La première monographie du photographe légendaire David Bailey sort aux éditions Taschen en édition limitée et signée. Devenu un des symboles du « Swinging London », le photographe a pointé son objectif sur la contre-culture des années 60, et créé une rupture dans les codes de la photographie de mode qu’il aborde dans un style plus libertaire et naturel.

Le livre collector au format SUMO de chez Taschen contient l’aboutissement de 2 ans de recherche dans ses archives de portraits pris entre les années 1950 et 2010 ; et regroupe plus de 300 clichés de personnalités, aussi variées que Andy Warhol, Nelson Mandela, Kate Moss, Jane Birkin, Les Rolling Stones, son ex-épouse Catherine Deneuve, Salvador Dalí, Jack Nicholson, Brigitte Bardot, Margaret Tatcher, Mia Farrow et même la reine d’Angleterre Elisabeth II. Un ouvrage racontant 60 ans d’histoire culturelle et musicale, des clichés reproduits en haute définition, dont l’avant-propos est signé par son ami Damien Hirst.

Alors qu’il débute la photographie à l’armée, bien après avoir connu le Londres d’après-guerre à l’âge de 7 ans, David Bailey signe un contrat chez British Vogue à la fin des années 50 à l’âge de 22 ans — sans avoir aucune relation dans le milieu. Il devient un photographe phare des années 60 ayant révélé une nouvelle génération de mannequins, comme Jean Schrimpton et Penelope Tree. Les premiers travaux du photographe, reconnu comme l’un des pères fondateurs de la photographie contemporaine, a révélé l’atmosphère du Londres des années 1960. Antonioni s’inspire de lui pour créer le personnage de Thomas dans le film Blow-up.

Un style frontal, spontané et flegmatique, les yeux dans l’objectif — avec pour but de révéler l’essence et l’authenticité des personnalités photographiées, font sa signature.

Pour capturer le portrait de la reine d’Angleterre aux antipodes des codes de la photo officielle — visage souriant et de la malice dans le regard — il lui avait demandé si ses bijoux étaient des vrais.

Le photographe recevait ses modèles dans son studio et engageait une discussion pour capter et révéler leur personnalité. C’est seulement après qu’il savait quelle serait la photographie qu’il allait prendre. Insolence, style flegmatique et désinvolte, humanisme s’inscrivent dans ce SUMO après l’édition de celui de Annie Leibovitz et Helmut Newton chez Taschen.

L’édition limitée SUMO du livre de David Bailey est éditée à 2 700 exemplaires est disponible à un tarif de 2500€. Le livre signé par David Bailey, mesure 50 x 70 cm pour 440 pages et est fourni avec un lutrin conçu par Marc Newson et un jeu de quatre jaquettes figurant John Lennon et Paul McCartney, Jean Schrimpton, Mick Jagger et Andy Warhol. Un livre d’exception pour une carrière de portraits d’exception.

Pour aller plus loin, le documentaire « Four Beats to the Bar and No Cheating« (LuFilms) signé Jérôme de Missolz retrace la vie et l’oeuvre de David Bailey.