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Photographe de presse, Éric Garault a tiré le portrait de nombreuses personnalités publiques. Ses clichés possèdent une esthétique très travaillée, avec un jeu subtil sur la lumière. Pourtant, bon nombre d’entre eux ont été capturés avec une contrainte de temps très présente. Dans une récente masterclass, il revient sur sa méthode de travail et présente quelques-uns de ses clichés les plus récents.

Éric Garault, photographe et reporter

Depuis près de 20 ans, Éric Garault capture des clichés pour la presse française. Des dorures de l’Élysée aux favelas brésiliennes, celui qui se décrit comme « portraitiste ambulant » est amené à photographier des personnalités évoluant dans des horizons très différents.

Tous ses shootings ont cependant un point commun : ils sont réalisés dans un laps de temps très court. Dès lors, réaliser le cliché idéal, qui fera la « une » d’un magazine, en quelques minutes seulement – et dans un lieu qu’il ne connaît pas – est un véritable défi, que le photographe relève avec brio.

Capturer un portrait authentique et spontané

Lors de cette masterclass en live, réalisée en partenariat avec Miss Numérique, Éric Garault revient sur plusieurs portraits récents. De Philippe Katerine à Amélie Nothomb, de François Hollande à Woody Allen, le photographe nous livre de nombreuses anecdotes aussi amusantes qu’instructives.

Comment emmener les personnes vers le cliché voulu tout en conservant une certaine spontanéité ? Comment jouer sur l’égo des personnalités photographiées, afin de produire une photo qui sortira de l’ordinaire ? Comment produire une photo naturelle, qui rende la personne attachante ?

Autant de questions auxquelles le photographe vient répondre. Éric Garault revient ainsi sur l’importance de l’interaction avec le sujet, de lui parler constamment afin de créer une vraie relation dans le cadre du shooting photo.

Jouer sur la lumière

D’un point de vue technique, le photographe joue énormément avec la lumière, qu’elle soit naturelle (une fenêtre) ou artificielle. Il cherche ainsi à créer une ambiance, un climat. Le but : réussir à mettre en valeur chacune des personnalités, mêmes celles qui ne « donnent rien » au photographe. Créant un subtil équilibre entre force et onirisme, il parvient à créer un rendu d’une grande douceur.

Pour un shooting avec le groupe Delgres dans un immense atelier, il utilise un grand nombre de flashs pour montrer la dimension du lieu. Mais le photographe n’hésite pas à sortir des sentiers battus, comme avec une photographie de Melody Gardot, simplement éclairée avec la lampe torche d’un smartphone à la toute fin d’une session.

Un matériel adapté à l’impératif de rapidité

Contrairement aux photographes de studio, qui maîtrisent leur environnement et ont tout leur matériel à portée de main, Éric Garault se déplace à la rencontre des différentes personnalités. À cette contrainte s’ajoute celle du temps, le photographe n’ayant que 2 à 10 minutes pour réaliser ses clichés.

Il utilise donc un matériel à la fois léger à transporter et rapide à déployer, qui soit opérationnel en quelques minutes seulement. Côté boîtier, il utilise un Nikon D850, ainsi qu’un 24-70 mm f/2,8 dont il apprécie la polyvalence en reportage. Sans oublier un savant réglage des paramètres de son boîtier, qui lui permettent d’être ultra-efficace sur le terrain.

À la fin de cette masterclass, le photographe met ses conseils en pratique sur l’un des invités. L’occasion de nous donner encore de précieuses indications pour améliorer facilement nos photos de portrait. Et le photographe de conclure, non sans une pointe d’humour : « il n’y a pas de mauvais modèles, il n’y a que de mauvais photographes » !

Retrouvez le travail d’Éric Garault sur son site Internet et sur son compte Instagram. Et retrouvez les prochaines masterclass de Miss Numérique sur sa chaîne Youtube.