Succession de plateformes entre les passages du métro, « Platform » épouse l’architecture du métropolitain new-yorkais offrant une expérience de voyeurisme de cet espace d’attente, représenté comme un « non-lieu ».

À travers cette expérience, Natan Dvir laisse entrevoir les liens qui rassemblent ou séparent les gens tout au long de cet état de passage. Caractérisé par des attitudes détachées, séparées, l’espace personnel se définit et est consécutivement le reflet de « l’individualisme, de la solitude et des connections momentanées dans les niches du métro urbain » — tels sont les termes que le photographe utilise dans sa présentation.

©Natan Dvir

Adoptant le point de vue d’un passager patientant de l’autre côté de la voie, dans un découpage symétrique – délimité par les colonnes de ce monde souterrain, Natan Dvir organise le quai en de multiples espaces narratifs.

« Si on balaye chaque photographie du regard, une dynamique se révèle entre les passants et le tableau complet s’érige à notre oeil. »

Natan Dvir compare la plateforme à une scène où les acteurs occupent une place temporaire jusqu’à ce que le métro passe et laisse place à « l’acte » suivant.

©Natan Dvir

©Natan Dvir

« Visualisation des nuances d’un isolement infligé à soi-même, représentatif de la dense et chaotique mégalopole, le language du corps et la position dans l’espace manifestent les interactions — ou le manque d’interactions entre les passants observés. »

Natan Dvir focalise son travail sur l’aspect humain dans sa dimension culturelle, sociale et politique. Après avoir obtenu un MBA à l’Université de Tel Aviv, il poursuit avec un MFA en photographie de l’Ecole des Arts Visuels de New York. Membre de l’ICP (International Center of Photography), il est depuis basé à New-York et photographie à travers le monde.

© Natan Dvir

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Les triptyques de Natan Dvir  sont presque une étude sociologique de l’individu fréquentant le métropolitain new-yorkais au XXIème siècle. Ils intègrent, dans une seconde dimension, le contraste entre les différents passagers ou leurs ressemblances qui en font de véritables acteurs de ce théâtre urbain. Des panoramiques qui permettent d’explorer l’espace, et parfois le manque d’espace ; les interactions entre les individus, ou ces non-interactions.

Le photographe a reçu le 1er prix de l’IPA (International Photography Award) pour cette série dans la catégorie « Spécial/Panoramique ».

Pour visualiser la suite de la série rendez-vous sur le site de Natan Dvir.