Nous sommes allés aux Rencontres Photographiques d’Arles et voici un avant-goût de l’exposition sur le Surréalisme.

Parmi la quarantaine d’expositions on peut découvrir « le Spectre du Surréalisme ». L’exposition revient sur quelques thèmes nés de la rencontre de la photographie et du surréalisme à l’occasion du 40ème anniversaire du Centre Georges Pompidou.

Les artistes utilisent différentes techniques et matériaux, souvent pour retranscrire un sentiment, une émotion, davantage que le réel. Des expériences sont également menées sur l’état hypnotique et le rêve éveillé. La photographie devient le support d’une exploration de l’invisible. Poussant jusqu’au bout le jeu de l’absurde, l’exposition montre comment les photographes d’après-guerre se sont approprié la sensibilité surréaliste.

Alcools, hommage à Morris Louis- Alix Cléo Roubaud

Alex Cléo Roubaud se distingue par son utilisation de diverses techniques comme la longue pose, la surimpression ou encore l’écriture. En référence à la technique du tachisme et au peintre expressionniste abstrait Morris Louis, elle dilue de l’encre de couleur dans les bains chimiques au moment du tirage. Elle évoque à travers cette photographie le vertige de l’ivresse et son dégoût de l’alcool.

Les photographies qui suivent gardent la trace de quelques unes des centaines de sculptures éphémères (elles ne duraient qu’une minute) construites par Erwin Wurm depuis le début de son projet en 1988. Ces sculptures sont nées de la rencontre d’un corps et des objets ordinaires de son environnement.

Wurm interroge ainsi notre rapport à l’art et donne une nouvelle définition de la sculpture adaptée à nos modes de vie, nos technologies et notre environnement quotidien.

One minute sculpture- Erwin Wurm

Munie d’un appareil photo rudimentaire Nancy Wilson-Pajic photographie le périphérique parisien de sa voiture. Elle utilise des procédés photographiques anciens pour mieux « révéler la vérité qui réside sous les surfaces, en plongeant le spectateur dans les profondeurs de l’inconscient ».

Triptyque- Nancy Wilson-Pajic

Plusieurs autres oeuvres sont à découvrir dans l’exposition, ainsi que des performances vidéo.

Il ne reste que quelques jours pour découvrir le Festival d’Arles qui prendra fin le 24 septembre prochain. Les tarifs y sont à présent réduits, vous pouvez les retrouver sur le site officiel du Festival.

de la série Abstraction- Lukàs Jasansky et Martin Polak

A lire : notre article sur le Festival des Rencontres photographiques d’Arles 2017