50 ans d’expositions. C’est ce que fêtera le Festival Les Rencontres d’Arles du 1er juillet au 22 septembre 2019. Au programme : des rencontres, projections, concerts, lectures et performances. Le Festival d’Arles qui comptait une fréquentation record en 2018 avec 140 000 visiteurs a su faire ses preuves tout au long des années et est devenu un rendez-vous incontournable de la photographie.

Cette année encore, les Rencontres d’Arles réunissent des photographes internationaux, toutes générations confondues pour des exposition mixtes ouvrant un large regard sur le monde. Tous les genres de la photographie y sont explorés, de la photographie documentaire à la photographie de paysage en passant par la photographie expérimentale.

Le Festival accorde également une exposition exceptionnelle consacrée au photographe belge Harry Gruyaert. Dans le but d’ouvrir une fenêtre sur les avancées technologiques de l’image, le Festival accueille également, et pour la 4ème fois, VR Arles qui donnera la parole à de grands artistes du visuel et consacre une grande exposition de réalité virtuelle. De la photographie d’avant-garde à la réalité virtuelle, la commune des Bouches-du-Rhône nous donne un aperçu des évolutions du medium.

©Harry Gruyaert

FRANCE. Baie de Somme. Fort Mahon beach. 1991 ©Harry Gruyaert

« La 50e édition des Rencontres d’Arles sera fidèle à l’intuition des pionniers, avec ce mélange d’audace et de générosité, de patrimoine et d’avant‐garde, de rigueur et de fête qui est la marque d’Arles.« 

Hervé Schiavetti, Maire d’Arles, Vice-président des rencontres d’Arles.

« Mon corps est une arme », « Habiter », « À la lisière », « Relecture », « L’autre photographie », « Émergences », « Construire l’image », « Happy Birthday ! », « Les plateformes du visible » : ce sont pas moins de 9 thèmes, sans compter les travaux des invités, qui seront explorés lors de cette édition 2019.

©Collections CNRS

Dispositif de repérage aérien (mai 1935). Ce dispositif visait à détecter les avions en approche. Sa mise au point coïncide avec le rétablissement de la Luftwaffe en Allemagne en 1935. Office national des recherches scientifiques et industrielles et des inventions. ©Collections CNRS

France, Rhone (69), Lyon, le Rhone au sud (vue aerienne)© Association du Méjan Pierre Benite

Le cinquantenaire des Rencontres d’Arles, autour de 9 thèmes

« Au plus haut de l’activité, près de 400 personnes œuvrent ensemble pour la réussite du festival et pour faire connaître le travail de photographes et d’artistes qui changent notre regard sur le monde. »

Hubert Védrine, Président des Rencontres d’Arles.

« Mon corps est une arme : Exister, résister, photographier »: 5 photographes ont été réunis au sein du thème du corps. La photographe tchèque Libuse Jarcovjakova capture la rue, la nuit, le sexe, l’alcool, l’amour, la dépression dans la Tchécoslovaquie communiste entre 1970 et 1989 — sans retenue, avec des images particulièrement frappantes. Le collectif Corps Impatients présente la photographie est-allemande à l’époque du Mur de Berlin, trop peu connue. On découvre le medium photographique comme un moyen de manifester la singularité de leur vie, leur rapport au corps, et d’exprimer une forte liberté intérieure à une époque d’enfermement, de surveillance et de normativité. L’exposition La Movida rassemble le travail de 4 photographes de ce mouvement de la culture contemporaine espagnole qui a touché tous les arts.

Rolling Stones concert, Madrid 1982©Miguel Trillo

Rolling Stones concert, Madrid 1982 ©Miguel Trillo (LA MOVIDA)

Evangelisa Kranioti livre une série frappante sur le commerce humain. Des marins s’arrêtant dans les ports pour « nouer des amours passagères« , au milieu Queer à Rio de Janeiro, en passant par les domestiques venues d’Afrique ou d’Asie au Liban, et la photographe chinoise résidant à New York Pixy Liao présente « Une relation expérimentale », dans laquelle elle se met en scène avec son petit ami pour explorer la façon dont les cultures nationales influencent les interactions amoureuses.

© Pixy Liao

« La lisière : Une cartographie des horizons et de leurs limites » : cinq photographes exposeront leurs travaux autour du thème de la lisière. Les « phénomènes » de Marina Gadonneix nous livrent son mix d’images entre avalanches, ouragans, tremblements de terre, éruptions volcaniques, aurores boréales, et bien d’autres phénomènes naturels. Philippe Chancel présente son exploration de 15 ans des sites sensibles de notre planète, observant les symptômes du monde (écologiques, dus à la modernisation) les plus alarmants.

Les Murs Du Pouvoir réunit les travaux de plusieurs photographes autour du thème des murs qui se sont érigés ces dernières années, se concentrant sur le continent européen. Pour Germaine Krull, ce sont des photographies retrouvées en vrac dans la maison de campagne du réalisateur Olivier Assayas tandis que Mohamed Bourouissa présente sa série « Libre-échange ».

©MOHAMED BOUROUISSA

© Mohamed Bourouissa

Le thème « Habiter : état des lieux des espaces domestiques » expose les travaux de 4 photographes sur l’aménagement de l’espace urbain, le flou de la banlieue. Mario Del Curto nous emmène dans un périple de 10 ans, en s’intéressant aux espaces verts naturels et urbains, Home Sweet Home réunit les photographies de 30 artistes toutes générations confondues qui nous font entrer dans l’intimité de la Grande-Bretagne de 1970 à aujourd’hui.

©MARIO DEL CURTO

© Mario Del Curto

« Relecture : la photographie revisitée » est une exposition montrant la photographie comme une expression artistique personnelle, avec les photographies de Helen Levitt, des tirages vintage et une perspective inédite sur la photographie d’avant-garde avec Variétés, comprenant les photographies notamment de Bérenice Abbott et Florence Henri. Un regard est porté sur la vie des femmes au travail et dans leur quotidien ainsi que les scènes de rue de Tom Wood.

©HELEN LEVITT

© Helen Levitt

Poser la question du rapport entre photographie et peinture, figuration et abstraction, réalité et fiction c’est le but du thème « Construire l’image : Pratiques matérialistes de l’image ». Il s’agit de l’exploration de la création à partir du matériau, comme la lumière dans les oeuvres de Yann Pocreau, le procédé de développement à l’encre thermo réactive, dévoilant les images au contact du soleil de Laurence Aëgerter, la projection d’images, jeux de développement ou de prises de vues (diapositives Kodachrome, installations architecturales, mises en abymes, techniques d’imagerie contemporaines, sont à découvrir au cours de différentes approches visuelles). Ce thème intègre également les travaux de Valérie Belin, The Anonymous Project, Camille Fallet, Claude Martin-Rainaud, Marjan Teeuwen et Randa Mirza, exposé en 2006 et sélectionné pour le prix No Limit.

Sur Terre ©Lucas Foglia

© Lucas Foglia

Painted ladies

© Valérie Belin

Le festival s’interrogera également sur l’immédiateté du photojournalisme, autour du thème « Les plateformes du visible : Nouvelles approches documentaire » en proposant des expositions qui s’arrêtent autour d’un sujet lui ôtant son caractère d’évènement isolé pour mieux le relier à la vaste et complexe réalité. Avec Emeric Lhuisset et Christian Lutz.

©EMERIC LHUISSET

@ Emeric Lhuisset

« Emergences » c’est ce thème qui honore un des rôles des Rencontres d’Arles : découvrir de nouveaux talents de la photographie. Par ailleurs, pour le prix Découverte Louis Roeder, 10 travaux ont été sélectionné parmi les 200 propositions reçues. Parmi eux, un seul remportera le prix du jury, et un autre le titre de lauréat, désigné par le public.

©LEI LEI

@ Lei Lei

©Kurt Tong

© Kurt Tong

Célébrer le cinquantenaire des Rencontres d’Arles

Le thème central de ces Rencontres d’Arles sera de célébrer ce cinquantenaire. L’occasion de rendre hommage à Lucien Clergue, Michel Tournier ainsi qu’à Jean‐Maurice Rouquette, fondateurs de l’institution disparu cette année. « Tous les trois auront eu à cœur de démocratiser la photographie » a déclaré le Ministre de la Culture, Franck Riester pour le lancement du cinquantenaire. Une exposition rassemblera les travaux de Lucien Clergue et les rares épreuves de Edward Weston (disparu en 1958) nous rappelant que « la photographie s’écrit par strates successives. »

C’est également le moment de parler de sauvegarde et des photographies qui ont été archivées et classées, données par les auteurs depuis les débuts du Festival en 1970. « En cinquante ans, nous avons constitué un trésor, une collection riche de plus de 3 300 œuvres, précieusement conservée au musée Réattu« , explique Sam Stourdzé, Directeur des Rencontres d’Arles.

©Guy Bourdin

© Guy Bourdin

Claudia Passeri et Krystyna Dul, la Fondation Manuel Rivera-Ortiz et l’ENSP d’Arles sont les invités spéciaux de cette édition 2019, ainsi que le Nonante-Neuf  pour faire connaissance avec le milieu photographique genevois.

Ne ratez pas cette édition incontournable dans la très belle ville arlésienne. L’occasion de découvrir un large panel des possibilités qu’offre l’image et de questionner notre monde, nos sociétés, et les multiples fonctions de la photographie.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site du Festival des Rencontres d’Arles.

Informations pratiques :

Festival Les Rencontres d’Arles
13104 Arles, Bouches-du-Rhône
Tous les jours de 10h à 19h30
Lieux d’exposition

Tarifs :

JUILLET / AOÛT
EN LIGNE : 35 € – TARIF RÉDUIT 27 €
Sur place : 42 € – Tarif réduit 34 €

SEPTEMBRE
(à partir du 26 août)
EN LIGNE : 29 € – TARIF RÉDUIT 24 €
Sur place : 36 € – Tarif réduit 31 €

FORFAIT JOURNÉE
Une entrée par lieu, valable sur une journée.

JUILLET / AOÛT
EN LIGNE : 28 € – TARIF RÉDUIT 23 €
Sur place : 35 € – Tarif réduit 30 €

SEPTEMBRE
(à partir du 26 août)
EN LIGNE : 26 € – TARIF RÉDUIT 21 €
Sur place : 33 € – Tarif réduit 28 €