Durant une semaine, nous avons proposé à un lecteur et photographe de prendre en main une optique. Pour cette première édition, nous avons fait appel au photographe Cédric Emeran (Comme un Reflex) qui a pris en main l’objectif ultra-grand-angle Irix 11mm f/4 Blackstone.


Dans la vie il y a une toujours une première fois et ce, dans beaucoup de domaine. Phototrend m’a permis de donner mon ressenti sur un objectif de la marque Irix que je connaissais à peine, l’ultra-grand-angle 11mm f/4. Comme toute 1re fois, j’en garderai un excellent souvenir. 😉

Test Irix 11mm f/4 Blackstone

Cédric Emeran – © Damien Roué

Photographe en architecture, suivi de chantier, reportage et portrait corporate, je suis davantage connu pour mes photographies urbaines (street photography, paysage urbain, architecture) sur mon blog « Comme Un Reflex ». Je suis un amoureux inconditionnel des perspectives visuelles que notre environnement nous offre au quotidien. Toujours à la recherche d’une diagonale, d’une ligne de fuite ou d’un point de vue en hauteur, la géométrie urbaine me fascine.

Je suis équipé depuis mes débuts chez Nikon. Actuellement le boîtier que j’utilise est le D750 avec un 24-120mm f/4 et un 85mm f/1.8. Un vrai bonheur, j’insiste !!! Depuis quelque temps je me posais la question de la nécessité d’investir dans un objectif grand-angle, surtout pour mes travaux sur les chantiers du Grand Paris et c’est à ce moment que Phototrend m’a proposé ce test. Une fois l’objectif en main, j’ai décidé de l’emmener avec moi dans mon quartier de La Défense que j’arpente sans relâche. Pendant une semaine, j’ai recherché de nouveaux points de vue me permettant d’exploiter l’exceptionnel angle de champ que propose cet objectif à la limite du fish-eye, mais sans distorsion.

Test Irix 11mm f/4 Blackstone

L’Irix 11mm f/4 Blackstone sur un Nikon D750

Test Irix 11mm f/4 Blackstone

J’ai été frappé d’entrée par la qualité de finition de la version « Blackstone », sa solidité et finition en alliage aluminium-magnésium. Sur le terrain on n’a pas peur de l’emporter avec soi tant il a l’air robuste. J’ai apprécié sa légèreté (792g), sa compacité (103x115mm). L’équilibre des poids entre mon D750 et l’Irix 11mm f/4 m’a semblé idéal. Vu sa petite taille (pour un UGA), je n’ai pas eu de mal à lui trouver de place dans mon sac photo, indéniablement un grand atout !

Test 11mm f/4 Blackstone

Irix 11mm f/4 Blackstone

Test Irix 11mm f/4 Blackstone Test Irix 11mm f/4 Blackstone

En général je n’utilise que des objectifs autofocus, mais avec le 11mm Irix tout se fait manuellement (ouverture et mise au point). Au début c’est un peu troublant, car je n’ai pas vraiment l’habitude, mais on s’y fait vite. J’irai plus loin, ça nous pousse à constamment vérifier les réglages et à prendre son temps. Sa plus grande ouverture est à f/4 ce qui ne change pas par rapport à mon 24-120 mm f/4. La présence d’une bague « Lock/Unlock » pour verrouiller son réglage de mise au point peut s’avérer utile pour certains, mais pour ma part je n’en ai pas eu l’utilité.

Comme écrit plus haut, je suis sensible aux lignes urbaines et l’Irix m’a ouvert les portes de nouvelles perspectives dynamiques, j’ai en quelque sorte redécouvert La Défense avec une vue d’ensemble encore plus large qu’à l’accoutumée. Toutefois, avant d’arriver à ce constat j’ai dû m’habituer à la largeur du champ (126°) à travers mon œilleton. En passant d’un 24 mm à 11mm sur plein format, il faut se refaire de nouveaux repères en termes de cadrage. Le 15 mm d’Irix que j’ai également eu l’occasion d’avoir entre les mains conviendra mieux à certains utilisateurs pour sa focale moins courte, plus serrée. Le 11mm est à mon avis idéal pour ceux qui veulent photographier de très grands espaces ou de très grands ensembles urbains.

Si sur le terrain le test était très plaisant, il l’a aussi été devant mon ordinateur. Attention je n’ai pas la prétention d’être un expert DxO pour analyser en détail la qualité intrinsèque du 11mm, mais cela ne m’empêche pas de constater une très bonne qualité d’image. Je n’avais pas énormément de distorsion ni de vignetage, rien de rédhibitoire en post-traitement.

En conclusion ce fut une excellente expérience, car je ne connaissais pas cette optique 11mm f/4 et très peu la marque Irix. Un beau produit costaud et fiable, compact et léger qui offre une belle qualité d’images sans trop de distorsion. En petit bémol, c’est le manque d’autofocus.

Le 11mm est vraiment très large voire trop, mais encore une fois tout est une question d’utilisation. Dans ma pratique pro, il pourrait répondre à certains besoins, je garderai en tête dans un avenir proche cette optique comme option possible pour rejoindre mon parc d’objectif.

Test Irix 11mm f/4 Blackstone

Le 11mm f/4 d’Irix est disponible en deux finitions, Firefly et Blackstone, en monture Canon EF, Nikon F et Pentax K à partir de 525 € (695€ en version Blackstone ici testée) sur la boutique en ligne d’Irix ainsi que sur Pixedo et Digit-Photo.

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