Tamron dévoile un nouvel objectif zooom ultra grand-angle : le Tamron 11-20 mm f/2,8 Di III-A RXD. Conçu pour les hybrides APS-C de Sony, il mise sur une ouverture lumineuse à f/2,8, un autofocus rapide et un gabarit compact. Retour sur toutes ses caractéristiques.

Le premier zoom ultra grand-angle ouvrant à f/2,8 pour hybrides Sony APS-C

Quelques semaines à peine après le lancement du Tamron 17-70 mm f/2,8 Di III-A VC RXD, premier objectif transstandard de Tamron pour les hybrides Sony à capteur APS-C, le constructeur japonais revient sur le devant de la scène et nous livre un nouveau zoom ultra grand-angle : le Tamron 11-20 mm f/2,8 Di III-A RXD.

Les deux objectifs reprennent plusieurs caractéristiques. D’une part, le look and feel des optiques Tamron, avec la finition « Human Touch » facilement reconnaissable. Mais aussi – et surtout – une ouverture lumineuse à f/2,8, qui devrait faciliter la photo en basse lumière, ainsi que l’astrophotographie. Enfin, on retrouve la motorisation RXD, qui doit offrir des performances honorables en photo comme en vidéo.

Avec ce nouvel UGA, Tamron nous livre le premier zoom ultra grand-angle avec ouverture à f/2,8 pour les hybrides APS-C de Sony (A6000, A6100, A6300, A6400, etc.). En effet, côté Sony, on retrouve seul l’objectif 10-18 mm f/4 OSS, dont l’ouverture à f/4 est considérablement moins lumineuse.

Test Tamron 17-70 mm f/2,8 Di III-A VC RXD : Tamron à l’assaut du format APS-C

Voici la liste complète des caractéristiques du Tamron 11-20 mm f/2,8 Di III-A RXD :

  • plage focale : 11-20 mm (équivalent 16,5-30 mm en plein format)
  • objectif pour capteur APS-C
  • ouverture maximum : f/2.8
  • ouverture minimale : f/16
  • construction optique : 12 lentilles réparties en 10 groupes, dont deux lentilles GM, une lentille XLD (eXtra Low Dispersion) et deux lentilles LD (Low Dispersion)
  • diaphragme : 7 lamelles circulaires
  • rapport de grossissement maximal : 1:4 (à 11 mm), 1:7,6 (à 20 mm)
  • angle de champ : 105,20° – 71,35° (APS-C)
  • distance de mise au point minimale : 15 cm (à 17 mm) et 24 cm (à 70 mm)
  • diamètre du filtre : 67 mm
  • tropicalisation : oui, 7 joints d’étanchéité
  • autofocus : oui, moteur RXD (Rapid eXtra-silent stepping Drive)
  • poids : 335 g
  • pare-soleil : oui, amovible
  • stabilisation : non
  • dimensions : 73 x 86,2 mm (D x L)
  • monture compatible : Sony E, APS-C

Paré pour l’architecture, le paysage, l’immobilier, l’astronomie…

Ce nouveau zoom signé Tamron adopte une plage focale de 11-20 mm (équivalent 16,5-30 mm en plein format). Elle s’avère donc très proche de la focale de référence pour les ultra grand-angle en plein format (16-35 mm).

Cette plage focale lui offre une remarquable polyvalence. Elle se montre utile sur une grande variété de sujets : paysage, architecture, urbex, immobilier… mais aussi l’astrophotographie, grâce à son ouverture très lumineuse à f/2,8.

Sans être aussi polyvalent qu’un objectif transstandard (comme le 17-70 mm de Tamron, équivalent 24-105 mm en plein format), il pourrait presque rester en permanence monté sur votre boîtier, vous permettant ainsi d’adopter un cadrage plus large, et donc plus original.

Tamron 11-20 mm f/2,8 Di III-A RXD : une optique compacte et légère

Sur les hybrides APS-C, la question du poids et de la taille est particulièrement importante. Les boîtiers étant souvent plus petits que leurs alter-ego full frame, une optique trop grosse viendrait ruiner l’équilibre de l’ensemble.

Heureusement, le Tamron 11-20 mm f/2,8 Di III-A RXD adopte des mensurations très raisonnables. Pesant seulement 335 grammes, il ne fera pas ployer l’appareil vers l’avant. Il mesure 8,62 cm de long et 7,3 cm de diamètre, et devrait donc pouvoir vous accompagner lors de vos sorties photo sans encombre.

On retrouve également le diamètre de filtre de 67 mm, qui est devenu l’une des « marques de fabriques » des optiques Tamron pour hybrides Sony – et qui permet de transférer rapidement ses filtres d’un objectif Tamron à un autre.

Au passage, notons que l’optique bénéficie de 7 joints d’étanchéité. Elle devrait donc pouvoir endurer une averse, mais prudence si vous envisagez de lui faire subir les pluies diluviennes de la mousson.

Une formule optique riche

Le Tamron 11-20 mm f/2,8 Di III-A RXD est consitué de 12 lentilles réparties en 10 groupes. Pour augmenter la qualité sur les bords de l’image – un point crucial pour les ultra grands-angle – l’optique intègre deux lentilles GM (Glass molded Aspherical). Ainsi paré, il devrait offrir une bonne qualité d’image sur tout le cham, y compris aux ouvertures les plus grandes. Un point que nous ne manquerons pas de vérifier sur le terrain.

Pour lutter contre les aberrations chromatiques, le flare et les images fantôme (effet de ghosting), l’objectif intègre également deux lentilles à faible dispersion (LD) et une lentille en verre XLD (eXtra Low Dispersion). Toujours dans ce même but, les lentilles reçoivent un traitement antireflet BBAR de 2e génération.

L’ouverture lumineuse à f/2,8 est assurée par un diaphragme circulaire à 7 lamelles.

Distance minimale de mise au point réduite

Toujours dans le chapitre de la polyvalence, le Tamron 11-20 mm f/2,8 Di III-A RXD dispose d’une distance minimale de MAP de seulement 15 cm au grand-angle (11 mm) et de 24 cm à fond de zoom (20 mm).

On notera le rapport de grossissement de 1:4 (0,25x) au grand-angle, qui lui ouvre les portes de la proxiphotographie. Vous devriez ainsi pouvoir capturer des photos de végétation ou de produits assez originales, en couplant cette faible distance de mise au point avec l’ouverture à f/2,8.

Pas de stabilisation optique : est-ce bien gênant ?

Contrairement au récent Tamron 17-70 mm f/2,8 Di III-A VC RXD, le nouvel ultra grand-angle Tamron 11-20 mm f/2,8 Di III-A RXD fait l’impasse sur la stabilisation optique. Sur une focale aussi courte, l’absence de stabilisation est nettement moins préjudiciable que sur un téléobjectif. C’est d’ailleurs pour cela que le Tamron 17-28 mm f/2,8 Di-III RXD, grand frère de cet objectif pour les hybrides Sony full frame, fait l’impasse sur la stabilisation.

Malgré tout, ce point pourra être gênant pour celles et ceux qui sont équipés d’un boîtier Sony dont le capteur n’est pas stabilisé (Sony A6000, A6100, A6300 et A6400, notamment), et qui aiment capturer des photos à main levée en basse lumière. À ce titre, notons que le concurrent de cet objectif, le Sony 10-18 mm f/4 OSS, est bel et bien doté d’un mécanisme de stabilisation.

Test Tamron 17-28 mm f/2,8 Di III RXD, zoom ultra grand-angle pour hybrides Sony plein format

Autofocus RXD

Le nouveau Tamron 11-20 mm f/2,8 Di III-A RXD mise lui aussi sur une motorisation AF de type RXD (Rapid eXtra-silent stepping Drive). Derrière cette appellation se cache un moteur pas-à-pas. Selon Tamron, cette motorisation permet à l’optique de gagner en compacité. Elle permet aussi à l’objectif de faire la mise au point rapidement et de manière silencieuse. Enfin, elle doit se montrer suffisamment souple et fiable pour la vidéo.

Last but not least, l’objectif doit pleinement prendre en charge les options de détection et de suivi automatique du sujet (et de son œil).

Sélection de photos réalisées avec le Tamron 11-20 mm f/2,8 Di III-A RXD (source constructeur)

Prix et disponibilité du Tamron 11-20 mm f/2,8 Di III-A RXD

Le Tamron 11-20 mm f/2,8 Di III-A RXD sera disponible le 24 juin 2021 au tarif de 899 €. Cependant, Tamron indique que la date de sortie pourrait être repoussée en raison des conséquences de la Covid-19.

Notre premier avis sur le Tamron 11-20 mm f/2,8 Di III-A RXD

Et de deux ! Après s’être attaqué (avec succès) au marché des hybrides Sony plein format, Tamron continue sur sa lancée et nous dévoile le 2e objectif conçu cette fois pour les hybrides APS-C.

Ce Tamron 11-20 mm f/2,8 Di III-A RXD est certainement le 2e pilier d’une future « trinité des zooms ouvrant à f/2,8 ». Selon toute logique, on devrait prochainement voir arriver un téléobjectif en monture E, lui aussi avec ouverture constante à f/2,8.

En attendant, ce 11-20 mm f/2,8 semble prometteur. Léger, compact et lumineux, il mise sur une construction optique soignée pour offrir (a priori) une belle qualité d’image, au centre comme sur les bords. Cette nouvelle optique saura-t-elle se montrer à la hauteur de nos espérances ? Seul un test terrain nous permettra de répondre à cette question.