Test Laowa AF 200 mm f/2 FF : difficile de ne pas succomber

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sur 10

Dévoilé en septembre 2025, le Laowa AF 200 mm f/2 FF appartient à une catégorie d’objectifs aussi rare qu’exigeante : les longues fixes lumineuses pour hybrides plein format. Jusqu’à présent, ce type de focales était réservé à un public de professionnels, en étant plutôt lourdes et coûteuses.

Ce téléobjectif, disponible pour les montures Sony E, Nikon Z et, plus original, en monture Canon EF, essaye de changer ce paradigme. Il vise à proposer une alternative plus accessible, sans renoncer à une ambition optique élevée. Soit un combo très attrayant pour les puristes du portrait, mais pas seulement.

Que vaut-il réellement à l’usage ? La réponse dans notre test complet du Laowa AF 200 mm f/2 FF.

Test Laowa AF 200 mm f/2 FF

Présentation

Laowa s’est progressivement imposé comme un acteur singulier du marché des optiques photo. D’abord reconnu pour ses objectifs manuels souvent atypiques, notamment en macro, le constructeur a élargi son catalogue ces dernières années en intégrant l’autofocus et en explorant des focales toujours peu conventionnelles, à l’image des focales fixes 10 mm et 12 mm f/2,8 – et de ce 200 mm.

Avec ce téléobjectif, Laowa franchit une étape supplémentaire. Rares sont les optiques qui associent une focale de 200 mm à une ouverture maximale de f/2. D’ailleurs, hasard du calendrier, la rentrée 2025 a vu arriver, aux côtés de ce Laowa, le Sigma 200 mm f/2 DG OS Sports.

Test Laowa AF 200 mm f/2 FF

L’objectif est disponible en montures Sony E et Nikon Z, mais aussi pour la monture reflex Canon EF ! Ce choix peut surprendre, mais s’avère très cohérent, puisqu’il permet à Laowa de « contourner » la restriction imposée par Canon aux opticiens tiers pour les optiques AF. En utilisant la bague d’adaptation EF-RF, on peut donc utiliser sans problème le Laowa AF 200 mm f/2 FF avec un hybride comme le Canon EOS R6 Mark III. Bien vu !

Laowa avait indiqué que l’optique serait déclinée, à terme, sur la monture moyen format Fujifilm G. On disposerait ainsi d’un équivalent 160 mm f/1,6 pour le moins extravagant !

Test Laowa AF 200 mm f/2 FF

Ce type de focale évoque immédiatement des usages professionnels spécifiques, comme le portrait à longue distance, le spectacle ou certaines pratiques sportives. Toutefois, il implique aussi des contraintes importantes en matière de poids, d’encombrement et de coût.

Avant les deux références de Laowa et Sigma, les dernières occurrences sur le marché de la photo remontaient à 2010 avec le Nikkor AF-S 200 mm f/2 G ED VR II ou encore 2008 et le Canon EF 200 mm f/2L IS USM. Deux cailloux imposants et affichés à l’époque à plus de… 6000 €. Proposé à un tarif sensiblement inférieur, ce Laowa AF 200 mm f/2 vise clairement à démocratiser ce type d’optique. Reste à vérifier si les performances suivent, notamment sur un boîtier exigeant.

Le Laowa AF 200 mm f/2 FF adopte ainsi une formule de 11 éléments répartis en 9 groupes. Un agencement relativement simple pour une telle focale fixe, sans doute pour réduire les coûts. On dénombre 2 lentilles ED, 1 super lentille ED et 1 lentille à très haut indice de réfraction placée tout à l’avant. L’opticien précisant également que la conception devrait minimiser les aberrations chromatiques et maximiser la netteté.

Vert : lentilles ED / Bleu : lentille Super ED / Rose : lentille à haut indice de réfraction

L’ouverture maximale à f/2 est assurée par un diaphragme à 9 lamelles, quand l’autofocus est sans doute mû par une motorisation STM assez classique. On note l’absence de stabilisation optique. Compte tenu de la longueur focale, ce point peut être assez contraignant.

Test Laowa AF 200 mm f/2 FF

Voici la liste des caractéristiques du Laowa AF 200 mm f/2 FF :

  • focale : 200 mm (300 mm sur APS-C)
  • objectif pour capteur : plein format
  • ouverture max : f/2
  • ouverture min : f/22
  • angle de champ : 12°
  • construction optique : 11 lentilles réparties en 9 groupes
  • diaphragme : circulaire, 9 lamelles
  • distance minimale de mise au point : 150 cm
  • stabilisation d’image : non
  • tropicalisation : résistant aux projections d’eau et à la poussière
  • grossissement max : 0,15x
  • mise au point : motorisation STM
  • diamètre du filtre : 105 mm + filtre 43 mm insérable à l’arrière (E, Z)
  • dimensions : ø 118 x 174,8 mm
  • poids : 1,78 kg (Sony E / Nikon Z), 1,59 kg (Canon EF)
  • accessoires fournis : bouchons avant et arrière, collier de pied et porte-filtre arrière
  • monture compatible : Sony E, Nikon Z, Canon EF
  • prix au lancement : 2299 € (E, Z) ; 2069 € (EF)

Prise en main et ergonomie

Le Laowa AF 200 mm f/2 affiche immédiatement son caractère. Il se démarque par l’adoption d’une robe bleue offrant un look atypique par rapport aux objectifs plus classiques. Un choix de design que l’on retrouve déjà sur quelques objectifs récents du constructeur, comme le Laowa 10 mm f/2,8.

Sur le terrain, l’objectif s’avère assez dense. Son poids de presque 1,8 kg (en monture Sony E et Nikon Z) ou de 1,6 kg (Canon EF) se fait sentir. À main levée, le collier de pied fourni aide équilibrer l’ensemble. Mais en cas d’utilisation prolongée, un monopode devient vite indispensable – à moins d’avoir une très bonne condition physique. Pour autant, l’optique s’avère relativement courte (17,4 cm de long), et pourrait (presque) rappeler certains zooms 24-70 mm f/2,8 ! Sa finition bleue attire sans doute plus l’œil que sa taille.

Test Laowa AF 200 mm f/2 FF

La construction inspire confiance. Le fût tout en métal présente une finition sérieuse et un assemblage soigné. Aucun jeu ou bruit parasite n’a été constaté durant le test.

Test Laowa AF 200 mm f/2 FF

À l’instar des 10 et 12 mm, ce 200 mm dispose d’une bague de mise au point assez originale, striée, avec deux encoches sérigraphiées « Laowa » pour faciliter la MaP manuelle – que l’on utilise d’ailleurs assez peu avec ce type d’optique.

Test Laowa AF 200 mm f/2 FF

Une bague de diaphragme (déclicable via commutateur) est également présente, même si un peu trop fluide à notre goût. Elle est dotée d’une position Auto, qui permet de régler l’ouverture depuis le boîtier.

Test Laowa AF 200 mm f/2 FF

Plusieurs boutons personnalisables sont répartis sur le fût. Leur positionnement est logique et permet un accès aisé, quelle que soit l’orientation de l’objectif. On trouve aussi un commutateur AF / MF et un limiteur de mise au point (Full / ∞ – 5 m).

S’il est possible de visser un filtre devant l’imposante lentille frontale (105 mm), les modèles pour hybrides sont équipés d’un tiroir à filtre insérable (ø 43 mm) près de la monture, avec une petite molette argentée afin d’ajuster l’effet. Par défaut, un filtre UV est utilisé par Laowa.

Enfin, l’optique est parfaitement protégée contre les intempéries grâce à de nombreux joints d’étanchéité. Nous avons pu utiliser l’objectif sous la neige, la pluie ou encore dans une serre tropicale à plus de 80 % d’humidité sans rencontrer le moindre souci.

Test Laowa AF 200 mm f/2 FF
Observez le joint transparent autour de la monture.

Qualité d’image

Pour tester ce Laowa AF 200 mm f/2 FF, nous l’avons monté sur un Sony A1, doté d’un capteur plein format de 50 Mpx très exigeant.

N’hésitez pas à cliquer sur chaque image pour l’afficher en qualité optimale.

Test Laowa AF 200 mm f/2 FF
Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/400 s – ƒ / 2,0 – ISO 10 000
Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/800 s – ƒ / 4,0 – ISO 125
Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/800 s – ƒ / 2,0 – ISO 1000
Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/400 s – ƒ / 2,5 – ISO 400

La focale 200 mm f/2 s’avère très pertinente pour isoler son sujet. Ce caillou Laowa offre, de plus, un niveau de performances très élevé en termes de netteté. On peut ainsi valoriser efficacement le sujet, avec un beau flou d’arrière-plan (voir plus loin).

Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/400 s – ƒ / 2,0 – ISO 16 000

Par ailleurs, avec un capteur bien défini, on peut recadrer facilement dans ses clichés tout en conservant un très bon niveau de détails.

Cette grande ouverture permet aussi de conserver des vitesses d’obturation « raisonnables », sans devoir monter trop haut dans les ISO.

Netteté

Dès la pleine ouverture (f/2), le piqué au centre s’avère assez bon, y compris sur un capteur très défini. Les détails sont bien restitués, même si les contrastes pourraient être plus prononcés.

Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/1250 s – ƒ / 2,0 – ISO 125

Les bords de l’image offrent une netteté assez similaire à f/2. En matière d’homogénéité, le Laowa AF 200 mm f/2 FF livre donc une très bonne performance.

Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/1250 s – ƒ / 2,0 – ISO 500

En fermant à f/2,8, le piqué devient tout de suite excellent, le niveau de détails est en hausse et les contrastes sont très marqués.

À f/4, le piqué au centre n’augmente plus vraiment, mais l’homogénéité progresse et devient très satisfaisante sur l’ensemble du champ.

Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/5000 s – ƒ / 4,0 – ISO 125

Au-delà de f/8, la diffraction commence progressivement à lisser les détails les plus fins. Un comportement attendu.

Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/6 s – ƒ / 10 – ISO 125

Distorsions

Longue focale oblige, les distorsions sont assez négligeables. On observe simplement une légère déformation en coussinet. Elle est toutefois assez facile à corriger… voire à ignorer.

Sony A7 IV – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/800 s – ƒ / 4 – ISO 125

Aberrations chromatiques

Les aberrations chromatiques sont très contenues, voire presque inexistantes. Par endroit, de légères franges colorées peuvent apparaître dans des situations très contrastées et à la pleine ouverture, mais elles restent discrètes et faciles à corriger en post-traitement.

Flare et goshting

L’objectif propose une assez bonne résistance au flare, mais il nous est arrivé de rencontrer un phénomène assez surprenant. Lorsqu’une source de lumière directe est placée au bord du cadre, on peut observer un flare encerclant notre cliché ! Ce souci est heureusement assez rare, mais il est assez original pour être signalé.

Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/400 s – ƒ / 2,0 – ISO 16 000

De même, nous avons pu trouver, une fois ou deux, des traces d’images fantômes lorsque l’on photographie d’importantes sources lumineuses directement. Ces deux phénomènes sont assez rares et facilement évitables, mais ils peuvent surprendre au premier abord.

Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/400 s – ƒ / 2,0 – ISO 5000

Vignettage

Sans surprise, à f/2, un vignettage assez prononcé est visible. Il diminue cependant sensiblement dès f/2,8 et devient vraiment discret à partir de f/4.

Bokeh

Le Laowa AF 200 mm f/2 démontre toute sa pertinence pour la photographie de portrait. La compression des plans et la faible profondeur de champ permet d’isoler presque totalement le sujet de l’arrière-plan.

Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/400 s – ƒ / 2,0 – ISO 10 000

Le rendu reste flatteur, à condition de maîtriser précisément la mise au point, car la marge d’erreur est réduite à pleine ouverture.

Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/400 s – ƒ / 2,0 – ISO 2500

Les transitions entre les zones de netteté et de flou sont très progressives, sans rupture marquée. Le bokeh paraît homogène dans la majorité des situations, avec des bulles bien circulaires, même lorsque l’on ferme légèrement le diaphragme. On remarque simplement un peu d’œil de chat sur les bords de l’image.

Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/400 s – ƒ / 2,0 – ISO 160

Sur des sujets un peu rapprochés, l’effacement de l’arrière-plan est tel que l’on pourrait presque croire que le fond a été rajouté a posteriori ! L’effet est pour le moins saisissant. Le moindre piéton pris devant les phares des autos est mis en avant de façon bien flatteuse.

Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/400 s – ƒ / 2,0 – ISO 160
Sony A7 IV – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/800 s – ƒ / 8 – ISO 640

Autofocus du Laowa AF 200 mm f/2

Côté autofocus, le Laowa AF 200 mm f/2 se montre plutôt véloce. Et il s’avère compatible avec les modes avancés de détection/suivi du sujet, y compris pour les yeux des humains, des félins/canidés et des oiseaux.

En pratique, l’autofocus offre de bonnes performances sur des sujets statiques ou aux déplacements plutôt doux. L’accroche est précise et la mise au point suffisamment rapide pour la majorité des situations courantes. En portrait, la détection de l’œil fonctionne de manière très convaincante, y compris à pleine ouverture, malgré une profondeur de champ extrêmement réduite.

Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/400 s – ƒ / 2,0 – ISO 1600

En suivi de sujets rapides ou plus imprévisibles, l’unique moteur STM offre des performances plus variables. Le taux de réussite reste correct, mais sans doute inférieur à celui des téléobjectifs les plus orientés sport.

Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/1000 s – ƒ / 2,0 – ISO 640 – Ratée (la balle et la MaP) !

Par ailleurs, la limitation sur les hybrides Sony à « seulement » 15 i/s en rafale pourra ne pas satisfaire tous les utilisateurs. Un problème chronique qui atteint toutes les optiques « tierces ».

1 seconde en rafale à 15 i/s

On notera que la distance minimale de mise au point est de 150 cm, ce qui permet de se rapprocher d’un sujet mais n’autorise pas des plans en proxiphotographie. À ce niveau, les zooms 70-200 mm f/2,8 sont plus performants.

Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/400 s – ƒ / 2,0 – ISO 4000

Absence de stabilisation

L’absence de stabilisation optique impose de rester attentif à sa vitesse d’obturation. Un point (partiellement) compensé par la stabilisation capteur du boîtier.

En effet, malgré le gabarit du caillou, en se gainant bien on atteint sans trop de peine les 1/6 s, voire les 1/3 s à main levée. Cela correspond environ aux 5,5 stops de gain promis par le boîtier. Il ne fait nul doute qu’avec un appareil plus avancé, on pourrait tenir un peu plus longtemps.

En coupant la stabilisation du capteur, il devient difficile de limiter le flou de bougé à partir de 1/50 s, ce qui prouve bien la pertinence de la stabilisation sur ce type de longues focales.

Évidemment, quoiqu’il en soit, aux vitesses les plus lentes, le taux de déchet sera assez important. Aussi, on n’hésitera pas à sélectionner, a minima, des rafales à 3 ou 5 i/s. Nous conseillons cette solution même à des vitesses plus « sûres » comme 1/200 ou 1/400 s. Cela permettra de s’assurer d’obtenir une image bien nette, en palliant le risque de flou de bougé et les éventuels soucis de mise au point.

Sony A1 – Laowa FF 200 mm f/2 C-Dreamer – 1/400 s – ƒ / 2,0 – ISO 800

Retrouvez ci-dessous une sélection d’images capturées avec le Laowa AF 200 mm f/2 FF :

Face à la concurrence

Étant donné le caractère très atypique de cette optique, elle ne rencontre que peu de concurrents sur sa route. Ces derniers s’avèrent pertinents à plus d’un titre – même si le Laowa peut compter sur son tarif attractif pour se démarquer (2299 € à son lancement).

Sigma 200 mm f/2 DG OS Sports

Sur les hybrides en monture E, le concurrent le plus direct est le Sigma 200 mm f/2 DG OS Sports. Plus imposant, mais stabilisé, offrant un haut niveau de finitions et surtout un piqué supérieur, cet objectif s’avère redoutable. Néanmoins, il est proposé à 3499 € – soit plus de 1000 € plus cher que l’optique de Laowa.

Sony FE 50-150 mm f/2 GM

Le Sony FE 50-150 mm f/2 GM n’est certes pas un opposant direct, mais il s’en rapproche. Très polyvalent, il combine grande ouverture f/2, ergonomie professionnelle et gabarit maîtrisé. Le piqué est excellent dès f/2 et sa plage focale 50-150 mm le destine à de nombreux usages : portrait, mariage, sport en intérieur. Ce caillou hors norme se distingue autant par ses caractéristiques que par son prix de 4399 €.

Nikon AF-S Nikkor 200 mm f/2G ED VR II

Lancé en 2010 pour reflex Nikon en monture F et affichant presque 3 kg sur la balance, l’AF-S Nikkor 200 mm f/2G ED VR II est une optique assez extravagante et que l’on peut encore retrouver neuve chez certains revendeurs. Avec son tarif de 5399 €, elle est certes encore très chère, mais offre toujours un très bon piqué et un autofocus très correct. Il conviendra évidemment de la monter sur un hybride en monture Z avec la bague d’adaptation FTZ.

Canon EF 200 mm f/2L IS USM

Enfin, pour la monture EF, on trouve le Canon EF 200 mm f/2L IS USM. Affichant 18 ans au compteur, il s’agit d’une optique assez atypique. Utilisée avec la bague d’adaptation EF-RF, elle fonctionnera très bien sur un hybride en monture RF. Il faudra toutefois s’accommoder de son poids de 2,5 kg. Non disponible neuf à l’achat, il peut être trouvé d’occasion, avec des tarifs toujours supérieurs à 4000 €.

Quid des zooms 70-200 mm f/2,8 ?

On pourrait aussi mentionner les différents objectifs 70-200 mm f/2,8, qu’ils soient en monture E, Z, RF, EF. Bien plus polyvalents, ils offrent une focale équivalente à fond de zoom, et finalement à peine moins lumineuse d’un stop. L’ouverture à f/2 peut faire toute la différence pour les spécialistes du portait, mais pour les autres, conserver ou investir dans un bon 70-200 mm f/2,8 peut s’avérer tout aussi pertinent, notamment en sport

Laowa AF 200 mm f/2 FF : pari audacieux, mais réussi

Avec ce Laowa AF 200 mm f/2 FF, Venus Optics propose un objectif atypique, tant par sa focale que par son ouverture maximale. Elle offre une excellente qualité optique, y compris avec les capteurs très définis et produit des images à la profondeur de champ très marquée.

Si l’absence de stabilisation optique et les performances autofocus plus limitées en suivi intensif restreignent certains usages, l’objectif conserve un réel intérêt pour la photographie de portrait ou d’événements.

Le Laowa AF 200 mm f/2 FF s’impose ainsi comme une alternative singulière sur le marché. Elle s’avère pertinente pour certains usages précis, dès lors que ses compromis sont pleinement identifiés.

Le Laowa AF 200 mm f/2 FF est disponible au tarif de 2299 € (en monture Sony E et Nikon Z), et à 2069 € en monture Canon EF.

Vous pouvez retrouver cet objectif chez Digit-Photo, MN Photo Vidéo, Digixo, Camara, Photo-Univers, IPLN, Panajou et dans les boutiques spécialisées.

Test Laowa AF 200 mm f/2 FF : difficile de ne pas succomber
Fabrication / finitions
8.6
Ergonomie
8.3
Qualité d'image
8.3
Qualité du Bokeh
9
Vitesse de l'autofocus
7.9
Fonctionnalités
8.5
Rapport qualité-prix
8.7
Points forts
Finitions premium
Nombreux contrôles manuels
Très bonne homogénéité
Rendu du bokeh exceptionnel
Bon piqué à f/2, très bon dès f/2,8
Aberrations chromatiques maîtrisées
Bon rapport qualité-prix
Points faibles
Lourd et encombrant
Très légères distorsions en coussinet
Pas de stabilisation optique
Moteurs autofocus hésitants avec les sujets rapides
Flare "en anneau" lorsqu'une source lumineuse est placée au bord du cadre
8.5
sur 10