Annoncé au Salon de la Photo 2017, le Lumix G9, hybride à destination des photographes semi-pro/pro chez Panasonic, a de quoi séduire : capteur micro 4/3 de 20,3 Mpx sans filtre passe bas, ergonomie et construction digne d’un reflex, fonction Pixel Shift pour des images haute résolution de 80 Mpx, vidéo 4K UHD 60fps, etc.

En attendant de pouvoir réaliser un test terrain complet, nous avons eu l’occasion de le prendre en main le temps d’un voyage de presse organisé par Panasonic dans les conditions extrêmes du nord de la Norvège, près de Tromsø et voici notre premier avis sur le Lumix G9.

Rappel technique sur le Lumix G9

Le G9 est à la photo ce que le GH5 est à la vidéo chez Panasonic. Embarquant plusieurs caractéristiques au GH5, comme le capteur micro 4/3 de 20,3 Mpx sans filtre passe-bas, la double stabilisation 5 axes (avec les objectifs compatibles), la vidéo 4K 60fps ainsi qu’un autofocus DFD (Depth From Defocus) à 225 collimateurs, le G9 est survitaminé.

Pour découvrir notre présentation complète du G9, rendez-vous sur cet article

Panasonic Lumix G9 : un jumeau photo du GH5 pour convaincre les professionnels

Pour cette première prise en main, nous avons mis les voiles vers Tromsø, au nord de la Norvège, dans la zone la plus septentrionale de l’Europe. À cette époque de l’année, le soleil ne se lève jamais : on parle de nuit polaire. Difficile de tester un appareil photo si nous n’avons pas de soleil ? Heureusement, le soleil pointe son nez vers 9h30, toujours sous l’horizon, et repart vers 14h30. Durant ces 5 heures, le ciel est un peu plus clair, sans réelle exposition solaire. Et en plus de cela, des tempêtes de neige étaient prévues, avec quelques moments où le ciel était noir comme si la fin du monde était proche.

Panasonic Lumix G9 - ¼ s à ƒ / 3,3 - ISO 800 - 20 mm - LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – ¼ s à ƒ / 3,3 – ISO 800 – 20 mm – LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Les conditions sont plantées pour cette première prise en main du Lumix G9, accompagné par d’autres journalistes photo français. Je tiens à préciser que cet article n’est pas un publireportage, comme certaines personnes ont déjà pu le suggérer en commentaire sur les papiers de nos confrères.

Panasonic Lumix G9 - 10,0 s à ƒ / 2,2 - ISO 640 - 12 mm - LEICA DG SUMMILUX 12/F1.4 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – 10,0 s à ƒ / 2,2 – ISO 640 – 12 mm – LEICA DG SUMMILUX 12/F1.4 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Nouveau téléobjectif Panasonic 200mm Leica f/2.8 DG ELMARIT OIS

En plus de tester le Lumix G9, nous avons également pu mettre la main sur le nouveau Panasonic 200mm Leica f/2.8 DG ELMARIT OIS, qui équivalent à un 400mm f/2.8 constant sur du micro 4/3. Cette optique tropicalisée dispose de 15 éléments répartis en 13 groupes et est stabilisée avec le Power OIS.

Comme toutes les optiques marquées Leica, cet objectif dispose d’une bague de diaphragme. Il est possible de choisir le réglage de la stabilisation, de limiter la plage de mise au point et d’attribuer un bouton personnalisable sur le côté de l’objectif.

Le 200mm f/2.8 OIS pèse 1,2 kg pour 17,4 cm de long. Cette optique est vendue au prix de 2999€. Avec ce poids plume et cette compacité, cet équivalent 400mm est un objectif attendu par les photographes de sport ou d’animalier.

Ergonomie : un côté pro séduisant

Déjà aperçu au Salon de la Photo où une place prépondérante lui était attribuée sur le stand Panasonic, le Lumix G9 nous est apparu à l’arrivée à Tromsø, juste avant de sortir pour tenter de capturer des aurores boréales.

Avec le grip optionnel, ce boîtier dispose de deux batteries, ce qui ne semble pas de trop lorsque l’on connaît la fâcheuse tendance énergivore des boîtiers hybrides. Mais nous y reviendrons plus tard.

La première chose qui nous a marqués lorsque nous avons reçu les boîtiers pour ce test (des versions finales, seul le firmware était encore temporel), c’est son ergonomie professionnelle. Avec désormais un écran de contrôle rétroéclairé sur l’épaule gauche, ce Lumix G9 a véritablement des airs de reflex, surtout lorsqu’il est utilisé avec son grip.

En main, la poignée du G9 est prononcée et texturée, juste ce qu’il faut pour bien le maintenir et pouvoir l’utiliser avec des optiques conséquentes, comme le nouveau 200mm f/2.8 (équivalent 400mm f/2.8).

Venant du monde du reflex, je découvre de nombreux boutons et options afin de régler le boîtier sans devoir accéder aux menus, alors que ce passage est souvent obligatoire sur un boîtier mirrorless. Ici, la roue crantée sur l’épaule droite permet d’accéder aux modes PASM tandis qu’une bague placée dessous permet de choisir entre le mode photo unique, rafale I ou II, Photo 6K, post-focus, retardateur, intervallomètre. Sur la poignée, on retrouve le déclencheur ainsi qu’une roue crantée avant (positionnée sur le dessus de la poignée plutôt qu’à l’avant, ce qui est fort dommage). Des boutons d’accès rapides aux réglages de balance des blancs, ISO et correcteur d’exposition tombent sous l’index sur le dessus de la poignée. À l’arrière, on retrouve plusieurs boutons Fn auxquels l’on peut assigner des fonctions. Un commutateur permet de facilement changer entre les modes AF-S, AF-C ou mise au point manuelle, avec notamment un bouton AF/AE Lock paramétrable.

Une seconde roue se trouve à l’arrière, pour offrir une double roue crantée au boîtier pour des réglages rapides. Une roue autour du bouton Menu permet également de naviguer facilement dans les menus et de faire défiler les photos. À ce sujet, le boîtier permet de faire défiler à vitesse grand V les photos prises, en RAW ou JPEG, ce qui est très agréable pour retrouver rapidement une photo ou parcourir l’ensemble d’un shooting en quelques secondes. On sent que le processeur Venus Engine en a dans le ventre.

Déjà présent sur le GH5, un joystick est présent à l’arrière, ce qui est très pratique pour déplacer le collimateur AF actif en pleine prise de vue. Malheureusement, ce dernier est un peu trop près du viseur et il ne tombe pas sous le pouce. On aurait préféré qu’il soit plus proche du bord, pourquoi pas en l’inversant avec le bouton Fn1.

Autre point négatif découvert lors de cette première prise en main : la course du déclencheur est beaucoup trop courte. Ainsi, si vous avez l’habitude de faire la MAP à mi-course avec le déclencheur, vous déclencherez sûrement par inadvertance en voulant faire la mise au point. Heureusement, il est possible de paramétrer le bouton AF Lock à l’arrière en AF-ON, une façon de procéder qui nous a convaincus et qui s’applique à merveille sur ce boîtier au déclencheur ultra-sensible.

Dans l’ensemble, l’ergonomie de ce boîtier est vraiment plus proche d’un reflex que d’un hybride, surtout lorsqu’on y ajoute le grip. C’est d’ailleurs la configuration que nous avons utilisée durant cette prise en main. Autre point positif : même avec des gants photo (les gants Markhof Pro de Valleret), aucun problème pour accéder aux boutons et utiliser la caméra, sauf dans certains cas où il faut bien dévêtir son pouce ou index pour des réglages plus complexes.

Robustesse

Équipé d’un boîtier en alliage d’aluminium doté de joints d’étanchéités, le Lumix G9 est tropicalisé et prêt à résister aux éléments et à des températures jusqu’à -10°C. Et ce n’est pas de trop pour ce que ce boîtier a enduré en Norvège.

Panasonic Lumix G9 - 10,0 s à ƒ / 2,2 - ISO 640 - 12 mm - LEICA DG SUMMILUX 12/F1.4 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – 10,0 s à ƒ / 2,2 – ISO 640 – 12 mm – LEICA DG SUMMILUX 12/F1.4 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Dans les Fjords au nord de Tromsø jusqu’à Skjervøy, nous avons pris un bateau afin d’aller photographier les baleines. Il était prévu de prendre un zodiac pour une sortie, mais la météo n’était pas assez bonne et une tempête était annoncée. Nous avons ainsi pris un bateau plus grand, mais avec un ponton supérieur pour admirer le paysage et éprouver le boîtier. Durant plus de 5h, certains d’entre nous sont restés à l’extérieur et ont bravé les éléments (avec des combinaisons spéciales grand froid). Pluie, neige, embruns et rafales de vent accentuées par la vitesse du bateau n’ont pas eu raison de nous (exception faite de certaines personnes dont le petit déjeuner était un peu trop copieux…). Finalement, les baleines n’étaient pas rentrées dans le Fjord en raison d’une température encore trop chaude pour le poisson ! Nous avons cependant aperçu quelques orques.

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₂₅₀ s à ƒ / 4,5 - ISO 3200 - 200 mm - LEICA DG ELMARIT 200/F2.8 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – ¹⁄₂₅₀ s à ƒ / 4,5 – ISO 3200 – 200 mm – LEICA DG ELMARIT 200/F2.8 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Sur le ponton supérieur, deux Lumix G9 « témoins » étaient placés dans la neige plusieurs heures durant. Nous les avons pris en main de temps en temps et l’ensemble des fonctions étaient assurées par le boîtier, même face à un vent glacial et de la neige.

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₈₀ s à ƒ / 3,3 - ISO 25600 - 22 mm - LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – ¹⁄₈₀ s à ƒ / 3,3 – ISO 25600 – 22 mm – LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Avec une gamme d’optiques stabilisés, aucun problème à se faire dans de telles conditions, ce qu’on ne peut pas dire de tous les boîtiers, y compris parmi les reflex.

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₁₃ s à ƒ / 4,0 - ISO 3200 - 18 mm - LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – ¹⁄₁₃ s à ƒ / 4,0 – ISO 3200 – 18 mm – LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Pas de crash test physique appliqué au G9, mais ce boîtier dispose d’une construction avec alliage de magnésium similaire aux boîtiers pro.

L’écran arrière tactile est monté sur rotule, ce qui permet de le positionner dans tous les sens. Ce type de rotule est un peu plus fragile qu’un écran inclinable, mais cela n’a pas empêché Panasonic d’en équiper son boîtier. Il est même possible de retourner l’écran pour le cacher et le protéger contre toute agression extérieure. À ce sujet, mieux vaut placer un film pour éviter les rayures.

Petit point négatif au tableau : le viseur dispose d’un œilleton magnétique que nous avons perdu durant notre prise en main, sûrement en sortant le boîtier du sac photo ou en le portant sanglé. Nous n’étions pas les seuls à avoir ce problème. Cela a été remonté à Panasonic France qui, on l’espère, va revoir la copie sur la fixation par aimant.

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₆₀ s à ƒ / 2,8 - ISO 1600 - 35 mm - LUMIX G VARIO 35-100/F2.8II - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – ¹⁄₆₀ s à ƒ / 2,8 – ISO 1600 – 35 mm – LUMIX G VARIO 35-100/F2.8II – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Dans l’ensemble, le Panasonic G9 a prouvé que les reflex n’avaient pas le monopole de la robustesse, très bon point. Par contre, il est loin le temps où l’on attendait que les hybrides soient bien plus compacts et légers que les reflex traditionnels. Il semblerait qu’au final, l’hybride haut de gamme aille vers plus de « présence » dans la main du photographe. Pour rappel, le G9 pèse 658g sans grip.

Réactivité

En utilisant l’obturateur électronique, le Lumix G9 offre une rafale de 60 i/s avec AF simple et 20 i/s avec AF continu (image en RAW pleine résolution ou JPEG). Cette rafale peut durer jusqu’à 50 images, que ce soit en RAW ou JPEG). Pour une rafale plus longue, il faudra passer par l’obturateur mécanique, qui offre 12 i/s en AF simple et 9 i/s avec AF continu (jusqu’à 600 images JPEG ou 60 RAW) ou bien utiliser l’un des deux modes photo 6K (18 Mpx) et 4K (8 Mpx) qui offrent respectivement 30 i/s et 60 i/s pendant 10 minutes maximum.

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₆₀ s à ƒ / 1,4 - ISO 3200 - 12 mm - LEICA DG SUMMILUX 12/F1.4 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – ¹⁄₆₀ s à ƒ / 1,4 – ISO 3200 – 12 mm – LEICA DG SUMMILUX 12/F1.4 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Difficile de se prononcer tant que le firmware n’est pas finalisé, mais la rafale silencieuse en obturateur électronique est très confortable.

Le viseur OLED (de 3,68 millions de points, comme le GH5) offre un grossissement de 0,83x et une fréquence de rafraichissement de 120 fps. En rafale, aucun blackout ne vient masquer l’action, tout comme sur le Sony A9, ce qui est appréciable pour les photographes d’événements sportifs. Durant cette prise en main, j’ai apprécié le viseur très confortable, même pour un porteur de lunettes. Au premier contact, sa taille a cependant un petit défaut : on dirait que l’image est un peu déformée, en forme de trapèze, mais ceci est lié au grossissement. Attention si vous faites de l’architecture avec des lignes sur les bords de l’image, il faut prendre cette information en compte pour ne pas être surpris.

Qualité d’image

Entre rafale et timelapse, j’ai déclenché plus de 2 000 fois en 24h avec le G9 ! Les RAW du Lumix G9 n’étant pas encore interprétables par nos logiciels d’édition photo, voici une sélection de photos au format JPEG issues du boîtier pour vous faire une idée de la qualité d’image obtenue avec le Lumix G9.

Vous pouvez cliquer sur l’image pour la voir en grand et cliquer sur le lien en légende pour télécharger le JPEG pleine résolution (entre 5 et 11 Mo la photo en JPEG fin).

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₅₀ s à ƒ / 3,2 - ISO 4000 - 12 mm - LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – ¹⁄₅₀ s à ƒ / 3,2 – ISO 4000 – 12 mm – LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Durant ce test, nous avons utilisé les objectifs suivants :

En raison de l’obscurité ambiante qui règne en hiver dans le nord de la Norvège, le gros des images a été réalisé au-delà de 800 ISO, avec une bonne partie à 1600 et 3200 ISO. Cela nous a permis de tester la qualité d’image en haute sensibilité du Lumix G9, mais difficile d’apprécier la qualité globale du capteur sans photos prises à 100 ISO. Attention, ces photos ont été réalisées avec un firmware temporaire, il faudra donc attendre la version finale pour refaire des tests, et notamment pouvoir interpréter les fichiers RAW qui offrent une plus grande lattitude en faible luminosité.

La montée en ISO est plutôt bien gérée (sur le JPEG) jusqu’à 1600 ISO. À partir de 3200 ISO, on commence à perdre du détail dans l’image, car Panasonic a pris le parti de corriger fortement ses images à hauts ISO pour supprimer le bruit. Malgré tout, les photos restent exploitables, à condition de passer par le RAW.

Une grande partie des images prises de jour sont sous-exposées en raison de la présence de neige. Sur certaines images, une sur-ex de 2/3 IL a été appliquée.

Panasonic Lumix G9 - 20,0 s à ƒ / 4,5 - ISO 200 - 8 mm - LEICA DG 8-18/F2.8-4.0 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – 20,0 s à ƒ / 4,5 – ISO 200 – 8 mm – LEICA DG 8-18/F2.8-4.0 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₁₅ s à ƒ / 3,2 - ISO 1000 - 12 mm - LEICA DG SUMMILUX 12/F1.4 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – ¹⁄₁₅ s à ƒ / 3,2 – ISO 1000 – 12 mm – LEICA DG SUMMILUX 12/F1.4 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 - 1,3 s à ƒ / 1,4 - ISO 800 - 12 mm - LEICA DG SUMMILUX 12/F1.4 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

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Panasonic Lumix G9 - 3,2 s à ƒ / 2,8 - ISO 1250 - 8 mm - LEICA DG 8-18/F2.8-4.0 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – 3,2 s à ƒ / 2,8 – ISO 1250 – 8 mm – LEICA DG 8-18/F2.8-4.0 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 - 4,0 s à ƒ / 2,8 - ISO 1600 - 8 mm - LEICA DG 8-18/F2.8-4.0 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – 4,0 s à ƒ / 2,8 – ISO 1600 – 8 mm – LEICA DG 8-18/F2.8-4.0 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 - 2,5 s à ƒ / 2,8 - ISO 1600 - 8 mm - LEICA DG 8-18/F2.8-4.0 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

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Panasonic Lumix G9 - ¼ s à ƒ / 3,3 - ISO 800 - 20 mm - LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – ¼ s à ƒ / 3,3 – ISO 800 – 20 mm – LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₃₂₀ s à ƒ / 6,3 - ISO 1600 - 89 mm - LUMIX G VARIO 35-100/F2.8II - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

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Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₄₀₀ s à ƒ / 3,5 - ISO 1600 - 100 mm - LUMIX G VARIO 35-100/F2.8II - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – ¹⁄₄₀₀ s à ƒ / 3,5 – ISO 1600 – 100 mm – LUMIX G VARIO 35-100/F2.8II – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₃₂₀ s à ƒ / 3,2 - ISO 1600 - 100 mm - LUMIX G VARIO 35-100/F2.8II - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

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Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₁₆₀ s à ƒ / 2,8 - ISO 1600 - 75 mm - LUMIX G VARIO 35-100/F2.8II - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – ¹⁄₁₆₀ s à ƒ / 2,8 – ISO 1600 – 75 mm – LUMIX G VARIO 35-100/F2.8II – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₈₀ s à ƒ / 3,2 - ISO 1600 - 100 mm - LUMIX G VARIO 35-100/F2.8II - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

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Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₈₀ s à ƒ / 3,3 - ISO 4000 - 22 mm - LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

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Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₆₀ s à ƒ / 5,6 - ISO 6400 - 60 mm - LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

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Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₆₀ s à ƒ / 3,2 - ISO 1600 - 12 mm - LEICA DG SUMMILUX 12/F1.4 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

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Le boîtier allant jusqu’à 25600 ISO, voici une image à cette sensibilité. Comme on le voit, pas de bruit, mais une photo bien amochée par le traitement du processeur.

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₈₀ s à ƒ / 3,3 - ISO 25600 - 22 mm - LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – ¹⁄₈₀ s à ƒ / 3,3 – ISO 25600 – 22 mm – LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Sans avoir accès aux RAW, difficile de pouvoir parler de la dynamique du capteur, mais cette photo en JPEG avec un contre-jour assez fort nous montre qu’il est possible d’avoir des détails dans les ombres tout comme dans les hautes lumières. La même photo au format RAW devra sûrement être encore plus malléable.

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₄₀₀ s à ƒ / 4,5 - ISO 1600 - 200 mm - LEICA DG ELMARIT 200/F2.8 - © Damien Roué - <a href="https://phototrend.fr/wp-content/uploads/2017/12/phototrend_panasonic_lumix_g9_norvege-1001211.jpg">Télécharger le fichier source</a>

Panasonic Lumix G9 – ¹⁄₄₀₀ s à ƒ / 4,5 – ISO 1600 – 200 mm – LEICA DG ELMARIT 200/F2.8 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

La double stabilisation 5 axes, compatible avec deux objectifs testés sur le terrain, les 200mm f/2.8 OIS et 12-60mm f/2.8-4, est redoutable et offre un véritable filet de sécurité pour éviter les photos floues. Par contre, si vous êtes sur un bateau en pleine mer, n’attendez pas de miracle et contentez-vous d’utiliser la vitesse conseillée par la règle de la focale inverse.

Panasonic Lumix G9 - ⅕ s à ƒ / 1,4 - ISO 6400 - 12 mm - LEICA DG SUMMILUX 12/F1.4 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – ⅕ s à ƒ / 1,4 – ISO 6400 – 12 mm – LEICA DG SUMMILUX 12/F1.4 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Sur le 200mm f/2.8 OIS, cette stabilisation permet de photographier avec un équivalent 400mm à main levée sans peine, y compris lorsque la lumière est faible, comme ce fût le cas durant ce test. Pour parler un peu plus de cet objectif, voici quelques images réalisées avec le 200mm.

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₆₀ s à ƒ / 2,8 - ISO 6400 - 12 mm - LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – ¹⁄₆₀ s à ƒ / 2,8 – ISO 6400 – 12 mm – LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₆₄₀ s à ƒ / 2,8 - ISO 3200 - 200 mm - LEICA DG ELMARIT 200/F2.8 - © Damien Roué - <a href="https://phototrend.fr/wp-content/uploads/2017/12/phototrend_panasonic_lumix_g9_norvege-1000931-e1512467823548.jpg">Télécharger le fichier source</a>

Panasonic Lumix G9 – ¹⁄₆₄₀ s à ƒ / 2,8 – ISO 3200 – 200 mm – LEICA DG ELMARIT 200/F2.8 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₂₅₀ s à ƒ / 4,5 - ISO 3200 - 200 mm - LEICA DG ELMARIT 200/F2.8 - © Damien Roué - <a href="https://phototrend.fr/wp-content/uploads/2017/12/phototrend_panasonic_lumix_g9_norvege-1000994.jpg">Télécharger le fichier source</a>

Panasonic Lumix G9 – ¹⁄₂₅₀ s à ƒ / 4,5 – ISO 3200 – 200 mm – LEICA DG ELMARIT 200/F2.8 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Autonomie d’un marathonien, même par grand froid

Le Lumix G9 dispose de la même batterie de 1860 mAh que celle du GH5, avec une autonomie annoncée jusqu’à 920 photos en utilisant le mode Économie (CIPA). Sans utiliser ce mode, et avec un usage intense de l’appareil pour de la photo et quelques vidéos 4K, je suis facilement arrivé à 600 photos enregistrées pour une batterie. C’est simple, j’avais plus souvent l’impression d’avoir besoin d’utiliser une nouvelle carte SD (16 Go) qu’une nouvelle batterie.

Panasonic Lumix G9 - 3,2 s à ƒ / 2,8 - ISO 1250 - 8 mm - LEICA DG 8-18/F2.8-4.0 - © Damien Roué - <a href="https://phototrend.fr/wp-content/uploads/2017/12/phototrend_panasonic_lumix_g9_norvege-1002567.jpg">Télécharger le fichier source</a>

Panasonic Lumix G9 – 3,2 s à ƒ / 2,8 – ISO 1250 – 8 mm – LEICA DG 8-18/F2.8-4.0 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Cette très bonne autonomie, notamment pour des conditions climatiques rudes où le froid est censé réduire temporairement la capacité de la batterie, est très appréciable et Panasonic semble avoir réellement fait des efforts pour offrir une autonomie digne d’un reflex à cet hybride.

En utilisant le grip optionnel, vous disposez d’un second emplacement pour batterie ce qui double votre autonomie jusqu’à 1840 photos en mode Économie. Cette autonomie record n’est pas un mythe, même si nous n’avons pas fait de mesures précises.

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₈₀ s à ƒ / 2,8 - ISO 1600 - 35 mm - LUMIX G VARIO 35-100/F2.8II - © Damien Roué - <a href="https://phototrend.fr/wp-content/uploads/2017/12/phototrend_panasonic_lumix_g9_norvege-1001331.jpg">Télécharger le fichier source</a>

Panasonic Lumix G9 – ¹⁄₈₀ s à ƒ / 2,8 – ISO 1600 – 35 mm – LUMIX G VARIO 35-100/F2.8II – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

En parlant de grip, il est important de noter que ce dernier peut être allumé ou éteint grâce à un commutateur ON/OFF. En le gardant allumé, vous pouvez parfois vous confronter à un comportement bizarre de la part du boîtier. Ne cherchez pas, c’est simplement que vous avez la main sur l’un des boutons du grip.

Non testé, le Lumix G9 permet également une recharge en USB 3.0. En parlant de connectivité, cet hybride dispose du Wifi / Bluetooth pour un pairage rapide avec l’application mobile, ainsi que d’un double slot SD UHS-II (déjà présent sur le GH5), deux ports USB 3.0 (pas d’USB Type C, dommage), un port HDMI A, une sortie casque, une entrée micro stéréo et une prise synchro flash.

Prise de vue haute résolution 80 Mpx

Le Lumix G9 est le premier boîtier chez Panasonic à offrir un mode haute résolution. La fonction Pixel Shift, qui réalise une série de 8 photos en rafale avec un léger décalage du capteur à chaque fois, permet d’obtenir une résolution totale de 80 Mpx. C’est utile pour les natures mortes ou les paysages, mais pas vraiment compatible avec la prise de vue en mouvement, comme ce fut le cas lors de notre test. Nous n’avons donc pas pu prendre le temps de tester cette fonction.

À noter cependant qu’il existe une limitation à ce mode : il n’est pas possible de descendre sous 1 seconde de temps de pose. Dans des conditions d’obscurités, ce mode n’est donc pas recommandé. Bien sûr, ce mode s’utilise avec un trépied obligatoirement.

Vidéo 4K

Moins complet que le GH5 sur la partie vidéo, le Lumix G9 peut cependant filmer en 4K UHD 60 fps en 4:2:0 8 bits avec un débit de 150 Mbps sans recadrage. En comparaison, le GH5 peut aller jusqu’à la 4K UHD 60fps 10 bits avec un débit de 400 Mbps et V-Log avec un flux HDMI complet.

En Full HD, le G9 filme en 60 et 120 fps plus un mode ralenti à 180 fps.

Nous n’avons pas vraiment testé la vidéo sur cette courte prise en main, mais voici quelques petites séquences compilées. On notera la qualité de la double stabilisation sur ces vidéos. Prises à bord d’un bateau au roulis, tangage et lacet, trois mouvements justement stabilisés par le capteur.

Le mode intervallomètre – réaliser une série de x photos en continu avec un écart de quelques secondes – permet de réaliser un timelapse facilement. Il est possible de mettre en pause cette séquence d’acquisition avec la touche Fn2 puis de la relancer. À la fin, le boîtier vous propose d’enregistrer une vidéo. Notez cependant que le format vidéo obtenu ne recadre par l’image, laissant ainsi apparaître des bandes noires sur les côtes (photo 4/3 et vidéo 16/9).

Voici ainsi un timelapse d’aurores boréales réalisé directement depuis le boîtier. Les photos issues de ce timelapse sont également enregistrées sur le boîtier en fichier source pour pouvoir être montées sur un logiciel vidéo.

Notre premier avis sur le Panasonic Lumix G9

Pendant 24h, le Panasonic Lumix G9 a été mon compagnon d’aventure sur les terres arctiques de Norvège. Ce boîtier a su résister aux froids et aux intempéries tout en me laissant une réelle impression d’aboutissement pour un boîtier dédié à la photo. En main, le G9 est « costaud » et nous fait davantage penser à un reflex qu’à un hybride, surtout avec son grip qui lui confère une autonomie digne d’un marathonien.

Panasonic Lumix G9 - ⅙ s à ƒ / 3,5 - ISO 800 - 25 mm - LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – ⅙ s à ƒ / 3,5 – ISO 800 – 25 mm – LEICA DG 12-60/F2.8-4.0 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Difficile cependant de se faire une idée sur la qualité d’image attendue sur ce boîtier, car les conditions de prise de vue étaient, si l’on peut dire, assez chaotiques. En hauts ISO, on peut cependant affirmer qu’à 3200 ISO l’image (au format JPEG) commence à être moulinée par le boîtier et perd en détails et en nuances. Il faudra attendre la mise à jour des dérawtiseurs pour voir comment se comportent les RAWs.

Panasonic Lumix G9 - ¹⁄₁₂₅ s à ƒ / 1,6 - ISO 1000 - 12 mm - LEICA DG SUMMILUX 12/F1.4 - © Damien Roué - Télécharger le fichier source

Panasonic Lumix G9 – ¹⁄₁₂₅ s à ƒ / 1,6 – ISO 1000 – 12 mm – LEICA DG SUMMILUX 12/F1.4 – © Damien Roué – Télécharger le fichier source

Sortie prévue mi-janvier 2018

Le Panasonic Lumix G9 sera disponible à la mi-janvier 2018 au tarif de 1699€ boîtier nu. Un kit avec le Leica DG Vario-Elmarit 12-60 mm f/2,8-4 ASPH sera également proposé à 2299€. Le grip DMW-BGG9, qui permet de doubler l’autonomie, sera vendu aux alentours de 349-399€.

Le boîtier est déjà en précommande chez Digit-Photo et le grip est offert aux 1000 premières précommandes en Europe.

Merci à Panasonic France de nous avoir invité dans un lieu si photogénique pour tester ce boîtier et au guide de Northern Shots pour nous avoir guidé vers les aurores boréales.