Pour sa 11ème édition, la thématique du Nikon Film Festival nous plonge dans l’univers du jeu au travers de ses multiples dimensions. Qu’il ait été envisagé dans son sens le plus littéral, comme le thème d’histoires plus vastes ou encore comme le fil rouge de récits métaphoriques, le jeu a inspiré les cinéastes avec 1673 films en compétition.

Les Films en lice pour les 11 Prix du Nikon Film Festival

Alors que les participations ont été clôturées le 17 février 2021, vous pouvez maintenant  voter pour vos films préférés dans le cadre du Prix du Public, jusqu’au 11 avril 2021, à 23h59.

Véritable tremplin pour les jeunes cinéastes, le Nikon Film Festival se déroule tous les ans, sur un thème différent. Le principe ? Réaliser un film de 2 minutes et 20 secondes en quelques mois seulement, et dont le titre débute par « Je suis ».

Cette année encore, le concours a rassemblé des films en tous genres. Nombreux sont ceux qui ont réagi à l’actualité, ou encore imaginé un futur en proie à la réalité virtuelle. Certains nous plongent dans des univers délirants, d’autres nous propulsent dans des chutes inattendues. Portés par des images brutes ou sophistiquées, les courts-métrages vont du film d’époque au film d’anticipation. De la variété et un mélange des genres cinématographiques sont au rendez-vous.

Le jury de cette édition 2021 est présidé par l’acteur et humoriste Éric Judor. Il est composé des acteurs Alice Belaïdi, Louise Bourgoin, Jonathan Cohen, Reda Kateg ; de membres du Nikon Film Festival, du Centre National du Cinéma et de l’Image Animée (CNC), et de nombreux autres professionnels du Cinéma (Réalisateurs, scénaristes, critiques cinéma, conseillers court-métrage).

Ainsi, les Réalisateurs primés du Nikon Film Festival auront l’opportunité de remporter un kit Nikon Z6 II, tandis que leurs courts-métrages seront diffusés au Cinéma Grand Rex et dans les CGR Cinémas (lors de leur réouverture). De nombreux autres lots sont en jeu.

Cette année, un nouveau Prix voit le jour. Il s’agit du Prix International, qui rassemble des court-métrages sous-titrés (une version sous-titrée en français, une seconde en anglais). Cette nouvelle catégorie a donc permis à des court-métrages internationaux de rejoindre le Concours incontournable du court-métrage.

Nous vous proposons une sélection des court-métrages qui nous ont marqué, ainsi qu’un aperçu des différents univers en compétition.

En Compétition :

Comédie :

Veni – Vidi – Vici, réalisé par Maxime Flourac. Un retour en arrière pour imaginer la genèse d’un des jeux les plus pratiqués au monde.

« L’an 185, deux gladiateurs combattent dans l’arène lorsqu’une mise à mort est réclamée par le public. Notre empereur Commodus doit trancher entre un gladiateur ou l’autre, mais il décide à la surprise générale de changer les règles du jeu… »

Les pépés bricoloss, réalisé par Daria Panchenko et Pat la Féline. Un jeu burlesque et un univers délirant sont au coeur de cette comédie haute-en-couleurs.

« Un jeune couple amoureux se dispute autour d’une étagère posée par un vieux menuisier facétieux. La jeune femme trouve qu’il y a du jeu, sans se douter que le vrai jeu est à ses dépends. »

Mon psychiatre, réalisé par Léopold et Ennemond. La dimension invisible du jeu, est très bien retranscrite dans ce court-métrage qui met en scène l’espace mental des joueurs.

« Exaspérés que Clovis passe son temps à s’imaginer des combats chevaleresques dans sa tête, les Murat font appel au grand pédopsychiatre Olivier Garibaldi qui va découvrir une façon bien surprenante de communiquer avec lui… »

Comédie, parodie, policier :

Enquête de vérité, réalisé par Clément Perrin. Un « je n’ai jamais » hors du commun, dont l’enjeu est de taille au sein de ce polar humoristique.

« Une enquête qui piétine, un détective austère, un policier pantois, une famille haute en couleur. Et si le seul moyen de résoudre l’affaire était de sortir la bouteille de whisky ? »

Comédie, drame, famille :

Je te tiens, réalisé par Suzy Deschamps. Une interprétation idéale et une mise en scène, capables avec peu, d’un complet retournement de situation.

« Une simple partie de « Je te tiens, tu me tiens » peut révéler bien des choses. »

Drame :

Attrapé, réalisé par Julien Bernard, imagine les nouveaux jeux des cours de récréation. En l’occurence, la version 2021 du gendarme et du voleur.

« Lorsqu’il s’agit de s’amuser, les enfants ont une imagination débordante. Mais leurs loisirs dans une cour d’école, pendant la récréation sont-ils seulement le fruit de leur imagination ? »

Finette, réalisé par Nathan Coen. Une réalisation sensible, et pleine de suggestion, pour un twist final inattendu.

« Un père tente de faire deviner à son fils dans quel box se trouve sa nouvelle jument. Bien qu’averti du caractère instable du cheval, il suffit de quelques secondes d’inattention du père pour que l’enfant décide de partir seul à sa recherche. »

Rap de vaincre, réalisé par Sonadie. Aurélien Mathieu et Sonadie San sont professeurs de cinéma pour les MLDS (mission de lutte contre le décrochage) du lycée Jean Pierre Timbaud à Aubervilliers. Le film a été écrit par les professeurs et leurs élèves et réalisé par Sonadie San.

« Salima, soeur d’Ali, souhaite participer au battle de rap que son frère organise. Celui-ci refuse, prétextant que le rap n’est pas pour les filles. Salima, avec l’aide de son amie Fanta, décide d’employer les grands moyens pour s’imposer. Salima souhaite à travers le jeu retrouver son lien fraternel qu’elle a perdu avec son frère Ali depuis le départ de leur père qui a quitté le foyer. »

Bien rentrée, réalisé par Manon. Un film dans lequel la tension est palpable, porté par une réalisation originale qui allie film et photographies.

« Sur un quai de métro, Alma attend le dernier train tandis qu’un groupe d’hommes déboule sur le quai opposé en pleine partie de « Pour combien » un jeu qui consiste à relever des défis. D’abord bon enfant, la partie dérive rapidement et tourne au harcèlement… »

Aventure, drame, historique :

Abstraction, réalisé par Julien Limonne. Quand le jeu peut nous faire oublier les désastres du quotidien. Une image très professionnelle, qui nous emporte dans l’abstraction.

« La première guerre mondiale, un avion en feu, un hôpital, une caverne préhistorique, une maison close… Au travers des époques et des générations, une galerie de personnages jouent pour oublier un instant leurs douleurs, leurs préoccupations, leurs réalités. D’un jeu nait l’imaginaire, l’évasion, la liberté. »

Science-fiction, fantastique, réalité virtuelle :

Lovedose, réalisé par Juliette Barry. Quand l’amour devient virtuel et un bien de consommation, poussé à son paroxysme…Un court-métrage de science-fiction haletant.

« Léna est amoureuse de Thomas et ne veut plus s’en passer. Mais ce n’est pas si simple car Thomas n’existe que dans son jeu… »

Déconnexion, réalisé par Simon Koukissa Barney. La réalité virtuelle pour recréer du lien social ? Le court-métrage met en contraste deux décors et univers très travaillés.

« Et si la technologie pouvait remplacer le lien social ? Et si nous n’avions plus besoin d’aller voir nos parents vieillissants et de leur consacrer du temps ? Et si, à l’aide d’un jeu de réalité virtuelle, ces mêmes « vieux » avaient l’opportunité de vivre des aventures, de revivre une jeunesse, de faire l’amour et de partir en randonnée dans l’Everest ? Et si, bien que malheureux de cette situation, nos parents finissaient par s’en contenter et y trouvaient un plaisir coupable… »

Clip musical, documentaire, en réaction à l’actualité :

Je suis non essentiel, réalisé par Franck Fougère, est un film en réaction aux secteurs d’activité qui ont été déclarés « non essentiels » depuis le début de la pandémie Covid-19.

« Face à la crise, nos gouvernements jouent à un jeu dangereux… décider qui est essentiel et qui ne l’est pas. Mais en guise de gain, les conséquences humaines ne sont-elles pas désastreuses ? Le dessein de ce projet est de soutenir les commerçants et artistes, artisans et sportifs, se trouvant en grande difficulté en raison du contexte sanitaire actuel. En mettant en évidence la perte immense occasionnée par le sacrifice des commerces de notre quotidien, il soulève une question fondamentale : le jeu en vaut-il la chandelle ? En d’autres termes, à craindre de mourir, doit-on arrêter de vivre ? »

Les films de la Compétition internationale :

Cette nouvelle compétition est l’opportunité pour le spectateur d’entrer dans des univers bien distincts, inhérents à différentes nationalités du cinéma. Au travers de cette sélection, nous voyageons de la France à l’Italie, puis au Tibet, en passant par un court-métrage aux influences coréennes.

Documentaire, drame, famille :

Fuori Gioco [Hors jeu], réalisé par Pernimatic.

« Cali est un enfant gentil et espiègle qui ne veut que jouer, comme tout enfant. Pour sa famille, le caractère ludique du petit se révèle inopportun. On restreint souvent les envies de Cali en limitant, inconsciemment, son immense monde intérieur. »

Comédie :

Alea Jacta Est, réalisé par Hugo Mathias.

« Pierre est en danger, il doit faire un choix. Mais ce qu’il a en tête ne plaît pas à tout le monde. Le dialogue s’annonce tendu… »

Horreur, fantastique, thriller :

La triche capitale, réalisé par Anthony Boscher, se déroule dans un univers bien particulier, inspiré du cinéma américain et coréen.

« Dans un tunnel de lumière, Anaëlle retrouve Iris après une année de partie de cache-cache. »

Comédie, drame :

Je suis un jeu dangereux, réalisé par Romane Rio.

« Par ennui, deux êtres décident de créer une chose qui puisse les divertir. Tour à tour ils se mettent à imager cette chose sous ses formes les plus ironiques et contradictoires. Mais l’un d’eux décide d’ajouter un dernier ingrédient à cette œuvre qui risque de transformer ce jeu divertissant pour eux en futur cauchemar pour leur création… Arriverez-vous à trouver ce dernier ingrédient ? »

Famille, Historique :

Ma poupée tibétaine, réalisé par Migmar Jannot.

« C’est l’histoire d’une petite fille qui vit chez sa tante à Lhassa, au Tibet. Un jour, son oncle vient la voir et lui donne des bonbons. Elle mange ses bonbons puis observe les emballages. Une grande idée lui vient, habiller sa poupée en bois à partir des plastiques de ses bonbons. La petite est obnubilée par la création de sa poupée tandis que sa tante et son oncle sont en train de parler de son avenir : la petite doit s’exiler en Inde pour avoir une éducation dans sa culture, près du Dalai Lama. Chacun a ses préoccupations. »

Jeu Nocturne, réalisé par Vincent Deroussent :

Le périple d’un artiste, en quête d’une salle de concert.

« « Être artiste » quand tout est fermé, qu’est-ce que cela peut bien encore vouloir dire ? Pour John P, pas question d’arrêter de vivre pour sa musique. Chaque nuit, il met la réalité au défi, toujours en quête d’un nouveau terrain de jeu. »

Comédie, drame, science-fiction :

Game over, réalisé par Philippe de Monts et Pierre Noguéras

« ALERTE AUX JEUX ! Dans le cadre du nouvel état d’urgence éducatif et moral, la police des jeux rend visite à la famille 112 498. »

Les films du Prix des écoles :

Une spécificité, cette année. Il s’agit de 9 réalisateurs participants, qui se sont associés afin de créer un format inédit pour le Nikon Film Festival. Avec « Qui suis-je ? », ils font le pari audacieux d’une série. Pour mieux s’emparer de la thématique du jeu, ils la placent au centre même du concept de cette série. Le joueur : c’est le spectateur. Le but du jeu : Découvrir qui a tué Antoine Lenoir, tout au long des 9 épisodes de 2,20min. Le premier épisode est en lice pour le prix « Écoles », tandis que les 8 autres sont répartis au sein des différentes compétitions.

Je suis Antoine Lenoir, réalisé par Titouan Laporte.

« QUI SUIS-JE ? Episode 0 : Antoine Lenoir agonise. Quelques secondes avant son dernier souffle, il nous projette dans ses souvenirs pour découvrir son assassin. Entre hontes, mensonges et trahisons, Antoine n’est pas au bout de ses peines. Vous, spectateurs, devez repérer les mobiles et les indices pour savoir qui, des 8 suspects, l’a assassiné. Participez à l’enquête interactive de cette série. »

Trois jours avant Noël, réalisé par Christopher Bousquet.

« À l’approche du réveillon, de jeunes parents sont confrontés à des problèmes d’argent. Et si un jeu leur permettait de redécouvrir l’importance de Noël ? »

Boxe, réalisé par Keri et Djô :

« Mon premier était juste une excuse. Mon second devient un jeu dangereux. Mon tout est perdu par KO. »

En définitive, la thématique du « Jeu » a permis de réagir à l’actualité, de brosser des tableaux de société, de faire rire, réagir, de dresser de touchants portraits, mais encore, de nous projeter dans des scénarios d’anticipation. Cette année encore, le Nikon Film Festival met en lumière de jeunes réalisateurs inspirés, qui concourent désormais pour remporter l’un des 11 Prix du Nikon Film Festival 2021.

Il vous reste un peu plus d’un mois pour voter pour vos films préférés sur le site du Nikon Film Festival. Les votes se clôtureront le 11 avril 2021, à 23h59.

Pour visionner la totalité des court-métrages, rendez-vous sur le site du Nikon Film Festival.