Le photographe portraitiste Thomas Palmer a lancé une campagne sur KissKissBankBank pour financer son prochain livre. Pour l’occasion, le photographe nous présente sa série photo inspirante et féminine intitulée Fashion and Myths.

Thomas Palmer

Walkyrie © Thomas Palmer

C’est en 2015 que Thomas a acheté son premier appareil photo en solde alors qu’il était en master d’histoire. Il laisse alors tomber son souhait de devenir professeur d’histoire pour se lancer dans la photographie.

Thomas Palmer

Lolita, Fashion and Myths © Thomas Palmer

Il se spécialise rapidement dans le domaine de la mode, en cohérence avec son affinité pour le portrait. Chose rare, il n’utilise que très peu les retouches, qui sont pourtant de rigueur dans ce monde très strict au niveau de l’esthétisme. « J’ai plein d’outils, à commencer par un bon maquilleur, des lumières plus ou moins douces, de magnifiques modèles… » nous explique le photographe. « Quant aux ajustements de poids, je pense que c’est une hypocrisie, les mannequins font de grands sacrifices pour rentrer dans du 34 si ce n’est moins, ça n’a plus de sens de leur retirer des plis naturels. »

Thomas Palmer

Fashion and Ropes © Thomas Palmer

Pour son premier projet personnel Fashion and Ropes, le photographe a mélangé des mannequins et des cordes pour nous fournir une série saisissanteIl nous explique sa démarche : « je soulignais évidemment le paradoxe de la mode qui peut libérer comme contraindre, mais c’est aussi la possibilité de mettre en avant une pratique assez subtile, le Shibari. Il faut des mois d’entrainements avant de suspendre des gens, ce qui reste dangereux et relativement douloureux. » Cette pratique nous vient du Japon et est nommée Shibari ou Kinbaku. C’est un art traditionnel qui consiste à attacher des gens de façon inhabituelle et qui a été tout d’abord utilisé pour les prisonniers avant de devenir un art visuel et érotique.

Thomas Palmer

Fashion and Ropes © Thomas Palmer

Pour son projet Fashion and Myths, Thomas s’inspire de femmes irréelles et qui ont été adulées tout au long de l’histoire. Le but de cette série est de matérialiser ces déesses, héroïnes, guerrières et figures emblématiques en portrait de mode : « Ces femmes ont toutes été des muses et je voulais savoir pourquoi ».

Son travail est donc imprégné par les images féminines, que ce soit pour ses projets personnels ou pour le monde de la mode. Cependant, il nous affirme qu’il n’y a pas que les femmes qu’il admire : « Quand je photographie une Calamity Jane pour mon projet, c’est aussi une manière de célébrer Clint Eastwood. »

Thomas Palmer

Calamity Jane © Thomas Palmer

Mais alors pourquoi avoir mélangé les deux, la mode et les mythes, qui à première vue n’ont rien à faire ensemble ? Le photographe nous répond que « la mode est le travestissement d’une réalité pour la conformer à une réalité changeante, et les mythes, c’est pareil. »

Thomas Palmer

Eve, Fashion and Myths © Thomas Palmer

Chaque photo a donc une identité et des clins d’œil particuliers relatifs au mythe représenté. La photographie ci-dessous par exemple reprend les codes de l’affiche « We can do it » pour accentuer la détermination de la Marianne en révolutionnaire. Le livre que Thomas Palmer va éditer prochainement aura cette approche pédagogique permettant au lecteur de comprendre tous les symboles cachés par le photographe.

Marianne © Thomas Palmer

Après avoir publié le calendrier de sa série Fashion and Ropes, Thomas se lance dans l’édition de livre pour Fashion and Myths : « Pour moi l’encre et le papier figent, alors que la même photo sur Instagram a une durée de vie d’un geste du pouce. C’est peut être aussi mon côté historien qui a étudié des vieux papiers aux archives. Le papier est une forme d’immortalité. »

Thomas Palmer

Esmeralda, Fashion and Myths © Thomas Palmer

Pour pouvoir imprimer son livre photo, Thomas a lancé une campagne sur KissKissBankBank : « Nous avons besoin de 2 100 € pour couvrir l’impression de 100 livres plus les contreparties, les taxes et les expéditions. Néanmoins j’espère pouvoir ajouter ma série Fashion & Ropes au projet et il faudra pour cela dépasser l’objectif. »

Thomas Palmer

Anne Bonny, Fashion and Myths © Thomas Palmer

Si vous êtes intéressés par le travail de Thomas, vous pouvez découvrir plus d’images sur son site. Vous pouvez également soutenir son projet grâce à la collecte lancée sur KissKissBankBank.