PhotoLab passe la 5e. L’éditeur français DxO (cocorico) présente PhotoLab 5, nouvelle version de son logiciel phare de retouche photo. Au menu : la compatibilité avec les capteurs X-Trans des boîtiers Fujifilm, de nouvelles fonctionnalités pour le système U-Point et un gain de performances appréciable, surtout pour les utilisateur du Mac à puce M1. Retour sur toutes les nouveautés de DxO PhotoLab 5.

DxO PhotoLab 5 : la version de la maturité ?

Lancé en 2017, PhotoLab a connu de belles évolutions. Ajout de la technologie U-Point (héritée de la Nik Collection), d’une photothèque complète, d’une roue chromatique et d’outils avancés de suppression de bruit numérique… le logiciel s’avère aujourd’hui particulièrement complet. Et il s’apprête à le devenir encore davantage grâce à cette nouvelle version.

Notez que l’éditeur boulonnais lance en parallèle DxO FilmPack 6, une toute nouvelle version de son outil de simulation de films argentiques. 

DxO FilmPack 6 : les simulations de films argentiques font leur grand retour

De nouvelles lignes de contrôle pour des retouches locales plus précises et plus rapides

En premier lieu, DxO ajoute un nouvel outil de retouche locale, qui vient compléter l’outil U-Point. Baptisé « lignes de contrôles », il se comporte comme des filtres gradués – mais avec un système de masque intelligent. Il doit ainsi permettre d’affecter de grandes zones de l’image en un clic, avec un masquage très précis et un résultat naturel.

Concrètement, ces lignes de contrôles peuvent être très intéressantes pour retoucher le ciel d’une photo, par exemple. Contrairement à un filtre gradué « classique », l’outil permet de ne retoucher que le ciel, et de laisser de côté les autres éléments du cliché.

Par ailleurs, il est possible d’ajuster la sensibilité de la sélection (curseurs Chroma et Luma), pour une retouche plus globale ou plus précise. En clair, ce nouvel outil doit permettre de retoucher plus rapidement (et plus efficacement) de grandes zones de l’image.

Par ailleurs, DxO rajoute à PhotoLab la possibilité de nommer les points de contrôle, et de créer des groupes. Une fonction déjà présente dans la Nik Collection, et qui permet de contrôler un grand nombre d’objets de la même couleur en une seule fois.

Photothèque : vers une meilleure gestion des mots-clés

En 2018, PhotoLab 2 introduisait un module Photothèque, permettant d’organiser et de classer toutes vos photos. Cet automne, l’éditeur vient améliorer son système de gestion des mot-clés. Ainsi, un nouveau panneau fait son apparition, et affiche les données EXIF, IPTC ainsi que les mots-clés appliqués une image. PhotoLab 5 ajoute aussi une nouvelle vue en arborescence, et affine son mécanisme d’auto-complétion.

Grâce à ce nouveau module, il devient possible d’éditer ces métadonnées. Mieux encore, le logiciel permet de modifier les mots-clés venant de Lightroom, et de les retrouver ensuite dans le logiciel d’Adobe. DxO veille ainsi à garantir une meilleure intégration de ses logiciels au sein du workflow des photographes – ce qui est évidemment une très bonne nouvelle.

DeepPrime : moins de bruit, plus de vitesse

Il y a tout juste un an, DxO avait lancé un pavé dans la mare avec DeepPrime, son outil de suppression du bruit numérique basé sur l’intelligence artificielle et le Deep Learning (d’où son nom).

DxO PhotoLab 4 : nouvel outil DeepPrime basé sur l’intelligence artificielle

Avec cette nouvelle version, l’outil de débruitage made by DxO doit se montrer considérablement plus rapide que par le passé. Si vous utilisez un PC, les performances doivent être multipliées par 1,6, selon l’éditeur.

Et si vous utilisez un Mac, le gain doit être encore plus notable, l’éditeur annonçant des performances multipliées par 4,5 pour les Mac dotés d’une puce M1.

Selon DxO, ces améliorations doivent concerner tous les outils, mais les effets doivent se ressentir encore davantage avec DeepPrime. Interrogé par Phototrend, l’éditeur confirme également être en train de plancher sur une version native pour les Macs M1.

Les boîtiers Fujifilm à capteur X-Trans (enfin) pris en charge

Enfin, PhotoLab 5 ajoute enfin la prise en charge des fichiers générés par les boîtiers Fuji à capteur X-Trans. Une excellente nouvelle pour les possesseurs d’un hybride Fujifilm X-E2, X-E2S, X-E3, X-E4, X-H1, X-Pro2, X-Pro3, X-S10, X-T1, X-T2, X-T3, X-T4, X-T20, X-T30, X-100T, X-100F, X-100V, ou X70.

Pour l’heure, cette fonction est seulement présente en beta, indique DxO, qui devrait procéder à quelques ajustements au cours des prochaines mises à jour. L’éditeur vous invite à déposer vos retours sur le support des fichiers X-Trans, via un formulaire en ligne.

Notez aussi que PhotoLab 5 ajoute aussi le support des Canon EOS RA, DJI Air 2S et Mini 2, Nikon Z fc, Olympus Pen E-P7, Panasonic GH5 II, Pentax K-3 III et Sony ZV-E10.

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Prix et disponibilité de DxO PhotoLab 5

DxO PhotoLab 5 est disponible dès maintenant depuis le site de l’éditeur, pour Windows comme pour macOS.

Deux éditions sont proposées : Essential (139 €) et Elite (219 €) Point notable, seule la version Elite prend en charge les fichiers issus de boîtiers Fujifilm à capteur X-Trans.

Jusqu’au 14 novembre, DxO fait une offre de lancement sur PhotoLab 5. Ainsi, l’édition Essential est proposée à 109,99 € (contre 139 €), tandis que l’édition Elite est disponible à 164,99 € (contre 219 €).

L’éditeur propose également des tarifs plus avantageux pour les titulaires d’une ancienne version du logiciel. Si vous possédez PhotoLab 3 ou 4, vous pourrez acquérir PhotoLab 5 en version Essential au prix préférentiel de 54,99 €, et de 79,99 € pour la version Elite. Après le 14 novembre 2021, la mise à jour passera à 75 € ou 99 € selon la version.

Une version d’essai gratuite valable 30 jours est également disponible sur le site de l’éditeur.

Notre premier avis sur DxO PhotoLab 5

Avec cette 5e version DxO PhotoLab gagne en maturité. La prise en charge des fichiers RAW capturés par les boîtiers Fuji à capteur X-Trans est assurément une excellente nouvelle. Au-delà, l’ajout des nouvelles lignes de contrôle devrait permettre de gagner du temps pour retoucher précisément de grandes zones dans l’image.

Du reste, PhotoLab 5 gagne en performances et demeure toujours agréable à utiliser. Fonctionnant encore mieux avec les outils de post-traitement conçus par la concurrence, il dispose de nombreux atouts pour séduire les photographes chevronnés ou professionnels.