Prendre des photos aquatiques au lever du soleil pendant le confinement : c’est le défi que s’est lancé le photographe Mike Guest au début de la pandémie de Covid-19. Dans ce très beau documentaire filmé par John Duncan, The Ripple Effect, il raconte cette expérience, et la manière dont il a appris à gérer ses émotions et son ressenti.

Lorsque les premières mesures de confinement sont entrées en vigueur, Mike Guest, photographe britannique, s’est retrouvé dans un cadre profondément inhabituel : sa maison. « Après 20 ans en tant que photographe indépendant et autant de voyages à travers le monde, il s’était habitué à être en permanence en mouvement, entouré d’athlètes, de clients, de collaborateurs – et de distractions », indique le réalisateur John Ducan.

The Ripple Effect

Ce brusque changement n’a pas été sans conséquences pour le photographe, notamment sur le plan psychologique. Après une conversation avec son ami Nick Pumphrey, photographe et surfeur, ils décident de débuter un projet intitulé « Dawn Days ». Tous les jours, Mike se lève à 3h30 du matin. Il enfile son wetsuit et se rend à vélo sur la plage avec son appareil photo et son caisson étanche. Il peut ainsi capturer les premières lueurs du jour, au moment où les couleurs mauves, roses et orangées commencent à émerger à l’horizon, au-dessus des flots.

The Ripple Effect

Servi par de sublimes images de l’aube, par une réalisation très soignée et par un montage apaisant, ce court-métrage est d’une grande douceur. Le témoignage de Mike Guest, son immersion dans l’océan – et dans les sentiments qu’il a pu refouler par le passé – nous amènent à l’introspection. On se sent presque immédiatement en empathie avec le photographe, son ressenti, ses émotions. The Ripple Effect, c’est une vidéo aussi esthétique que thérapeutique, et qui nous laisse avec un profond sentiment d’apaisement.

Les photographies du projet « Dawn Days » sur le site Internet du photographe.