Le photographe uruguayen Gabriel Adda nous explique les enjeux et les techniques utilisées pour sa série Movement, mélange entre flou irréaliste et portrait de rue réaliste.

Gabriel Adda

Movement © Gabriel Adda

Gabriel s’est intéressé à la photographie grâce à un cours dispensé à l’école de cinéma. Il se spécialise alors principalement dans le portrait et dans la photographie de rue. Ce n’est que dans un second temps que cette passion est devenue un métier à plein temps.

Movement © Gabriel Adda

Movement © Gabriel Adda

« Vous avez besoin de passion pour travailler et vous devez être méthodique et très sérieux lorsque vous faites votre travail personnel. »

Mais le photographe nous explique que son style est régulièrement en mouvement au fil du temps : « J’avais l’habitude de prendre beaucoup de portraits où le sujet était une très petite partie de l’image, et je suis toujours dans le coup. »

Movement © Gabriel Adda

Movement © Gabriel Adda

C’est à partir de 2012 que Gabriel Adda commence sa série photographique Movement. À l’époque, il a eu l’idée par accident en utilisant un filtre à densité neutre (aussi appelé filtre ND).

Ce type de filtres absorbe la lumière pour permettre au photographe une plus grande marge de manœuvre au niveau de l’ouverture et du temps de pose. Cette technique est très utilisée pour les flous cinétiques.

Pour couronner le tout, l’artiste uruguayen « brûle les gens » avec un flash au maximum de sa puissance. La lumière est donc très forte, rendant à la photographie un aspect irréaliste.

« J’aime la tension entre tout cet espace et le sujet. »

Movement © Gabriel Adda

Movement © Gabriel Adda

Ainsi, le but de la série est lui aussi assez flou. Gabriel Adda expérimentait une nouvelle technique de portraits de rue quand il a décidé de stopper la série en 2016, quatre ans après son premier cliché. L’ensemble donne un flou inondé de lumière et très idyllique, où l’on ne reconnait même pas les rues, les personnes, les visages ou encore les habits des sujets.

Movement © Gabriel Adda

Movement © Gabriel Adda

« Après l’édition, j’ai eu une vingtaine de photos qui, je pense, montrent quelque chose à toute personne intéressée à le voir. Peut-être que cela a un but. Peut-être que c’est le but. »

Gabriel Adda

Movement © Gabriel Adda

Equipé d’un Canon 5D Mark II et d’un Canon 5DS R, le photographe tente de nous donner le but de sa série : « Si je dois expliquer cela, je pense que le thème principal de mes images est le même : montrer aux humains le moins d’humains possible. Je les montre simplement comme une chose entourée par le paysage. »

Pour en savoir plus sur le travail de cet artiste, n’hésitez pas à faire un tour sur le site de Gabriel Adda ainsi que sur son compte Instagram.