En 2019, Olympus fête un double anniversaire : les 100 ans de la société et les 10 ans de son premier appareil photo hybride. Cette année, Olympus est sorti de sa torpeur et a annoncé la sortie de l’OM-D E-M1X, un boîtier robuste dédié aux professionnels à la recherche de fiabilité.

Lors de notre tournée des constructeurs au CP+ à Yokohama (Japon), nous avons eu l’occasion de rencontrer une partie du management chez Olympus : Toshiyuki Terada, General Manager, Global Marketing Dept., Olympus Corp., Kenny Suzuki, Division Manager, Imaging Global Markerong, Olympus Corp., Takuya Matsunaga, Senior Supervisor, Imaging Product Planning, Olympus Corp. et Ray Okubo, Senior Manager, Imaging Global Sales chez Olympus Corp.

De gauche à droite, Ray Okubo, Takuya Matsunaga, Kenny Suzuki et Toshiyuki Terada d’Olympus

Lors de cette interview, on parle bien entendu de l’E-M1X, son positionnement et sa genèse, mais également stabilisation, intelligence artificielle, le marché de l’hybride et la vision d’Olympus pour les années à venir, avec un engagement pour le micro 4/3.


L’an dernier à la Photokina, Olympus est resté discret. Et voilà, en 2019, pour le 10e anniversaire de votre premier hybride micro4/3, vous lancez un nouvel OM-D E-M1X. Les anniversaires sont importants en photographie ?

Kenny Suzuki : Oui, 10 ans est une période assez courte dans la longue histoire de la photographie. Cette année est également le 100e anniversaire pour Olympus. Nous avons lancé un produit cette année et non l’année dernière pour certaines raisons. À partir de l’E-M1X, nous allons désormais recommencer à lancer de nouveaux produits.

Le nouvel OM-D E-M1X

D’accord, donc Olympus est de retour sur la scène photographique ? On se demandait ce qu’il se passait…

Kenny Suzuki : L’an dernier, nous avons fermé l’une de nos usines et c’est l’une des raisons principales pour laquelle nous ne pouvions pas lancer de nouveaux produits. Mais aujourd’hui, c’est terminé et avec cet E-M1X nous allons introduire de nouveaux produits.

Quelques boîtiers historiques présentés sur le stand Olympus au CP+ 2019

L’OM-D E-M1X est un hybride micro 4/3 à destination des photographes professionnels. Quelle est la vision d’Olympus sur l’hybride en 2019 ?

Kenny Suzuki : Nous nous concentrons sur le micro 4/3. De nombreux hybrides plein format arrivent sur le marché, mais nous continuons à introduire des boîtiers micro 4/3. Nous ne voulons pas aller vers le plein format et voulons rester concentrés sur ce que nous savons faire, car nous voulons proposer des produits compacts et légers. Donc il n’y aura aucun changement sur ce point.

Olympus OM-D E-M1X : prise en main du colosse hybride micro 4/3

Est-ce qu’Olympus a déjà considéré développer un boîtier plein format ?

Kenny Suzuki : Bien sûr, nous discutons, mais n’avons jamais commencé de R&D. Nous avons d’ailleurs un partenariat intéressant avec Panasonic et d’autres constructeurs : nous continuons à discuter avec eux, mais ne sommes pas allés plus loin sur ce sujet.

Je ne peux pas éviter cette question : avec Panasonic impliqué dans la L-Mount Alliance, comment voyez-vous le futur du micro 4/3 dans un futur proche et quel est l’engagement d’Olympus à ce sujet ?

Kenny Suzuki : Nos compétences sont dans la production d’un système compact et léger avec notamment quelques forces dont notamment la stabilisation d’image. Nous souhaitons continuer dans cette direction et c’est pour cela que nous ne sommes pas allés vers le plein format. Le micro4/3 n’est ni de l’APS-C ni du plein format. Le marché de l’hybride va se développer, tout comme le plein format (notamment hybrides). Sur ce marché, le micro4/3 va également avoir plus d’attention grâce à ses attributs uniques en taille et compacité. Je pense que nous pouvons continuer à attirer des photographes dans ce nouveau paysage.

Toshiyuki Terada : Je souhaite ajouter quelque chose. Depuis que nous avons annoncé que nous nous concentrions sur le micro 4/3, nos ventes de l’OM-D E-M1 Mark II sont en augmentation dans certains pays. Je pense que c’est un signe positif pour nous et un signe qui montre que le marché s’intéresse toujours aux systèmes compacts et légers.

Toshiyuki Terada, Olympus Corp

Peut-être pensez-vous que certains utilisateurs retenaient leurs achats d’appareils Olympus, car ils ne savaient pas ce qui allait arriver : une nouvelle monture, un nouveau système ?

Toshiyuki Terada : Oui tout à fait et c’est un message clair que nous avons fait passer.

Nous savons que le micro 4/3 offre certains avantages clés pour les photographes, comme le poids, la taille et le coefficient multiplicateur. Mais comment faites-vous pour convaincre les photographes à la recherche d’un plus grand capteur pour qu’ils restent fidèles à Olympus ?

Kenny Suzuki : Nous devons continuer de présenter les avantages du micro 4/3. Bien sûr, nous savons qu’en termes de sensibilité ISO ou de mégapixels, nous ne pouvons pas battre les capteurs plus larges. Mais nous améliorons petit à petit notre système avec notamment une qualité d’image en haute sensibilité en progression constante. Nous pouvons couvrir avec notre système la majorité des types de photographies : il y a déjà de nombreux professionnels qui utilisent du matériel micro 4/3 Olympus donc nous continuons sur cette lancée.

Kenny Suzuki, Olympus Europe

Toshiyuki Terada : Je pense que notre système couvre tous les besoins. En raison de sa compacité et de sa légèreté, nous intéressons vraiment les photographes qui ne souhaitent pas transporter du matériel trop lourd. Mais d’un autre côté, ils sont également à la recherche d’une qualité d’image. Et cette qualité d’image n’est pas seulement définie par la sensibilité ISO. Dans certains cas très particuliers, lorsqu’il faut une très haute sensibilité ISO ou une très haute résolution, bien sûr ils peuvent utiliser le plein format. Mais la plupart des besoins sont couverts par les appareils micro4/3.

Point intéressant, certains photographes utilisent notre système micro4/3 comme boîtier secondaire, en utilisant un boîtier plein format de manière principale. Selon la situation, ils choisissent le plein format ou le micro4/3. Cependant, ce type de comportement est en train de changer : de plus en plus de photographes n’utilisent que le micro4/3 en raison du poids du boîtier et des objectifs plein format.

Comme je le disais, la pensée que le plein format offre une meilleure qualité d’image par rapport au micro4/3 est vraie, mais ce n’est vraiment utile que dans une très faible portion des usages. Dans la majorité des cas, le format micro4/3 est suffisant.

Parlons un peu de l’OM-D E-M1X. Il s’agit de votre appareil photo hybride le plus complet à ce jour, et pourtant vous avez toujours l’E-M1 Mark II en catalogue. Quel est le public visé par cet appareil et comment cohabite-t-il avec l’E-M1 Mark II ?

Takuya Matsunaga : Comme vous le savez, nous proposons une gamme de produits d’entrée, de milieu de gamme et pour les professionnels. L’E-M1X est bien entendu dans la catégorie professionnelle, mais ce n’est pas un successeur du E-M1 Mark II, c’est un modèle qui coexiste avec lui dans la gamme pro.

Comparaison OM-D E-M1X vs OM-D E-M1 Mark II

Si un photographe pro ou enthousiaste veut une très bonne qualité d’image et un système très compact et léger, nous lui recommandons l’E-M1 Mark II. Mais si le photographe veut utiliser un boîtier dans des conditions plus extrêmes avec un besoin de fiabilité et une ergonomie rapide avec un grip vertical, nous pouvons lui recommander l’E-M1X. Selon la situation et le type de shooting, nous pouvons recommander l’un ou l’autre de ces boîtiers.

Et certains photographes pourront avoir un E-M1X et un E-M1 Mark II en second boîtier tout en utilisant les mêmes objectifs, offrant une plus grande polyvalence selon le type de photo ?

Toshiyuki Terada : Oui, certains utilisateurs actuels du E-M1 Mark II utilisent toujours un grip vertical en accessoire. Pour ces utilisateurs, l’E-M1X est un nouveau format intéressant. Mais certains photographes professionnels n’utilisent pas de grip avec leur E-M1 Mark II, car ils souhaitent un système très compact et léger. Pour répondre à cette demande, nous allons continuer la gamme E-M1 avec le successeur de l’E-M1 Mark II.

Pouvez-vous partager avec nous l’idée et la réflexion qui ont mené au lancement de l’OM-D E-M1X?

Takuya Matsunaga : Quand nous avons introduit l’E-M1 Mark II en 2016, ce boîtier a été très bien accueilli par les photographes professionnels et enthousiastes. Mais après cela, certains photographes nous ont demandé des commandes plus simples, plus de boutons dédiés plutôt que des boutons avec des fonctions multiples. Nous avons décidé du meilleur form factor pour ce type de photographes, notamment pour la photo animalière, d’oiseau et la photo de sport. Et comme nous vous le disions, ces photographes utilisaient déjà tous le grip vertical en accessoire. Pour répondre à la demande de ces utilisateurs, nous avons décidé de lancer cette nouvelle catégorie de boîtiers professionnels.

Takuya Matsunaga, Olympus Corp

Et quels ont été les défis pour créer cet appareil ?

Takuya Matsunaga : C’est notre premier appareil photo dans ce format. Quelle devait-être la meilleure disposition des commandes, boutons ou des roues ? Cela a pris du temps pour trouver la meilleure solution. Il y a eu plus de 100 mockups pour arriver au résultat final et offrir la meilleure prise en main.

Une partie des mockups qui ont été utilisés lors du développement de l’E-M1X

Quels sont les bénéfices uniques de l’E-M1X ?

Takuya Matsunaga : Logiquement, cet appareil offre une meilleure prise en main pour ceux qui photographient principalement en orientation portrait. Pour les photographes de paysage, le mode Handheld High Res Shot ou encore le mode Live ND – une nouvelle technologie numérique – offrent beaucoup de valeur.

Une démonstration du mode Live ND sur le stand Olympus : la cascade affichée à l’écran est une vidéo et l’appareil permet de réaliser des filés d’eau en utilisant le mode Live ND à main levée

Comment avez-vous réussi à améliorer les performances de la stabilisation d’image d’un gain de 6,5EV à 7,5EV entre l’E-M1 Mark II et l’E-M1X ?

Takuya Matsunaga : Nous avons utilisé un nouveau capteur gyroscopique et avons également amélioré les algorithmes de stabilisation ce qui nous permet d’avoir désormais un gain de 7,5 EV.

Avec sa poignée intégrée, l’E-M1X n’est pas pour tout le monde et certains photographes le considèrent imposant pour un boîtier micro4/3. Quelles ont été les raisons derrière la production d’un si gros boîtier (relativement au format du capteur) ?

Ray Okubo : Nous avons eu beaucoup d’événements « touch and try » avec ce produit un peu partout dans le monde. Quand les utilisateurs ont pris en main l’appareil et ressenti sa taille, il y a de nombreuses personnes qui nous ont dit que l’appareil n’était pas aussi encombrant qu’ils le pensaient en regardant les photos produits. Nous avons donc un retour très positif une fois que les utilisateurs ont pris en main le boîtier.

Le squelette en alliage de magnésium du E-M1X

Toshiyuki Terada : Et en raison de la taille parfaite du grip et de l’équilibre parfait poids/taille, je pense que ce boîtier n’est pas aussi lourd. Il semble imposant, mais pas tant que cela.

Ray Okubo, Olympus Corp

Ray Okubo : En combinaison avec un téléobjectif, la taille du boîtier et l’équilibre général deviennent des points très importants. Avec l’E-M1X, nous recevons de très bons retours d’expérience.

Olympus ED 150-400mm F4.5 TC1.25x IS PRO, l’une des optiques à venir

C’est donc très important pour vous de proposer aux utilisateurs de tester ce produit. D’ailleurs, à ce sujet, Olympus France a lancé il y a quelques années un programme permettant de tester plusieurs boîtiers dans plus de 70 boutiques un peu partout en France.

Ray Okubo : oui c’est exact.

Les modes Live ND et Handheld High Res Shot sont deux fonctionnalités intéressantes pour le voyageur qui pourrait désormais se passer d’un trépied, réduisant le poids de l’ensemble du matériel photo qu’il emporte avec lui. Il semble que vous considérez la bataille du poids et de la taille d’un point de vue bien plus large que le boîtier n’est-ce pas ?

Takuya Matsunaga : Oui tout à fait. Nous considérons le kit du photographe, pas uniquement son boîtier. Après avoir introduit le mode High Resolution Shot, nous avons reçu des demandes pour pouvoir l’utiliser sans devoir utiliser un trépied.

Oui j’imagine les photographes vous demander comment obtenir cette fonction sans ajouter 1 ou 2 kg de trépied à leur sac photo.

Takuya Matsunaga : Voilà. Le Live ND est dans la même idée, réaliser des poses longues sans utiliser de trépied.

Pour le Live ND, vous êtes-vous inspiré de la photographie au smartphone ? Huawei a fait quelque chose de similaire dans ses smartphones.

Takuya Matsunaga : Non pas du tout. Avec les bénéfices du mode Handheld High Res Shot, nous avons décidé d’intégrer cette fonctionnalité. L’origine de cette fonction est donc totalement différente.

L’E-M1X dispose d’un double processeur et utilise des fonctionnalités de deep learning et d’intelligence artificielle. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le fonctionnement de ces technologies ?

Takuya Matsunaga : Tout d’abord, pour développer ces fonctionnalités nous avons collecté un très grand nombre de photos. Nous avons utilisé ces photos pour nourrir l’apprentissage de la technologie d’IA. Afin de reconnaître les sujets en temps réel, nous utilisons le double processeur d’images qui permet de très nombreux calculs. Le bénéfice pour le photographe est de se concentrer sur la composition de son image et l’appareil l’assiste pour faire la mise au point sur le sujet.

Toshiyuki Terada : Ce n’est pas qu’une simple détection de sujet. Par exemple, pour photographier une moto, l’appareil photo sélectionne automatiquement la moto, puis l’autofocus doit être sur le casque du pilote. Si vous essayez de suivre le casque du pilote avec un seul collimateur autofocus, ce n’est pas possible, même pour les photographes professionnels. Notre reconnaissance de sujets est très utile pour cela : une fois que le sujet est détecté, l’appareil va faire la mise au point sur une zone très restreinte : le visage ou le casque. Un autre exemple : pour une voiture de course, l’appareil va d’abord reconnaître la voiture, puis le casque ou le numéro de la voiture. Pareil pour l’avion : on reconnaît d’abord l’engin, puis la mise au point est faite sur le cockpit. C’est très utile.

Qu’est-ce que cela change par rapport aux technologies autofocus des autres fabricants ?

Toshiyuki Terada : Sur les autres boîtiers, si le sujet arrive de manière soudaine dans le cadre, vous ne pouvez pas sélectionner le sujet. Je pense que la détection automatique est vraiment utile dans ce cas. Par exemple, imaginez une colline. En haut de cette colline, une moto arrive à pleine vitesse et saute. Sans cette technologie, il y a peu de chances d’obtenir une mise au point précise.

Et comment l’E-M1X se comporte avec plusieurs sujets, par exemple plusieurs voitures (et donc plusieurs pilotes) ?

Takuya Matsunaga : C’est la zone autofocus qui définit où doit être faite la mise au point. C’est à l’intérieur de cette zone qu’est faite la détection de sujets pour un autofocus précis.

Ces deux fonctions Live ND et Handheld Res Shot sont plutôt logicielles. Est-ce qu’elles pourraient être disponibles sur l’E-M1 Mark II, par une mise à jour du firmware par exemple ?

Takuya Matsunaga : En raison de la puissance de calcul nécessaire à ces fonctions, l’E-M1X dispose d’un double processeur d’image. Je pense que c’est assez difficile d’adapter ces calculs à un produit doté d’un seul processeur. En termes d’autofocus, l’E-M1X dispose de performances bien supérieures. Ce type d’amélioration pourrait en effet être proposé via une mise à jour firmware sur l’E-M1 Mark II. Cela dépend vraiment de la complexité des fonctions développées et de leur besoin de puissance de calcul.

Lors du lancement de l’OM-D E-M1X, vous avez partagé la roadmap pour vos futurs objectifs – 5 nouvelles optiques au total – mais sans mention d’une année précise. Pouvez-vous nous en dire plus sur ces objectifs en cours de développement ?

Takuya Matsunaga : Désolé, mais je ne peux pas vous en dire plus si ce n’est que nous développerons les produits qui sont sur notre roadmap.

Olympus : nouvelle roadmap d’objectifs et développement d’un 150-400mm F4.5 TC1.25x IS PRO

La vidéo est de plus en plus importante pour les créateurs de contenu. Quelle est la proposition faite par l’E-M1X dans ce domaine ?

Takuya Matsunaga : Bien sûr, nous pensons que la vidéo est importante. L’E-M1X dispose, en plus de la vidéo Cinéma 4K, nous proposons l’enregistrement LOG et un autofocus performant, et nous essayons d’intégrer de nouvelles fonctions ou améliorations pour ces produits.

Comment voyez-vous le marché de la photo évoluer dans les années à venir ?

Kenny Suzuki : le marché est aujourd’hui dans une situation difficile. Au total, le marché photo – en intégrant le marché de l’hybride – est toujours en décroissance. Cette tendance pourrait continuer, mais pour Olympus, le marché de l’hybride devrait continuer à croître. En Allemagne, l’hybride représente déjà 60% des ventes. C’était déjà le cas au Japon auparavant. C’est désormais la tendance générale, au niveau mondial.

Pour nous, continuer sur l’hybride est important, car cette section du marché photo est en croissance. Je pense ainsi que notre concept et notre stratégie sont corrects. En parlant des clients, je vois beaucoup de débutants en photo qui ne s’équipent pas en reflex ou en hybride, c’est pour cette raison que l’industrie est en décroissance.

Pen E-PL9, un modèle créé par Olympus pour séduire la jeune génération au Japon

Notre principal problème est donc de trouver comment attirer les débutants sur le marché de la photographie. C’est pour cela que nous essayons par exemple avec notre série Pen d’avoir des fonctionnalités très attirantes pour les femmes par exemple. En Asie, ces tendances ont été couronnées de succès. Nous devons donc travailler à créer des produits dotés de fonctionnalités attirantes pour la jeune génération.

La plus grande opportunité pour vous ne se trouve pas parmi les gens qui ont déjà un appareil photo, mais tous les autres qui n’ont pas d’appareils. Aujourd’hui, de plus en plus de personnes utilisent simplement leur smartphone pour prendre des photos.

Toshiyuki Terada : Oui le smartphone est une sorte de concurrent pour nous, mais d’un autre côté, il crée un très grand marché potentiel pour la photographie enthousiaste. Je pense que nous pouvons profiter de cette opportunité avec notre gamme complète de boîtiers photo.

Le smartphone a en effet rendu obsolète une partie complète d’appareils photo compacts, hormis les modèles spécialisés et experts, par exemple les modèles baroudeurs…

Kenny Suzuki : En effet, la série Tough se vend très bien, car nous ciblons les utilisateurs avec le meilleur produit. La demande est plutôt stable sur ce segment et ne décroît pas.

L’interview se termine…

Ray Okubo : Avant de terminer, je souhaitais ajouter quelque chose. En interne chez Olympus nous avons nos « compétences de base », ce qui nous démarque de la compétition. Le point n°1 est un système compact et léger et nous l’avons mentionné plusieurs fois. Le second point est notre gamme d’optiques : sans objectif, on ne peut pas réaliser d’images. C’est la combinaison du boîtier et des optiques qui compte. En troisième point, la stabilisation d’image est également un sujet sur lequel nous souhaitons être en avance sur l’industrie. Avec ces trois points, nous souhaitons continuer de façonner le marché de l’hybride et être au-delà de la concurrence. C’est ce sur quoi nous allons communiquer activement désormais.


Merci à MM. Terada, Suzuki, Matsunaga et Okubo d’avoir répondu à nos questions. Nous tenons également à remercier l’équipe d’Olympus France pour avoir rendu possible cette interview avec Olympus Corp.