Il y a 50 ans, en mai 1968, la France s’embrasait sous le coup des manifestations de masse et des grèves généralisées, rassemblant étudiants, ouvriers et travailleurs, dans les rues et derrière les barricades. Immobilisé, le pays voit ce mouvement social prendre de l’ampleur et contraindre le gouvernement à capituler et à faire des concessions sur des avancées sociales.

De cet événement national, aux slogans marquants, aux rassemblements pluriels, aux discours libertaires, se dessinent des images iconiques, des situations mythiques, des personnages qui imprègnent les mémoires collectives. Parfois réalistes, d’autres fois réinventés, tous ces protagonistes et ces événements participent d’un mémoire collective associée à un grand moment de conquêtes sociales. Mai 68. Une mémoire qui, à l’occasion du cinquantenaire, se voit mise à l’honneur, analysée, récupérée, comparée, commémorée avec des images fortes.

© Göksin Sipahioglu – Sipa Press

Emissions radio, expositions, conférences, articles d’analyse et livres, le choix est grand parmi les médias et les événements à venir pour se replonger dans ce monde de « réalistes impossibles ». Voici un petit aperçu de l’actualité prévue pour les prochaines semaines, des expositions qui relatent l’histoire en photo aux émissions et autres séries qui décortiquent les slogans, les graffitis et les souvenirs de l’événement, aux livres qui rassemblent toutes les icônes de l’époque.

Les expositions et conférences (Paris)

Des « Images en lutte » aux Beaux-Arts

Affiches, tracts, peintures, sculptures, films, photos, magazines, livres… Avec l’ensemble de ces archives et d’une bibliothèque ouverte, l’exposition “Images en lutte – La culture visuelle de l’extrême-gauche en France (1968-1974)” propose une histoire politique du visuel de cette période où les luttes sociales florissent et s’entremêlent avec l’art, pour former ainsi une mémoire collective riche en images.

Exposition du 21 février au 20 mai 2018
Palais des Beaux-Arts
13 Quai Malaquais 75003 Paris
Tarif : 7,50€ ; tarif réduit : 4€ ; gratuit pour les étudiants

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« Icônes de mai 68 » à la BnF

C’est une rétrospective en images, 50 ans après les événements, que propose ici la BnF, notamment pour interroger notre mémoire visuelle collective. Pourquoi les images les plus iconiques, comme le sourire de Daniel Cohn-Bendit face à un CRS capturé par Gilles Caron et le bras levé de la Marianne de mai 68, Caroline de Bendern, immortalisé par Jean-Pierre Rey, sont-elles en noir et blanc, alors que la presse de l’époque a aussi couvert l’actualité en couleurs ? Comment certains faits ont été interprétés et ont dominés la mémoire collective par rapport à d’autres ? Et pourquoi ?

Exposition du 17 avril au 26 août 2018
La BnF site François Mitterrand
Quai François-Mauriac, 75706 Paris Cedex 13
Tarif : 9€ ; tarif réduit : 7€

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Le cycle de conférences « Global 68 » à l’Université Paris-Nanterre

En partenariat avec plusieurs universités étrangères, un colloque international et itinérant, “Global 68”, est organisé dans différentes universités en France et en Angleterre du 2 au 6 mai 2018. La journée du 4 mai, qui a lieu à Nanterre, est consacrée aux échos de mai 68 dans le cinéma et la littérature en France et à l’étranger : un savant mélange de regards croisés entre “rebelles”, politiques, documentaire et fiction.

Cycle de conférences du 2 au 6 mai 2018 dont le 4 mai à Nanterre
Université Paris Nanterre, Bâtiment Paul Ricoeur (L)
200 avenue de la République 92001 Nanterre
Entrée libre et gratuite

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« Open borders », les graffitis d’Escif au Palais de Tokyo

A l’occasion de la 10ème session du LASCO PROJECT, une série d’expositions et d’interventions d’artistes internationaux sur l’art urbain, le Palais de Tokyo invite l’artiste Escif à reproduire sur son bâtiment une fresque monumentale qui reprend des slogans et écrits partagés par les étudiants durant mai 68. Cette fresque prend la forme du jeu de société Serpents, recréant tout un parcours visuel de rues et souterrains, jouant entre le politique et la rue. L’exposition se complète au sous-sol du Palais avec l’artiste Paul Loubet.

Exposition à partir du 4 mai 2018
Palais de Tokyo
13 avenue du Président Wilson 75116 Paris
Fresque visible sur la façade depuis la rue de la Manutention

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Fresque, ateliers, conférences… Pour une histoire des années 68 au Centre Pompidou

Avec « Mai 68, Assemblée Générale », le Forum du Centre Pompidou est occupé pendant 3 semaines avec des expositions, des débats, des ateliers et des conférences, du 28 avril au 20 mai 2018. Ainsi, une fresque de 60 mètres de long réalisée par le graphiste Philippe Lakits réinterprète les slogans et affiches de Mai 68 ; une série de séminaires, menés par des sociologues et philosophes, de conférences et d’ateliers de création est organisée autour du thème « Mai 68 en théorie » ; 9 Nouveaux Ateliers Populaires, à la fois théoriques et pratiques, sont mis en place par des scolaires et étudiants d’art. Enfin, entre le 30 avril et le 18 mai 2018, un cycle de 12 mini-conférences portées par des historiens fait le point des recherches historiques faites sur Mai 68 (les grèves ouvrières, le Festival d’Avignon de 68…).

Programme de conférences, ateliers, débats entre le 28 avril et le 20 mai 2018
Centre Pompidou
Place Georges Pompidou 75004 Paris
Entrée libre

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« 68, les archives du pouvoir » aux Archives Nationales

Les Archives Nationales propose une exposition en 2 parties, sur ses 2 sites, afin de présenter les événements de Mai 68 du point de vue du pouvoir en place à l’époque. La première partie, « L’autorité en crise » fait redécouvrir un Mai 68, non pas du côté des barricades, mais depuis les bureaux de l’administration, de la préfecture et du pouvoir exécutif. La seconde partie, « Les voix de la contestation », s’intéresse aux documents, tracts et autres collectés par les membres des comités de réflexion installés dans les administrations, les hôpitaux, les usines à l’époque comme les professeurs, les chercheurs, les archivistes…

Exposition – partie 1 « L’autorité en crise » du 3 mai au 17 septembre 2018
Archives Nationales, site de Paris, Hôtel de SoubiseExposition –
Exposition partie 2 « Les voix de la contestation » du 24 mai au 22 septembre 2018
Archives Nationales – site de Pierrefitte-sur-Seine

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« Peter Knapp et la mode 1960-1970 » à la Cité de la Mode

L’exposition « Dancing in the street » rassemble plus d’une centaine d’images de l’ancien photographe de la mode et rédacteur en chef mythique de Elle, Peter Knapp. Elle reprend, sur deux décennies, les femmes, silhouettes, figures et allures, qui sont passées devant son objectif à une époque où la créativité et la liberté battent leur plein.

Exposition du 9 mars au 10 juin 2018
La Cité de la Mode
34 quai d’Austerlitz 75013 Paris
Tarif : 5€ ; tarif réduit : 4€

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Mai 68 à l’honneur aux 49èmes rencontres d’Arles

© Affiche de l’Atelier populaire de l’Ecole des Beaux-Arts, réalisée le 27 juin après l’occupation de l’école par les forces de l’ordre – Michel Dixmier et Karbine-Tapabor

Cette nouvelle édition se la joue « machine à explorer le temps » selon son directeur Sam Stourdzé, en s’intéressant aux impacts du passé sur le présent et le futur proche. Ainsi, elle consacre 4 expositions aux événements de Mai 68, à son contexte, ses implications. Autant les images de la presse, Paris-Match, Gamma-Rapho, Sipa, permettent de faire un tour chronologique de ce qu’il s’est passé lors de ce mois de révolte, autant les photos de photographes humanistes à l’époque, tels que Lucien Clergue, permettent de comprendre les implications socio-économiques de cette colère des étudiants et ouvriers.

Expositions du 2 juillet au 23 septembre 2018

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Les articles, les émissions, les médias

Diaporama « Il y a 50 ans, Mai 68 » sur Les Echos

© Sipa Press

Sur son site web, le quotidien libéral, spécialisé sur les questions économiques, partage un diaporama d’images d’archives issues de la presse de l’époque (Agence Sipa, AFP…). Un petit tour photographique où l’on retrouve les gravats et les tôles des barricades, les cris de fureur et les violences des affrontements policiers-étudiants, les discours de courage et de mobilisation aux mégaphones, les foules entassées des usines occupées et immobilisées.

A découvrir ici !

Le « Mai 68 photographié par la police » sur Polka Magazine

© Bernard Perrine

Parce que Mai 68 prend aussi son sens comme mouvement social populaire en contestation avec les autorités sur place, Polka a réalisé une petite enquête sur les archives de la police et de la préfecture aujourd’hui en accès libre. Dans un but utilitaire, en direction de l’administration française de l’époque, les forces de l’ordre ont eux aussi immortalisé les événements, manifestations et rassemblements, de leur côté.

Un autre point de vue à découvrir ici !

Les graffitis de Mai 68 commentés par Alain Krivine

© Jo Schnapp

© Jo Schnapp

Les Inrocks révèle une interview un peu particulière consacrée aux événements de Mai 68. Cinquante ans après, ils ont demandé à Alain Krivine, fondateur de la Jeunesse Communiste Révolutionnaire (JCR) et leader étudiant de Mai 68, de commenter les photos des graffitis et inscriptions murales réalisées à l’époque par Jo Schnapp et rassemblées aujourd’hui dans un ouvrage intitulé, L’imagination au pouvoir. « Laissez-nous vivre », « La Commune, 10 mai 1968 », « Les anarchistes sont toujours là »… Loin de revenir sur les plus populaires, Alain Krivine revient sur les slogans qui faisaient sens à l’époque où les sentiments libertaires étaient très forts chez les étudiants et où les maoistes se trouvaient dans les usines.

A découvrir ici !

Femmes de Mai 68 sur TV5 Monde

Comme beaucoup de médias, TV5 Monde consacre une série d’articles sur un élément précis ou des événements particuliers liés à Mai 68. Ici, cette série de 10 portraits s’intéresse aux femmes qui ont fait Mai 68, l’ont vécu, l’ont interprété, l’ont écrit… Le premier revient sur celle qui est devenue l’une des icônes de l’époque, Caroline de Bendern, la Marianne de Mai 68, et le 5ème, sorti ce 21 avril dernier, Juliet Berto, l’un des visages du cinéma de Mai 68.

A découvrir ici !

Conférences, émissions, rencontres, expos : le programme Mai 68 de Radio France

Mai 68 à la Maison de la Radio

La Maison de la Radio met en place une exposition historique fondée sur 3 thématiques dans 3 de ses espaces entre le 22 mars et le 29 juin 2018 :

  • « La France du Général » au Hall Seine qui rappelle le choc entre une France austère et paternaliste et une jeunesse dynamique, en quête d’avenir et de mouvement ;
  • « L’ORTF sous contrôle » à la Nef : l’exposition fait le point sur la censure et la couverture (ou non couverture) des événements, rencontrées et réalisées par les reporters de l’ORTF de l’époque ;
  • « Faire trembler les murs du silence » à l’Agora : l’exposition revient sur la lutte de l’ORTF pour se libérer du pouvoir en place, notamment d’une opération « Jéricho » qui a amené l’intersyndicale de l’organisme à appeler toutes les classes à soutenir leur « libération de la parole ».

Exposition du 22 mars au 29 juin 2018
La Maison de la Radio (Hall Seine, La Nef, l’Agora)
Exposition gratuite et déambulation libre au Hall Seine, à la Nef et à l’Agora

« Sous les pavés 2018 » sur France Info

La station organise au studio 104 de la Maison de la Radio une discussion autour des combats pour l’émancipation et les libertés.

Le 22 mai 2018 à 19h
Entrée payante

Mai 68 sur France Bleu, France Culture, France Musique et Fip

Plusieurs séries d’émissions, d’épisodes et de magazines radio se consacrent à l’anniversaire de Mai 68, proposent des rétrospectives, s’intéressent aux sources des événements, relatent des souvenirs tout au long du mois de mai 2018.

Plus d’infos pour l’ensemble de ces événements radio sur Radio France.

Les livres photo sur Mai 68

Pour les avides de lecture historique ou pour celles et ceux qui aimeraient se replonger dans les images et les atmosphères de l’époque, voici également quelques livres à retenir et à feuilleter à l’occasion.

1968, sous les pavés, les photos

Sorti il y a 10 ans, le livre Mai 68, l’histoire en photos est à la fois une belle monographie consacrée au travail de reporter du photographe turc et fondateur de la célèbre agence Sipa, Göksin Sipahioglu, et une illustration inédite et unique des événements de Mai 68. A peine arrivé à Paris à l’époque, Göksin Sipahioglu photographie les rues, les manifestations, les protestations pendant 27 jours, du 3 mai lorsque la Sorbonne est occupée jusqu’au 30 mai lors de la marche gaulliste aux Champs-Elysées. Il apporte alors un regard singulier et différent de celui des Français sur le mouvement. Et avec ce livre, 300 de ses photos témoignent de cet oeil, de sa perception des événements, d’une autre réalité de l’époque.

Il y a 50 ans : mai 68 !

 

Porté par l’historien Eric Alary, l’ouvrage Il y a 50 ans… Mai 68 retrace l’ensemble des événements qui se sont déroulés durant le mois de mai 1968, notamment en s’intéressant aux impacts politiques, culturels et sociaux qui ont été engendrés. Agrémentés d’illustrations, d’archives et des slogans de l’époque, il cherche à en faire le tour, à questionner les différents « Mai 68 » qui ont pu être vécus selon les classes et les communautés, les aspirations qui en ont découlé, les impressions depuis l’étranger, etc.

68, nos années choc – L’album photo

Cet album, que nous avions déjà évoqué comme livre marquant de l’année 2017, recueille un grand nombre des images emblématiques de cette époque réalisées par les grands noms de la photographie française comme Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Gilles Caron, etc. Mais l’ouvrage va bien au-delà des simples mouvements de Mai 68, il porte aussi son regard, tout en photo toujours, sur des moments et des figures symboliques de l’époque tels que les soulèvements du Printemps Prague, l’assassinat de Martin Luther King, la renommée musicale de Ray Charles, etc.

 

Les photos iconiques

Enfin, une fois n’est pas coutume, nous vous proposons également un petit tour des quelques photos iconiques prises lors de ces événements de Mai 68. Elles ont marqué les mentalités collectives et ont fondé les mythes attachés aux mouvements sociaux et manifestations de Mai 68, par l’exemple universel qu’elles peuvent incarner, par l’ambiance qu’elles évoquent, par la situation qu’elles représentent, par les valeurs de liberté, d’expression et d’avancées sociales qui étaient revendiquées à l’époque.

Le sourire de Daniel Cohn-Bendit face au CRS

Le 6 mai 1968, 8 étudiants de la Sorbonne sont convoqués devant le conseil de discipline de l’université pour leur rôle dans les manifestations. Parmi eux, Daniel Cohn-Bendit. Il occupe avec ces autres étudiants la cour de l’université et font alors face à un cortège de CRS appelés en renfort pour faire évacuer les manifestants.

Gilles Caron, reporter de guerre, est présent et immortalise une scène qui devient par la suite un symbole de la révolte face à l’ordre établi : le face-à-face de Daniel Cohn-Bendit, souriant et moqueur, face à un CRS casqué que l’on aperçoit de dos.

Gilles Caron a capturé la scène plusieurs fois, tout comme d’autres photographes présents mais c’est celle-ci qui devient la plus populaire, notamment par la position et l’expression de l’étudiant et par sa composition scindée en deux, qui semble faire opposer deux mondes, celui de l’appel à la liberté et la désinvolture, et celui de l’autorité.

Caroline de Bendern, la Marianne déterminée de Mai 68

© Jean-Pierre Rey

Publiée pour la première fois le 24 mai 1968 dans Life, cette photo que l’on surnomme « la Marianne de Mai 68 » en référence à La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix, incarne un symbole de révolution mais est aussi associée à une histoire complexe !

C’est Caroline de Bendern, mannequin et petite-fille d’un aristocrate britannique, qui se trouve être cette Marianne tant reprise par la presse. Juchée sur les épaules d’un ami parce qu’elle a mal aux pieds de piétiner tout le long du rassemblement, elle brandit un drapeau vietcong un peu par défaut selon ses dires. Lorsqu’elle voit les objectifs braqués sur elle, elle se redresse et prend une pose plus déterminée. C’est finalement la photo du reporter Jean-Pierre Rey qui est retenue, par sa composition, sa lumière, et le moment capturé (l’air déterminé de la jeune femme, son bras tendu, sa posture redressée, etc.).

Largement popularisée, cette photo engendre une longue liste de mésaventures à Caroline de Bendern. En la voyant en une, son grand-père se fâche contre elle et finit par la déshériter. Enfin, n’ayant jamais touché un seul centime sur cette photo qui a été publiée de nombreuses fois, elle porte plainte des années plus tard contre l’agence Gamma qui distribue la photo de Jean-Pierre Rey, pour son droit à l’image, et perd le procès.

Le CRS au pavé face à la foule

© Göksin Sipahioglu

Quand Mai 68 éclate, que les étudiants sortent dans les rues, que les ouvriers protestent et immobilisent les usines, Göksin Sipahioglu est installé sur Paris depuis à peine un an. Il travaille comme correspondant pour plusieurs grands journaux turcs, ce qui lui vaut à l’époque son surnom du « Turc ». Dès le début des remous, il est sur le devant de la scène, et couvre par exemple les toutes premières manifestations estudiantines au coeur du quartier Latin. Afin d’être au plus près de l’action, il n’hésite pas à franchir les barrières de CRS pour obtenir des angles et des points de vue inédits, qui sont moins explorés par les autres photographes.

Cette photo est un exemple évocateur du style et de l’implication forte de Göksin Sipahioglu dans son travail et sa recherche photographique. Ce jour-là, il se détache de la foule des manifestants, et plutôt que de prendre leur point de vue, il passe derrière les forces de l’ordre et capture ainsi une scène particulière : on peut observer un CRS, seul, jeter avec force un pavé sur la foule qui lui fait face.

Cette image représente bien les affrontements violents entre les manifestants, souvent étudiants, parfois travailleurs, et les policiers et CRS, et incarne visuellement la scission entre ces deux mondes : celui qui appelle à la désobéissance et à la liberté, et celui qui, en réaction, impose ordre et autoritarisme.

© Marc Riboud

Voici donc un petit aperçu des choses à voir et des événements intéressants pour commémorer ou faire réfléchir sur Mai 68. N’hésitez pas à partager vos découvertes et vos avis !