve des limites structurelles. L’absence de viseur intégré et d’écran orientable restreint encore certains usages. L’autonomie demeure modeste, l’autofocus toujours perfectible et le prix en nette hausse placent cet appareil dans une position difficile à tenir face à une concurrence affûtée.

Surtout, les évolutions par rapport au GR III restent relativement modestes. Stabilisation, autofocus hybride et nouveau processeur améliorent l’expérience, mais sans la transformer en profondeur. Les possesseurs d’un GR III auront donc peu de raisons objectives de changer de modèle.

Le Ricoh GR IV est disponible au tarif de 1349 €. Vous pouvez le retrouver chez Digit-Photo, MN Photo Vidéo, Digixo, Camara, Photo-Univers, IPLN, StudioSport, Panajou, à la Fnac et dans les boutiques spécialisées.

La note finale du test est calculée en pondérant chaque sous-note selon l’importance du critère correspondant, et non par une simple moyenne.

Test Ricoh GR IV : l’évolution minimale d’un compact culte
Fabrication / finitions
8
Ergonomie
8.6
Qualité d'image
8.4
Montée en ISO
8.1
Efficacité de l'autofocus
7.7
Fonctionnalités
8.5
Vitesse en rafale
2.3
Stabilisation
8.2
Capacité du buffer
6
Autonomie
7.2
Vidéo
5
Rapport qualité-prix
8.5
Points forts
Boîtier ultra-très compact, léger et bien construit
Bonne qualité d'image, gestion des hautes lumières très satisfaisante
Très bon piqué dès f/2,8, au centre comme en périphérie
Profils d'image variés
53 Go de stockage interne
Stabilisation sur 5 axes
Mode macro, distance minimale de MAP ultra-courte
Démarrage quasi-instantané
Points faibles
Écran fixe peu qualitatif, pas de viseur
Rafale limitée à 4 i/s et buffer anémique
Mode vidéo anecdotique
Stockage externe sur microSD
Autofocus toujours aussi mou malgré des évolutions
Gestion hauts ISO compliquée
7.3
sur 10