La jeune Italienne Giulia Berto fait partie des quatre photographes sélectionnés dans le cadre de la carte blanche de la marraine du festival Circulation(s) Susan Bright. Comme chaque semaine, découvrez un jeune photographe européen présent au Centquatre au printemps prochain.

Titulaire d’un Bachelor of Sciences en Biologie et d’un Master centré sur l’Évolution des comportements des animaux et des humains, Giulia a choisi de s’orienter vers la photographie et la vidéo dans les années 2010 en intégrant le Centre International de la Photographie de New York. Elle en sort en 2013 avec un nouveau diplôme en poche.

Elle publie alors dans de nombreux magazines de culture tels que DART, L’Œil de la Photographie, London Independent Photography… Giulia enchaine également les expositions, du New York Photo Festival au Portrait Salon de Londres en passant par The Reminders Photography Stronghold Gallery de Tokyo. L’année dernière, au Shutter Hub, Giulia remporte le prix du vote du public.

En 2012, sa vie bascule. Elle rencontre John à Londres et tombe amoureuse de lui. Vivant à New York et lui en Europe, leurs moments partagés sont rares et précieux. La série « Fragments » que la jeune italienne présentera au festival Circulation(s) représente cette relation à distance difficile à vivre pour les deux amoureux. C’est un projet à long terme qui a commencé dès 2013 et qui continue aujourd’hui. Tout en noir et blanc, les photos sont comme de vieux souvenirs du temps passé à deux.

Fragments Giulia Berto

Fragments © Giulia Berto

En plus de sa chronique amoureuse, Giulia nous sensibilise à la cause animale à travers une série photo « Your Meat is Mine » prise tout au long de la chaine de production de la viande. Perdue dans la campagne slovénienne, Giulia est allée dans la ferme où l’on élève les animaux, puis dans l’abattoir où ces derniers sont abattus et transformés en viande pour la vendre.

Ces photos sont poignantes et lourdes de sens.

Your Meat Is Mine Giulia Berto

Your Meat Is Mine © Giulia Berto

De retour à New York, Giulia s’intéresse au problème du logement. Les loyers augmentent et l’espace diminue face à la surpopulation des métropoles. En plus de la série photo du nom de « Behind the Door », Giulia en a également fait un film. Une façon de prendre le temps d’analyser la situation de ces personnes à l’avenir incertain.

Behind The Door Giulia Berto

Behind The Door © Giulia Berto

Parallèlement à son activité photographique, Giulia a également fondé en 2008 le collectif « giuliensemble ». À travers la photographie et la vidéo, Giulia et son acolyte homonyme Giulia Forgione réalisent des courts métrages originaux et émouvants.

En 2008, giuliensemble réalise « Excuse Me, What’s Queever ? ». C’est l’histoire de deux amis homosexuels qui ont monté un club à Turin. Chaque soir, ils se déguisent en femmes et font le show. Giulia filme alors la préparation des deux amis qui se livrent sur leur vie et leur projet.

Vous pourrez retrouver les projets photo et courts métrages de Giulia sur son site.

Pour en savoir plus sur le festival Circulation(s), rendez-vous sur notre article dédié à cet évènement.