NIKON Z 6 - NIKKOR Z 24-70mm f/4 S - 68 mm - ¹⁄₆₀ s - ƒ / 5,6 - ISO 1000

Nikon transfère la fabrication de ses appareils photo du Japon à la Thaïlande

Les boîtiers Nikon « made in Japan », c’est fini. Pour diminuer ses coûts de production, le constructeur japonais s’apprête à transférer la production d’appareils photo en Thaïlande, mettant fin à une ère de plus de 70 ans.

L’extérieur de l’usine Nikon de Sendai – © Nikon

Selon un récent article du média japonais AERAdot, paru le 19 décembre dernier, Nikon s’apprêterait à mettre un terme à la fabrication de ses appareils photo sur le sol japonais. La production des boîtiers reflex et hybrides quitterait ainsi l’usine « historique » de Sendai, située dans la région de Tōhoku, au Nord du Japon. La production serait ainsi transférée vers son usine thaïlandaise, afin de réduire les coûts de production.

Dans les faits, la production des hybrides Z 6 et Z 7 aurait cessé dès la fin du mois de septembre 2020, et les préparatifs pour le transfert de la production en Thaïlande auraient débuté en octobre. De son côté, la production du reflex professionnel Nikon D6 devrait être transférée d’ici la fin de l’année 2021.

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L’usine de Sendai mesure plus de 27 000 m² et fonctionnait en continu depuis son ouverture en 1971. En 2018, elle comptait plus de 350 employés travaillant en « salle blanche » pour l’assemblage des composants des boîtiers photo. De même, l’usine assurait la vérification et le test des boîtiers et optiques avant leur expédition.

L’intérieur de l’usine de Nikon de Sendai. © AERAdot

Le premier modèle à être sorti de l’usine est le Nikon EM, lancé en 1979. Depuis, le site de Sendai est devenu le pilier de la production des boîtiers photo Nikon, et assurait une assistance technique aux usines situées à l’étranger.

Dans une déclaration à AEROdot, Hirotaka Ikegami, responsable de la division vidéo, indique que l’usine japonaise de Sendai continuera à servir comme « usine de démarrage » pour de nouvelles activités commerciales, qui mettront l’accent sur les nouvelles mobilités, entre autres.

Hirotaka Ikegami en profite pour rappeler que l’usine basée en Thaïlande n’impactera en rien la haute qualité des boîtiers, et « continuera à produire des pièces de hautes performances et de haute précision requises » pour les appareils photo Nikon.

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Rappelons que Nikon fabrique depuis déjà de nombreuses années des boîtiers et objectifs en Thaïlande. Dans ces usines, le contrôle qualité est intégré dans la chaîne de production et ne devrait en rien être moins bon. Ce choix d’implantation des usines en Thaïlande traduit une volonté pour Nikon de rester compétitif sur un marché de la photographie numérique en contraction.

Visite d’usine : sur la ligne d’assemblage du NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S à Nikon Tochigi au Japon

En ce qui concerne la production des objectifs, notons que Nikon continue de fabriquer ses optiques haut de gamme au Japon, à l’usine de Tochigi – que nous avions pu visiter en février 2019. Pour mémoire, ce site est spécialisé dans la fabrication des optiques Nikkor haut de gamme, à l’instar du NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S. À noter également que le site de Tochigi accueille également le centre d’ingénierie pour l’équipe R&D, afin de concevoir les nouveaux produits optiques de Nikon.

Est-ce que la mention « Made in Japan » sur un appareil photo ou un objectif impacte votre décision d’achat ou votre perception de la qualité d’un produit photo ? Dites-le nous en commentaire.

Responsable éditorial

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  1. Oui, je favorise complètement le « fabriqué au Japon » et à long terme, cela ne peut pas être bon, peut-être pour la qualité, mais surtout pour le savoir-faire de la marque.

    Je suis tranquille pour un moment avec mon matériel actuel, mais je regarderai ailleurs le jour où il faudra renouveler.

  2. Je suis déçu (même si j’adore l’ergonomie et les tonalités chez nikon) d’avoir renouvelé mon D800 par un Z6. Je trouve que c’est la goute d’eau, autant aller chez Sony et se payer des objectifs third party (qui n’existent toujours pas pour Nikon Z…) moins cher si c’est fini le made in Japan. Un Z6 II sort et le grip n’est pas compatbile avec le Z6… Nikon c’est fini. Si j’ai l’opportunité , je revendrai tout mon matériel.

  3. On annonce une délocalisation, la question qui mord alors les lèvres c’est : « mais pourquoi ? ». On s’attend à une petite analyse financière, économique, stratégique, même simplifiée. Comme l’article le souligne bien, c’est un changement de cap majeur pour une usine historique, une fierté au Japon. Passer la production en Thaïlande, c’est d’abord une question de coût, comme l’indique l’article. Mais ces coûts n’ont pas subitement augmentés, la masse salariale n’a pas augmentée brusquement, ni l’outil de production selon toute apparence. Non, ce qui n’est pas dit mais sous tendu, c’est que l’autre poste, celui des produits, doit subir une baisse structurelle et profonde pour en arriver là. Nikon serait donc en difficulté sérieuse ? À mon avis, cette question aurait plus de sens pour quelqu’un souhaitant investir ou réinvestir, plutôt que de savoir si l’étiquette made in japan influence son achat. 😉

  4. Honnêtement cela fait déjà pas mal d’années que certaines optiques Nikon sortent des usines thaïlandaises ! Je viens de tester 4 optiques « Z » (50 f1,8 -16/50 – 50/250 – 24/70) par rapport à mes optiques F… et bien je puis vous dire que les optiques Z sont largement meilleures que leurs homologues F Nikon le dit et j’ai pu le constater par moi même alors continuer à faire confiance à Nikon où serait le problème ?